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	<title>Archives des David Vann - Stimento</title>
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		<title>Quais du Polar 2024 : L’œuvre au noir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 10:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lancé en 2005 sous une pluie battante, Quais du Polar fait désormais briller chaque printemps un invincible soleil noir sur Lyon. Pour sa 20e édition, le rendez-vous littéraire (mais pas que) embarque des habitués côtés auteurs et spectateurs… tout en accueillant d’illustres nouveaux. Pourvu que ça dure ! Que d’eau aura coulé le long des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lancé en 2005 sous une pluie battante, Quais du Polar fait désormais briller chaque printemps un invincible soleil noir sur Lyon. Pour sa 20<sup>e</sup> édition, le rendez-vous littéraire (mais pas que) embarque des habitués côtés auteurs et spectateurs… tout en accueillant d’illustres nouveaux. Pourvu que ça dure !</strong></h2>



<p>Que d’eau aura coulé le long des quais en vingt ans ! Et combien d’auteurs auront-ils fait la route pour rencontrer leurs lecteurs depuis les débuts héroïques — si l’on en croit les dires de “l’historique“ Caryl&nbsp; Férey — du rendez-vous lyonnais des littératures noires ? Un rapide survol, à défaut de bilan : en deux décennies, Quais du Polar aura accueilli des centaines de figures emblématiques du genre, certaines disparues aujourd’hui : Donald Westlake, Claude Chabrol, P. D. James, Claude Mesplède, Luis Sepúlveda, Jean-François Parot, Michel Boujut, Bertrand Tavernier, Philip Kerr, Henning Mankell… pour honorer d’emblée leur souvenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Légitime présence</strong></h2>



<p>Aux premières loges pour accompagner au tournant du siècle l’émergence du polar nordique porté par Stieg Larsson, Arnaldur Indriðason, Camilla Läckberg, David Lagercrantz, Jo Nosbø ou Viveca Sten (à l’exception du premier prématurément disparu, tous sont passés par Lyon), à l’écoute des nouvelles voix de la scène hexagonale devenus des poids lourds autant que des fidèles (Niel, Malte, DOA, Manook, Lebel, Tackian, Delzongle Thilliez, Bussi, Minier…), attentif au <em>cosy crime </em>(Mo Malø) comme au <em>true crime </em>(Patricia Tourancheau, Fabrice Epstein) sans renier la veine engagée de la génération Pouy, Raynal, Daeninckx ou Manotti, Quais du Polar s’est installé, son existence prouvant la nécessité de son invention. Son absence de sectarisme — sectarisme qui eût d’ailleurs été bizarre au sein d’un genre si longtemps marginalisé — et son sens de la convivialité ont fait le reste auprès des auteurs, premiers ambassadeurs de la manifestation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-4250" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-1024x683.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-300x200.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-768x512.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-1536x1024.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-2048x1365.jpg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-330x220.jpg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-420x280.jpg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-615x410.jpg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/Conference-Lheure-du-crime-∏-Elodie-Bonin-Quais-du-Polar-860x573.jpg 860w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vingt ans, ça fait quatre lustres © Élodie Bonin</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>20 ans après</strong></h2>



<p>L’édition 2024 reprend une partition bien rodée : le Palais de la Bourse transformée en librairie géante ; la Grande Enquête ; des croisières littéraires ; des projections ; des musées associés… Mais surtout, des rencontres et dédicaces à foison dans les <em>hot spot</em>s du festival (Hôtel de Ville, la Chapelle de la Trinité etc.). Impossible de dévider l’impressionnante liste sans faire catalogue ; impossible non plus de ne pas évoquer quelques points saillants de ce millésime — telle la première visite de Dennis “<em><strong>Mystic River</strong></em>“ &amp; “<em>Shutter Island</em>” Lehane (bien après ses <em>partners in crime </em>de <strong><em>The Wire, </em></strong>George Pelecanos et David Mills. Rayon international, on pourrait encore saluer les incontournables Écossais Peter May et la pétulante Val McDermid, le toujours efficace Helvète Joseph Incardona, le Britannique M.J. Arlidge pour son nerveux <em><strong>Quand le chat n’est pas là</strong></em><strong><em>… </em></strong>ou l’experte belge Barbara Abel qui revient avec une subtile fiction familiale, <em><strong>Les Fêlures.</strong></em></p>



