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	<title>Archives des Bruno Núñez Arjona - Stimento</title>
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		<title>“Sirāt”, “Connemara”, “Renoir” en salle le 10 septembre 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:19:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une quête désespérée, des retrouvailles désespérantes et un été entre deux âges cohabitent dans les salles cette semaine. Entre autres… Sirāt&#160;de Oliver Laxe Une rave dans le désert marocain. Accompagné par son fils d’une dizaine d’années, Luis est à la recherche de sa fille aînée, disparue depuis des semaines. Quand les forces de l’ordre surgissent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/09/11/au-cinema-le-10-septembre-2025/">“Sirāt”, “Connemara”, “Renoir” en salle le 10 septembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Une quête désespérée, des retrouvailles désespérantes et un été entre deux âges cohabitent dans les salles cette semaine. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Sirāt</em>&nbsp;de Oliver Laxe</mark></strong></h2>



<p><em><em>Une rave dans le désert marocain. Accompagné par son fils d’une dizaine d’années, Luis est à la recherche de sa fille aînée, disparue depuis des semaines. Quand les forces de l’ordre surgissent pour interrompre la fête, Luis décide sur un coup de tête de suivre un groupe en route pour un autre rassemblement, toujours plus loin dans le désert. Sans idée de ce qui les attend…</em></em></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="7003" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-7003" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-2048x1366.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v9965-860x573.jpeg 860w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Quand t&rsquo;es dans le désert depuis trop longtemps… » (Jean-Patrick Capdevielle) / Photo : Pyramide distribution</figcaption></figure>
</figure>



<p>Parier sur la postérité des films est un drôle d’exercice. Aussi aléatoire que d’essayer de comprendre pourquoi l’on éprouve parfois le besoin de revoir à l’envi des nanars déplorables ou, <em>a contrario, </em>on satisfait d&rsquo;une vision unique de certaines “grandes œuvres”. Et puis il est des films dont la découverte produit en temps réel une telle <em>expérience</em> qu’ils semblent voués à rester tant ils se démarquent du flot commun. Sans être en tout point révolutionnaires, ils créent un hiatus suffisamment notable pour intriguer, captiver et réveiller un art en proie au conformisme émollient. <em><strong>Sirāt</strong> </em>est de ce métal contondant.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Enfer et damnation</strong></h3>



<p>Pourtant — et c’est sans doute ce qui rend son visionnement si saisissant — l’ouverture s’inscrit (en apparence) sous les auspices de la plus insolente banalité. Combien de fois a-t-on déjà vu des drames mettant en scènes des parents éplorés traquant leurs enfants disparus ? Certes, le cadre tranche ici puisque nous sommes immergés dans le son hypnotique d’une rave abolissant les repères d’une faune en rupture de ban. Toutefois, la perspective d’une quête statique mâtinée de tchaka-poum n’a <em>a priori </em>rien de palpitant ; c’est là que le film provoque sa propre rupture à son mitan, changeant de forme (il devient <em>road movie, </em>puis<em> survival</em>) et de sujet grâce à des rebondissements à tout le moins culottés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3h8f51FVP3"><a href="https://www.stimento.fr/2025/09/08/sergi-lopez-sur-sirat/">Sergi López (“Sirāt”) : « C’est un film que je ne sais pas à quoi comparer »</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sergi López (“Sirāt”) : « C’est un film que je ne sais pas à quoi comparer » » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2025/09/08/sergi-lopez-sur-sirat/embed/#?secret=hMWoQ8QN0a#?secret=3h8f51FVP3" data-secret="3h8f51FVP3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Avant Óliver Laxe, Hitchcock a bien sûr déjà déconcerté ses spectateurs de la sorte dans <em><strong>Psychose</strong></em> (1960) en jouant sur une “fausse intrigue” initiale, un prologue visant à installer les consciences dans des certitudes ou des motifs reconnaissables. Le choc de la sortie de route qu’il impose ensuite s’avère brutal, d’autant plus qu’il franchit les limites du psychologiquement tolérable. Sans images complaisantes ni obscènes, les transgressions s’enchaînent, formant une chapelet de suraccidents psychologiques. Une succession si tragique qu’elle frôle l’humour noir et atteint au bout du compte une dimension métaphysique — où l’on rejoint le fameux <em><strong>Sirāt</strong></em> du titre, ce fin chemin surplombant l’enfer.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Épreuve (et tour) de force</strong></h3>



