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	<title>Archives des Ici &amp; Ailleurs - Stimento</title>
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	<description>Culture &#38; art de vivre, autrement</description>
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		<title>Nathacha Appanah (“La Nuit au cœur”) : « La question de la langue est essentielle »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 23:06:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nathacha Appanah vient de recevoir le Prix Gisèle-Halimi pour “La Nuit au cœur”. Inspiré par le féminicide de Chahinez Daoud, l&#8217;ouvrage l’incite à explorer son propre passé marqué par la mort d’Emma — une cousine assassinée dans des circonstances similaires — et les violences qu’elle-même a subies. Conversation avec l’autrice, qui figure au programme de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Nathacha Appanah vient de recevoir le Prix Gisèle-Halimi pour “La Nuit au cœur”. Inspiré par le féminicide de Chahinez Daoud, l&rsquo;ouvrage l’incite à explorer son propre passé marqué par la mort d’Emma — une cousine assassinée dans des circonstances similaires — et les violences qu’elle-même a subies. Conversation avec l’autrice, qui figure au programme de l’édition 2026 de Quais du Polar.</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Depuis sa parution lors de la rentrée littéraire d’août dernier, <em>La Nuit au cœur</em> ne cesse de glaner des récompenses : Prix Femina, Prix Goncourt des Lycéens. Choix Goncourt de nombreux pays… Comment recevez-vous cet accueil unanime des lecteurs autour de votre livre ?</strong></h3>



<p><strong>Nathacha Appanah </strong>: Je ne peux être que heureuse et émue. Je crois qu&rsquo;il y a 54 Choix Goncourt de l’étranger — c’est l’Institut français qui le gère, avec souvent des universités, et des personnes qui lisent la dernière liste du Goncourt pour choisir <em>leur</em> Goncourt. J&rsquo;ai eu la chance d’en rencontrer pour certains pays — notamment la Grèce, l’Italie. C&rsquo;est toujours le moment d&rsquo;avoir une conversation sur la littérature, sur la manière dont la littérature peut parler de nos conditions quotidiennes, de notre vie quotidienne, de notre existence.&nbsp;</p>



<p>Ce qui m&rsquo;a beaucoup étonnée et en même temps terriblement touchée au Goncourt des Lycéens, c&rsquo;est que même si ce sont de jeunes personnes, ils arrivent quand même à saisir la particularité de la langue face parfois à un sujet qui peut écraser, à quelque chose qui peut vous sembler beaucoup plus grand que vous. Ils arrivaient à trouver une petite porte, une petite fenêtre vers ce livre-là ; quelque chose qui les tienne comme un fil. Et ça, c&rsquo;est un grand pouvoir de la littérature.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment orthographiez-vous “littérature” en l&rsquo;occurrence ? Dans ce livre en effet, vous révélez l’acception très particulière que ce mot peut avoir dans le créole mauricien</strong>…</h3>



<p>C’est vrai. Je suis née à l’Île Maurice, j’ai parlé plusieurs langues dès mon enfance à la fois le créole mauricien le français, l&rsquo;anglais et deux, trois langues indiennes. C&rsquo;était comme un genre de grand bouillon de culture brouillon parfois dans ma tête et je sais que la littérature, c’est le livre qui vous touche quand vous ne vous y attendez pas. Vous avez l&rsquo;impression que ce livre a été écrit pour vous et rien que pour vous, qu’il a traversé le temps et qu’il vous attendait. C&rsquo;est ça que j&rsquo;appelle la littérature</p>



<p>Autour de moi en créole, on disait la <em>littérature</em> dans un sens un peu péjoratif, pour dire :&nbsp;«&nbsp;<em>ohlala, tu racontes des histoires&nbsp;</em>». Et comme moi je lisais des livres et que j&rsquo;aimais écouter les histoires, on me disait : «&nbsp;<em>mais tu ne vas pas nous faire </em>ta <em>littérature</em>&nbsp;». Parfois même, ça pouvait dire “raconter des bobards“. Je ne l&rsquo;ai jamais perçu comme cela : c&rsquo;était toujours pour moi un moyen de vivre d&rsquo;autres vies que la mienne, de comprendre des vies ou des situations qui parfois me semblaient extraordinaires ou étrangères ; tellement loin de moi dans l’Histoire, dans le futur ou dans les contextes sociaux, politiques différents. La littérature, c&rsquo;est vraiment pour moi le moyen d&rsquo;être là avec eux, d&rsquo;entendre, de regarder une histoire et de la ressentir.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>“<em>D’autres vies que la mienne</em>” Comme chez Emmanuel Carrère, il y a cette idée que vous vous rapprochez au plus près de la vie des autres. Et le fait d’avoir vécu votre propre nuit vous permet d’entrer dans celle des autres, et de la partager…</strong></h3>



<p>Je suis d&rsquo;accord avec vous, mais j&rsquo;apporterais une nuance à cela : pour moi, <em><strong>La Nuit au cœur</strong></em> est un livre que je n&rsquo;avais pas l&rsquo;intention d&rsquo;écrire. Je dis cela parce que c&rsquo;est mon douzième livre et qu’on a toujours des intentions, des ambitions, de formes, d&rsquo;histoires à raconter. Ce que j&rsquo;avais vécu entre l&rsquo;âge de 17 jusqu&rsquo;à 25 ans, jamais je n&rsquo;ai pensé à l&rsquo;écrire un jour, à le dire un jour, à en faire une sorte de matière littéraire. Jusqu’à la mort de Chahinez Daoud le 4 mai 2021 à Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux — j’habitais Bordeaux à l&rsquo;époque. C’est sa nuit à elle, la manière dont elle est morte, la manière dont sa mort a débordé dans l&rsquo;espace public pour que nous nous regardions.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em><strong>La Nuit au cœur</strong></em> est un livre que je n&rsquo;avais pas l&rsquo;intention d&rsquo;écrire</p><cite>Nathacha Appanah</cite></blockquote></figure>



<p>Ensuite, tout ce que je pouvais apprendre sur elle, la manière dont elle a vécu avec son mari, comment celui-ci a mis en place un mécanisme d’emprise autour d&rsquo;elle, avec ses enfants — emprise sociale, financière… C&rsquo;est à cause de sa nuit que j&rsquo;ai repensé à ma nuit. Et c&rsquo;est à cause de sa nuit que j&rsquo;ai repensé à la nuit d’Emma. Vous savez, on aime penser qu&rsquo;on est un écrivain comme ceci, un écrivain comme cela. Moi, je me suis toujours imaginée comme étant une romancière, faisant acte de la matière romanesque, imaginaire. Et j&rsquo;ai pensé qu&rsquo;au début, je pouvais juste raconter les deux histoires : celle de Chahinez Daoud et celle d&rsquo;Emma.&nbsp;</p>



<p>Et lentement, au fur et à mesure que je travaillais, que j&rsquo;en montrais leur famille, que je fouillais un dans leur passé, que je lisais plein de choses, je me disais : « <em>elles sont mortes et elles ne m&rsquo;ont jamais donné la permission de raconter leur histoire. Elles ne m&rsquo;ont jamais donné l&rsquo;autorisation de faire cela. Et pourtant, je vais raconter leur enfance, leur amour, la manière dont elles rêvent leur vie&nbsp;</em>». Lentement, je me suis dit, presque de manière un peu, “morale” ou éthique :&nbsp;« <em>si je m&rsquo;accorde le droit de raconter l&rsquo;histoire, il faut que je dise ma vérité aussi. » </em>Et c&rsquo;est comme ça que je raconte ma vie.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Y avait-il chez vous quelque chose de l’ordre du refoulé par rapport à cet période de votre vie ? Vous racontez notamment que vous n’avez aucune photo de vous de cette époque. Toutes les images que vous possédez sont intérieures. Aviez-vous par rapport à Chahinez ou Emma une sorte de “syndrome de la survivante“ qui a encouragé l’écriture ?</strong></h3>



<p>Alors non, je n&rsquo;ai pas le syndrome de la survivante — parce que ce serait très compliqué à vivre aujourd&rsquo;hui face aux nombre de féminicides conjugaux qu&rsquo;il y a en France et dans le monde.</p>



<p>Pour la première partie de votre question : non, ce n&rsquo;est pas une histoire que j&rsquo;ai refoulée ni que j&rsquo;ai oubliée. J’avais tellement envie, si vous voulez, de reprendre le contrôle de mon existence. Je dis contrôle à escient parce que dans les histoires d&#8217;emprise conjugale, le contrôle de soi, de vous-même, vous est retiré et j’avais vraiment très envie de reprendre ce contrôle-là.&nbsp;</p>



<p>Ces années que je transportais avec moi, je les imagine comme une plante qu&rsquo;on transporte avec soi dans les déménagements, dans les lieux où l’on va habiter. C’était une plante que je n&rsquo;arrosais pas mais que je ne jetais pas non plus : elle était là mais je ne la regardais pas.C&rsquo;est en ça que la mémoire et l&rsquo;écriture sont sont des outils et des choses très intéressantes : à partir du moment où j&rsquo;ai commencé à la regarder, par le biais de Chahinez Daoud et d&rsquo;Emma, par le biais de la littérature et de la langue et de la forme d&rsquo;un roman, j’ai eu l&rsquo;impression que cette plante-là a retrouvé des feuilles, une vivacité. Et des choses que j&rsquo;avais parfois oubliées ont réapparu.&nbsp;</p>



<p>Je me suis rendue compte, quand le livre est sorti, que ma famille se souvenait parfaitement de ces années-là, avec une autre mémoire que la mienne. C&rsquo;est surtout un livre de littérature, parce qu&rsquo;un livre de littérature donne à voir un moment, une manière de dire, de voir les choses, une couleur. Et je pense que si mes parents voulaient écrire cette histoire, ils voudraient écrire la dire différemment. Mes amis aussi l’écriraient différemment.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous présentez d’ailleurs à la fin du livre le regard de vos amis sur votre histoire. Ce “contrepoint de vue” rétrospectif a dû être pour vous assez saisissant et éclairant…</strong></h3>



<p>Oui, parce que ces histoires-là participent à une entreprise d&rsquo;effacement de l’autre : la manière dont on les contrôle, dont on les écrase et ensuite, malheureusement pour certaines, la manière dont on les tue. Dans les féminicides conjugaux, au-delà de l&rsquo;effacement, il y a quelque chose qui s’appelle <em>overkill —</em> en français, on appelle ça le “surmeurtre”. On ne se contente pas de tuer ces femmes pardon de l’expression “proprement”, il y a la dimension de punition : on les tue pour effacer ce qu&rsquo;elles ont été. Souvent, on abîme leur visage. Ces femmes sont souvent enterrées, cercueils fermés, parce qu&rsquo;on ne peut plus les regarder.&nbsp;</p>



<p>Dans nos existences, il y a plusieurs passages ; la naissance, l&rsquo;adolescence, l&rsquo;âge adulte. Mais il y a un passage aussi de la vie à la mort, Autrefois, c&rsquo;était en plus commun qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il y avait la veillée mortuaire, où on disait au revoir à nos morts, au revoir à un visage, à une existence. Dans les féminicides conjugaux, cet au revoir-là n&rsquo;est pas possible. Quand j&rsquo;ai réinterrogé les personnes qui m&rsquo;avaient connue à cette époque — des personnes qui avaient travaillé ou qui étaient très amies avec moi — je me suis rendue compte de mon propre effacement à leurs yeux, puisqu&rsquo;elles ne se souvenaient pas. Et ne pas se souvenir de quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est une manière de l&rsquo;effacer aussi.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Évoquons votre travail littéraire, d’autant plus transparent que vous le rendez visible : vous insistez en effet sur l’importance du choix du mot, du verbe, de la restitution la plus précise possible des faits. C’est aussi ce qui fait que cet ouvrage, qui n’est ni un roman, ni un récit, ni un essai, est une <em>œuvre</em> littéraire…</strong></h3>



<p>Merci, je le prends comme un compliment parce que quand j&rsquo;ai commencé à envisager ce projet, il était vraiment quelque chose d&rsquo;un peu flou pour moi. Mais quand on commence un livre, quel qu&rsquo;il soit, dans nos esprits, on a toujours un calendrier. On se dit : «&nbsp;<em>j’aimerais le terminer dans deux ans, dans trois ans ; j’aimerais qu&rsquo;il sorte…</em>&nbsp;» Pour celui-ci, je n&rsquo;avais aucun calendrier. J&rsquo;étais prête à ce que ça soit un livre que j&rsquo;écrirais tout le temps. Un livre qui n&rsquo;aurait jamais de fin. Et je pense qu&rsquo;en ayant cette liberté-là, cette liberté que ce serait en continu, qu’il ne se terminerait jamais, j&rsquo;ai eu également la liberté du genre.&nbsp;</p>



<p>Il y a des passages, en effet, dans le livre qui sont très romanesques, qui ont des mises en place narratives précises. Des chapitres très précis, presque cliniques. Il y a des chapitres qu’on pourrait qualifier d&rsquo;enquêtes journalistiques. Pour moi, ça aurait pu, si j’avais eu une autre idée en tête, être un moyen de dire que c’était dans un genre particulier. Tout ça faisait un tout. Parce que j&rsquo;avais l&rsquo;impression que me tenir à une écriture n&rsquo;était pas juste pour chaque moment, pour chaque fragment.&nbsp;</p>



<p>Cette question de la langue est essentielle : comment on se place quand on est écrivain, femme, mère, fille, pour raconter ces histoires-là ? Comment on se place quand on est une citoyenne pour raconter ces histoires-là ? Comment la langue, la littérature, vient dire cet indicible, la grande violence ; vient aussi remplacer l&rsquo;effacement, vient dire ce qui a été recouvert, ce qui a été dans l’ombre et ce qui a été rayé ? Pour moi c&rsquo;était absolument essentiel.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>J&rsquo;ai parfois passé des semaines sur un paragraphe, parce que chaque mot était à la fois le mot, mais l&rsquo;envers du mot</p><cite>Nathacha Appanah</cite></blockquote></figure>



<p>J&rsquo;ai parfois passé des semaines sur un paragraphe, parce que chaque mot était à la fois le mot, mais l&rsquo;envers du mot, et il disait une définition ; il disait aussi le contraire de cette définition. C&rsquo;est comme si j’avais voulu que le livre soit l&rsquo;objet que vous tenez dans les mains… mais aussi la radiographie de chaque mot. Parfois, je devenais une femme devant des mots et ça m&rsquo;accablait et que le mot n&rsquo;était pas suffisant, il n&rsquo;était pas assez fort, pas assez ample… Il ne disait pas toutes les situations que je voulais dire.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Au-delà du mot, il y a la prosodie. On imagine certains fragments dans une scansion poétique, faits pour être lus à haute voix…</strong></h3>



<p>Il s’agit d’un passage particulier où je raconte la première fois que j&rsquo;ai été chez cet homme, HC. Un homme qui avait 32 ans de plus que moi — j&rsquo;avais 17 ans. J’étais une jeune fille, j’écrivais déjà, je voulais publier et avoir une vie autour de la littérature et lui c&rsquo;était un poète. Je ne voulais pas raconter cela, je ne voulais pas aller là et pourtant, je savais que je devais raconter l&rsquo;asservissement du corps, la domestication du corps. Sinon, on aurait pu croire que l&#8217;emprise n’était que spirituelle, qu’intellectuelle. Et moi je voulais vraiment montrer qu&rsquo;il y avait aussi les us et coutumes du corps qui se mettait en place.&nbsp;</p>



<p>Quand je l&rsquo;ai écrit, je l&rsquo;ai écrit très lentement. Je l&rsquo;ai écrit en décrivant chaque couleur, chaque objet. Je me rendais compte que si je décrivais la lumière jaune le lundi, le mardi, je me disais :&nbsp;«&nbsp;<em>non, mais la lumière elle était orange&nbsp;</em>». Et le mercredi, je me disais : «&nbsp;<em>non, mais la lumière elle était rouge</em>&nbsp;». Ça faisait comme un comme quelque chose que je scandais et en réalité du jaune au rouge jusqu&rsquo;à l&rsquo;orange ça donnait également une intensité et aussi une nuance dans la langue. Peut-être que la jeune fille que j&rsquo;étais quand je suis rentrée chez lui a trouvé la couleur jaune mais quand je me suis assise ou allongée à côté de lui, la lumière a changé.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Au début du livre, dans ce qui pourrait faire office de prologue, vous imaginez une pièce qui pourrait le décor d’une pièce sartrienne. Auriez-vous pu développer ce segment et envisager une forme théâtrale ?</strong></h3>



<p>Non, ça je n&rsquo;y ai pas pensé. Pour moi ce n&rsquo;est pas un prologue, c&rsquo;est un vrai chapitre, c&rsquo;est <em>le</em> premier chapitre. Au début, quand je n&rsquo;avais pas encore commencé à écrire et que je travaillais, que je me documentais, je me disais que j&rsquo;aimerais écrire ce livre-là et que les hommes seraient inexistants. Qu&rsquo;on ne parlait pas d’eux, qu&rsquo;on les rencontrerait au moment de…&nbsp;</p>