<p>Des figures de proue qui devraient inciter à se plonger dans de belles découvertes. On en citera deux anglo-saxonnes, ayant en commun de hisser haut leurs exigences littéraires (à l’instar d’un Hervé Le Corre dont on lira avec profit <em><strong>Qui après nous vivrez</strong></em>, sombre anticipation résonant avec Cormac McCarthy) : l’Étasunienne Catriona Ward et l’Anglaise Eliza Clark. Avec <em><strong>Mirror Bay</strong></em>, la première signe un prodigieux thriller où la question du vampirisme de l’auteur et la manipulation du lecteur tiennent un rôle-clef, dans une atmosphère que David Vann ni Stephen King ne sauraient renier. Quant à la seconde, elle, forge dans <em><strong>Pénitence</strong></em> — au sens de “fabriquer de toutes pièces“ — un fait divers survenu dans une station balnéaire britannique sur lequel son narrateur enquête à la manière d’un Truman Capote. Le résultat, captivant et fourmillant de détails sociologiquement édifiants sur l’Angleterre post-Brexit, tient du tour de force.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Politique (avec ou sans) fiction</strong></h2>



<p>Quais du Polar faillirait à sa tradition s’il ne se consacrait pas quelques rencontres thématiques aux maux ébranlant l’époque — étant entendu que les littératures noires en dressent des portraits parmi les plus sensibles ou saignants. Faisons confiance notamment à François Médéline (ainsi qu’à son brûlant<strong> </strong><a href="https://www.stimento.fr/2024/01/04/la-resistance-des-materiaux-de-francois-medeline-resilience-de-la-republique/"><em><strong>La Résistance des matériaux</strong></em><strong><em>)</em></strong></a>, à l’ancien procureur général François Molins ou à la Première ministre islandaise Katrín Jakobsdóttir pour éviter la langue de bois. Il est aussi un sujet connexe au pouvoir, à l’idéologie comme à la littérature qui pourrait s’inviter dans les conversations : celui de la singulière recomposition capitalistique frappant le monde de l’édition depuis quelques années. Où les remous entre Hachette et Editis ne sont pas sans conséquences sur l’avenir de la filière, des livres, des auteurs voire de l’horizon politique… et culturel ?&nbsp; Sans vouloir à tout crin obscurcir le tableau, on peut s’interroger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-4254" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-1024x683.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-300x200.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-768x513.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-1536x1025.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-2048x1367.jpg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-330x220.jpg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-420x280.jpg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-615x410.jpg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/©-Robert-Hollingworth-860x574.jpg 860w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vous ne connaissiez pas encore Catriona Ward ? Maintenant, si. © Robert Hollingworth</figcaption></figure>



<p>Tout le monde connaît la fameuse phrase de Nizan — «<em>&nbsp;J&rsquo;avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c&rsquo;est le plus bel âge de la vie&nbsp;</em>» — relativisant l’enthousiasme d’entrer dans le club des vingtenaires. Gage d’une forme de maturité, la vingtaine n’est cependant pas (encore) l’âge de l’insouciance pour Quais du Polar.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avoir 20 ans en 2024</strong></h2>



<p>En moins de 20 ans, Quais du Polar a pourtant su modeler à son image l’ensemble du paysage hexagonal rattaché au “roman noir“. D’abord en incitant à avancer de l’été au printemps le calendrier éditorial des littératures policières ; l’opération le Mois du polar fait par ailleurs prolonger l’esprit festival tout avril partout en France dans le réseau des<a href="https://www.libraires-ensemble.com"> Libraires ensemble</a> avec des rencontres et des animations. Ensuite en attirant “dans sa roue” — pour le dire pudiquement — d’autres manifestations bien heureuses de profiter des ricochets médiatiques engendrés par le week-end lyonnais. Tel <a href="https://www.lesmauvaisgones.fr">Les Mauvais Gones</a> depuis 2017 : calé opportunément juste avant ou juste après Quais du Polar selon les années, le “Lyon Gangster Festival” adopte de surcroît une charte graphique comparable à celle de son devancier — un hommage, sans doute. </p>