<p>Dosant avec une habileté féroce ces deux ingrédients clefs du thriller que sont la surprise et le suspense, <em><strong>Sirāt</strong></em> attaque par ailleurs son public sur terrain émotionnel — comment ne pas ressentir de l’empathie pour le personnage de Luis interprété par <a href="https://www.stimento.fr/2025/09/08/sergi-lopez-sur-sirat/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Sergi López</a> ? — sans négliger pour autant la composante organique. L’effet physique des basses et des sons répétitifs ajoute aux agressions psychologiques, ne laissant aucune échappatoire. <em><strong>Sirāt</strong></em> est ainsi un film que l’on <em>éprouve</em> car il s’avère impossible de le voir ou de l’entendre seulement ; il se vit et partage en direct et prouve accessoirement que les néo-procédés immersifs ne sont pas forcément la panacée. Prix du Jury, <em><strong>Sirāt</strong></em> n’a pas été ignoré à Cannes, le temps dira s’il aurait dû figurer plus haut au palmarès.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="SIRĀT de Oliver Laxe - Bande-annonce - au cinéma le 10 septembre 2025" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Nx9z0FNQHSQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6997 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1504x2048.jpeg 1504w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1536x2092.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-scaled.jpeg 1880w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Sirāt</em>&nbsp;de Oliver Laxe (Esp.-Fr., 1h55) avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy… En salle le 10 septembre 2025.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/GuillaumeLong©GuillaumeLong-300x300.jpg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/GuillaumeLong©GuillaumeLong-300x300.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/GuillaumeLong©GuillaumeLong-150x150.jpg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/GuillaumeLong©GuillaumeLong-768x768.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/GuillaumeLong©GuillaumeLong.jpg 800w " alt="Les petits maîtres de Guillaume Long" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2022/11/03/les-petits-maitres-de-guillaume-long/">Les petits maîtres de Guillaume Long</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Connemara </em>de Alex Lutz</mark></strong></h2>



<p><em><em>Victime d’un burn-out, Hélène quitte Paris et son bon job pour revenir avec sa famille dans sa ville vosgienne d’origine. Vite installée avec un emploi taillé pour ses compétences, elle retrouve goût à la vie — enfin, c’est ce qu’elle pense. Lorsqu’elle croise par hasard Christophe, l’idole du lycée qui a végété dans le coin mais rêve toujours de briller dans l’équipe de hockey locale, quelque chose en elle se ranime. Alors que tous les oppose, ils entament une liaison clandestine…</em></em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" data-id="7004" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/©-2025-INCOGNITO-PICTURES-SUPERMOUCHE-PRODUCTION-STUDIOCANAL-Jean-Francois-Hamard-2.jpeg" alt="" class="wp-image-7004"/><figcaption class="wp-element-caption">Après Partir un jour, Rester toujours / Photo : © 2025 INCOGNITO PICTURES &#8211; SUPERMOUCHE PRODUCTION &#8211; STUDIOCANAL &#8211; Jean-François Hamard</figcaption></figure>
</figure>



<p><a href="https://www.stimento.fr/2024/12/11/ludovic-zoran-boukherma-leurs-enfants-apres-eux-tout-nous-a-ramenes-vers-cette-france-quon-connaissait/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Leurs enfants après eux</strong></em></a><strong>,</strong> match retour ? Sans être la suite du roman de Nicolas Mathieu, <em><strong>Connemara</strong></em> pourrait en être une prolongation parallèle, l’écrivain modelant une même glaise humaine issue d’un même bassin socio-géographique. Stéphanie s’appelle ici Hélène et elle concrétise enfin avec son crush des années lycée. Mais si dans les contes de fées, les tourtereaux parviennent à surpasser leurs différences de milieu pour vivre leur romance, il en va tout autrement dans les récits se voulant ancrés au creux du réel, où un(e) transclasse ne peut plus faire marche arrière — fût-ce pour des raisons sentimentales. Le déterminisme a la peau dure.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ni avec toi ni sans toi</strong></h3>