<p>Et pourtant quand je parlais à la famille de Chahinez Daoud ou à la famille d’Emma, aux voisins, quand je lisais des choses d’eux, je me rendais compte qu’on disait toujours des phrases comme : «&nbsp; <em>il était gentil, il était un bon voisin, c&rsquo;est le meilleur frère que j&rsquo;ai eu de ma vie…&nbsp;</em>» — c’est sa sœur qui disait ça parce qu&rsquo;elle en avait cinq. Tant de bonnes et belles choses restaient d’eux.&nbsp;</p>


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<p>Parfois, cette chose terrible de donner la mort à la personne qu&rsquo;on dit aimer, on aime à penser que c&rsquo;est l&rsquo;acte de personnes très très différentes de nous, qui ont quelque chose comme<em> le mal </em>en eux. Ou qui seraient des êtres pas tout à fait comme nous. Et je me rendais compte que non : ils avaient autre chose. Ce premier chapitre dit leur enfance, leur adolescence et que la violence n&rsquo;est pas pas héritée pour ces trois-là. C&rsquo;est une violence qu&rsquo;ils ont choisie. C&rsquo;est leur chemin. Qu&rsquo;ils ne viennent pas dire quoi que ce soit. À un moment donné, de leur libre abrite, ils l’ont choisie. C&rsquo;est un chapitre pour qu&rsquo;ils ne se dédouanent pas à nouveau..&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>N&#8217;empêche que vous les placez dans une situation particulière…</strong></h3>



<p>Je les mets comme si je racontais un roman, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a que dans un roman où le temps peut se contracter, où on peut parler à des gens qui n&rsquo;existent plus. Où on peut se faire rencontrer des personnes qui ne se sont jamais rencontrées. Dans ce premier chapitre, je fais se rencontrer les trois hommes, être dans une pièce. Si je pouvais actionner un dispositif où ils arrêteraient de parler, je le ferais. Pour moi c&rsquo;est un chapitre romanesque avec une mise en place ; comme si moi en tant que romancière — mais aussi en tant que femme, que personne qui a vécu avec HC —, je reprenais le contrôle de cette histoire, de récit-là. Vous savez, on dit toujours qu&rsquo;il faut posséder son propre récit.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Depuis le mois d&rsquo;octobre, de nombreux bandeaux rouges sont apparus sur votre livre. À sa sortie, un autre bandeau le revêtait, reprenant une peinture du Douanier Rousseau. Est-ce vous qui l’aviez choisi et quel était le message, l’intention derrière cette image ?</strong></h3>



<p>Alors oui, c&rsquo;est moi qui ai choisi ce tableau du douanier Rousseau. Sans rentrer dans le détail, la rentrée littéraire est un moment qui est préparé de manière très intense par les équipes aux éditions Gallimard et les bandeaux doivent avoir une cohérence artistique.&nbsp;</p>



<p>Je voulais vraiment un tableau ; quelque chose qui soit à la fois ce que vous voyez et à la fois ce que vous ne voyez pas. Ce tableau du Douanier Rousseau, on peut le regarder comme étant une femme un peu alanguie mais quand on s’approche, il y a des tigres, un joueur de flûte il y a d&rsquo;autres choses qui se révèlent dans le noir, dans l’ombre… Je trouve que c&rsquo;est un tableau qui s&rsquo;entend, parce qu&rsquo;il y a une sorte de bruissement de la jungle, une sorte d&rsquo;attention. On peut le voir comme quelque chose de très joyeux, mais aussi comme quelque chose d’inquiétant.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pour finir, avez-vous de l’indulgence pour cette jeune femme que vous étiez ?</strong></h3>



<p>Oui, j&rsquo;en ai eu au final, oui, tout à fait. Je suis moins en colère avec celle que j&rsquo;ai été.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="699" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH-Nathacha-COUV-La-nuit-au-coeur_Femina_RdL_GDL_2025-699x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8060 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH-Nathacha-COUV-La-nuit-au-coeur_Femina_RdL_GDL_2025-699x1024.jpeg 699w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH-Nathacha-COUV-La-nuit-au-coeur_Femina_RdL_GDL_2025-205x300.jpeg 205w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH-Nathacha-COUV-La-nuit-au-coeur_Femina_RdL_GDL_2025-768x1125.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH-Nathacha-COUV-La-nuit-au-coeur_Femina_RdL_GDL_2025.jpeg 827w" sizes="(max-width: 699px) 100vw, 699px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>Nathacha Appanah, <em>La Nuit au cœur</em>, Gallimard, 288 pages (5 heures de lecture), 19€</strong></p>
</div></div>



<p><em><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong><a href="https://quaisdupolar.com/intervention-details/?intervention_id=148&amp;idm=2"><strong>Rencontre dans le cadre de Quais du Polar le 4 avril à 11h30 : La Nuit au cœur, une heure avec Nathacha Appanah</strong></a><strong><a href="https://quaisdupolar.com/intervention-details/?intervention_id=148&amp;idm=2">.</a>&nbsp;</strong> <strong>Stimento est partenaire de <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong><a href="https://quaisdupolar.com"><strong>Quais du Polar&nbsp;</strong></a></em></p>


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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/03/09/francois-beaune-sur-lyon/" title="François Beaune (“Lyon”) : « Ce cliché “Lyon ville bourgeoise“ m&rsquo;a toujours énervé »">
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/03/22/nathacha-appanah-sur-la-nuit-au-coeur/">Nathacha Appanah (“La Nuit au cœur”) : « La question de la langue est essentielle »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>François Beaune (“Lyon”) : « Ce cliché “Lyon ville bourgeoise“ m&#8217;a toujours énervé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 16:37:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Même s’il vit aujourd’hui en exil méditerranéen, François Beaune vient de consacrer à Lyon le plus savoureux des guides urbains, construit comme une discussion gourmande entre bons vivants. À déguster comme un roman… Vous signez un ouvrage sur Lyon alors que, paradoxalement, vous n’y vivez plus… François Beaune : Alors oui maintenant, j&#8217;habite à Marseille [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/03/09/francois-beaune-sur-lyon/">François Beaune (“Lyon”) : « Ce cliché “Lyon ville bourgeoise“ m&rsquo;a toujours énervé »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Même s’il vit aujourd’hui en exil méditerranéen, François Beaune vient de consacrer à Lyon le plus savoureux des guides urbains, construit comme une discussion gourmande entre bons vivants. À déguster comme un roman…</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous signez un ouvrage sur Lyon alors que, paradoxalement, vous n’y vivez plus…</strong></h3>



<p><strong>François Beaune</strong> : Alors oui maintenant, j&rsquo;habite à Marseille mais j&rsquo;ai passé 20 ans de ma vie à Lyon. Je lui ai fait quelques infidélités, mais c&rsquo;est la ville que je connais le mieux. Je suis d&rsquo;Auvergne et, en gros, d’Auvergne on émigre.… J&rsquo;avais 12 ans quand on est arrivé à Lyon avec mes parents et mon petit frère. Ensuite, comme ma mère est prof d&rsquo;anglais, on a eu la chance d&rsquo;aller vivre un an en Angleterre et j&rsquo;ai fini mon lycée à la Cité scolaire internationale. Après, j&rsquo;ai fait la fac à Lyon 2 —&nbsp;une licence d&rsquo;histoire, ce qui explique peut-être aussi le prisme un peu historique que j&rsquo;ai pris pour tenter de me ré-immerger dans la ville de Lyon et la re-raconter.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avant de vous lancer à la raconter, vous faites part de votre doute à pouvoir le faire, justement parce que vous avez quitté la ville. Le doute est-il la manière d’engager un récit, qu’il porte ici sur Lyon ou sur un tout autre sujet ?&nbsp;</strong></h3>



<p>Je pense qu&rsquo;essayer de faire œuvre de littérature comme de n&rsquo;importe quel art — ou de cuisine, d’ailleurs — c&rsquo;est chaque jour se mettre en doute total et se dire qu&rsquo;on ne va pas y arriver. J’ai toujours ce sentiment, vraiment. C’est pour ça que dans mon organisation de vie, je n&rsquo;écris qu&rsquo;au réveil — parce qu&rsquo;au réveil, on est innocent, on ne réfléchit pas à ce qu&rsquo;on fait. Je me fais mon thé, je me mets à ma table et j&rsquo;écris jusqu&rsquo;à 10h30, 11h. Là, je sais que je tombe dans une sorte de dépression, de doute total où je me dis : «&nbsp;<em>mais pourquoi je fais ça ? Mais par quelle vanité j&rsquo;ai choisi de faire ce genre de truc ?&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<div class="wp-block-cover has-custom-content-position is-position-top-center" style="min-height:100vh;aspect-ratio:unset;"><img decoding="async" width="1024" height="1024" class="wp-block-cover__image-background wp-image-7969" alt="" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-1024x1024.jpeg" data-object-fit="cover" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-1536x1535.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-2048x2048.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-860x860.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20251208_193705952-scaled.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><span aria-hidden="true" class="wp-block-cover__background has-background-dim"></span><div class="wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>C&rsquo;est pour ça que la sieste est dans ma vie quelque chose d&rsquo;important</p><cite>François Beaune</cite></blockquote></figure>
</div></div>



<p>Ensuite, il faut aller manger — par exemple dans un bon bouchon lyonnais — pour pouvoir faire une bonne sieste, dormir et se remettre à écrire ensuite. C&rsquo;est pour ça que la sieste est dans ma vie quelque chose d&rsquo;important : comme ça j&rsquo;ai le droit d&rsquo;écrire deux fois dans la journée. Le doute, à mon avis, est à la base de tout. Arriver à comprendre qu&rsquo;on ne sait rien, c&rsquo;est une des sagesses humanistes importantes. Surtout dans ces moments de notre histoire particulièrement noirs.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Votre livre prend la forme d&rsquo;un mâchon, un repas matinal lyonnais traditionnel dont le contexte chaleureux permet aux convives de s’exprimer. C’est d’ailleurs un étrange oxymore : pour parler, il leur faut avoir la bouche pleine…</strong></h3>



<p>Un de nos plus grands plaisirs sur Terre, c&rsquo;est quand même de casser la croûte avec des amis ! C’est pour ça que je me suis dit : « <em>est-ce que ce ne serait pas intéressant d&rsquo;organiser un mâchon pour raconter Lyon</em>&nbsp;» ? Avec Claude Lebrun — un libraire historique de la ville de Lyon, spécialiste en sciences humaines — et des grands témoins qui pourraient se permettre de dire plein de choses qui sont contradictoires, qui s&rsquo;opposent, mais qui nous permettent de voyager dans ces quartiers en mauvaise foi, mais avec le plaisir aussi de découvrir des habitants, des personnages puisque j&rsquo;ai écrit ça comme un roman. Ça se lit vraiment comme un roman. On suit, je crois, les personnages.&nbsp;</p>



<p>Je me souviens de mon premier mâchon : j’étais veilleur de nuit au Simplon, un petit hôtel à Perrache. Je me suis retrouvé avec Claude et la confrérie des <a href="https://francmachon.com"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Francs-Mâchons</a>&nbsp;à La Tornade Blonde, un bouchon juste sous le pont de chemin de fer de Perrache, côté Saône. On a commencé à 8h30 à boire du mâcon et on a fini quand même à 14h30 à danser sur les tables avec des accordéonistes. Ensuite, j&rsquo;ai fait une longue sieste place Carnot et je suis allé directement au boulot à 20h — c&rsquo;était pratique : je n&rsquo;avais même pas eu besoin d&rsquo;aller prendre une douche. Là, j&rsquo;ai compris le pouvoir du mâchon.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La volubilité de vos commensaux est-elle liée à la nourriture lyonnaise ou bien aux quilles qui les accompagnent et délient davantage la conversation ?</strong></h3>



<p>Après, c&rsquo;est sûr qu&rsquo;un mâchon sans un pot de mâcon au début et quelques pots de beaujolais ou de côte-du-rhône ou de coteau-du-lyonnais — qui est en train de devenir très bon d&rsquo;ailleurs, m’a-t-on dit —, c&rsquo;est pas possible ! </p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-300x169.jpeg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-300x169.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-1024x576.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-768x432.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-1536x864.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05-860x484.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/TTYK-Still-05.jpeg 1920w " alt="“The Things You Kill” en salle le 23 juillet 2025" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/07/26/the-things-you-kill-au-cinema-le-23-juillet-2025/">“The Things You Kill” en salle le 23 juillet 2025</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>L’une des règles du mâchon est rappelée à plusieurs reprises : ne pas parler politique. Pourtant, les convives ne se privent pas de l’enfreindre. Est-ce parce que la politique — au sens premier comme au sens politicien du terme — est partout, y compris à table ?</strong></h3>



<p>C&rsquo;était le fait d&rsquo;être à table : on parle de politique, même si on ne le veut pas ! Le mâchon commence par un sabodet et — sans tout divulguer — par une question existentielle : « <em>qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a dans un sabodet ?</em> » que tout Lyonnais, je pense, s’est déjà posée. Un charcutier dirait : « <em>on met dans un sabodet ce qu&rsquo;il y a, ce qui reste, ce qu&rsquo;on a</em> ». Arrive ensuite la question : « <em>Est-ce qu&rsquo;il y a du cœur dans le sabodet ?</em> » Et de là, une longue discussion politico-sociologico-historico-culturelle sur ce que serait le cœur de Lyon.&nbsp;</p>



<p>Chacun va prendre parti pour défendre <em>son</em> cœur de Lyon avec la plus grande mauvaise foi possible, puisqu&rsquo;on est à table, en évoquant des opinions politiques opposées puisqu&rsquo;ils vont non pas s&rsquo;engueuler, mais en tout cas avoir des discussions un peu animées. Et tout ça va être une longue discussion qui ne peut qu’aborder la politique… Ce que j&rsquo;ai essayé de partager dans ce livre, c&rsquo;est la question : où on en est de Lyon ? Comment la ville s&rsquo;est créée ? Et pourquoi est-elle comme ça aujourd’hui ? Puisque l&rsquo;histoire ne fait que répondre à des questions de notre actualité la plus brûlante, on a envie de comprendre ce qui nous est arrivé.</p>



<p>Par exemple, avec le fait divers de la mort de Quentin. Si on ne connaît pas l&rsquo;histoire de la Révolution française et de Lyon, on ne peut pas comprendre ces deux extrêmes qui s&rsquo;opposent depuis ce temps-là. Les têtes coupées, place des Terreaux. quand Lyon a été assiégée par la République en 1793 et qu’elle voulait raser la ville de Lyon pour avoir été désobéissante à la Révolution française. Aujourd’hui, les familles monarchistes qui ont eu des têtes coupées continuent de célébrer leurs morts dans un mausolée ossuaire aux Brotteaux — c’est une petite minorité, parce que la grande majorité des catholiques lyonnais se sont ralliés à la République. Mais certains ont conservé cette fierté d&rsquo;avoir été des contre-révolutionnaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>C’est-à-dire ?</strong></h3>



<p>En fait, Lyon a été considéré à un moment donné comme une ville un peu vendéenne. Et la contre-révolution, les idées de Bonald, de de Maistre du début du XIX<sup>e</sup> siècle ont essaimé jusqu&rsquo;au mouvement lefévriste des années 1970, jusqu&rsquo;au fondamentalisme intégriste qu&rsquo;on voit aujourd&rsquo;hui s&rsquo;exprimer dans l’extrême-droite et qu&rsquo;on peut retrouver à Lyon, par exemple, à l&rsquo;église Saint-Georges avec la messe faite en latin. En même temps, au XIX<sup>e </sup>siècle, on va avoir des mouvements de mutualisme, de socialisme révolutionnaire, d&rsquo;anarcho-syndicalisme, donc d’extrême-gauche sur la Croix-Rousse, puis ensuite à la Guillotière. En 1870, on fait la Commune à Lyon avant la Commune de Paris.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>On a donc ces deux extrêmes à Lyon. Et comment résout-on le problème ? Depuis la Révolution jusqu&rsquo;à nos jours, avec des maires qui gouvernent au centre. On fait comme s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas d’extrêmes. </p><cite>François Beaune</cite></blockquote></figure>



<p>Pendant 52 ans, Edouard Herriot qui nous dirige, était plus à gauche quand il était président du Conseil à Paris, mais gouvernait au centre avec l&rsquo;archevêque et les francs-maçons. C&rsquo;est comme ça que Lyon a été une ville dite “modérantiste”, où on s&rsquo;est retrouvé au centre et on faisait cause commune. Par exemple, après la Première Guerre mondiale qui était une catastrophe pour la France, Édouard Herriot a organisé l&rsquo;accueil, le soin des blessés, des soldats. C&rsquo;est grâce à ça d&rsquo;ailleurs qu’il est resté maire jusque sous la Quatrième République, parce qu&rsquo;il avait fait un excellent travail en prenant soin de sa population.</p>