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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lyon se fait label</strong></h2>



<p>Parmi le Réseau des 350 villes créatives UNESCO, Lyon est depuis novembre 2023 l’une des 40 au monde a bénéficier du label “littérature“ — et la seule en France avec Angoulême. Elle le doit certes en partie à son passé lié à l’histoire de l’imprimerie mais aussi (l’exécutif municipal le précisait lors de cette inscription) au fait que la littérature constituait « <em>un des axes majeurs de</em> [sa] <em>politique culturelle </em>». Citant les grandes institutions et réalisations (bibliothèques, musées, Collège graphique…) liées au livre, <a href="https://www.lyon.fr/actualite/culture/la-ville-de-lyon-integre-le-reseau-des-villes-creatives-de-litterature-de-lunesco">l&rsquo;article</a> publié sur le site officiel de la Ville insistait également sur les dotations accordées aux principaux festivals — dont Lyon BD et Quais du Polar —, s’achevait sur le bilan 2022 de Quais du Polar (« <em>110 auteurs de 16 nationalités et plus de 90 000 festivaliers</em> » ) et choisissait même en guise d’illustration une photo dudit festival !</p>



<p>Cette reconnaissance institutionnelle, même assortie d’un compagnonnage sans faille depuis l’origine, en dépit des alternances du côté de la Mairie centrale, ne doit pas masquer la fragilité structurelle d’un tel festival. Porté par une association, Quais du Polar est soutenu par un échafaudage complexe mais classique de subventions publiques (Ville, Métropole, Région, CNL etc.) et privées. Ainsi que par de modestes ressources propres : l’une des clefs de sa fréquentation demeure en effet sa gratuité, le rendant “populaire” au sens littéral du terme. Les incertitudes budgétaires croissantes, aggravées par les hypothèques politiques pesant sur le secteur culturel tant au niveau local que national, précarisent un peu plus un événement désormais reconnu bien au-delà des frontières européennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le salaire du labeur</strong></h2>



<p>Quais du Polar a présenté pour 2024 un budget total prévisionnel de 1,1M€. Mais il est en trompe-l’œil puisque le tiers correspond aux “<em>contributions volontaires en nature</em>” (soit la richesse de ses indispensables bénévoles). Reste donc 768 100€ pour assumer, en sus de son week-end festivalier une cohorte d’événements, à l’année au nombre desquels des rencontres littéraires, des opérations pédagogiques et de sensibilisation aux médias, des créations éditoriales — la collection Polar à quatre mains, associant cette année Tim Willocks et Caryl Férey autour du roman <em><strong>Le Steve McQueen</strong></em>(Points) —, le volet professionnel Polar Connection adossé sur la programmation grand public. Cela, en jonglant avec un certain “nomadisme“ puisque l’équipe (réduite) a dû en un septennat changer quatre fois d’adresse, avant de se fixer parc de la Cerisaie — il y avait une certaine logique à ce que la Villa Gillet accueille l’une des vitrines culturelles de Lyon.</p>



<p>Vingt ans demeure malgré tout un bel âge : celui des possibles. À suivre…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4248 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-683x1024.jpg 683w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-200x300.jpg 200w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-768x1152.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-1024x1536.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-1365x2048.jpg 1365w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-860x1290.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-1536x2304.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/QDP24_AFFICHE_40x60_LOGO_FINAL_CMJN-scaled.jpg 1706w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>20<sup>e</sup> édition Quais du Polar &#8211; du 5 au 7 avril à Lyon — </strong><a href="http://wwww.quaisdupolar.com"><strong>wwww.quaisdupolar.com</strong></a><strong> &#8211; Entrée libre</strong></p>
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<p class="has-small-font-size">*Stimento fait partie des médias associés à Quais du Polar</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/04/quais-du-polar-2024-loeuvre-au-noir/">Quais du Polar 2024 : L’œuvre au noir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<item>
		<title>David Vann : “Tuer est comme une drogue…”</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2023/07/29/david-vann-tuer-est-comme-une-drogue/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=david-vann-tuer-est-comme-une-drogue</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jul 2023 15:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans le rétro]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[David Vann]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Polar]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>…mais la culture permet de dépasser nos instincts. David Vann &#60;&#60;Retour en 2014&#60;&#60; Avec l’acuité qu’on lui connaît depuis le choc Sukkwan Island (Prix Médicis étranger 2010), David Vann nous offre par la fiction et l’essai une double autant que glaçante analyse de son pays, les États-Unis, vivant le cran de sûreté bloqué. Tête-à-tête pacifique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p id="block-b16c4de4-6df5-42ea-a1c4-f463b54e3880">…mais la culture permet de dépasser nos instincts.</p>
<cite>David Vann</cite></blockquote>