<p>On devine ce qui, dans le sujet et la géographie de cette histoire, a pu séduire Alex Lutz lui-même originaire du Grand Est, mais “exilé” à la capitale où sa carrière et sa notoriété ont explosé. L’attachement aux racines ; l’envie (le besoin ?) d’un retour aux sources teinté d’un nostalgique «<em> et si ?</em> »… Il y a sans doute beaucoup plus d’intime qu’il n’ose lui-même se l’avouer dans cette adaptation à la tonalité globalement pessimiste.</p>



<p>Car davantage que les protagonistes et leur adultère prétexte (pour ne pas dire anecdotique), c’est bien la toile de fond qui mérite toute l’attention. La somme des détails enregistrant les différences irréconciliables entre deux mondes, l’impossible miscibilité sociale une fois que la passion est devenue routine : Christophe et son cercle de potes finalement un peu beauf qui chante du Sardou parce que c’est la coutume en soirée ; Hélène la diaphane tourmentée sans âge (tiens, un rôle comme d’habitude pour Mélanie Thierry) qui renonce à déchoir de son confortable petit socle.</p>



<p>Tout est fragile et miné par la fatalité dans ce <em><strong>Connemarra</strong></em> vosgien : du père de Christophe vermoulu d’Alzheimer à la séquence pathétique du match où son enfant manque son triomphe. Tout rappelle que l’espoir est hors d’atteinte en France périphérique, et les happy end des mensonges de cinéma. À cette addition lestée de pessimisme manque un souffle lyrique qui rendrait la tragédie émouvante comme du Olivier Adam. Las, on suit un programme dont le fil grisailleux se dévide sans surprise. </p>



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<iframe loading="lazy" title="CONNEMARA – Bande-annonce Officielle – Mélanie Thierry / Bastien Bouillon (2025)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/yddw3JBzkbo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA-819x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6998 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA-819x1024.jpeg 819w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA-240x300.jpeg 240w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA-768x960.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA-860x1075.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/45_CONNEMARA.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Connemara </em>de Alex Lutz (Fr.-Bel., 1h55)&nbsp;avec Mélanie Thierry, Bastien Bouillon, Jacques Gamblin… En salle le 10 septembre 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Renoir </em>de Chie Hayakawa</mark></strong></h2>



<p><em><em>1987, l’été à Tokyo. À 11 ans, Fuki n’est plus une enfant et à peine une ado. L’hospitalisation de son père et la tendance de sa mère à se trouver des dérivatifs professionnels ou personnels, la conduisent à passer beaucoup de temps seule. Livrée à elle-même, elle s’occupe notamment avec les messageries téléphoniques pour adultes. S’exposant avec un mixte de curiosité et de candeur à des situations (ou des risques) qui ne sont pas de son âge…</em></em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="7000" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-7000" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-2048x1366.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/Renoir-Photo-1-860x573.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lolita, lolipop, allo / Photo : © Eurozoom distribution</figcaption></figure>
</figure>



<p>Comparez un portait actuel de la réalisatrice avec celui de son héroïne coiffée à la Louise Brooks ; calculez l’âge que la première avait en 1987 et ô surprise ! c’est le même que Fuki dans <em><strong>Renoir</strong></em>. Nul besoin d’être grand clerc pour déduire que ce deuxième long métrage de Chie Hayakawa est une autobiographie à peine voilée. La chronique d’un été pas comme les autres, coïncidant avec la fin d’une certaine innocence — ou la prise de conscience de la gravité du monde s’ouvrant à son regard.</p>