<p>Donc Lyon est une ville du centre — parfois du centre-gauche, parfois du centre-droit — mais qui s&rsquo;est toujours définie comme une ville qui prend soin des gens qui arrivent, puisqu’elle ne s&rsquo;est construite que par ses migrants. Le seul palais à Lyon, ça a toujours été l&rsquo;Hôtel-Dieu, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;accueil pour les pauvres. Parce qu&rsquo;il fallait pour les entrepreneurs que la ville soit en ordre, donc il fallait qu&rsquo;il y ait un ordre social. Donc réguler les populations pauvres et s&rsquo;occuper d&rsquo;elles comme il faut, en faire des ouvriers. Ça fait donc partie de l&rsquo;histoire de Lyon, d&rsquo;être une ville à la fois bourgeoise et ouvrière, et dirigée au centre pour que l&rsquo;ordre social puisse fonctionner&#8230;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" data-id="7965" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-7965" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-1024x576.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-300x169.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-768x432.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-1536x864.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-2048x1152.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-860x484.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Saone-©-Vincent-Raymond-edited-scaled.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La mutinerie n&rsquo;est jamais loin / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Si l’on prend cet exemple de l’Hôtel-Dieu, il a depuis changé de fonction et de destination en passant d’hôpital à pôle de luxe. Qu’est-ce que cela dit symboliquement de l’état de la ville ?</strong></h3>



<p>Pour le coup, on est vraiment sur une privatisation des biens communs très inquiétante, qui a lieu depuis 40 ans, pas seulement à Lyon, mais en France et dans le monde. C&rsquo;est tout un mouvement néolibéral qui nous fragilise, puisque pour ceux qui sont les plus précaires, la vie devient de plus en plus dangereuse et difficile. On a 8 millions de personnes qui sont en état de grande pauvreté en France, aujourd&rsquo;hui, alors qu&rsquo;on est hyper riches. Il n&rsquo;y a plus de redistribution de la richesse. On a quelques ultra-riches qui nous dirigent et on a la montée du fascisme partout. Même l&rsquo;histoire de Lyon nous renseigne sur le monde aujourd&rsquo;hui de manière assez pertinente. Je vous dis des choses qui ne sont pas forcément très drôles à entendre — alors que le livre est plutôt marrant, parce qu&rsquo;on découvre plein de facettes, mais c&rsquo;est peut-être aussi lié à cette actualité brûlante.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La mauvaise foi ne permet-elle pas de donner son avis tranché sur certains aspects de la ville, de son histoire qui ne sont pas forcément incompatibles entre eux ? Notamment sur des aspects urbanistiques, d&rsquo;évolution de quartier, de gentrification…&nbsp;</strong></h3>



<p>Oui, ça présente plusieurs visions de Lyon différentes complémentaires et qui vivent ensemble.&nbsp;Une des choses qui me marquent depuis que je ne vis plus à Lyon, c&rsquo;est les gens qui viennent me dire : « <em>Lyon, c&rsquo;est une ville bourgeoise, les Lyonnais sont froids…</em> » OK, c&rsquo;est une ville bourgeoise, déjà parce que ce n&rsquo;est pas une ville aristocratique : on n’a pas d’aristocrates mais des bourgeois qui travaillent. Et c&rsquo;est une ville qui a été dirigée par des médecins — et si on remonte plus haut, par des religieux qui faisaient charité — qu&rsquo;on venait consulter de partout en France et qui habitaient Place Bellecour. Mais aussi par des ingénieurs.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Lyon ne serait pas bourgeoise si Lyon n&rsquo;était pas autant ouvrière : les gens devraient me dire : «&nbsp;<em>Lyon c&rsquo;est une ville ouvrière où les gens sont un peu froids.</em>&nbsp;» </p><cite>François Beaune</cite></blockquote></figure>



<p>Parce qu’elle est autant une ville ouvrière qu&rsquo;elle est bourgeoise. Au sens où, au XIX<sup>e</sup> siècle, c&rsquo;était la plus grande ville ouvrière de France en pourcentage, de loin ! Elle n&rsquo;était pas universitaire — son université date de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle — ; elle n&rsquo;avait pas de parlement. Mais c&rsquo;est une ville qui se vit un peu comme indépendante du fait de son histoire, du fait de l&rsquo;histoire de la Révolution qui a beaucoup marquée. Pas seulement pour les monarchistes légitimistes, mais aussi pour toute une population qui s&rsquo;est toujours vécue contre le parisianisme, contre ce monde de la cour, ce Versailles qui continue d&rsquo;exister, encore aujourd’hui ; ce monde des salons qui nous dirige. </p>



<p>Et avec un humour particulier aussi, de Guignol à Alexandre Astier de <a href="https://www.stimento.fr/2025/10/25/au-cinema-le-22-octobre-2025/" type="post" id="7169"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Kaamelott</strong></em></a> en passant par San Antonio, avec une gouaille, un humour populaire et pas bourgeois ni aristocratique à la manière du film <em><strong>Ridicule</strong></em> de Patrice Leconte. On n&rsquo;est pas du tout là-dedans. </p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>À Lyon, on est dans de l&rsquo;humour populaire, qui va bien avec la cochonnaille, un peu rablaisien, que j&rsquo;apprécie particulièrement. </p><cite>François Beaune</cite></blockquote></figure>



<p>Je trouvais important qu&rsquo;on sorte un peu de ce cliché « <em>Lyon ville bourgeoise</em>&nbsp;», ça m&rsquo;a toujours énervé. Comme si les autres n’étaient pas bourgeoises ; comme si Bordeaux ou Nantes ne l’étaient pas — sachant qu&rsquo;eux ont largement été bourgeois grâce à la traite…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans votre livre, les voix s’élèvent parfois un peu, mais tout reste très courtois et convivial. N’avez-vous pas eu la tentation d’aller un peu plus loin dans la tension et l’engueulade, à la façon d’un </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=E-QYzQwRmC0"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>déjeuner chez Claude Sautet</strong></a> <strong>?</strong></h3>



<p>C’est vrai qu’ils ne s&rsquo;engueulent pas vraiment. À table c&rsquo;est un peu comme quand on fait un Blablacar : on sait qu&rsquo;on va passer du temps, on ne va pas s’engueuler — si on est en famille, si (sourire). Quand on&nbsp;va faire un mâchon avec des amis on va pouvoir s&rsquo;engueuler, mais ce sera toujours dans la bienveillance et dans le plaisir.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Durant ce mâchon, vous recueillez les paroles sans intervenir. Toutefois, la second partie du livre est davantage intime : vous conseillez des itinéraires, des chemins de découvertes de la ville à travers lesquels vous vous racontez…</strong></h3>



<p>La plupart des livres de la collection sont quand même des livres liés à une forme d’autofiction : dans ceux sur Bruxelles, Istanbul ou le Congo, l’auteur qui va révéler ce qu&rsquo;il aime de sa ville. Moi, j&rsquo;ai une certaine pudeur et je crois qu&rsquo;ils m&rsquo;ont proposé de faire le livre parce que mes deux premiers romans se passent intégralement à Lyon. Mon artisanat d&rsquo;écrivain, c&rsquo;est de me mettre à la place de gens qui sont des personnes réelles que je vais transformer en personnages pour faire de la littérature. Je suis toujours gêné de parler de moi, je n’en avais pas envie. Je ne trouve pas ça forcément pertinent à faire puisque ce n&rsquo;est pas comme ça que je m’exprime, puisque je m&rsquo;exprime à travers des personnages.</p>



<p>C’est pour ça que j&rsquo;ai refait ce que je savais faire en littérature, que j&rsquo;ai refait un groupe des neuf mâchonneurs, comme il y avait sept samouraïs ou sept mercenaires. J&rsquo;ai toujours beaucoup aimé des films avec des groupes, des collectifs, comme <em><strong>La Graine et le Mulet</strong></em>, qui est un film qui m&rsquo;émeut beaucoup. Mais ça pourrait être les <em><strong>Commitments</strong></em>. Donc je n&rsquo;avais pas de nécessité à parler de moi. Je parle un petit peu de mon père au début, en exergue, parce qu&rsquo;il est décédé récemment et que je lui dédie ce livre. Il a été professeur de philosophie, d&rsquo;épistémologie à Lyon 3 pendant longtemps, c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;on est arrivé à Lyon. Lui, il a eu beaucoup de mal à vivre à Lyon, c&rsquo;est un petit hommage un peu rigolo que je voulais lui faire.</p>



<p>Après les itinéraires… J&rsquo;ai pensé aux itinéraires qui me touchaient. Comme cette oreille géante sculptée dans le marbre sur le boulevard de la Croix-Rousse, où avec ma fille Mado, on aimait aller dire nos secrets à l&rsquo;oreille en allant à l&rsquo;école. On descend ensuite, on se fait le Vieux-Lyon, les quais de Saône… on se croirait à Florence Et elle lui ressemblait encore plus jusqu’au XIX<sup>e</sup> siècle puisqu&rsquo;il y avait le pont de Saône qui traversait de la place du Change à Saint-Nizier et qui était bâti comme le Ponte Vecchio sur l’Arno à Florence.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="452" data-id="7960" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-1024x452.jpeg" alt="" class="wp-image-7960" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-1024x452.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-300x132.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-768x339.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-1536x678.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-2048x904.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-860x380.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Pont-Schumann-sur-la-Saone-©-Vincent-Raymond-scaled.jpeg 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">À Lyon, les ponts voyagent en barge (ici, le Pont Schuman) / Photo © Vincent Raymond</figcaption></figure>
</figure>



<p>C’est pour ça que je dis que Lyon est la première ville méditerranéenne du nord de la France&nbsp;Et c&rsquo;est aussi une vraie ville italienne de la Renaissance depuis la décision de François I<sup>er </sup>d&rsquo;en faire une ville de la soie, toute sa richesse a été construite&nbsp;sur les banquiers, les grands marchands, les soyeux, ceux qui savaient faire la soie à l&rsquo;époque et qui étaient des grandes familles italiennes et qui étaient déjà là. C&rsquo;est comme ça que Lyon a pris son essor.</p>



<p></p>



<p>Et puis, pour découvrir l&rsquo;Ouest lyonnais, je propose un des trucs les plus beaux à faire quand on a du temps: on va à Saint-Paul et on prend un train au hasard et on s&rsquo;arrête à Charbonnières. Si l&rsquo;Ouest lyonnais n&rsquo;a pas de transport en commun exprès pour ne pas déranger la bourgeoisie de l&rsquo;Ouest Lyonnais, il y a des petits trains qui vont à Saint-Romain-au-Mont-d’Or et c&rsquo;est vraiment magnifique</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous glissez aussi un itinéraire “Devenir maire”…</strong></h3>



<p>C’est un itinéraire plus particulièrement politique, pour sortir de l&rsquo;injonction catégorique “être touriste” quand on arrive quelque part pour une semaine. Puisque le livre est destiné aux gens qui ne connaissent pas forcément Lyon — comme aux Lyonnais —, c’est aussi de la vulgarisation. Je me suis mis en empathie avec le lecteur : que faire pour comprendre vraiment la ville de Lyon ? Je lui propose un itinéraire où on va à la bibliothèque de la Part-Dieu lire sur Lyon. Puis ensuite dans une association comme la <a href="https://www.lacimade.org/regions/auvergne-rhone-alpes/permanences/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Cimade </a>découvrir le monde associatif lyonnais ; puis à une assemblée d&rsquo;un conseil municipal pour voir ce qui se dit sur la ville. Et je finis en suggérant de traverser la ville par deux des grandes transversales de bus, très bien climatisés, tout neuf, très agréable. l&rsquo;été par exemple : un petit coup de TB11, on voit très bien Lyon, Ou le C14, un de nos plus beaux bus.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Et vous, finalement, où placeriez-vous le cœur de Lyon ?</strong></h3>



<p>Une des choses que j&rsquo;ai découvertes en relisant l&rsquo;histoire de Lyon, c&rsquo;est que le cœur de Lyon a beaucoup bougé dans le temps. Au départ, ce cœur de Lyon, c’était Fourvière — <em>forum vetus,</em> le vieux forum — qui s&rsquo;est littéralement affaissé quand la colline de Fourvière est tombée, sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean. Et le cœur du pouvoir de la ville est passé de Fourvière à Saint-Jean, au pouvoir de l&rsquo;évêché. Puis ensuite, il a migré de la cathédrale Saint-Jean au pouvoir bourgeois de Saint-Nizier — parce que les bourgeois allaient prier à Saint-Nizier, pas à Saint-Jean. Ils ont créé la première mairie à côté du musée de l’imprimerie ; mairie qui s&rsquo;est déplacée à l&rsquo;Hôtel de Ville du XVII<sup>e</sup> siècle qu&rsquo;on connaît aujourd&rsquo;hui, aux Terreaux. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1019" height="1024" data-id="7962" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-1019x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7962" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-1019x1024.jpeg 1019w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-768x771.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-1529x1536.jpeg 1529w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-860x864.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-1536x1543.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/IMG_3152-scaled.jpeg 1493w" sizes="auto, (max-width: 1019px) 100vw, 1019px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;Hôtel de Ville, très convoité en ce moment / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
</figure>



<p>Début XIX<sup>e</sup>, le cœur de Lyon est remonté un peu au nord, aux bas des terreaux, puisque c&rsquo;était là qu&rsquo;il y avait toutes les grandes familles de fabricants soyeux. On est passé d&rsquo;une fabrication de Saint-Georges à la Croix-Rousse au XIX<sup>e</sup> siècle avec le métier Jacquard ; puis on est passé d’un cœur de Lyon vivant à une industrie déportée vers l&rsquo;est. La Guillotière est devenue un des grands cœurs économiques de Lyon fin du XIX<sup>e </sup>siècle — c’est là qu&rsquo;a commencée la Commune, par exemple, en 1870. Et ensuite ce cœur de Lyon a continué à se promener vers l’Est. Il a toujours été d&rsquo;Ouest en Est, jusqu&rsquo;au grand cœur urbain d’aujourd’hui qu&rsquo;est la Part-Dieu où est le siège de la Métropole. C’est là que passe le plus de gens. </p>



<p>Et au sud, sur le polder créé par Perrache, il y a ce cœur qu’est Confluence, qui a pendant très très longtemps été une zone de production, de fret, de stockage… On disait “ceux d’au-delà de la voûte”, c&rsquo;était presque pas Lyon. Cette particularité de ce cœur de Lyon qui se déplace, c&rsquo;est aussi ce qui a fait ce livre, ce guide-roman : c&rsquo;était une manière de raconter Lyon en faisant sinuer ce centre. </p>



<p>Le centre de Paris n&rsquo;a pas changé : on a l&rsquo;île de la Cité. Paris, c&rsquo;est une cible, c’est un rond, il y a 20 arrondissements qui s&rsquo;enroulent autour de cette île. Mais Lyon, c&rsquo;est particulier. Son cœur bouge, pulse. Et cette particularité historique m&rsquo;a beaucoup aidé pour construire la dramaturgie de ce livre.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7955 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-683x1024.jpeg 683w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-200x300.jpeg 200w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-768x1151.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-1024x1536.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-1366x2048.jpeg 1366w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03-860x1289.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/CV-LYON_v2_03.jpeg 1418w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>François Beaune, <em>Lyon</em>, L’arbre qui marche (Collection “Premier Voyage”), 176 pages (4 heures de lecture), 13,90€</strong></p>
</div></div>



<p><em>«&nbsp;L’abus d’alcool est dangereux. Pour votre santé, consommez avec modération&nbsp;»</em></p>


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		<item>
		<title>Tony Estanguet (“Par amour du sport”) : « Il y a encore à faire pour développer la place du sport dans la société »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/03/06/tony-estanguet-sur-les-jo-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=tony-estanguet-sur-les-jo-2024</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 17:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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		<category><![CDATA[La Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques Paris 2024, Tony Estanguet a su mener sa barque en dépit des vents contraires. À la manière d’un roman d’apprentissage à la première personne du collectif, il raconte dans “Par amour du sport“ le long chemin de ses Jeux, sans rien enjoliver des faits ni se donner le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques Paris 2024, Tony Estanguet a su mener sa barque en dépit des vents contraires. À la manière d’un roman d’apprentissage à la première personne du collectif, il raconte dans</strong></em><strong><em> </em>“Par amour du sport“ </strong><em><strong>le long chemin de ses Jeux, sans rien enjoliver des faits ni se donner le beau rôle. Rencontre</strong>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ni autobiographie, ni auto-célébration, ni règlement de comptes,&nbsp; </strong><strong><em>Par amour du sport </em></strong><strong>est un ouvrage atypique d’une incroyable transparence sur votre mandat à la tête du COJOP qui donne l’étonnante impression que vous êtes le spectateur de cet événement auquel vous avez pris une part plus qu’active…</strong></h3>



