Jean-Pierre Améris : ”L’être humain est un animal de communication”

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Jean-Pierre Améris © VR
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Jean-Pierre Améris (Les Émotifs anonymes, L’homme qui rit) s’est intéressé à Marie Heurtin, jeune fille sourde et aveugle du XIXe siècle, sortie du silence par une religieuse opiniâtre. Tête à tête exclusif avec un cinéaste viscéralement concerné par l’Autre…

Miracle en Alabama (1962) © DR
Miracle en Alabama (1962) © DR

Comment avez-vous découvert l’existence de Marie Heurtin ?
Jean-Pierre Améris : Quand j’avais 14 ans, j'avais adoré l'histoire d’Helen Keller à la télévision, découverte par le film d'Arthur Penn, Miracle en Alabama. Helen Keller, c'est cette célèbre jeune fille sourde-aveugle à la fin XIXe siècle, sauvée par sa gouvernante Anne Sullivan qui lui avait appris la langue des signes dans la main, l’alphabet, la dactylologie. Je n'ai jamais oublié cette histoire et il y a dix ans, j'ai revu le film d'Arthur Penn, je me suis repris de passion pour les sourds-aveugles. Ce n’est pas étonnant, parce que je fais toujours des films sur des gens qui sont abîmés dans leur corps, qui ont un handicap qu’ils doivent surmonter. Or ma question, dans mes films, c'est comment sortir de soi ; comment réussir à sortir de soi pour aller vers les autres et communiquer. Et il n'y a pas plus enfermé que quelqu'un né sourd-aveugle. Donc cette question me passionnait. À partir de là, j'ai beaucoup lu et cherché, et je suis tombé sur l'histoire de Marie Heurtin. Elle est contemporaine de celle d’Helen Keller, mais autant l’histoire d’Helen Keller reste connue dans le monde entier (les enfants de CM2 et de 6e continuent de lire l'autobiographie d’Helen Keller) autant l'histoire de Marie Heurtin est oubliée. Je l'ai trouvée tellement belle, cette histoire entre cette jeune fille et cette religieuse, que je me suis dit qu'il y avait matière à raconter aux gens cette réussite et que ça valait la peine de la sortir de l’oubli.

Arrivée de Marie à dos de Marguerite © DR
Arrivée de Marie à dos de Marguerite © DR

L’histoire de Marie Heurtin, c’est aussi celle de sa pédagogue, Sœur Marguerite et de l’institution de Larnay, qui existe toujours…
Marie Heurtin arrive à Larnay (un pensionnat religieux où les religieuses s’occupent des jeunes filles sourdes et leur apprennent la langue des signes) avec son père en 1895. Elle a 10 ans et et jusque là, elle a vécu comme une enfant sauvage, comme L’Enfant sauvage de François Truffaut, vivant pieds nus, refusant de se laver ; à la fois violente et tendre avec son père, notamment, qui l’aimait beaucoup et qui avait refusé de la mettre à l’asile psychiatrique comme le lui conseillait un médecin. Il entend parler de religieuses qui s’occupent de jeunes filles sourdes, il va les voir avec sa fille ; la Mère supérieure lui dit : “Mais Monsieur, on ne peut pas lui apprendre la langue des signes : elle est aussi aveugle !” À la fin du XIXe siècle, on n’a encore jamais réussi à communiquer avec les sourds-aveugles. Il y a eu des tentatives, mais pas beaucoup de réussite : l’Abbé de l’Épée lui-même avait dit que c’était impossible. Et la chance a voulu qu'une religieuse, Sœur Marguerite, une Bretonne têtue qui s'occupait du jardin, dise : “Moi, je vais m'en occuper ; je sens quelque chose. Je ne sais pas si je réussirai, mais je vais m'en occuper.” C'est ce que le film raconte. Comment elle s’en est occupée, tant et si bien qu’elle a fini par réussir à ce que la petite Marie apprenne la langue des signes dans la main. Et surtout, dans un premier temps, accepte de se laver, de se coiffer, de porter des chaussures. Qu’elle comprenne que tout ce qui venait de son extérieur n’était pas une agression. C’est ça le plus difficile avec les sourds-aveugles : c’est de faire comprendre à l'enfant qui est né sourd-aveugle, qui ne sait pas dans quel univers il est, où tout est potentiellement dangereux, qu’une main sur l'épaule n'est pas une agression. Lui faire comprendre que c’est peut-être une caresse, que le fait de laver c’est pour le respect de son corps… Donc le premier grand apprentissage, c’était du comportement ; et le deuxième grand apprentissage, c’était comment faire dans la main cette langue des signes que les sourds utilisent dans l’air. Marguerite a eu une intuition géniale : elle a vu que la petite Marie était venue de chez ses parents avec un couteau, un petit canif qui lui venait de son père, qu’elle adorait, qu'elle reniflait (c’était un peu son doudou). Et  elle a eu l'idée de lui apprendre son premier signe par ce couteau. Aujourd'hui encore avec les enfants sourds-aveugles (il y en a 6 000 en France) et notamment à Poitiers dans ce centre qui n'est plus tenu par des religieux, c'est toujours par là que l’on rentre : par l'objet que l'enfant adore, son doudou, ce qui lui rappelle sa famille, ses amis, ses frères et sœurs. C’est cet objet dont il faut apprendre le premier signe. Mais ça ne vient pas du jour au lendemain : il faut attendre l'étincelle qui fait que l'enfant va comprendre : “D’accord, mon couteau, c'est ça. Si je désire mon couteau, je dois faire ça.” Il faut du temps, c'est comme une étincelle qui fait qu’à un moment donné, l'enfant comprend que la règle du jeu du monde, ce qui nous tient ensemble, c'est le langage. C'est une convention. Mais comme le bébé entendant, il faut qu’il puisse dire : “Je veux du lait, je veux du fromage, j'ai faim, j'ai soif, j'ai froid…” Tout ça, il doit le signer pour qu’on le comprenne. Et à partir de là, il entre dans le monde et il y a beaucoup de choses deviennent possibles pour lui.