<p><em>Coming of age movie </em>dissimulant sous la vivacité acidulée de l’époque les chausse-trapes cruelles de la vie d’adulte, <em><strong>Renoir</strong></em> est une sorte de film impressionniste, un assemblage de tranches de vie aigres-douces, par petites touches délicates. Mais tout sensible que le sujet soit, il ne se démarque guère de ces tombereaux de récits initiatiques un brin autocentrés. Il faut dire que la recette ne varie guère : un événement traumatisant, un soupçon d’impudeur, l’ébauche d’une épiphanie artistique… et le tour est joué. Il n’est pas défendu de préférer le précédent film de Chie Hayakawa, la dystopie<strong><em> </em></strong><em><strong>Plan 75</strong></em><strong><em> </em></strong>(2022), fable terriblement pessimiste sur l’avenir des aînés dans la société nippon…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BANDE ANNONCE - RENOIR - LE 10 SEPTEMBRE AU CINÉMA - Compétition officielle Cannes 2025" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/7JrCcBLkdyQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6996 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/RENOIR-120x160_HD-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Renoir </em>de Chie Hayakawa (Jap.-Fr.-Sing.-Phil.-Indo.-Qat., 1h59) avec Yui Suzuki, Lily Franky, Hikari Ishida…</strong> <strong>En salle le 10 septembre 2025.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/09/11/au-cinema-le-10-septembre-2025/">“Sirāt”, “Connemara”, “Renoir” en salle le 10 septembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>Sergi López (“Sirāt”) : « C’est un film que je ne sais pas à quoi comparer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 20:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Núñez Arjona]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Désert]]></category>
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		<category><![CDATA[Richard Bellamy]]></category>
		<category><![CDATA[Sergi López]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sergi López incarne dans “Sirāt“ un père à la recherche de sa fille disparue allant de Charybde en Scylla au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le désert avec des ravers. Un voyage au bout de l’enfer dont le comédien est revenu enthousiaste. Rencontre Dans Sirāt, l’absence et le non visible créent des conditions [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/09/08/sergi-lopez-sur-sirat/">Sergi López (“Sirāt”) : « C’est un film que je ne sais pas à quoi comparer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong><br><strong>Sergi López incarne dans “<em>Sirāt</em>“ un père à la recherche de sa fille disparue allant de Charybde en Scylla au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le désert avec des <em>ravers</em>. Un voyage au bout de l’enfer dont le comédien est revenu enthousiaste. Rencontre</strong></strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><br><strong>Dans <em>Sirāt, </em>l’absence et le <em>non visible</em> créent des conditions favorables pour l’omniprésence de la musique et la survenue de la menace planant sur la seconde partie du film. Lorsque vous avez lu le scénario, comme vous-êtes vous figuré cette part invisible ? Vous êtes-vous préparé à “jouer” avec elle ?</strong></strong></h3>



<p><strong>Sergi López</strong> : C&rsquo;est génial, cette question parce que en fait je ne me la suis pas posée : je me suis centré sur le visible. Déjà, sur le scénario, il y avait l&rsquo;idée de musique au début avec la rave — et après, quand on danse dans le désert — mais sinon le reste, il n&rsquo;était pas écrit qu&rsquo;il y avait de la musique de fond. Il n’y avait que les actions. Le passé de mon personnage était aussi invisible.</p>



<p>Pour moi, au cinéma, on joue des choses concrètes. Et moi, j&rsquo;ai lu le scénario comme des choses visibles— d’ailleurs, c&rsquo;est un scénario très visuel, qui ne raconte que des images. On voit un mec avec son fils, on voit une rave… Tout le reste fait partie de ce que j’adore : c&rsquo;est le jeu, qui est invisible, c&rsquo;est quelque chose que tu vas chercher. Un regard intérieur que tu vas trouver d&rsquo;une façon ou d&rsquo;une autre pour essayer de croire que tu t&rsquo;appelles Luis alors que je ne m&rsquo;appelle pas Luis ; qu’Esteban n’est pas mon fils — d&rsquo;ailleurs il ne s&rsquo;appelle même pas Esteban…</p>