<p><strong>Tony Estanguet</strong> : C&rsquo;est une nouvelle expérience pour moi : faire continuer à travers ce livre le rêve des Jeux de Paris 2024. Ça n&rsquo;était pas du tout anticipé ni préparé. Pendant les dix années que j&rsquo;ai vécues à la tête de ce projet, je ne me suis jamais dit que j&rsquo;allais écrire un livre sur toute cette aventure. Six mois après la fin des Jeux, je me suis rendu compte que ce serait intéressant de laisser une trace, de partager comment j&rsquo;ai vécu les choses. Parce que j’ai vécu des choses assez extraordinaires et je me retrouve tout à fait dans ce que vous venez de décrire.&nbsp;</p>



<p>L’idée était d&rsquo;essayer d&rsquo;être le plus exhaustif possible sur tout ce qui s&rsquo;est passé en amont des Jeux. Ce livre n&rsquo;est pas concentré sur ce qui s&rsquo;est passé pendant les Jeux — évidemment, j’en parle sur la fin —&nbsp; mais de raconter ce que les gens connaissent moins. Tout ce qu&rsquo;on a fait et qu&rsquo;il a fallu mettre en œuvre pour réussir ces Jeux. Depuis leur fin, je n&rsquo;arrête pas d&rsquo;être questionné sur comment ça s&rsquo;est passé, ce que j&rsquo;en garde comme souvenir, ce qui a été le plus difficile…&nbsp; J&rsquo;ai essayé de répondre à pas mal de ces questions, comme vous le disiez, de manière assez transparente.&nbsp;</p>



<p>Je ne voulais pas que ce soit une version angélique de l’organisation ; ça n&rsquo;a pas été un long fleuve tranquille. C’est un projet formidable qui a complètement changé ma vie et je reste forcément très attaché à ce que j&rsquo;ai vécu et très positif. Même si, alors que je pensais bien connaître les Jeux, j&rsquo;ai été surpris par la difficulté de la tâche et tout ce qui tout ce que ça représentait.</p>



<p>J’essaie donc de raconter toutes toutes les crises qu&rsquo;on a qu&rsquo;on a eu à gérer et ce que j&rsquo;en retiens. Pendant une dizaine d’années, je me suis obligé à laisser mes émotions de côté pour être vraiment mobilisé sur la mission d’organisation. Là, en me replongeant dans toute cette histoire, j&rsquo;ai fait l&rsquo;inverse en essayant d&rsquo;aller puiser dans toutes les émotions que j&rsquo;ai pu ressentir dans les différents moments pour rendre le récit plus intéressant.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Parce qu’avant même d&rsquo;entrer dans le dur de l&rsquo;organisation, il y a eu toute cette phase où vous accédez aux instances du CIO, où vous découvrez ce que vous ne supposiez sans doute pas…</strong></h3>



<p>Les gens ne le savent pas forcément, mais il y a presque eu trois projets différents dans toute cette aventure. Le premier a consisté à convaincre les acteurs de vouloir être candidats — parce que la France avait déjà candidaté à plusieurs reprises, ça avait rarement très bien fonctionné. Le premier défi était de convaincre la ville de Paris de déposer une candidature. La deuxième étape, c’était toute la phase de candidature : on était face à d&rsquo;autres pays, d&rsquo;autres villes et on a réussi à faire la différence — notamment à battre les Américains. Je parle beaucoup de ce match entre la France et les Américains, qui était assez stimulant, on va dire ! (sourire).&nbsp;</p>



<p>Et puis la troisième partie, c&rsquo;est l&rsquo;organisation des Jeux : une fois qu&rsquo;on a gagné la candidature, les sept années entre l&rsquo;obtention des Jeux en 2017 et l&rsquo;organisation 2024, Là, on est entré dans une nouvelle phase, avec de nouvelles responsabilités. La pression n&rsquo;a fait que monter progressivement avec, à chaque phase, leurs enjeux, leurs spécificités, leurs difficultés et des enseignements intéressants à partager.</p>



<p>Ça a été assez introspectif de me replonger dans toute cette histoire de Paris 2024. De me rendre compte à quel point ce que j&rsquo;ai vécu en tant que président des Jeux, j&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;impression de le vivre dans ma première vie d&rsquo;athlète. Quand vous êtes athlète, vous êtes forcé de vous dépasser, de résister à la pression, de rebondir après des difficultés, des échecs qui ne manquent pas. À la tête de Paris 2024, ça n&rsquo;a pas été non plus un long fleuve tranquille. On a eu beaucoup de polémiques, de critiques, de crises majeures, avec des enjeux financiers vraiment pas simples. C&rsquo;était vertigineux pour moi ; j&rsquo;avais un peu ce ressenti pas d’illégitimité, à me demander vraiment si j&rsquo;allais être capable de m&rsquo;en sortir.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Un syndrome de l’imposteur?</strong></h3>



<p>Oui, voilà. Forcément, ça avait été un gros défi pour moi de rebondir après la fin de ma carrière sportive : quel travail j&rsquo;allais pouvoir trouver après avoir fait 20 ans de canoë dans ma vie ? Quand on me l’a proposé, je n’ai pas hésité longtemps :&nbsp;on n’allait peut-être jamais me proposer quelque chose d&rsquo;aussi important. Ça a été quand même assez vertigineux pour moi de me lancer dans ce défi-là. Si j&rsquo;ai réussi à développer toutes ces compétences dans un laps temps assez réduit, c&rsquo;est aussi parce que je me suis appuyé sur celles que j&rsquo;avais développées en tant que en tant qu’athlète.&nbsp;</p>



<p>Tous les jours, j’ai fait des choses que je n&rsquo;avais jamais faites avant dans ma vie. J&rsquo;ai eu cette chance aussi de rencontrer des gens qui m&rsquo;ont aidé à grandir, à me transformer. Ce livre rend hommage à ces gens à qui je dois énormément : ils m’ont soit tendu la main, soit prodigué de bons conseils pour réussir à prendre les bonnes décisions.</p>


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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il faut en effet avoir le sens de l&rsquo;adaptation mais aussi le sens de la délégation : d’une poignée au départ, vous serez plusieurs milliers à l’arrivée. Il vous a fallu trouver les personnes idoines pour gérer chaque compartiment de ce paquebot que deviennent les Jeux…</strong></h3>



<p>Assez vite, j&rsquo;ai compris que je n&rsquo;étais pas l&rsquo;expert et que la réussite passerait par ma capacité à m&rsquo;entourer des bonnes personnes et à les laisser développer leur expertise, voire protéger leur capacité à travailler. Je devais faire le paravent et faire en sorte qu’on laisse les experts travaille. Même si on est dans un pays où tout le monde a un avis sur tout et on est plutôt bon pour essayer de regarder très finement tout ce qui ne va pas, il faut aussi qu&rsquo;il y ait des gens qui travaillent pour faire ce qu&rsquo;ils savent faire.</p>



<p>On est quand même dans un pays formidable : il y a des experts, de grands athlètes mais aussi de grands artistes, de grands professionnels de l&rsquo;organisation ; on a une administration publique que j&rsquo;ai vue à l&rsquo;oeuvre et qui a soulevé des montagnes. On a su créer ce partenariat entre la société civile, les grandes entreprises, les administrations publiques, j’en ai été le témoin. Mon rôle était de coordonner l&rsquo;implication des uns et des autres, pas de “faire” — parce que je n&rsquo;avais pas l&rsquo;expertise pour faire — mais de m&rsquo;assurer que chaque acteur ayant un rôle important à jouer le joue et ne s&rsquo;immisce pas dans des prérogatives qui n&rsquo;étaient pas les siennes. Qu’il ait suffisamment d&rsquo;informations pour mener à terme leur mission et reste concentré dessus.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Mon rôle était de coordonner l&rsquo;implication des uns et des autres, pas de “faire”</p><cite>Tony Estanguet</cite></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Cela peut sembler anecdotique mais vous n&rsquo;aviez pas de bureau : vous étiez en open space avec les autres. Symboliquement, au point de vue hiérarchique, c&rsquo;est très important…</strong></h3>



<p>Je crois que ça fait un peu partout maintenant dans les entreprises ; peut-être un petit peu moins il y a une dizaine d’années. En tous les cas, on a dû casser les habitudes de certains directeurs qui arrivaient et ne comprenaient pas pourquoi il n&rsquo;y avait pas leur bureau avec leurs équipes autour d’eux. On a vraiment essayé d&rsquo;installer cette mixité très importante au sein des équipes de Paris 2024. La spécificité des grands événements sportifs, c&rsquo;est qu’on est tous dépendants les uns des autres. Toutes les directions reposent sur la fragilité potentielle de l’une d’entre elles : il suffit qu&rsquo;une qui soit en difficulté quelque part pour que cela mette à l&rsquo;arrêt toute l’organisation. Ça bloque la machine et on ne parle plus que de ça.&nbsp;</p>



<p>On a très vite compris que, dans notre environnement, le moindre couac prendrait le dessus sur toutes les autres réussites. Et que les directions n&rsquo;avaient pas tellement intérêt à avancer dans leur coin pour développer leurs sujets, mais qu&rsquo;il fallait qu&rsquo;on garde cet esprit très collectif pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;on avance tous à la même vitesse. L&rsquo;open space c&rsquo;est anecdotique par rapport à l&rsquo;ensemble de la gouvernance, mais ça dit quand même qu&rsquo;on a mis en place une méthode de travail pensée pour faciliter les échanges, la nécessité d’adaptation. Pendant ces sept années à l&rsquo;organisation des Jeux, on était en permanence obligés de changer un peu nos habitudes et construire en fonction du contexte.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez évoqué des polémiques ; il y a eu aussi le Covid, la question de la sécurité au moment des attentats, la billetterie… Vous avez été également un peu malmené par les fédérations de karaté, de basket, de surf. Certaines crises ont pu être anticipées mais pas toutes — comme la dissolution. Comment fait-on pour surmonter ces situations et instiller de la sérénité aux équipes autour de soi ?</strong></h3>



<p>C’est la question qui revenait le plus dans tous les témoignages qui me remontaient après les Jeux — ou même sur la dernière ligne droite durant les deux dernières années. Les gens se demandaient comment on faisait pour garder le cap et ne pas baisser pas les bras face à autant de défiance et de pessimisme sur les chances de réussite de ce projet. C&rsquo;était un peu: «&nbsp;<em>courage, fuyons ; il faut fuir la capitale, ça va être un tel échec qu&rsquo;il vaut mieux être le plus loin possible.&nbsp;</em>» Quelque part, on s’était habitués à ça. Moi, j&rsquo;étais dans ma mission commando, programmé dans ma tête jusqu&rsquo;au 8 septembre 2024 : il fallait tenir bon jusqu&rsquo;à la fin des Jeux paralympiques, quoi qu&rsquo;il advienne — c’était le leitmotiv de notre état d&rsquo;esprit.&nbsp;</p>



<p>Je raconte dans ce livre tous ces passages de critiques et de polémiques. Comment elles m&rsquo;ont affecté, notamment la première autour du karaté, qui pour moi était assez dure parce que c&rsquo;était la communauté sportive qui m&rsquo;attaquait sur mes valeurs sportives. Je n&rsquo;avais pas forcément anticipé ça : je m&rsquo;étais préparé à ce que la rivalité avec des acteurs politiques ou économiques soient plus forte qu&rsquo;avec des acteurs du monde du sport. Donc pour moi, ça a été assez difficile à traverser.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Parade" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/u_5E2uiVAHA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Je raconte aussi des polémiques qui ont affecté aussi mes proches, et eu aussi un impact difficile à vivre pour moi : on m&rsquo;avait un peu prévenu, j&rsquo;avais discuté avec mes prédécesseurs des derniers jeux ; je savais j&rsquo;allais être la cible de critique et d’attaque. Mais quand ça commence à toucher aussi l&rsquo;environnement proche, là c&rsquo;est assez difficile à gérer. Je le raconte parce que je ne voulais pas éluder cette partie-là, même si globalement ça s&rsquo;est très bien passé et qu’on a su garder un noyau dur de gens qui y croyaient — à qui je rends hommage.</p>



<p>Du début à la fin, il y a quand même eu dans ce pays des gens qui croyaient au succès des Jeux. Qu’ils soient spectateurs, membres de fédérations, acteurs politiques ou entreprises, il y a toujours eu des indicateurs qui nous faisaient croire que ça marcherait. Il y avait un décalage immense entre ce qu&rsquo;on pouvait entendre dans les médias, alimenté aussi par les anti-JO — il faut les respecter, ils ont droit de ne pas être pour les Jeux — ; et une partie de la population qui restait silencieuse mais qui croyait au succès. On avait des indicateurs sur le fait que le projet se développait bien : les infrastructures étaient dans les temps. Au niveau budgétaire, ça a été difficile jusqu&rsquo;au bout, mais on pensait vraiment qu&rsquo;on serait capable d&rsquo;équilibrer le budget et ainsi de suite…&nbsp;</p>



<p>Vous évoquiez la billetterie : bon, il y a eu une énorme polémique dans les médias. La réalité, c&rsquo;est que le CIO nous disait : «<em>&nbsp;on n&rsquo;a jamais vendu autant de places, ne vous inquiétez pas trop parce que ce que vous faites c&rsquo;est très bien et a priori vous allez sûrement battre un record du nombre de spectateurs</em>&nbsp;» Ce qui a été le cas, mais bon, quand on regardait dans les médias ou les forums, on en prenait vraiment pour notre grade ! Donc dans ces moments là, il faut se concentrer sur ses points forts, essayer de prendre du recul par rapport au on-dit et trouver des indicateurs les plus rationnels et objectifs possibles pour continuer à piloter le projet.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez parlé de vos prédécesseurs. Dans quelles mesures l’échange que vous avez eu avec Sebastian Coe (le patron de Londres 2012) a-t-il été utile pour vous préparer à ce qui vous attendait ??</strong></h3>



<p>Franchement, je le remercie beaucoup parce que pour nous, nous comparer à Londres, c&rsquo;était quand même une évidence : ces Jeux avaient été une réussite, avec des villes un peu comparables ; on avait forcément envie de s&rsquo;inspirer, de s&rsquo;appuyer sur les enseignements de Londres 2012. Et leurs équipes ont vraiment été exemplaires : elles sont venues à Paris et ont partagé avec les nôtres. Chacun des directeurs pouvait, avec son homologue, essayer de comprendre les difficultés, les réussites de l’époque. Ça a été une base de données très utile.</p>



<p>Ce qui était drôle, c’est qu’ils avaient beau nous prévenir de ce qu&rsquo;on allait vivre — «&nbsp;<em>attention, là, 10 mètres devant il y a un trou ne tombez pas dedans&nbsp;</em>» — on partait tout droit et on tombait dedans. Et ils nous disaient : «&nbsp;<em>le prochain trou est 50 mètres plus loin, un peu sur la droite, faites attention&nbsp;</em>»… C&rsquo;est quand même assez fou : de Jeux en Jeux, c&rsquo;est toujours un peu les mêmes tendances qui se dégagent.</p>



<p>La première, c’est une indifférence totale : en 2017, les gens disent «<em> mais 2024, c&rsquo;est loin, franchement, ça ne m&rsquo;intéresse pas.</em> » Quoi que vous disiez ou fassiez pour essayer de rendre le projet séduisant, attractif, ça n&rsquo;intéresse personne. Puis tout d&rsquo;un coup, ça les intéresse beaucoup et ils se disent «<em> Tiens, c&rsquo;est vrai que ça arrive</em>.<em> En fait, ça m&rsquo;intéresse. J&rsquo;aimerais bien avoir un site de compétition chez moi</em>. <em>Je veux faire partie de cette aventure, de cette gouvernance et jouer un rôle</em>. » Vient ensuite le temps des critiques, qui dure assez longtemps celui-là. On nous avait prévenu qu&rsquo;il serait long et qu&rsquo;il monterait en puissance jusqu&rsquo;aux Jeux.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>On espérait que comme pour Londres, ça finirait bien, même s&rsquo;il fallait traverser des tempêtes avant d&rsquo;y arriver.</p><cite>Tony Estanguet</cite></blockquote></figure>



<p>Et puis cette magie olympique fait son effet. Ils nous l’avaient dit : «<em>&nbsp;ça a été très très dur pour nous la dernière année, mais après la cérémonie d&rsquo;ouverture, on a eu l&rsquo;impression d&rsquo;avoir un pays différent</em>.&nbsp;» Nous aussi. «&nbsp;<em>Ensuite, ceux qui avaient beaucoup critiqué, normalement, vous diront</em> : “finalement, on s&rsquo;est trompé parce que c&rsquo;était très beau“&nbsp;» On est passé par les mêmes phases, avec des différences quand même, mais globalement c&rsquo;était intéressant pour nous parce que ça nous permettait de nous préparer mentalement à ce qu&rsquo;on allait affronter. Ça nous a aidés à tenir bon parce qu&rsquo;on espérait que comme pour Londres, ça finirait bien, même s&rsquo;il fallait traverser des tempêtes avant d&rsquo;y arriver.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez sans doute déjà été sollicité par vos successeurs pour les Jeux d’été ou d’hiver afin de partager à votre tour votre expérience…</strong></h3>



