Festival Lumière… Vert

Bac à tri sélectif sur le village du Festival Lumière 2014 © VR
Bac à tri sélectif sur le village du Festival Lumière 2014 © VR

Jusque sur les bacs à tri sélectif qui parsèment son village, le festival Lumière se revendique comme un “événement bas carbone”. Une démarche qui prend parfois des chemins inattendus…

Les sacs plastique sont à 5 centimes, on est obligé de les vendre.” Voilà ce que vous entendrez lorsque vous passerez en caisse avec des DVD ou des livres dans le village de jour du festival Lumière. Pratiqué par de nombreuses enseignes, ce (très) léger surcoût est censé faire prendre conscience au consommateur de l’impact environnemental calamiteux de cet éphémère contenant, et vise à encourager l’usage des sacs réutilisables — au reste, des modèles en tissu aux armes du festival sont en vente. Il s’agit d’un détail, mais il complète l’arsenal des mesures prises par l’événement dans l’optique de limiter son empreinte carbone. Car avec 100 000 participants en 2012, 135 000 en 2013, sa facture environnementale est fatalement conséquente, d’autant que le public, comme certains invités, vient parfois de loin et qu’il sillonne le Grand Lyon pour assister aux séance qu’il convoite.
Si la solution de faire pédaler tout le monde, à l’instar de Thierry Frémaux, directeur du festival et fervent cycliste, n’a (pour le moment…) pas été retenue, d’autres stratégies ont été déployées pour épargner l’atmosphère, comme le choix de véhicules électriques logotés "Festival Lumière" qui transportent le matériel d’un site à l’autre, comme les talents conviés. Si l’on suit la logique, on ne devrait donc voir aucune star dans une berline de luxe ou limousine à essence cette année. Quant aux spectateurs, ils sont naturellement encouragés à recourir aux services du Sytral, qui dessert tout le Grand Lyon par son réseau de transports en commun : dans la Charte de la coopération culturelle 2012-2015 de la Ville de Lyon, l’institut Lumière s’engage à offrir des tickets de métro aux accrédités. Au Sytral de se montrer créatif à présent, en inventant une formule d’abonnement hebdomadaire pour les festivaliers — l’an prochain, chiche ?

Lumière pour la photosynthèse

Refuge du Goûter ©DR Coronium
Le refuge du Goûter
dans le massif du mont Blanc © Coronium

Mais au-delà du tri sélectif sur site et de la réduction des gaz à effet de serre, le festival a trouvé un moyen détourné pour compenser ce qu’il dépense en excès pendant une semaine : en s’associant à un projet de développement durable ailleurs sur le territoire rhônalpin. La contribution se fait via une part des recettes réalisées lors de la vente du catalogue (imprimé à 4 800 exemplaires, en local, sur du papier issu de forêts gérées durablement, très bon point). Cette année, 2€ sur 15€ sont ainsi prélevés et reversés au projet choisi — une plantation d’un hectare d’une dizaine d’essences de feuillus dans la forêt communale de Villette-de-Vienne (Isère) — qui succède à la participation à la reconstruction du refuge du Goûter dans le mont Blanc (labellisé HQE, ouvert en juin 2013 mais inauguré en septembre 2014), à un chantier de plantation de ressources végétales autour du Lac Léman, et à la création d’un verger à Entre-Deux-Guiers (Isère) destiné à attirer les abeilles mellifères. Les sommes récoltées étant, on l’a compris, symboliques, le partenaire EDF “dope” à chaque édition la dotation. Nul doute que le Festival ne s’arrêtera pas en si bon chemin, et qu’il imaginera des solutions supplémentaires pour réduire son empreinte carbone — et l’imagination est l’un des rares carburants renouvelables à ne libérer, de surcroît, aucun sous-produit nocif. Ressusciter le cinéma d’hier tout en préservant la planète de demain, voilà un vertueux programme…

http://www.festival-lumiere.org

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