<p><br>Óliver [Laxe, NDR] parle souvent dans ses films d’un regard intérieur, il veut que le spectateur regarde à l’intérieur. En tout cas je crois le public est en empathie avec mon personnage dès le début. Il n&rsquo;a pas de passé, il devient un personnage avec un côté symbolique : il est là, on ne sait pas d&rsquo;où il vient, la vie va l&rsquo;agresser, lui donner un coup de poing dans la figure et il va être obligé de regarder à l’intérieur comme il n&rsquo;y a rien dans le désert. Et puis en haut : il y a ce truc vertical aussi, quelque chose de divin. Au début ça démarre de manière plus conventionnelle ou plus classique ; après, ça part dans un voyage plus métaphysique, spirituel, qui oblige les personnages à regarder à l’intérieur.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" data-id="7014" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-1024x679.jpeg" alt="" class="wp-image-7014" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-1024x679.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-300x199.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-768x509.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-1536x1019.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-2048x1358.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/21688-21-scan-12-860x570.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Toutes les deux horreurs, la pause s&rsquo;impose / Photo : © Pyramide distribution</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous incarnez Luis, mais vos partenaires de jeu conservent leur identité à l’écran. Comment cela s’est-il passé entre le comédien professionnel que vous êtes et ces non professionnels ?</strong></h3>



<p>Bien. Pour jouer, nous sommes tous des personnes différentes, mais nous sommes tous acteurs, parce qu&rsquo;on est tous conscients qu&rsquo;il y a une caméra. Ils n&rsquo;avaient jamais joué avant devant la caméra, donc ils avaient cette innocence, ce malaise. Je suis un peu plus habitué mais en fait, je crois que nous les acteurs, on fait ça d&rsquo;une façon évidente. On doit s&rsquo;accrocher à des choses parce que rien n&rsquo;est vrai : je ne m’appelle pas Luis et toute l’équipe le sait. Donc pour jouer, il faut croire, il faut avoir la foi. Et pour avoir la foi, moi, je prends tout.&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;avais plus d’expérience que les autres, mais j’essayais de passer inaperçu à côté d&rsquo;eux, qu&rsquo;on ne sente pas : «&nbsp;<em>lui, c’est l’acteur&nbsp;</em>». J&rsquo;essayais de m&rsquo;inspirer d’eux. parce qu&rsquo;ils ont beaucoup de “malgré eux“. Ils ne se rendent pas compte, mais ils ont une présence, un truc : comme ils ne sont pas acteurs, ils ne cherchent pas des solutions de jeu. Ils avaient peur d’être mauvais ; je leur disais que ça, on le partage tous. Moi aussi, même si j&rsquo;ai fait beaucoup de films : chaque fois c&rsquo;est nouveau. Ça fait partie du jeu et dans ce sens, on était assez proches.&nbsp;</p>



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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Hors caméra, sont-ils des </strong><strong><em>ravers</em></strong><strong> et des routards ?&nbsp;</strong></h3>



<p>C&rsquo;est des vrais <em>travelers</em>, de vrais fêtards. Ils font partie de ce collectif que j&rsquo;ai découvert dans ce film. J&rsquo;avais participé à quelques raves dans ma vie, mais pas beaucoup. Même en ayant participé, j&rsquo;avais gardé un regard un peu superficiel sur ce collectif. On a une impression des gens qui dansent, qui se droguent, qui ne font rien : des immatures. Et en fait, j&rsquo;étais très étonné de connaître ce collectif et de me rendre compte qu&rsquo;ils étaient beaucoup plus matures que la moyenne (sourire).</p>



<p>Parce qu&rsquo;ils se sont vraiment posé des questions ; ils ne sont pas juste là : ils sont dans les marges parce qu&rsquo;ils ont déserté. Ils croient que le système dans lequel que nous vivions — secrètement, je crois qu&rsquo;on le partage tous un petit peu — est en train de partir un peu en couille et ne veulent pas y participer. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;ils ont fait en toute conscience car ils ont beaucoup de conscience collective, sociale, féministe, écologiste. Ils ont tous des des camionnettes, ils connaissent tous la mécanique, ils savent tous trouver de l&rsquo;eau, ils connaissent beaucoup les herbes médicinales… Ils ont cette idée de soigner collectivement, de ne pas agresser, d&rsquo;essayer de vivre dans une certaine sécurité collective..&nbsp;</p>