<p>Oui, j&rsquo;ai été très sollicité par Los Angeles notamment, puisque c’est les prochains Jeux. Forts de l&rsquo;expérience qu&rsquo;on a vécue, on a joué le jeu et on s&rsquo;est rendu disponibles toute l&rsquo;année dernière pour aller sur place, pour les accueillir et échanger autant que possible sur tout ce qu&rsquo;on retenait de cette aventure. On espère qu&rsquo;ils auront eux aussi une belle réussite à la fin. C&rsquo;est notre intérêt que les jeux réussissent d’édition en édition : il y a peu d&rsquo;événements qui ont cette capacité à fédérer, à réunir, à avoir ce message d&rsquo;optimisme, d&rsquo;émotions fortes.</p>



<p>On souhaite vraiment que Los Angeles réussisse en 2028 et de la même manière pour 2030, bien évidemment. Peut-être encore un peu plus parce qu&rsquo;il y a beaucoup de gens investis sur 2024 qui travaillent aujourd&rsquo;hui sur 2030. J’échange régulièrement avec Edgar Grospiron, le président de ce Comité d’organisation. On leur souhaite de vivre leur aventure. C&rsquo;est important aussi que je disparaisse un peu des radars, parce que j&rsquo;incarne trop 2024 et il faut que 2030 trouve sa place et sa voie. En revanche, on se tient complètement disponibles pour essayer de les accompagner quand ils ont des questions.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Au-delà des aspects difficiles à surmonter, vous avez vécu des moments d’émotions ou plus légers. Tel celui de la découverte de la vasque olympique à Nantes qui marchait tellement bien que les pompiers ont débarqué pensant à un incendie…</strong></h3>



<p>Oui, tout à fait. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;était assez stressant sur le moment parce que c&rsquo;était un premier test grandeur nature de cet objet très important. On avait mis la vasque dans un coin bien reculé de la banlieue nantaise, dans un entrepôt où il n’y avait vraiment personne — pour être sûr de pouvoir faire nos tests en toute confidentialité… Jusqu&rsquo;au moment où les pompiers débarquent avec les sirènes. Donc moi, je me planque pour que les gens ne puissent pas me reconnaître ; on les rassure en leur disant que c&rsquo;est des tests pour un spectacle.&nbsp; Ils repartent mais on se dit que si les pompiers ont cru que c&rsquo;était du feu, c&rsquo;est plutôt bon signe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Louvre et la Vasque" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/g9W_Zd8bXQg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>La spécificité de cette vasque, c’est que ce n’était pas une vraie flamme mais une vasque électrique avec de la vapeur d&rsquo;eau qu’on voulait la plus vraie possible. Il fallait un symbole de cette ambition de transition carbone, avec une réduction de moitié des émissions carbone des Jeux. C’était chouette que la vaque ne soit pas alimentée par du gaz pendant toute la durée des Jeux. Il y a plein d&rsquo;anecdotes comme ça qui ont fait que cette créativité et cette audace ont été régulièrement récompensées. Dans le livre, je mets en avant les artistes, les ingénieurs et les gens qui ont eu cette expertise et ce talent pour penser des choses différemment.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La barre est haut pour Los Angeles…</strong></h3>



<p>J’espère qu&rsquo;on va leur mettre la pression (sourire) mais je sais qu&rsquo;ils ont aussi des ressources et, à mon avis, ils feront aussi de très beaux Jeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Lorsque vous avez mis un terme à votre carrière sportive, vous étiez au sommet de votre discipline avec vos trois médailles d’or. Vous avez achevé les jeux au sommet également ; comment vous voyez-vous poursuivre à présent ?</strong></h3>



<p>La question de l’après n&rsquo;est pas évidente. Je suis effectivement déjà passé par cette transition une première fois dans ma vie. Après avoir fait une carrière assez longue de sportif de haut niveau, j&rsquo;étais plutôt très inquiet à ce moment-là — et en même temps très curieux de savoir de ce que j&rsquo;allais être capable de devenir. J&rsquo;avais aussi envie de me prouver que j&rsquo;étais capable de faire autre chose que du canoë, avec cette idée que c&rsquo;est très difficile pour un sportif de haut niveau de se reconvertir et de retrouver des projets aussi excitants que la compétition. J&rsquo;ai été servi. Ce que j&rsquo;ai vécu, c&rsquo;était peut-être encore plus fort que ma vie d&rsquo;athlète. J&rsquo;ai vécu vraiment une décennie absolument folle.&nbsp;</p>



<p>Là, pour la première fois, je me suis toléré une vraie pause pour essayer de digérer ces deux premières vies d&rsquo;athlète et d&rsquo;organisateur des Jeux qui se sont enchaînées. Appuyer un peu sur le frein pour raconter cette histoire, me régénérer, retrouver aussi ma vie qui m&rsquo;avait un peu échappé pendant ces aventures-là. Et me rendre compte que, finalement, j&rsquo;aimais toujours la même chose : retrouver mon Béarn, mes proches… Cette vie assez simple, dans laquelle je me sens le mieux.</p>



<p>Maintenant, je vais me lancer dans la suite avec beaucoup d’envie et un peu moins d’inquiétude. J&rsquo;essaie de rester optimiste parce que la vie nous réserve plein de surprises et ça va être à moi de saisir des opportunités, de me les construire, de les préparer — probablement dans le sport parce que c&rsquo;est là qu&rsquo;on me sent le plus légitime. On a besoin dans nos vies de trouver ce juste équilibre entre la passion et le sens. Et, encore une fois, un rôle utile. Même si dans le sport, on a démontré beaucoup de choses, on n&rsquo;est pas allé au bout de l&rsquo;aventure. Il y a encore à faire pour développer la place du sport dans la société. C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai envie de faire dans les années qui viennent.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Et toujours au CIO ?</strong></h3>



<p>Toujours au CIO ! J&rsquo;ai eu cette opportunité de redevenir membre du CIO pour accompagner des villes ou des pays qui organisent les Jeux. Je travaille là-dessus et je trouve ça très intéressant.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="660" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-660x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7932 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-660x1024.jpg 660w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-193x300.jpg 193w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-768x1192.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-990x1536.jpg 990w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-1319x2048.jpg 1319w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532-860x1335.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/9782702193532.jpg 1400w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Tony Estanguet, <em>Par amour du sport</em>, Calmann Lémy, 352 p. (8h de lecture) 20,90€</strong></p>
</div></div>


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		<title>Düsseldorf, ville de culture(s)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 21:57:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Foisonnante d’opportunités culturelles, de rendez-vous gastronomiques et festifs, de balades patrimoniales ou le long du Rhin, de parcs comme de quartiers pittoresques, Düsseldorf est une destination toute désignée pour un city break. Voire davantage si affinités… Düsseldorf, de Heine à Kraftwerk En Allemagne, le fédéralisme n’est pas un vain mot. Prenez le Land de Rhénanie-du-Nord—Westaphalie [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Foisonnante d’opportunités culturelles, de rendez-vous gastronomiques et festifs, de balades patrimoniales ou le long du Rhin, de parcs comme de quartiers pittoresques, Düsseldorf est une destination toute désignée pour un city break. Voire davantage si affinités…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Düsseldorf, de Heine à Kraftwerk</strong></h2>



<p>En Allemagne, le fédéralisme n’est pas un vain mot. Prenez le Land de Rhénanie-du-Nord—Westaphalie : si Cologne en est la ville la plus peuplée, elle n’en est pas pour autant la capitale puisque c’est à sa grande voisine Düsseldorf que cet honneur échoit. Mais qu’on ne s’y trompe pas : les dimensions plus réduites de Düsseldorf ne l’empêchent pas d’être l’une des premières places financières du pays. Et son quartier des banques a d’ailleurs un petit air de Gotham City.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="726" data-id="7251" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-1024x726.jpeg" alt="" class="wp-image-7251" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-1024x726.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-300x213.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-768x545.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-1536x1090.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-2048x1453.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_103006094_HDR2-860x610.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pas mal, non ? C&rsquo;est allemand / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>Düsseldorf est aussi une cité où la culture, dans sa plus large acception, a toujours su s’épanouir. Ville de naissance du poète Heinrich Heine — auteur de l’immortel <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0Lz_diHetBI"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Die Lorelei</strong></em></a>, enseigné à des générations de germanistes —, capitale de la mode, elle possède aussi plusieurs théâtres, un opéra (le <strong>Deutsche Oper am Rhein, </strong>commun avec Duisburg) et une majestueuse salle de concert, la <strong>Tonhalle</strong>, aux faux-airs d’Albert Hall avec sa forme de rotonde et son dôme. On pourrait aussi disserter pendant des heures sur son urbanisme contemporain et ses innovations ou audaces architecturales : des plus récentes comme le renouveau de l’extrémité de <strong>Kö-Bogen</strong> — l’équivalent des Champs-Élysées pour Düsseldorf — confié à Daniel Libeskind et à Christoph Ingenhoven.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7244" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7244" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-1536x1138.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091520586_HDR2-860x637.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="759" height="1024" data-id="7242" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-759x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7242" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-759x1024.jpeg 759w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-222x300.jpeg 222w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-768x1036.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-1139x1536.jpeg 1139w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-1519x2048.jpeg 1519w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-860x1160.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-1536x2071.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_091100638_HDR2-scaled.jpeg 1898w" sizes="auto, (max-width: 759px) 100vw, 759px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7233" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7233" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251017_161041050_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Ou le <strong>Medienhafen</strong> (le quartier des médias, avec ses bâtiments signés Frank Gehry, David Chipperfield etc.) aux premières constructions des années 1960 ayant permis à des architectes du cru tels que Paul Schneider-Esleben de se forger une réputation.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7306" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7306" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151612007_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7256" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7256" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_113334351_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="778" data-id="7259" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-1024x778.jpeg" alt="" class="wp-image-7259" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-1024x778.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-300x228.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-768x583.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-1536x1167.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-2048x1556.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-860x653.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h4 class="wp-block-heading has-small-font-size">Ohm Sweet Ohm</h4>



<p>D’ailleurs, c’est parce que ce dernier était un architecte à succès que son fils eut suffisamment d’argent de poche pour s’acheter l’un des premiers synthétiseurs. Grâce à cet instrument et aux sons insolites qu’il en a tirés, le jeune Florian Schneider a contribué à la naissance de la musique électronique avec son groupe. Leur nom ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.youtube.com/@Kraftwerk/videos">Kraftwerk</a>. L’histoire de Paul Schneider-Esleben avec la musique ne s’arrête pas là, puisqu’il est aussi à l’origine de l’aéroport de Cologne où un certain Brian Eno, alors en transit, eut l’idée de composer <a href="https://www.youtube.com/watch?v=LKZ3fGR2SDY"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Music for Airport</strong></em></a><strong>.</strong></p>



<p>Quelques années plus tard, c’est une autre superstar allemande, Campino, et son groupe Die Toten Hosen qui émergeront de Düsseldorf dans la mouvance post-punk avec leur premier album <em><strong>Opel-Gang</strong></em><strong> </strong>(1983) contenant deux titres emblématiques : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=l5PQ8Mp9mwI"><em><strong>Modestadt Düsseldorf</strong></em></a>&nbsp;rappelant de manière caustique que la ville est une capitale de la mode ainsi que l’obsédante litanie <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MIK4dGDq3f8"><em><strong>Bis zum bitteren Ende</strong></em></a><strong>.</strong> Toujours actifs, ils demeurent des références.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DIE TOTEN HOSEN - Modestadt Düsseldorf" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/l5PQ8Mp9mwI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-center"><br><strong><sub>*</sub><sup>*</sup><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Düsseldorf l’insolite&nbsp;</strong></h2>



<p>Lorsqu’il se promène dans une ville étrangère, le visiteur a toujours tendance chercher des points de comparaison ou de différence avec ses repères. À Düsseldorf, il pourra ainsi se montrer surpris par les feux tricolores pour piétons (passant à l’orange comme en Suisse pour signifier de se presser). Ou admiratif devant une boîtes à livres transparente dotée de panneaux de verre coulissants, installée le long du Rhin. Non seulement les usagers y ajoutent CD, DVD mais ils rangent son contenu au passage avec un civisme admirable — un exemple à suivre ?</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1520" height="2026" data-id="7348" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited.jpeg" alt="" class="wp-image-7348" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited.jpeg 1520w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_173208960-edited-860x1146.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1520px) 100vw, 1520px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="7261" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7261" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_120756122_HDR2-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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<p>Plus étonnant encore est le cas de l’<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.apollo-variete.com"><strong>Apollo</strong></a>, un cabaret à la salle d’un rouge éclatant que l’on trouve sur les bords du fleuve mais, surtout, <em>sous </em>le Rheinkniebrücke, le pont à six voies enjambant le Rhin. L’emplacement s’avère singulier pour cet établissement de prestige ouvert par une famille de forains très connue pour ses cirques en Allemagne, les Roncalli. Aux âmes sensibles qui pourraient redouter que les environs soient mal famés la nuit, le directeur des lieux décoche un large sourire : «&nbsp;<em>Comme l’Apollo est placé juste entre le Parlement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et le siège de la Chancellerie, le site compte tellement de policiers qu’il y n’y a pas de quoi s’inquiéter&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-8 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7254" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7254" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112458847_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="7252" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7252" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1050324932-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Little Tokyo</mark></strong></h3>



<p>Mais cela n’égale pas en singularité le quartier japonais de Düsseldorf, Little Tokyo. Plutôt que de quartier, il faudrait d’ailleurs parler d’avenue : Immermannstraße, où sur toute la longueur on retrouve des échoppes nipponnes. Il s’agit là de la partie commerçante et visible car la grande majorité des quelque 8000 Japonais de Düsseldorf réside dans les quartiers d’Oberkassel et Niederkassel — où ont été bâtis une école japonaise et un temple bouddhiste.&nbsp;</p>



<p>Cette diaspora, relativement ancienne, date des années 1950 et la réindustrialisation de l’Archipel : proche de la Ruhr, Düsseldorf est apparu comme idéal pour l’approvisionnement en minerai. De fil en aiguille, des entreprises nippones se sont installées, et donc leurs employés, puis leur familles, pour des missions de plus en plus longues. Certaines sont parties, d’autres ont fait souche.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-9 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="7326" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7326" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-1536x1536.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited-860x860.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_182624143_HDR2-edited.jpeg 1577w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tous les chemins mènent à インマーマン通り/ Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>Immermannstraße ne ressemble pas aux “Chinatowns” des grandes villes : une fusion s’opère entre les deux cultures, tant est si bien que l’on aurait peine à croire que l’on est totalement en Asie. Mais l’on y retrouve tout ce qui rend l’expérience d’immersion concluante — à commencer par des panneaux de signalisation bilingues !</p>



<h4 class="wp-block-heading has-small-font-size"><strong>On y mange…</strong></h4>



<p>Outre les nombreux restaurants (on reviendra sur l’un d’entre eux), il faut goûter la <em>fingerfood</em> et notamment les daifukus — des mochis fourrés à une onctueuse crème de thé macha, à la pâte d’azuki (haricot rouge) entre autres parfums — confectionnés par<a href="https://www.instagram.com/aikosmochi3/?hl=de"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Aiko’s Mochi<sup>3</sup></strong></a>. La boutique vaut autant pour ses produits que pour sa déco aux tons pastel, avec de petits animaux trop kawaï représentés dans un Düsseldorf stylisé. Autre adresse,<a href="https://www.instagram.com/bing_go_dusseldorf/?hl=fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Bing Go</strong></a> et ses curieuses gaufres en forme de poisson, garnies d’une farce sucrée ou salée. On a testé curry pour jouer la cuisine fusion jusqu’au bout : plutôt convaincant, même si cela à tendance à couler le long des doigts…&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-10 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="7236" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7236" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-1536x1536.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-2048x2048.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1708530972-860x860.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="7239" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7239" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-1536x1537.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-2048x2048.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_1738496132-860x860.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h4 class="wp-block-heading has-small-font-size"><strong>On y lit aussi&nbsp;</strong></h4>



<p>Enfin, pour les férus de culture manga mais aussi les amateurs de papèterie authentiquement japonaise (Kokuyo&nbsp;Campus), le passage dans la plus ancienne librairie nippone de la ville s’impose : <a href="https://www.takagi-books.de/wordpress"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Tagaki</strong></a>. Ouverte il y a plus d’un demi-siècle pour fournir en cahiers et livres les écoliers, la boutique s’est diversifiée et est devenue une référence au point que sa réputation dépasse largement les frontières de la ville.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7235" style="width:481px;height:auto" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_170507940_HDR2-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Düsseldorf la ville d’art&nbsp;</strong></h2>