<p class="has-medium-font-size" id="block-b6986512-e3de-407f-8fee-de4035e615ca" style="font-style:normal;font-weight:300"><em>&lt;&lt;Retour en 2014&lt;&lt; </em><strong>Avec l’acuité qu’on lui connaît depuis le choc <em>Sukkwan Island </em>(Prix Médicis étranger 2010), David Vann nous offre par la fiction et l’essai une double autant que glaçante analyse de son pays, les États-Unis, vivant le cran de sûreté bloqué. Tête-à-tête pacifique avec un géant des lettres pacifié…</strong></p>



<p><strong>Nous nous voyons à une heure matinale qui, d&rsquo;habitude pour vous, est réservée à l&rsquo;écriture ou à la relecture. Vous arrive-t-il souvent d&rsquo;opérer des ruptures dans votre discipline ?</strong></p>



<p id="block-781af3a8-c473-4a97-b910-2ddc35632430" style="font-style:normal;font-weight:400"><strong>David Vann</strong> : Oh, ça m’arrive chaque année. Durant les sept dernières années, j’ai écrit sept livres : je passe six mois très intenses à écrire, et puis les six mois suivants, je tourne autour de mon texte, j’essaie de le comprendre, j’effectue tout le travail éditorial… J’en profite aussi pour collaborer à des magazines, pour écrire des scénarios, mais aussi pour faire de la traduction — cela fait trois ans que je traduit du latin en anglais. Quoi qu’il arrive, je consacre tous les matins deux heures à des activités en lien avec l’écriture. Cette année, j’ai terminé un peu plus tôt que d’habitude l’écriture de mon livre, et je suis donc en ce moment dans ma phase de révision. Mais je ne le vis pas comme une rupture, parce que j’aime bien me préparer psychologiquement à me plonger dans de nouvelles pages. </p>



<p id="block-781af3a8-c473-4a97-b910-2ddc35632430" style="font-style:normal;font-weight:400">En revanche, ce qui est particulier cette année, c’est que je risque sans doute d’écrire constamment, car j’ai déjà rédigé les quarante première pages d&rsquo;un nouveau livre. Et je vais très bientôt le reprendre. Mais ce deuxième roman, il est vraiment pour rigoler ; il est tellement fou que je doute qu’on puisse le publier un jour : ça raconte l’histoire de Jésus, allongé sur la plage au Mexique en train de boire des tequilas et de traduire <em>Les Métamorphoses</em> d’Ovide, et il tient beaucoup de discussions sur la tequila et l’archéologie… (rires)</p>



<p><strong>Cette habitude d’écrire puis de laisser du temps avant de reprendre votre texte, correspond-elle à une nécessité de vous mettre à distance d’histoires qui sont souvent proches de votre vécu </strong>?</p>



<p>Oui, absolument. Et c’est compliqué à faire, mais j’ai un point de vue vraiment neuf une fois que je l’ai fait. Lorsque l’écriture est achevée, je me fais une sorte de résumé avec les étapes fortes, et du coup, je me retrouve avec cinq pages qui me permettent d’analyser la structure, la construction du roman. Je peux alors corriger les passages dont le rythme me semble trop faible ou qui me paraissent un peu ennuyeux, améliorer quelques phrases maladroites…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><a href="https://gallmeister.fr/livres/118/vann-david-goat-mountain"><em>Goat Mountain</em> </a>doit être un de mes meilleurs livres, parce que je suis quasiment resté sur le premier jet, je n’ai presque rien changé.</p>
</blockquote>