<p>S’ils font une rave avec 2000 personnes, quand ils démontent tout, il n&rsquo;y a pas un petit papier par terre. Et puis, c&rsquo;est une anecdote, mais ils font une fête de 1500 personnes : pas une seule bagarre. Alors que chez moi, il y a une fête de 15 personnes, il y aura deux mecs qui se cassent la gueule (sourire)</p>


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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pourtant le scénario n&rsquo;est pas tendre avec eux, surtout sur la fin…</strong></h3>



<p><div class="spoiler-wrap">
				<div class="spoiler-head folded">Spoiler</div>
				<div class="spoiler-body">Oui, oui, oui, mais ils n&rsquo;explosent pas parce qu&rsquo;ils sont des <em>travelers</em>. Ils auraient explosé s’ils avaient été des avocats de Paris.</div>
			</div> Le scénario n&rsquo;est pas tendre avec l&rsquo;être humain, peut-être. Mais je crois qu&rsquo;il est tendre avec eux. Il les fait exister, appartenir à une vraie famille, il les rend très humains. Après, le film ne parle pas des <em>travelers</em>, il parle de l&rsquo;humanité. Des êtres humains qui sont, comme nous tous, dans ce Sirāt qui est une voie pour essayer d’arriver au paradis et qui surplombe l&rsquo;enfer. C&rsquo;est le chemin qu&rsquo;on doit tous traverser, le chemin de notre vie, avec des virages inattendus. Et il y a des gens qui tombent dans l&rsquo;enfer, qui ne peuvent pas remonter ; d’autres qui manquent de tomber… C’est l&rsquo;idée poétique du truc. Enfin, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon personnage traverse un peu l&rsquo;enfer.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="7013" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-7013" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-2048x1366.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/v2478-860x574.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Je coupe le son… » (Philipe Katerine) / Photo : Pyramide distribution</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Le scénario est semé de surprises et de retournements brutaux. Comment les avez-vous ressentis ?</strong></h3>



<p>J&rsquo;ai adoré quand je l&rsquo;ai lu. À un moment donné, quand il se passe cette claque énorme, extrême, de douleur, je me suis dit : « <em>Oh, c&rsquo;est pas vrai, c&rsquo;est quoi ?</em> », je trouvais ça nul. Ça m’énervait mais j’ai continué à lire en me demandant :&nbsp;«&nbsp;<em>Qu&rsquo;est-ce qui se passe ? Pourquoi ils s&rsquo;en vont ? Pourquoi le père ne reste pas ? Il s&rsquo;en va où ? Qu&rsquo;est-ce qui se passe ?</em>&nbsp;» Et j&rsquo;ai vu qu&rsquo;en fait ça partait vers quelque chose d&rsquo;autre, une espèce de méditation sur la mort, comme disait Olivier et qu&rsquo;après ils prenaient un truc, ils dansaient…</p>



<p>Moi aussi j’ai été surpris par étapes. Je ne suis pas très intellectuel, je suis surtout intuitif et j&rsquo;ai beaucoup aimé : c&rsquo;est un film que je ne sais pas à quoi comparer, ni dire à quel quel genre il appartient. On croit à aller dans un endroit, et on est tout le temps secoué. Je me suis dit :&nbsp;«&nbsp;<em>Putain, qui a écrit ça ?&nbsp;» </em>C’est bizarre, c&rsquo;est étrange, c&rsquo;est douloureux à la fois et je crois qu&rsquo;à la fin, il y a de l&rsquo;espoir quand on se retrouve avec d&rsquo;autres survivants dans un train…</p>