<p><em>Pour qui aime l’art dans sa diversité, Düsseldorf possède de solides arguments et offre de splendides institutions muséales. Gros plan sur deux d’entre eux.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Museum Kunstpalast</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-11 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7296" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7296" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_124853173_HDR-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aux marches du palais / Photos : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>L’édifice est à la hauteur de son nom : «&nbsp;Musée du palais des arts&nbsp;». Depuis plus d’un siècle, ce monument&nbsp;faisant face à la Tonhalle est l’un des plus imposants musées au monde. Par la majesté de son architecture et le prestige de ses gigantesques collections — dont seules 800 pièces sont exposées à travers 49 salles au fil de son parcours chronologique. La quantité de chefs-d’œuvres donne le tournis ; à peine franchit-on l’entrée que l&rsquo;on admire trois gravures sur bois de Dürer voisinant avec la fameuse<strong> </strong><em><strong>Vera Ikon</strong></em> de Claude Mellan (1649).</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-12 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1899" data-id="7329" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-scaled.jpeg" alt="" class="wp-image-7329" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-scaled.jpeg 2560w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-768x570.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-2048x1519.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_122838990_HDR2-edited-1-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au loin au centre, la Tonhalle / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
</figure>



<p>Plus loin, des décompositions photographiques de Muybridge font face à l’extraordinaire <em><strong>Questions non résolues (Ungelöste Fragen)</strong></em> d’Emil Schwabe, au réalisme troublant. Et puis Rodin, Kandinsky… Sans oublier cet acquisition récente, <em><strong>Earth Cloth</strong></em> de El Anatsui (2003) faite en capsules de bouteilles métalliques et qui ressemble à un tissu lamé extrait d’une toile de Klimt, ni cette<strong><em> </em></strong><em><strong>Mona Lisa</strong></em><strong><em> </em></strong>incongrue en ces lieux — cette copie est l’œuvre de Moritz Röbbeke. Comme le Louvre, il faut des heures pour espérer non venir à bout, mais apprivoiser une partie du Kunstpalast.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Exposition en cours : <a href="http://www.kunstpalast.de/en/event/kunstlerinnen/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em>Femmes artistes ! De Monjé à Münter</em></a> (jusqu’au 1<sup>er</sup> février 2026)</strong><br>En entreprenant cet exposition, le <a href="http://www.kunstpalast.de/en/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Kunstpalast</strong></a> a relevé à un immense défi historico-socio-artistique. Car il ne s’agissait pas seulement de réunir des œuvres d’artistes femmes ayant exercé leurs talents entre 1819 et 1919 à Düsseldorf ; il fallait aussi en identifier, en redécouvrir, en désinvisibiliser… Un travail de fond dont l’exposition ne peut rendre compte : l’accrochage correspond à la partie émergée de l’iceberg lorsque l’on découvre la liste des noms exhumés de l’oubli.<br><br>Mais il convient d’expliciter le choix des bornes temporelles retenues : après l’annexion de Düsseldorf à la Prusse, le très rétrograde Wilhelm Schadow prend en 1819 la tête de l’académie des beaux-arts. Et décide d’exclure les femmes enseignantes et élèves. Celles-ci n’ont plus d’autre solution que de se tourner vers des cours privés à tarifs prohibitifs et d’espérer, une fois leur métier appris, que leur époux consentira à les laisser poursuivre. La situation va perdurer jusqu’à l’issue de la Première Guerre mondiale, où l’ébauche d’un changement va s’opérer.&nbsp;<br><br>Durant ce siècle tourmenté, les femmes vont devoir user de trajectoires obliques afin, non de s’imposer, mais de résister voire seulement d’exister. Ce florilège de créatrices nous révèle des personnalités artistiques têtues ou des destins déchirants — comme cet autoportrait d’Adeline Jaeger (1837) après son mariage laconiquement annoté “Adieu la peinture”. Bien que plus portée sur les paysages, Marie Wiegmann réalise quant à elle le portrait d’un critique d’art de son temps, Carl Schnaase, afin d’avoir une des toiles à la Galerie nationale de Berlin. <br><br><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="400" height="283" class="wp-image-7333" style="width: 400px;" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum.jpeg" alt="Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum.jpeg 2500w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-300x212.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-1024x724.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-768x543.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-1536x1086.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-2048x1448.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Elisabeth-Jerichau-Baumann-Italienische-Osteria-o.J.-Oel-auf-Leinwand-Nationalmuseum-Stockholm-Schenkung-1888-General-J.W.-Johnson-Foto-Anna-Danielsson-Nationalmuseum-860x608.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /> <img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="399" class="wp-image-7331" style="width: 300px;" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-scaled.jpeg" alt="Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-scaled.jpeg 1927w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-226x300.jpeg 226w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-771x1024.jpeg 771w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-768x1021.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-1156x1536.jpeg 1156w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-1541x2048.jpeg 1541w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-860x1143.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/Mathilde-Dietrichson-Selbstportraet-1865-Oel-auf-Leinwand-496x372-cm-Oslo-Museum-Foto-Rune-Aakvik-Oslo-Museum-1536x2041.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br>Elisabeth Jerichau-Baumann sera plus chanceuse : elle aura pour conjoint un sculpteur danois qu’elle suivra dans son pays, adaptant sa palette à l’austérité scandinave et multipliant les styles comme les audaces. On pourrait encore citer Mathilde Ditriechson dont le visage a été choisi comme emblème de l’exposition — son regard apparemment candide est démenti par sa coupe de cheveux courts au vent, authentique revendication contre la domination patriarcale — mais aussi Emmy Liscke, rappelant les impressionnistes ou encore Marga Klinckenberg, dont le travail graphique préfigure la mouvance de l’Art déco. Passionnant et édifiant.<br><br><span style="text-decoration: underline;">Œuvres reproduites ci-dessus</span> : à gauche : Elisabeth Jerichau-Baumann, <em>Osteria italienne</em>, non daté, huile sur toile de lin, 122 x 172 cm, Nationalmuseum Stockholm, Schenkung 1888 General J.W. Johnson, Foto: Anna Danielsson/Nationalmuseum ; à droite, <em>Autoportrait </em>de Mathilde Dietrichson, 1865, huile sur toile lin, 49,6x37,2 cm, Oslo Museum Photo © Rune Aakvik Oslo Museum.</pre>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><a href="http://www.kunstpalast.de/en/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Kunstpalast</strong></a><strong> &#8211; 4/5 Ehrenhof &#8211; 40479 Düsseldorf &#8211; De 0 à 12€</strong></p>
</div></div>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Museum K20</mark></strong></h3>



<p>Le <a href="http://www.kunstsammlung.de/en/museum/K20/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>K20</strong></a>, qui abrite la collection d’art du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen), doit sa création en 1961 à l’acquisition l’année précédente par ledit Land d’un lot de 88 œuvres du peintre Paul Klee. Il s’agissait alors de réparer l’injustice faite à l’artiste, jadis professeur à l&rsquo;Académie des beaux-arts de Düsseldorf mais limogé à lors de l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933. À partir de cet ensemble, et grâce à l’action de Werner Schmalenbach — directeur-fondateur de l’institution — une collection fut constituée, financée par des fonds publics et des dons privés, qui devint Musée d’art moderne. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-13 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7245" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7245" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_092645066_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le K20…</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="674" data-id="7246" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-1024x674.jpeg" alt="" class="wp-image-7246" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-1024x674.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-300x197.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-768x505.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-1536x1011.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-2048x1348.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_093219755_HDR2-860x566.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">et la Kunsthalle Düsseldorf qui lui fait face / Photos : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>En 1986, elle s’installa dans un bâtiment dont la forme évoque un piano de concert, que l’on doit à l’architecte Arne Jacobsen — le K21 viendra le compléter Ständehausstraße en 2002, principalement dédié à l’art du XXI<sup>e</sup> siècle. À noter : juste en face du K20 se dresse un autre centre d’art, la <strong>Kunsthalle Düsseldorf</strong>. Il suffit de traverser la Grabbeplatz pour y accéder.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Exposition en cours : <em>Queer Modernism de 1900 à 1950</em> (jusqu’au 15 février 2026)</strong><br>Si l’exposition permanente consacre toujours une belle part à Klee, on admirera aussi des œuvres de Chirico, Duchamp (son étude pour<em><strong> La Broyeuse de chocolat, n°2</strong></em>), Kandinsky, Juan Gris, Magritte (<em><strong>Le Masque vide</strong></em>), Picasso mais aussi Lichtenstein, Warhol, McCracken…<br><br>Quant à l’exposition temporaire, elle explore une zone aveugle de l’histoire récente des arts en s’intéressant à la représentation queer et sa contribution au modernisme durant la première moitié du XXe siècle. Si les noms (et œuvres) familiers de Claude Cahun, Rosa Bonheur, Leonor Fini ou Jean Cocteau y figurent, on y découvre quantité d’autres artistes ayant souvent subi ostracisme ou persécutions, résisté pour s’exprimer en créant, pour se soutenir, des équivalents de “réseaux sociaux” avant la lettre.</pre>



<p><a href="http://www.kunstsammlung.de/en/museum/K20/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>K20</strong></a><strong> &#8211; 5, Grabbeplatz &#8211; 40213 Düsseldorf &#8211; De 0 à 9€</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Hors (et sur) les murs</strong></h3>



<p>Il n’y a pas que dans les musées que l’art s’expose et s’exprime. À Düsseldorf comme ailleurs, les rues constituent aussi un espace privilégié pour tout une génération d’artistes urbains. Du graff ouvragé à la fresque murale géante, on trouve de tout dans le quartier de Bilk. Certaines sont l’œuvre d’un collectif local, <a href="http://www.farbfieber.de/doc67A.html"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Farbenfieber</a> ; d’autres ont été initiées par un galeriste spécialisé dans ces nouvelles pratiques, Klaus Rosskothen de la <a href="http://www.prettyportal.de/fr"></a><strong><a href="http://www.prettyportal.de/fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Galerie Pretty Portal</strong></a></strong>. Celui-ci organise d’ailleurs des visites guidées du quartier (en allemand et anglais) pour les groupes, à la découvertes de ce patrimoine aussi vif que fragile.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-14 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="7299" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7299" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125849842_HDR2-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="7282" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7282" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_155000992_HDR2-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="7298" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7298" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_125810946_HDR-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="696" data-id="7281" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-1024x696.jpeg" alt="" class="wp-image-7281" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-1024x696.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-300x204.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-768x522.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-1536x1044.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-2048x1392.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_154428922_HDR2-860x585.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7283" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7283" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1559570642-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="835" data-id="7279" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-1024x835.jpeg" alt="" class="wp-image-7279" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-1024x835.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-300x245.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-768x626.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-1536x1252.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-2048x1670.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1542486682-860x701.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="746" data-id="7280" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-1024x746.jpeg" alt="" class="wp-image-7280" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-1024x746.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-300x219.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-768x560.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-1536x1119.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-2048x1492.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1543559512-860x627.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="860" data-id="7277" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-1024x860.jpeg" alt="" class="wp-image-7277" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-1024x860.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-300x252.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-768x645.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-1536x1290.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-2048x1720.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153959338_HDR2-860x722.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="835" data-id="7274" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-1024x835.jpeg" alt="" class="wp-image-7274" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-1024x835.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-300x245.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-768x626.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-1536x1253.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-2048x1670.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153320381_HDR2-860x701.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="875" height="1024" data-id="7275" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-875x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7275" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-875x1024.jpeg 875w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-256x300.jpeg 256w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-768x899.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-1312x1536.jpeg 1312w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-1749x2048.jpeg 1749w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-860x1007.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153326342_HDR2-1536x1799.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 875px) 100vw, 875px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="772" height="1024" data-id="7276" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-772x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7276" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-772x1024.jpeg 772w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-226x300.jpeg 226w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-768x1018.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-1158x1536.jpeg 1158w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-1545x2048.jpeg 1545w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-860x1140.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-1536x2037.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153848929_HDR2-scaled.jpeg 1931w" sizes="auto, (max-width: 772px) 100vw, 772px" /></figure>
</figure>



<p>Ah, n’en déduisez pas que le quartier est complètement peinturluré. D’ailleurs, la bienveillante tolérance vis-à-vis de l’art urbain ne fait pas l’unanimité : à côté des peintures murales, on découvre sur certaines façades des plaques émanant de la gérance de l’immeuble, dont le ton comminatoire paraît en l’occurrence des plus incongrus : «&nbsp;<em>Les graffitis et autres actes de vandalisme seront signalés à la police. </em>»</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-15 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="7284" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7284" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-1536x1536.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-2048x2048.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1604319042-860x860.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vous voilà prévenus… / Photo : ©Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Galerie Pretty Portal </mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-16 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="934" data-id="7273" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-1024x934.jpeg" alt="" class="wp-image-7273" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-1024x934.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-300x274.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-768x701.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-1536x1402.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-2048x1869.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_153224018_HDR2-860x785.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="520" data-id="7272" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-1024x520.jpeg" alt="" class="wp-image-7272" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-1024x520.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-300x152.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-768x390.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-1536x780.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-2048x1039.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1520355862-860x436.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Exposition en cours : Skio - Mensch &amp; Form</strong> (jusqu’au 21 novembre)<br><br>On retrouve sur les cimaises de la galerie le Niçois Skio, l’un des habitués de la maison avec Ardif ou Bust. Dans cette exposition s’interrogeant sur la canibalisation du regard par le virtuel au fil de multiples itérations peintes ou dessinées, on est tombé en arrêt devant une variation en marqueterie singulière et réussie.</pre>



<p><a href="http://www.prettyportal.de/fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Galerie Pretty Portal </strong></a><strong>&#8211; 12, Brunnenstraße &#8211; 40223 Düsseldorf &#8211; +49 211 41618310  &#8211; Entrée libre.</strong></p>



<details class="wp-block-details"><summary><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow">Pratique : le Art:walkMuseumspass</mark> (cliquez)</strong></summary>
<p>Permettant de gagner du temps en caisse et d’économiser sur le prix des entrées, le <strong>Art:walkMuseumspass</strong> donne accès pendant 48h à 6 musées (Kunstpalast, K20/K21 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Kunsthalle, NRW-Forum et KIT-Kunst im Tunnel) situés dans un périmètre restreint : les plus distants ne sont séparés que d’une demi-heure de marche. Vendu au tarif forfaitaire de 25€, ce ticket magique est <a href="http://www.visitduesseldorf.de/buchen/art-walk-museumspass"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />disponible en ligne&nbsp;</a> et peut se charger sur son smartphone.</p>
</details>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-300x300.jpeg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-1536x1536.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-2048x2048.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Marie-Vingtras-2-c-Patrice-Normand-860x860.jpeg 860w " alt="Marie Vingtras (“Les Âmes féroces”) : « Si je n&rsquo;avais pas écrit, j&rsquo;aurais été comme mes personnages : en frustration ou en manque »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/03/31/marie-vingtras-les-ames-feroces-quais-du-polar/">Marie Vingtras (“Les Âmes féroces”) : « Si je n&rsquo;avais pas écrit, j&rsquo;aurais été comme mes personnages : en frustration ou en manque »</a></div></div></div><p></p>


<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Incontournables</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Rheinturm</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-17 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="759" height="1024" data-id="7255" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-759x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7255" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-759x1024.jpeg 759w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-222x300.jpeg 222w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-768x1036.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-1139x1536.jpeg 1139w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-1518x2048.jpeg 1518w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-860x1160.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-1536x2072.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_112941504_HDR2-scaled.jpeg 1898w" sizes="auto, (max-width: 759px) 100vw, 759px" /><figcaption class="wp-element-caption">D&rsquo;en bas…</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1898" data-id="7260" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-scaled.jpeg" alt="" class="wp-image-7260" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-scaled.jpeg 2560w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-2048x1519.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115408101_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption class="wp-element-caption">Et puis d&rsquo;en haut</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1945" data-id="7259" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-scaled.jpeg" alt="" class="wp-image-7259" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-scaled.jpeg 2560w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-300x228.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-1024x778.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-768x583.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-1536x1167.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-2048x1556.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_115317460_HDR2-860x653.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption class="wp-element-caption">D&rsquo;en haut aussi / Photos : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>Y a-t-il meilleure manière d’avoir une vision globale de Düsseldorf qu’en grimpant dans la <a href="https://rheinturm.de/en"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Rheinturm </strong></a> ? Surplombant la ville à 240,50m, l’édifice aisément identifiable propose plusieurs étages pour admirer la cité en contrebas, le coude du Rhin et même — si le temps est dégagé&nbsp;— les contours de Cologne, Leverkusen ainsi que d’autres villes environnantes. Le point de vue le plus chic est du restaurant d’inspiration asiatique Qomo situé à 172m d’altitude, qui possède la particularité de tourner autour de l’axe en 72 minutes ; le plus abordable se situe juste en-dessous, au bar panoramique M168 à… 168m de hauteur. Pour les atteindre, il suffit d’emprunter l’ascenseur (avec liftier, s’il vous plaît) et de regarder les chiffres défiler à toute allure sur l’écran : en 30 secondes environ — et les oreilles bouchées —, vous y êtes. !<br><a href="https://rheinturm.de/en"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Rheinturm Gaststätten GmbH </strong></a><strong>&#8211; 20 Stromstraße &#8211; 40221 Düsseldorf &#8211; à partir de 8€.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Croisière KD</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-18 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7305" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7305" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_151104305_HDR3-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7303" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7303" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_150627450_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Une heure de navigation pour une prise en compte de l’histoire et de la géographie de Düsseldorf, sculptée autour d’un coude du Rhin — sa rive gauche en particulier, le long de laquelle s’est bâtie sa vieille ville. Beaucoup d’informations sont délivrées pendant la croisière mais il faut être germanophone ou anglophone.<b><br><a href="http://- https://www.k-d.com/en/product/panorama-trip-duesseldorf"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a></b><strong style="font-weight: bold;"><a href="http://- https://www.k-d.com/en/product/panorama-trip-duesseldorf">Croisière KD</a></strong> &#8211; <strong>Burgplatz &#8211; 1 Auf der Promenade &#8211; 40213 Düsseldorf &#8211; +49 211 3239263 &#8211; 18€.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Où manger ?&nbsp;</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Caspars</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-19 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7289" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7289" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136088062-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7290" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7290" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2136203522-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Coup de cœur absolu pour ce restaurant d’artistes fort justement situé dans le quartier des arts. Dès l’entrée, le regard est captivé par les murs ornés d’une quantité insolite de toiles de styles variés. Un catalogue est d’ailleurs disponible pour connaître les noms des œuvres, leurs auteurs ainsi que les prix, si d’aventure vous êtes tenté. Parmi les plus notables figure une galerie de portraits expressifs, comme si Hockney, Bacon et Kokoschka s’étaient donné rendez-vous autour du chevalet. </p>