Métaphoriquement, ce film ne parle pas que d’un apprentissage, mais de tous les apprentissages. Y a-t-il également dans le processus d’écriture, de réalisation, de montage des étincelles qui font que tout devient évident parce que l’on a compris la langue propre du film ?
C'est très juste que faire un film, c'est apprendre. C’est apprendre, découvrir, aller voir pour ensuite montrer ce qu’on a vu, et peut-être, par le film, apprendre ce que l’on a appris. Là, il ne s’agissait pas de tourner tout de suite : il fallait apprendre, c’est la moindre des choses. D'abord se documenter. Beaucoup. Ce n'est pas un film d’imagination : j’ai fait un peu comme François Truffaut avait fait avec L’Enfant sauvage. C’est vraiment un film fait sur les documents : les textes de Marie Heurtin, quelques textes de Sœur Marguerite, des textes des Filles de la Sagesse (les religieuses)… Jamais je n’aurais pu inventer que le premier signe, c'est le couteau ; jamais je n’aurais eu l’idée qu’une enfant sourde et aveugle puisse monter aux arbres — j'aurais trouvé ça exagéré.  De la même façon, dans la dernière partie, que Marguerite doive partir au sanatorium parce qu’elle est malade, laissant Marie toute seule et que la petite régresse tout de suite et perde son langage, c’était des choses qui venaient de la réalité… Donc, déjà, il fallait apprendre des documents et surtout apprendre du contact des enfants sourds-aveugles que j’ai beaucoup côtoyés. Je suis arrivé à Larnay, à Poitiers à l'automne 2007, et ce premier jour a été vraiment fondateur pour moi dans le désir de faire le film. Parce que voir arriver ces enfants et ces adolescents vers vous, les mains en avant, et voir comment ils vous découvrent, c’est-à-dire qu’ils vous prennent dans les bras, vous touchent le visage, ils vous reniflent… Pour eux, découvrir quelqu’un, c’est le toucher. Ils n’ont pas la vue, ils n’ont pas l’audition, ils ont la main et l’odorat. Et avec ces deux sens, on peut connaître le monde aussi bien je pense que quand on a l’œil et l’audition. Avoir tous ces gamins autour de moi - qui se demandaient où était ma tête parce que moi je suis très grand - c’était à la fois très joyeux et un peu gênant. Parce qu’on n’en a pas l’habitude dans notre société. Là, si, ça se fait, parce que c’est leur manière d'appréhender le monde. Ce qui est fantastique, c’est de les voir se promener dans la forêt : ils découvrent vraiment le monde. Moi qui suis réalisateur, normalement mon travail c’est de regarder. Et des fois je me disais : “Mais je ne regarde plus !”. Eux, quand ils s’arrêtent devant un arbre, et qu’ils veulent le découvrir, ils le touchent avec la main, il touchent l’écorce, les feuilles, ils enserrent l’arbre et au finale, ils le connaissent bien mieux que moi, qui n’aurais fait que passer devant. Donc ce sont des enfants qui m'ont aussi appris à revoir et réentendre justement. À me dire que le monde est beau. C'est pour ça aussi que je voulais un film qui soit beau ; sur la nature, sur la beauté de la nature. C’est par des enfants qui ne voient pas et n’entendent pas qu'on peut le revoir, et offrir aux spectateurs cette expérience sensorielle de se dire : c'est vrai… la moindre chose est quand même vivante. Un feuillage, l’eau de la rivière, un visage… Tout ça est beau, et ce sont ces enfants avec leurs mains qui nous le font redécouvrir.