<div class="spoiler-wrap">
				<div class="spoiler-head folded">Spoiler</div>
				<div class="spoiler-body">Quand j’ai lu la scène avec l’accident du gamin, j’ai dit à Óliver : « <em>Ah super, j&rsquo;ai beaucoup aimé, je suis d’accord pour aller dans le désert et faire ce film. Mais ça, je ne sais pas si je sais le jouer. Je ne sais pas si quelqu&rsquo;un sait le jouer, si on peut le jouer, si on a le droit de le jouer.</em>&nbsp;»&nbsp;Je trouvais ça un peu obscène, un peu frontal, explicite… Donc j&rsquo;avais partagé cette crainte avec lui, tout en lui disant : « <em>J’y vais, je m&rsquo;en fous, je ne sais pas si j&rsquo;y vais arriver, je ne sais pas comment on va faire</em>. » </div>
			</div>



<p>Jouer, c&rsquo;est ça en fait. Quand j&rsquo;étais jeune je pensais que les acteurs apprenaient à jouer et qu’après, ils pouvaient tout jouer. C&rsquo;est pas vrai : ’à chaque fois que tu joues, tu recommences. Tu ne peux pas jouer un truc en te disant : «&nbsp;<em>j’ai déjà joué un truc un peu comme ça dans un autre film</em>.&nbsp;» C&rsquo;est toujours une tentative ce qu&rsquo;on fait. On a donc fait cette tentative, on savait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas le choix. On l&rsquo;a fait assez vite, la deuxième semaine — moi ça m&rsquo;arrangeait, parce que ça me stressait beaucoup </p>



<p>Après, j&rsquo;ai beaucoup pleuré dans ce film, plus que jamais&#8230; Mais j&rsquo;ai pleuré dans le plaisir de le faire, dans la joie. Pour jouer ça, je n&rsquo;ai pas besoin de penser à ma douleur à moi. J’ai déjà joué à un mec qui a perdu sa mère — je n&rsquo;ai pas encore perdu la mienne ; penser que je l’ai perdue ne m&rsquo;aide pas beaucoup ; ça me sort du jeu. Ça m&rsquo;aide beaucoup plus de penser à un mec qui s&rsquo;appelle Luis, qui voit ça et qui s&rsquo;évanouit. D’imaginer que c&rsquo;est quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Et puis quand tu joues au milieu du désert, c’est génial : il fait vraiment chaud, tu as vraiment du sable dans la gueule, tu as soif, la caméra est loin… c&rsquo;est plus facile de rentrer en transe (sourire).&nbsp;</p>



<p><strong>Êtes-vous restés longtemps dans le désert ?</strong></p>



<p>On a fait trois semaines en Espagne — la première partie de la rave, avec les falaises — et après quatre semaines au Maroc, intégralement dans des déserts de montagnes, de sable blanc très dur, de sable mou, de petits cailloux un peu volcaniques… Des décors vraiment puissants qui te nourrissent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SIRĀT de Oliver Laxe - Bande-annonce - au cinéma le 10 septembre 2025" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Nx9z0FNQHSQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La musique était-elle présente sur le plateau ?</strong></h3>



<p>Il n&rsquo;y en avait pas ! (rires) Il y en avait dans la scène du début avec la rave : le deal, c’est qu&rsquo;ils avaient organisé une vraie rave qui durait trois jours — tout ceux qui venait savait qu&rsquo;il y avait un film, donc ils étaient d&rsquo;accord pour être filmés, mais l&rsquo;équipe de tournage n’avait pas le droit d&rsquo;arrêter la rave.&nbsp;</p>



<p>Ça a duré trois jours non-stop, comme une espèce de mélopée ancestrale. Et après, quand on a fait la scène dans le désert où ils sortent les enceintes et qu&rsquo;on danse — là on avait de la musique. Mais le reste non : on savait qu&rsquo;il allait mettre la musique, mais pas exactement où. Pourtant je trouve que la musique transporte dans ce film. Quand j&rsquo;ai vu le film fini à Cannes, avec la musique et le siège qui tremble, j’ai trouvé que ça portait fortement : ça entre, c&rsquo;est un peu hypnotique, ça t&rsquo;aide, il y a un côté transe.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><br>Óliver Laxe vous a-t-il donné beaucoup d&rsquo;indications ou vous a-t-il laissé faire ?&nbsp;</strong></h3>