<p>Elles sont le fait de <a href="https://tristanfrowein.com"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Tristan Frowein</a>, le chef de l’établissement, qui a effectué ses classes à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf avant de coiffer la toque de cuisinier. Ne renonçant à aucune de ses passions, il mène désormais ses deux carrières de front. Et l’on pourrait ajouter celle de showman des fourneaux en sus : la cuisine étant ouverte sur la salle, on a le loisir d’admirer sa chorégraphie aussi funky que rigoureuse. Tout cela n’est en rien pour l’épate : Tristan Frowein instille chez Caspars un esprit convivial en restant en retrait dans son antre.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-20 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1003" height="1024" data-id="7287" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-1003x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7287" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-1003x1024.jpeg 1003w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-294x300.jpeg 294w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-768x784.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-1504x1536.jpeg 1504w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-2005x2048.jpeg 2005w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-860x878.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2008148952-1536x1569.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1003px) 100vw, 1003px" /><figcaption class="wp-element-caption">Miam</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="983" data-id="7288" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-1024x983.jpeg" alt="" class="wp-image-7288" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-1024x983.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-300x288.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-768x737.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-1536x1474.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-2048x1966.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_2041422182-860x825.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Re-miam / Photos : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>Et justement, qu’y concocte-t-il ? Du “glokal” — comprenez, cette fusion du global et du local que la currywurst illustre si bien. On l’a testée dans son format XXL, nappée d’une sauce titillant les papilles comme il faut avec sa petite verdure et ses frites larges. Juste avant, on s’était régalé de piments de Padrón poêlés, amuse-gueule savoureux surclassant bien des mélanges apéritifs fades ! Nos voisins ont plébiscité les tagliatelle à la bolognese de lentilles et la courge, automne oblige. A-t-on encore besoin de dire que l’on recommande ?<strong><br><a href="https://caspars-restaurant.com"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Caspars</a> &#8211; 50, Sternstraße &#8211; 40479 Düsseldorf &#8211; </strong><a href="https://www.google.com/search?client=opera&amp;q=Caspar%E2%80%99s+-+50%2C+Sternstra%C3%9Fe+-+40479+D%C3%BCsseldorf&amp;sourceid=opera&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8#"><strong>+49 211 49769959</strong></a> <strong>&#8211; </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Schillings&nbsp;im Schauspielhaus</mark></strong></h3>



<p>Bien que Schillings soit le restaurant du Schauspielhaus — l’un des théâtres les plus prestigieux et centraux de Düsseldorf —, il s’agit presque d’une adresse secrète car l’établissement se situe à l’arrière de la salle de spectacle, à l’opposée de l’esplanade animée de la Gustaf-Gründgens-Platz. Corolaire : cela garantit un déjeuner au calme, surtout le dimanche. Dans une ambiance élégante — où la déco et la lumière ont dû être signées par un scénographe tant elles contribuent à mettre en valeur chacun des mets présentés — on se régale d’un carte restreinte mais résolument bristronomique, amie de la fraîcheur et inventive se colorant à l’air du temps.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-21 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7301" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7301" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_143124937_HDR-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="928" data-id="7300" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-1024x928.jpeg" alt="" class="wp-image-7300" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-1024x928.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-300x272.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-768x696.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-1536x1392.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-2048x1855.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_140021358_HDR2-860x779.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Même les classiques tels que la salade Caesar y sont joliment remis en scène. À noter que Schillings a compris ce que<em>family friend</em> signifie en proposant un petit coin équipé de jeux pour les tout-petits, histoire que les parents profitent (aussi) de leur repas.<b><br></b><a href="https://schillings-restaurant.de"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Schillings im Schauspielhaus</strong></a> <strong>&#8211; 1, Gustaf-Gründgens-Platz &#8211; 40211 Düsseldorf &#8211; +49 211 94254919 &#8211; </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">HeimWerk Mitte</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="705" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-1024x705.jpeg" alt="" class="wp-image-7241" style="width:447px;height:auto" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-1024x705.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-300x207.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-768x529.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-1536x1058.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-2048x1410.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251017_2036448352-860x592.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La brasserie classique, revisitée en mode branché contemporain, avec petit sas d’accueil façon gastro new yorkais. À l’intérieur, on se retrouve davantage dans une ambiance post industrielle — Heimwerk veut dit “bricolage”. Mais c’est un bricolage plutôt chic : murs de briques, grands volumes, tables et bancs à l’avenant, tonneaux convertis en mange-debout et néons rouges… Idéal pour les soirées de groupe. Côté restauration, on y mange bien et de manière plutôt copieuse, en choisissant la portion selon son appétit. Sans surprise, l’escalope sous toutes ses formes est au menu, on l’égaye avec les accompagnements — la salade de pommes de terre, par exemple.<b><br></b><a href="http://www.heimwerk-restaurant.de/en/branches/en-duesseldorf-mitte"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>HeimWerk Mitte</strong></a><strong> &#8211; 22, Martin-Luther Platz &#8211; 40212 Düsseldorf &#8211; +49 211 95588600</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Im Goldenen Kessel</mark></strong></h3>



<p>C’est la brasserie traditionnelle telle qu’on se la figure : boiseries ominiprésentes, service non stop toute la journée, serveurs en tablier, le torchon à la taille, s’adressant avec autorité la clientèle, quelle qu’elle soit — sans déroger à la bienséance toutefois. Ici, ça virevolte le plateau à la main ; ça débite du jarret de porc, des escalopes, des saucisses ou des knödels… Qui dit brasserie implique fabrication de bière — en l’occurrence, celles de la maison Schuhmacher — ; n’espèrerez donc pas que l’on vous serve une autre marque houblonnée si son amertume vous semble trop prononcée. Vous vous rattraperez sur les boissons sans alcool, ce qui n’est pas plus mal.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-22 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="7269" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7269" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_143424162_HDR2-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="856" data-id="7268" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-1024x856.jpeg" alt="" class="wp-image-7268" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-1024x856.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-300x251.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-768x642.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-1536x1284.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-2048x1712.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_1406000673-860x719.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p><strong>Bon à savoir </strong>: dans de nombreuses brasseries de Rhénanie-du-Nord—Westphalie, une nouvelle bière est automatiquement resservie au client dès lors qu’il a vidé la sienne — cela, sans attendre qu’il ait passé commande. Pour signifier au serveur votre volonté de stopper votre consommation, placez simplement votre <em>bierdeckel</em> (sous-bock) au-dessus de votre verre. Dernier détail : il est recommandé de laisser une piécette aux toilettes.<b><br></b><strong><a href="https://schumacher-alt.de/en/menu"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Im Goldenen Kessel</a> &#8211; 12, Bolkerstraße &#8211; 40223 Düsseldorf &#8211; +49 211 326007 </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">Kushi-Tei of Tokyo</mark></strong></h3>



<p>Figurant parmi les plus fameux des restaurants japonais de Little Tokyo, <strong><a href="https://kushiteioftokyo.website"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Kushi-Tei of Tokyo</a></strong> offre une immersion supplémentaire dans l’univers nippon. Très prisé (comprenez : il faut réserver), cet établissement abrite une salle privative qui ajoute à l’expérience (sous-entendu : il faut <em>vraiment </em>la réserver) car elle invite à reprendre le cérémonial en vigueur dans l’Archipel. D’abord, il faut se déchausser puis se glisser sous une table basse — rassurez-vous, il ne sera pas demandé de se mettre à genoux pour dîner : le sol est creusé afin de placer ses jambes. Ensuite ? Un petit bouton vous permet d’appeler la serveuse pour passer commande. Et le festin commence…</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-23 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="7310" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7310" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_213257385-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="7309" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7309" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_2022471832-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Réputé pour ses sushis, yakitoris, teriyakis et ramens, Kushi-Tei propose des menus dégustations permettant de goûter à ses spécialités — mais on peut commander à plusieurs pour partager. On a testé la salade wakame, délicieusement craquante, les shiitake kushi grillés au feu de bois et le veggie miso ramen, petit plaisir umami que l’on savoure naturellement avec un thé vert. <b><br></b><strong><a href="https://kushiteioftokyo.website"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Kushi-Tei of Tokyo</a> &#8211; 38, Immermannstraße &#8211; 40210 Düsseldorf &#8211; +49 211 360935 &#8211; </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Où loger ?</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-light-green-cyan-color">The Cloud One Düsseldorf-KöBogen</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-24 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7308" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7308" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_175110333_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Comme les choses sont bien faites, il y a des nuages / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<p>Quasiment à l’extrémité de Kö-Bogen et à deux pas de Schadowstraße, une autre artère marchande très courue le week-end, <a href="http://www.the-cloud-one.com/en/hotels/dusseldorf/hotel-dusseldorf-koebogen"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>The Cloud One</strong></a> occupe une position stratégique. À vrai dire, cet établissement est à proximité de tous les points d’intérêts ici évoqués : la gare Düsseldorf HBf (3 stations de métro), le quartier des musées (15 minutes à pied en traversant le merveilleux <strong>Hofgarten</strong>), les rives du Rhin, la vieille ville…&nbsp;Bref, il est central.</p>



<p>Appartenant à la chaîne hôtelière germanique Motel One, <strong>The Cloud One </strong>se démarque par sa signature architecturale, son goût affirmé pour le design et une revendication environnementale forte. Si les chambres sont petites, elles n’en sont pas moins confortables et bien agencées. Son septième étage, où l’on prend un petit déjeuner roboratif le matin, se transforme le soir en bar panoramique très apprécié — et pas seulement par les clients de l’hôtel.<b><br></b><a href="http://www.the-cloud-one.com/en/hotels/dusseldorf/hotel-dusseldorf-koebogen"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>The Cloud One Düsseldorf-KöBogen</strong></a><strong> &#8211; 1, Joachim-Erwin-Platz &#8211; 40212 Dusseldorf  &#8211; +49 211 90 99 000. À partir de 105€ la nuit.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Où flâner ?</strong></h2>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-25 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7262" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7262" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_121635312_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7293" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7293" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251019_110839900_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7265" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7265" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_130307250_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="759" height="1024" data-id="7266" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-759x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7266" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-759x1024.jpeg 759w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-222x300.jpeg 222w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-768x1036.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-1139x1536.jpeg 1139w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-1518x2048.jpeg 1518w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-860x1160.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-1536x2072.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_131328291_HDR2-scaled.jpeg 1898w" sizes="auto, (max-width: 759px) 100vw, 759px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="7264" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-7264" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_125150113_HDR2-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" data-id="7248" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-1024x759.jpeg" alt="" class="wp-image-7248" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-1024x759.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-300x222.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-768x569.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-1536x1139.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-2048x1518.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251018_100322369_HDR2-860x638.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour les balades, le long <strong>la promenade du Rhin</strong>, rive gauche (où un marché de Noël s’installe en hiver) ou le <strong>Hofgarten</strong> prolongeant la Königsallee, avec ses airs de jardin anglais.</li>



<li>Pour une pause bucolique : le jardin et la roseraie du <strong>Stadtmuseum</strong> (Bäckerstraße), Un pur moment contemplatif à l’écart de la foule.</li>



<li>Pour magasiner : la <strong>Schadowstraße</strong>, longue rue avec toutes les échoppes internationales mais aussi ses enseignes germaniques.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading has-small-font-size">Et pour la bonne bouche…</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour sortir le soir : <strong>Altstadt</strong>. Le vieux Düsseldorf est le quartier festif par excellence avec ses bars de la&nbsp; Hunsrükenstraße (dont <strong>The Irish Pub Bei Fatty’s,</strong> un pub irlandais iconique). À noter qu’on y trouve aussi la boutique de la moutarde locale <strong>Löwensenf </strong>abritant un mini musée et proposant de nombreuses variantes aromatisées très originales (29 Bergerstraße).</li>



<li>Pour grignoter, le food court de <strong>Carlsplatz. </strong>Au départ, c’était un marché tout ce qu’il y a de plus classique. Et puis quelques commerçants ont commencé à préparer des des en-cas. Résultat ? On y vient maintenant presque davantage pour s’y restaurer sur place ou à emporter. Toutes les gastronomies sont représentées. Attention, il est fermé le dimanche.</li>
</ul>



<details class="wp-block-details"><summary><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow">Pratique : y aller et y circuler (cliquez)</mark></strong></summary>
<p>Si Düsseldorf est desservi par un aéroport proche du centre-ville, on ne saurait trop recommander de prendre le train pour effectuer son voyage. De Paris Gare du Nord, l’Eurostar rallie la gare de Cologne Hbf via Bruxelles en moins de 3h30. Pourquoi Cologne ? Parce qu’au-delà, il est possible de se munir de la <strong>DüsseldorfCard Plus</strong> (<a href="https://www.visitduesseldorf.de/en/book/duesseldorfcard/dusseldorfcard#"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />accessible en ligne</a>), un super sésame donnant accès non seulement aux transports ferroviaires VRR-VRS couvrant la région de la Rhur et du Rhin, mais aussi à tous les transports en commun urbains de 2<sup>e</sup> classe des villes inscrites dans le périmètre. On voyage ainsi librement pendant 24, 48, 72 ou 96h. Comptez de 13,90 à 52,90 € suivant la formule (de 1 à 4 personnes), qui inclut en sus de nombreuses réductions dans les musées, restaurants, commerces etc…&nbsp;<strong>Plus d’informations <a href="http://www.visitduesseldorf.de/?lang=fr">ici : www.visitduesseldorf.de/?lang=fr&nbsp;</a></strong></p>
</details>



<p>«<em>&nbsp;L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Pour votre santé, consommez avec modération&nbsp;</em>»</p>


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		<item>
		<title>Marc Lavoine (“Quand arrivent les chevaux”) : « J&#8217;ai eu la chance de croire qu’on peut être bien dans les yeux de quelqu&#8217;un »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2025/08/20/marc-lavoine-sur-quand-arrivent-les-chevaux/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=marc-lavoine-sur-quand-arrivent-les-chevaux</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 15:34:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cheval]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Lavoine]]></category>
		<category><![CDATA[Mère]]></category>
		<category><![CDATA[Quand arrivent les chevaux]]></category>
		<category><![CDATA[Surréalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir consacré un livre à son père (“L’Homme qui ment”), Marc Lavoine en dédie un à sa mère pour l’aider à surmonter son intolérable disparition. Ce récit-roman décalé aux lisières du surréalisme raconte donc le départ de la mère de Marcel (le double de Marc) ainsi qu’un voyage à cheval dans le Grand Nord. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><strong><em><strong>Après avoir consacré un livre à son père (“<em>L’Homme qui men</em></strong></em></strong><em>t</em><strong><em><strong>”), Marc Lavoine en dédie un à sa mère pour l’aider à surmonter son intolérable disparition. Ce récit-roman décalé aux lisières du surréalisme raconte donc le départ de la mère de Marcel (le double de Marc) ainsi qu’un voyage à cheval dans le Grand Nord. Conversation.</strong></em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Rencontrer le public autour d’un livre, est-ce un exercice comparable à celui que vous accomplissez lorsque vous montez sur scène en tant qu’interprète ?</strong></h3>