Marie et la nature © DR
Marie et la nature © DR

Après L'homme qui rit, qui était un film hivernal, Marie Heurtin joue le contrepoint : c’est une œuvre printanière, lumineuse…
On fait souvent un film contre le précédent ! Même si les projets s’enchaînent, Marie Heurtin, c'est quand même sept ans de ma vie… Il est clair qu’après L’homme qui rit, tout en studio, très théâtral, très sombre, j’étais heureux de retrouver la nature et de faire un film très positif. C’est quand même l'histoire d'une réussite. On part de la situation la plus désespérée a priori : une enfant naît sourde et aveugle ; qu'est-ce qu'elle va faire ? Et grâce à cette religieuse - avec l’aide de la petite, ça se fait à deux, c’est pas que dans un sens - Marie Heurtin a fini par communiquer, apprendre la langue des signes, écrire en braille, voyager ; elle était très forte en géographie… Donc il y a un infini de possibles qui s’ouvrent. C’est tout le contraire de L'homme qui rit, cette histoire de Victor Hugo sur la cruauté humaine, sur les carcans dans la société, désespérée, qui se finissait quand même par un double suicide. Là, ça va vers la vie. Et c'est drôle parce que quand on cherchait le financement du film, tout monde était plus que réticent, plus que sceptique. On me disait “Mais qui voulez-vous que ça intéresse, les sourds-aveugles ?” J'ai même entendu : “Oh, mais c'est horrible, les sourds-aveugles !” Et moi ça me révoltait, et j’avais d’autant plus envie de faire le film. Je leur disais : “Ce sera mon film le plus lumineux.” Je le savais déjà, parce que c'est un film sur la beauté du monde, que ces enfants nous permettent de réappréhender, de réapprendre…