<p> Ce résumé étape par étape, je l’ai toujours employé avec des livres, mais aussi avec des scénarios, parce qu’il permet de mieux voir et analyser la structure dramatique de l’œuvre.</p>



<p><strong>Vous êtes dans une année de double écriture, mais c’est aussi pour vos lecteurs français une année à double parution, avec deux titres édités simultanément. Les considérez-vous comme deux ouvrages traitant en miroir de la question des armes aux États-Unis ?</strong></p>



<p id="block-e4c3fe4b-6ab1-409b-bfff-0953a3d11d7b">En fait, <em>Dernier jour sur terre </em>a été a été une des sources principales du roman <em>Goat Mountain</em>, lequel pose la question : comment peut-on tuer sans éprouver d’émotion face au meurtre ? Si la plupart des tueurs de masse décrits dans <em>Dernier jour sur terre</em> ont fait l’armée, et ont donc une expérience militaire, les plus jeunes viennent de la culture de la chasse — c’est que je décris en fait dans <em>Goat Mountain</em>. </p>



<p id="block-e4c3fe4b-6ab1-409b-bfff-0953a3d11d7b">C’est aussi mon histoire à moi, j’ai eu des expériences traumatisantes, notamment le fait d’exécuter un cerf en l’achevant dans le dos. Sur le ranch où ma famille chassait (qui s’appelle réellement Goat Mountain), mon père regardait régulièrement par le viseur de son fusil les braconniers qui chassaient de manière illégale ; j’aurais très bien pu comme le héros appuyer sur la gâchette et tuer un gars. L’événement inaugural de <em>Goat Mountain</em> appartient donc au domaine du possible : c’est ce qui aurait pu arriver. </p>



<p id="block-e4c3fe4b-6ab1-409b-bfff-0953a3d11d7b">Et dans le récit<em> Dernier jour sur terre</em>, j’inclus ma propre histoire, ma propre interrogation sur les armes à feu, mes mémoires de mon enfance où j’avais le droit de les utiliser. Le roman complexifie la chose : les questions deviennent plus générales sur ce que et qui nous sommes, ce que c’est que l’Homme, et l’implication de la culture, de la religion dans le fonctionnement de cette tragédie.</p>



<p><strong>“<em>Ce qui aurait pu être possible</em>”, c’était déjà la matrice de <a href="https://gallmeister.fr/livres/371/vann-david-sukkwan-island"><em>Sukkwan Island</em>.</a> Dans <em>Dernier jour sur terre</em>, vous montrez un fascinant parallélisme entre Steve Kazmierczak, le tueur, et vous. La différence notable, c’est que vous n’avez jamais glissé, vous avez su vous arrêter…</strong></p>



<p id="block-c4e133ff-2781-4c01-8478-5a84d8447935">Je crois que c’est le contexte culturel qui m’a sauvé. J’ai eu une enfance beaucoup plus positive et heureuse que Steve, notamment une mère qui était plus intelligente, et meilleure, d’une certaine manière. Mon entourage, à l’adolescence, était aussi beaucoup plus sain : Steve s’est retrouvé dans un contexte très difficile, pauvre ; quelques uns de ses amis sont devenus dealers très tôt… C’est surtout l’enfance et le contexte culturel qui font que l’on bascule ou pas. Lorsque les parents de Steve se sont adressés à l’école, celle-ci n’a rien fait pour l’aider. Alors que moi j’ai eu j’ai eu accès à des cours de théâtre, qui ont été extrêmement salutaires, et qui m’ont permis de me tirer de cette double vie de mensonges. </p>



<p id="block-c4e133ff-2781-4c01-8478-5a84d8447935">Ce qu’il faut souligner également, c’est que Steve a failli devenir “normal”, et c’est l’université qui l’a aidé, lorsqu’il est devenu tuteur auprès des étudiants — il était tout à fait en empathie avec eux. Pendant cinq ans, il a tenté de se remodeler, de se réinventer autrement. Il n’a pas réussi, mais c’est l’université qui aurait pu l’aider à se reconstruire. L’université et les arts sont deux éléments capables de palier tous les dommages causés par les armes et cette culture militaire qui influencent tellement les jeunes.</p>