<p>Pas à moi, parce que je lui dis : «&nbsp;<em>Laisse-moi tranquille</em>&nbsp;» (sourire). Il donne des indications mais tout ce qui est dans le film, tous les dialogues, c’est écrit. En fait, je lui ai pris beaucoup la tête longtemps pour une phrase. Óliver voulait que la mort soit définitive, et que le voyage soit vers l’avant et qu&rsquo;on ne puisse pas retourner en arrière. <div class="spoiler-wrap">
				<div class="spoiler-head folded">Spoiler</div>
				<div class="spoiler-body">Moi, j’avais besoin de croire que Luis va là-bas pour trouver quelqu&rsquo;un avec une grue pour retourner chercher le corps de son fils — parce qu’on ne laisse pas le corps de son fils entre la ferraille.</div>
			</div></p>



<p>Alors, j&rsquo;ai rajouté la phrase : « <em>on ne peut pas la laisser ici</em> ». Et dans une autre scène : «<em> je ne peux pas partir, il faut qu&rsquo;on revienne </em>» ou « <em>moi, de toutes façons, je vais revenir </em>» Des phrases comme ça… Óliver s&rsquo;en foutait. Pour lui, c’était un voyage : ce qui l&rsquo;intéressait c&rsquo;est la mort comme une claque, un virage dans la vie, et puis ce qui vient après. Il voulait présenter le film comme une méditation sur la mort et rentrer directement sur le deuil, comment on fait pour avancer avec ça. Drôle de sujet (sourire)…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><div class="spoiler-wrap">
				<div class="spoiler-head folded">Spoiler</div>
				<div class="spoiler-body"><strong>C&rsquo;est très rare aujourd&rsquo;hui dans un film, de tuer un petit garçon…</strong></div>
			</div></h3>



<div class="spoiler-wrap">
				<div class="spoiler-head folded">Spoiler</div>
				<div class="spoiler-body">Ah oui c&rsquo;est rare. J’ai même entendu : «&nbsp;<em>c’est une ligne rouge, un truc qu&rsquo;on ne peut pas faire au cinéma.</em>&nbsp;» On ne peut pas le faire dans les écoles de scénario. Les études, l’éducation, ça nous donne des cadres, des paramètres, des limites, une structure… Et c&rsquo;est bien d&rsquo;avoir une structure pour l’exploser.</div>
			</div>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il n’est pas fréquent non plus d’avoir personnages amputés comme protagonistes…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est vrai. Óliver dit qu&rsquo;on a tous des blessures. On avance avec nos blessures. Et c&rsquo;est un collectif qui montre ses blessures : on en voit un à qui il manque une jambe, et moi il me manque une fille. Chacun a des trous ou des pertes, on est tous handicapés d&rsquo;une façon à l&rsquo;autre. C’’est pareil avec toutes les différences, les incapacités psychiques : si tu n&rsquo;es pas habitué, quand tu vois pour la première fois quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a pas de jambe — ou qui a un syndrome de Down, ou qui est autiste, ou qui a un trouble mental…&nbsp;— et que tu ne le connais pas, ça dure 5 minutes. Et au bout de 5 minutes, tu vois qu’il est comme toi.</p>



<p>On appréhende, mais lui, il s’en fout : il vit comme ça, il n&rsquo;a pas de jambe. Donc, au bout d&rsquo;un moment, il te raconte comment il a perdu la jambe, et puis voilà, c&rsquo;est fini. C&rsquo;est un être humain…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6997 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1504x2048.jpeg 1504w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-1536x2092.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/09/sirat120x160250710-scaled.jpeg 1880w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Sirāt</em>&nbsp;de Óliver Laxe (Esp.-Fr., 1h55) avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy… En salle le 10 septembre 2025.</strong></p>
</div></div>


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<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/09/08/sergi-lopez-sur-sirat/">Sergi López (“Sirāt”) : « C’est un film que je ne sais pas à quoi comparer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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