Affiche du film Marie Heurtin © DR
Affiche du film Marie Heurtin © DR

Marie Heurtin va être projeté à toutes les séances dans sa version sous-titrée pour les malentendants. Cette démarche inédite, qui rend le film accessible à tous les publics et permet le brassage des spectateurs, a-t-elle été décidée tôt et facile à mettre en œuvre ?
Ce film, je voulais le faire avec les sourds, avec les aveugles, bref : “avec”. Au départ, pour moi, il était évident que Marie Heurtin serait jouée par une fille sourde-aveugle. Il se trouve que je n’en ai pas trouvé ; j'ai choisi finalement une fille sourde de naissance qui en plus est une actrice exceptionnelle, alors qu’elle n'avait jamais pensé faire l’actrice, qui joue pour la première fois et qui est merveilleuse. Il y a aussi plusieurs actrices sourdes dans le film dont Noémie Churlet, qui jouait déjà dans Le Bateau de mariage, mon premier film il y a vingt ans, Patricia Legrand… Toutes les petites filles du pensionnat sont des petites filles sourdes de la région lyonnaise, donc c’est un film “fait avec”. Encore une fois, j'étais celui qui devait apprendre sur ce film : étant entendant, ne connaissant pas la langue des signes, j’étais beaucoup à l'écoute et au service des personnes sourdes. Et en préparant le film, en écoutant Ariana mon actrice principale et Emmanuelle Laborit que j’avais sollicitée, j’ai découvert que les sourds ne vont jamais voir les films français parce qu’ils ne sont pas sous-titrés, ou alors avec quelques sous-titrages à quelques séances dans la semaine (comme le jeudi à 13 heures — à l’heure où ils travaillent).  Si un couple de sourds veut par exemple aller voir un film le soir, on leur dit que la séance sous-titrée pour sourds est à un autre horaire. Les sourds se sont éloignés du cinéma français, or c’est quand même plus de 3 millions de personnes en France ; un public dont on se passe et qui va voir des films étrangers sous-titrés pour pouvoir comprendre l’histoire et comprendre ce qui se dit. Emmanuelle Laborit m’avait toute de suite dit : “Vous qui êtes entendant et qui faites ce film-là, si nous, les sourds, on peut pas le voir, c’est vous qui allez en prendre plein la tête !” J'ai toujours gardé ça en mémoire. Et au début du travail sur la distribution, j'ai dit au distributeur qu’il faudrait passer le film à toutes les séances avec le sous-titrage pour sourds. Il y avait des réticences des exploitants, avec toujours cette idée que ça va gêner le public entendant. Et au fil de la tournée (on a fait presque 25 villes déjà), il y a tellement de sourds qui viennent voir le film : une grande partie des salles sont composées du public sourd qui est tellement fier, tellement heureux parce que pour une fois l’actrice principale est sourde, que c’est un film aux deux tiers en langue des signes et que c'est un film qui les respecte. Ce public est tellement heureux que les exploitants eux-mêmes, à la fin des débats, comprennent la difficulté des sourds d’accéder au cinéma français. Ils admettent alors que l’organisation actuelle n’est pas du tout au point ; que juste une séance par semaine ou deux c’est de la bonne conscience, qu’il faut dépasser ça. Les exploitants eux-mêmes finissaient les débats en disant au public : “Eh bien moi, ici, dans mon cinéma ce sera sous-titré à toutes les séances et c'est comme ça ! Les entendants n’auront qu’à s’y faire !” Et les entendant s’y font très bien. Je demande toujours s’il a gêné, ce sous-titrage pour sourds où l’on voit : “cloche qui sonne”, “bruissements de feuillage”, quand il y a quelque chose qui peut échapper à l'attention des sourds, qui est hors champ, il faut le mettre, si c'est une information importante pour comprendre le récit. Tous les entendants disent que non. C'est vraiment intéressant comme expérience. Il faut juste bien prévenir la caisse : “À la demande du réalisateur, ce film est sous-titré pour le public sourd.” Ce film, qui accueille dans son histoire, sur son écran, des acteurs sourds doit pouvoir accueillir dans les salles des spectateurs sourds et aveugles. Rien ne me fait plus plaisir qu’une salle avec des sourds, des entendants, des aveugles avec leur chien qui ont profité du film avec le casque d’audio-description, je me dis : quand même ! Tous ces gens ont envie de cinéma, tout bêtement. Et ne parlons pas des adolescents sourds-aveugles, des enfants sourds ou aveugles : ils ont envie d'aller au cinéma ; ce serait trop dommage de leur barrer l'accès à ce spectacle.

Justement, quelles impressions avez-vous recueillies des spectateurs sourds-aveugles qui ont assisté à des projections de votre film ?
J’entends souvent les gens me dire : “Quoi ? Des sourds-aveugles vont au cinéma ? Quel intérêt ?” A Poitiers, au centre, tous les adolescents sourds et aveugles sont venus voir le film (je ne sais pas dire autrement que « voir »), et ils étaient déjà contents de sortir du centre, de vivre cette expérience : j’ai quelqu’un à ma gauche, à ma droite, devant, dans des fauteuils, on est tous assis, on me dit que le noir va venir… C’est une expérience collective, qu’ils sont heureux de vivre, ils rigolent ensemble, et ensuite leur interprète leur traduit le film dans la main avec cette langue dont on voit la création dans le film. Et je peux vous dire que quand ils en ont parlé après, pendant le débat, ils avaient très bien « vu » et très bien compris le film. Récemment encore, à Bron, une dame sourde-aveugle s’est exprimée sur le film avec une interprète qui lui traduisait mes interventions dans la main. Elle l’a admirablement vu. C’est un peu le message du film : la communication passe aussi par autre chose que les paroles et les signes. C'est le mystère de la communication. Mais l'être humain est quand même génial pour inventer sa manière de communiquer : c'est un animal de communication ; il veut communiquer, autrement il meurt.

Propos recueillis par Vincent Raymond

★★★☆☆ Marie Heurtin, de Jean-Pierre Améris (Biopic, France, 1h38), avec Isabelle Carré, Ariana Rivoire, Brigitte Catillon… Sur les écrans le 12/11/2014

Bande annonce de Marie Heurtin en VOSTF et en LSF

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