<p><strong><em><a href="https://gallmeister.fr/livres/117/vann-david-dernier-jour-sur-terre">Dernier jour sur terre</a> </em>expose frontalement plusieurs problèmes majeurs de la société étasunienne : l’insoluble question de la libre vente d’armes à feu, le suivi médical déplorable des anciens militaires, le faible accompagnement des personnes en difficulté psychologique…</strong></p>



<p id="block-18cc3961-e049-4a16-aac7-dc67b812542f">Le traitement médical des problèmes psychiques et mentaux est totalement insuffisant : ce que l’on fait habituellement, c’est bourrer les gens avec des cocktails de drogues qui non seulement ne fonctionnement absolument pas ensemble, mais créent des interactions bizarres. Un article dans le <em>New York Times</em> faisait état de 1,2 millions de vétérans demandant une psychologique mais n’en recevant aucune. Ce qui fait qu’il y a un paradoxe énorme : d’un côté on dit que l’armée c’est quelque chose de positif, qu’il faut soutenir les troupes, on proclame qu’elle est formidable parce qu’elle apporte du bien et qu’elle protège, on interdit de la critiquer et de l’autre, les soldats démobilisés n’ont rien, pas d’argent. On les a séparés de leur famille, donc ils se se retrouvent complètement seuls, on les a entraînés à tuer justement sans éprouver aucune émotion, cela donne des gens complètement détruits…</p>



<p><strong><strong>On pense à tous les films post-Vietnam…</strong></strong></p>



<p>Le problème, c’est qu’il y a moins de retours de ce genre aujourd’hui car la culture est devenue plus conservatrice qu’après le Vietnam. Alors, malgré tout notre <em>background</em> culturel, on refait les mêmes erreurs — en l’occurrence comme avec l’Irak. J’ai eu affaire à beaucoup de vétérans dans les ateliers d’écriture où j’enseigne en Floride. Tous ont commis, d’une certaine manière, des crimes de guerre, et chacun d’entre eux veut retourner au front pour tuer davantage. C’est comme une drogue, le fait de tuer. C’est une espèce d’addiction naturelle — mon Dieu, c’est la première fois que je dis cela ! Ce n’est pas très positif, comme conclusion…</p>



<p><strong><strong><strong>Mais l’Homme a inventé l’écriture pour dépasser cela…</strong></strong></strong></p>



<p>De toute manière, la culture, depuis toujours, c’est ce qui nous permet de dépasser nos instincts les plus primaires, la brutalité innée de l’être humain. Culture, littérature, université… voilà des choses positives !</p>



<p class="has-small-font-size" id="block-62c73bd5-92fc-499f-b92d-a1f2fdbdb56b">Propos recueillis par <strong>Vincent Raymond</strong>, traduit de l’anglais (américain) par <strong>Ekaterina Koulechova</strong> &amp; <strong>Vincent Raymond</strong><br><em><strong><a href="https://gallmeister.fr/livres/117/vann-david-dernier-jour-sur-terre">Dernier jour sur terre</a></strong>,</em> de David Vann, Gallmeister, 256 pages (5 heures de lecture), 10,50 euros.<br><em><strong><a href="https://gallmeister.fr/livres/118/vann-david-goat-mountain">Goat Mountain</a></strong>, </em>de David Vann, Gallmeister, 256 pages (5 heures de lecture), 23 euros.</p>



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	<h6 class="entry-title"><i class="rbi rbi-plus"></i>        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/04/09/camille-ponsin-sur-sauvage/" rel="bookmark">Camille Ponsin (“Sauvage”) : « C’est une histoire collective et intime pour tout le monde dans cette vallée » </a></h6>        </div>
	        <div class="p-wrap p-list-inline" data-pid="8123">
	<h6 class="entry-title"><i class="rbi rbi-plus"></i>        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/04/08/david-roux-sur-la-femme-de/" rel="bookmark">David Roux (“La Femme de”) : « On n&rsquo;en finit jamais avec la famille ! »</a></h6>        </div>
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        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2023/07/29/david-vann-tuer-est-comme-une-drogue/">David Vann : “Tuer est comme une drogue…”</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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