<p><strong>Marc Lavoine : </strong>C’est différent. Quand je vais en scène, j&rsquo;ai des copains avec moi. Là, c&rsquo;est différent parce qu&rsquo;on se voit près, et puis je viens avec un livre et ce ne s&rsquo;est pas la même focale avec laquelle j&rsquo;écris d&rsquo;habitude. Je suis habitué à écrire des chansons. Ce livre,&nbsp;après l&rsquo;avoir écrit, on m&rsquo;a demandé de le sortir ; je ne l&rsquo;aurais jamais sorti sinon.</p>



<p>Et en sortant, j&rsquo;ai laissé partir ma mère, d’une certaine façon. Et c&rsquo;est bon de laisser partir les gens parce qu&rsquo;ils nous appartiennent pas. Il faut les laisser partir : on n’a pas le droit de les retenir. Certains d&rsquo;entre nous pensent qu&rsquo;il y a autre chose après — on ne sait pas, mais plus on laisse partir les gens, plus ils nous reviennent, en fait, plus ils sont en nous et plus on les laisse grandir en nous. Et les valeurs, les principes, les choses qu’ils nous ont apprises, demeurent.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><em>Quand arrivent les chevaux</em> est certes un livre sur le processus d’écriture et de deuil — si tant est qu&rsquo;il y ait un processus de deuil — mais il avant tout un objet littéraire, dans la mesure où ce n&rsquo;est pas forcément un roman au sens traditionnel du terme…</strong></h3>



<p>Le livre sur mon père était différent, parce qu’il était un coureur de jupons. Il était mort en ingénu d’une certaine façon. Quand il est mort, j&rsquo;ai cru que c&rsquo;était une blague. Quand ma mère est morte, j&rsquo;ai su que c&rsquo;était pas une blague. Et je n&rsquo;ai pas eu la même réaction.&nbsp;</p>



<p>Certains disent qu&rsquo;elle a disparu ou qu&rsquo;elle est partie… Elle n&rsquo;est pas partie, sinon elle reviendrait. Elle ne revient pas. Donc elle est vraiment morte. Et dans cette mort-là, ça a été pour moi surréaliste. Je me suis recroquevillé dans la culture qui était la mienne, puisque c&rsquo;est la poésie qui m&rsquo;a permis de parler, d&rsquo;écouter, de comprendre — enfin, d’essayer de comprendre. Je suis resté vraiment sur le flanc. Parce que j’ai cru que j&rsquo;étais responsable. Elle est morte parce qu’elle était usée, ce n’était pas de ma faute. Il a donc fallu que je comprenne pourquoi ce n’était pas de ma faute. D&rsquo;écrire ce livre m&rsquo;a fait comprendre : j’ai cherché un chemin pour essayer de trouver&#8230; C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;il a écrit comme ça et pas comme le premier.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quand vous parlez de poésie ou de surréalisme, on le comprend d&rsquo;autant mieux. On voit presque du Vian à l&rsquo;intérieur de ce livre…</strong></h3>



<p>N’y allez pas trop fort ! (sourire)</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Celui de </strong><strong><em>L’Écume des jours </em></strong><strong>: hyper précis, quotidien, très parisien et qui part sur des chemins de traverse — ce qui est assez logique avec ces chevaux qui vont l’emmener jusqu&rsquo;en Suède…</strong></h3>



<p>Tout cela est vrai. Dans le livre, je prends le choc de cette disparition. Et puis il se passe deux choses dans ma vie plus importante que ça : j&rsquo;ai deux amis qui perdent leurs enfants et je n’ai pas accepté cette idée-là. Donc je me suis dit : «&nbsp;<em>pour qui tu te prends pour te croire être le personnage principal de cette histoire ?&nbsp;»</em>&nbsp;J&rsquo;ai commencé à faire du cheval sur le dos d’un gros ardennais, un gros cheval avec une longue crinière et une queue blanche qui touche par terre. Je faisais la sieste dessus. J&rsquo;étais vraiment très bien sur ce cheval. Je m&rsquo;étais pas rendu compte du lien que j&rsquo;avais avec lui jusqu&rsquo;à ce qu’il meure dans mes bras.&nbsp;Tout est vrai, mais ce dont je me souviens, qui est ce que j&rsquo;imagine, c&rsquo;est l’idée d’Aragon. On est toujours là, dans ce…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>…Mentir vrai ?</strong></h3>



<p>Oui…&nbsp;Tout ce qui m&rsquo;est arrivé, m&rsquo;est arrivé. Mais ça arrive aux gens, surtout. Ce que j&rsquo;ai essayé de faire, c&rsquo;est de trouver le point commun entre nous tous.&nbsp;</p>



<p>La mort est avec nous tout le temps, il faut bien vivre ; il faut essayer d’être bien à sa place, même si ce n&rsquo;est pas tout à fait agréable tous les jours, bien sûr — surtout en ce moment. Mais la vie est belle quand elle est belle et ça lui arrive souvent. Prévert avait raison quand il disait que «&nbsp;<em>le bruit de l’œuf dur est terrible sur le comptoir&nbsp;</em>», et même si chaque fois qu&rsquo;un œuf dur est terrible, ça prend une dimension supérieure parce que la vie est souvent terrible. Mais dans la vie, il y a quand même cette grâce qui fait qu&rsquo;on peut être tous heureux ensemble et ça vaut la peine d’être vécu.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La vie est souvent terrible. Mais dans la vie, il y a quand même cette grâce qui fait qu&rsquo;on peut être tous heureux ensemble et ça vaut la peine d’être vécu&nbsp;</p><cite>Marc Lavoine</cite></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ce point commun entre nous tous n’est-il pas justement notre part animale ? Il y a d’ailleurs un sacré bestiaire dans votre livre qui émane de votre mère, qui elle même se fait appeler “Majuman”…</strong></h3>



<p>Oui (sourire). Elle m’appelle mon petit rat, mon petit chat, mon petit chameau en fonction des situations… Et il y a beau merle, qui m&rsquo;a été donné par mon attachée de presse Marie Lafitte : quand je parle, elle fait : «&nbsp;<em>beau merle</em>&nbsp;». C’est vrai que chaque animal a une humanité&#8230; Mais le cheval est au-delà de tout ça, parce que un cheval, c&rsquo;est pas domestique, c&rsquo;est pas sauvage, c&rsquo;est les deux en même temps. Et il n&rsquo;obéit pas à un maître, il obéit à un cerveau. Il faut vraiment se connecter à lui ; il faut se déshabiller de tout pour être connecté à ce cheval. C&rsquo;est mieux qu&rsquo;une thérapie très très forte : les autistes travaillent beaucoup avec les chevaux — et les dauphins aussi. Il y a une part d&rsquo;humanité dans le cheval qui est au centre de <strong><em>Guernica</em></strong>, qui est au centre de l&rsquo;art en général.</p>



<p>Pourquoi ce cheval est entré dans ma vie ; pourquoi celui-ci m’a choisi ? Celui qui est en photo sur la couverture, c’est vraiment le cheval que j&rsquo;ai monté. Il est extraordinaire : il ne donne pas de coup de sabot, on peut passer derrière ; il ne va pas lui donner de coups de pieds. Il m&rsquo;a vraiment choisi.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-26 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="6937" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited-1024x768.jpeg" alt="Le fameux cheval figurant sur la couverture / Photo : détail de la couverture © Fayard" class="wp-image-6937" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited-860x645.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-edited.jpeg 1353w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le fameux cheval figurant sur la couverture / Photo : détail de la couverture © Fayard</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Lors de votre traversée équestre, vous avez vécu plusieurs épisodes insolites, notamment une séance de sauna rocambolesque, suivie d’une sorte de bain de minuit un peu particulier…</strong></h3>



<p>On est tous avec notre serviette et là, j’aperçois un trou dans la glace. Large, avec une petite échelle. «<em>&nbsp;C’est marrant</em>. —<em>Oui, c&rsquo;est marrant, tu vas voir</em>&nbsp;» Et je comprends qu&rsquo;il faut aller dedans, s&rsquo;immerger complètement sous l&rsquo;eau, sortir la tête de l’eau. À ce moment-là, normalement vous sortez mais là, vous ne sortez pas. On vous demande de dire pourquoi vous êtes là. Je l&rsquo;ai fait — j&rsquo;ai eu peur au départ. j&rsquo;ai compris qu&rsquo;il fallait que je rentre dans l&rsquo;eau doucement, en mettant mon cœur en bas ; en respirant vraiment. Je suis rentré dans l’eau et je me suis immergé jusqu&rsquo;au plafond.&nbsp;</p>



<p>Quand j&rsquo;ai ressorti la tête, ils m&rsquo;ont dit : «&nbsp;<em>alors, qui tu es, d’où tu viens, pourquoi t’es là ?&nbsp;</em>» J’ai baratiné un truc et ils n&rsquo;étaient pas d&rsquo;accord pour que je sorte. Je me suis ré-immergé dans l&rsquo;eau et je suis sorti : «<em>&nbsp;Je suis là parce que ma mère est morte et que j’ai du mal à l’accepter. —Tu peux sortir.</em>&nbsp;» Ça a été une aventure unique, ça m&rsquo;a vraiment remis dans l&rsquo;humilité, à ma place d&rsquo;une certaine façon. C&rsquo;était important pour moi à ce moment-là.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Cette immersion glaciale ressemble à une sorte de baptême, de renaissance ou à quelque chose d’initiatique… A-t-elle été décisive dans un lâcher prise pour la libération du manuscrit ?</strong></h3>



<p>Je n&rsquo;ai pas lâché prise. Non, je me suis abandonné, j&rsquo;ai accepté de m&rsquo;abandonner. En fait, s&rsquo;abandonner c’est être qui nous sommes. J&rsquo;ai accepté ma prétention, mes défauts, mon humilité, ma générosité, tous mes défauts, quoi…. Et je crois que ça va mieux depuis ce soir-là, depuis que j&rsquo;ai abandonné tout ça. Alors on n&rsquo;est pas à l’abri mais j&rsquo;essaie quand même de rester fidèle à l&rsquo;âme de ma mère. Elle était très gentille et elle disait toujours la vérité ; donc j&rsquo;essaie de dire la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>À travers ce livre qui est entre la vérité et le mensonge —, ou la version poétique de la vérité…</strong></h3>



<p>Le mensonge, non. Je ne suis pas un menteur : je suis un inventeur. Le livre sur mon père s’appelait <em><strong>L’Homme qui ment, le roman d’un enjoliveur &#8211; récit basé sur une histoire fausse</strong></em><strong><em>.</em></strong>Celui-ci, c’est <em><strong>Livre écrit par Majuman, basé sur une sur une histoire vraie.</strong></em> C&rsquo;est différent. Je commence par une citation de Romain Garry très importante qui fait partie des <em><strong>Promesses de l&rsquo;aube</strong></em> : «&nbsp;<em>elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n&rsquo;ai jamais trouvé où habiter depuis</em>&nbsp;». J&rsquo;ai eu la chance de croire qu’on peut être bien dans les yeux de quelqu&rsquo;un — et ça c&rsquo;est merveilleux, vraiment.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Il faut avoir le droit de rêver ; on doit rêver ! On rêve de toute façon (…) Non seulement on rêve, mais on vit aussi du rêve qu&rsquo;on rêve.</p><cite>Marc Lavoine</cite></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Pensez-vous que votre regard sur Majuman, sur votre mère, est conforme au regard qu&rsquo;elle aurait pu avoir sur elle-même ?</h3>



<p>Non je pense qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas le bon regard sur elle-même.&nbsp;Il y a un documentaire qu&rsquo;il faut vraiment regarder si vous pouvez prendre le temps, c’est <em><strong>My Stolen Revolution</strong></em> de Nahid Sarvestani, sur une femme en Iran en 1979 dont le frère se fait tuer. Elle est leader d&rsquo;un mouvement révolutionnaire, laïc et elle est exfiltrée — donc elle ne connaît pas l’emprisonnement, mais quatre de ses amies le sont. Elles se retrouvent en Allemagne toutes les cinq et chacune d&rsquo;entre elles raconte ce qui s&rsquo;est passé. Celle qui s&rsquo;est faite exfiltrer se sent coupable de l’avoir été. Elle ne comprend pas pourquoi son frère est mort, ni sa situation. Et elles lui expliquent tout ce qui leur est arrivé.</p>



<p>Aucune d&rsquo;entre elles n&rsquo;est déprimée — aucune. Normalement, les hommes de retour de la guerre sont très déprimés : ils sont dans des alcooliques anonymes, des narcotiques anonymes ; des anonymes, quoi. Ou bien ils tirent sur quelqu&rsquo;un ou bien ils se tirent dessus. Elles, pas du tout. Elles ont des enfants ; elles continuent à construire la vie. C&rsquo;est exemplaire, le film est incroyable. Si pouvez regarder, regardez-le. Ma mère aurait adoré ce film : ça lui aurait permis de se regarder telle qu&rsquo;elle était. Elle avait très peur de l&rsquo;orage parce que la foudre est tombée à ses pieds quand elle était petite. Quand on a peur de quelque chose, on est inconsolable ; ma mère était inconsolable.&nbsp;</p>


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<p>Ce film est très très important pour moi et ça a été vraiment une vision… J&rsquo;ai compris pourquoi l&rsquo;homme s&rsquo;acharne sur les femmes. Parce que c&rsquo;est un mystère. On est face à un mystère. Il ne faut pas chercher à savoir pourquoi les femmes sont un mystère. C&rsquo;est tout, voilà tout. Et c&rsquo;est important de revendiquer ce mystère. L&rsquo;adulte, qui a une propriété, qui veut avoir de l&rsquo;argent, qui parfois trahit les gens, qui rend les chevaux plus sauvages, qui met des frontières, je pense qu&rsquo;il aurait un bon goût de s&rsquo;inspirer du mystère qu’elles sont. Parce que c&rsquo;est à partir de là que nous venons et c&rsquo;est là où nous allons. Ma mère n&rsquo;y croyait plus ; elle était morte avant de mourir, d&rsquo;une certaine façon. Donc, c&rsquo;est pas grave. Elle ne m&rsquo;appartient pas, il fallait qu&rsquo;elle reparte, là où elle allait.</p>



<p>Vous savez, moi qui ne croyais pas en grand chose, sur le chemin qui m’a amené à ce livre, il s&rsquo;est passé des trucs. J&rsquo;ai rencontré des gens. Ils m&rsquo;ont parlé. Ils ont essayé de me capter et ils m&rsquo;ont capté. C&rsquo;est un mystère et ce mystère doit rester entier, je crois…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quand on écrit sur ce mystère, est-ce pour tenter de l’élucider ou d’ajouter au mystère ?</strong></h3>



<p>Non, c&rsquo;est juste qu&rsquo;on essayer de comprendre pourquoi on a été pris par différents courants. D&rsquo;abord le courant du surréalisme, ensuite vos amis qui vous disent :&nbsp;«&nbsp;<em>elle a raison&nbsp;</em>» et vous qui dites : « <em>non, non, elle est folle.</em> » Et puis vous qui rentrez dans la folie, une fois qu&rsquo;elle meurt, il faut que les chevaux arrivent, qu&rsquo;elle parte. Vous vous rendez compte que le cheval est partout, finalement. Donc là, vous devenez méchant, vous devenez fou, alcoolique, seul, méprisable, méprisant… Il faut un choc pour vous réveiller, pour retrouver ce cheval et l&rsquo;état naturel, pour vous retrouver vous-même. et puis laisser partir.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Se réveiller sans se réveiller forcément, puisque vous évoquez le surréalisme qui reste perméable aux songes, à tout ce qui est de l&rsquo;ordre de l’onirisme. L’écriture automatique, la présence du rêve en permanence…&nbsp;</strong></h3>



<p>Il y a le droit de rêver. Il faut avoir le droit de rêver ; on doit rêver ! On rêve de toute façon. Vous savez quoi : non seulement on rêve, mais on vit aussi du rêve qu&rsquo;on rêve. Moi, je faisais un cauchemar récurrent : j’avais une boule dans la gorge. Il y avait un fil que je tirais et je tirais… Il était au fond de moi, pendant des heures… Un fil incroyable… Et je le pinçais avec ses dents et il en revenait et je tirais, je tirais, je tirais. Depuis que j&rsquo;ai sorti ce livre, je n&rsquo;ai plus ce rêve. Ce cauchemar est parti, alors qu&rsquo;il était très présent. </p>



<p>J’ai fait une pièce qui s’appelle <em><strong>Le Poisson belge</strong></em> dans laquelle l’actrice dit : « <em>on ne peut pas vivre avec des couleuvres dans la gorge ; un jour il faut les cracher.</em>&nbsp;» Alors bon, crachez pas sur quelqu’un ! Mais je pense qu’il faut tenter ce coup-là parce que ça vaut la peine de les cracher, vraiment. Donc la vie revient, elle est toujours là. Et la vie est belle, vraiment.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="643" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-643x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6930 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-643x1024.jpeg 643w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-188x300.jpeg 188w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-768x1223.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-964x1536.jpeg 964w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-1286x2048.jpeg 1286w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X-860x1370.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/9782213701516-001-X.jpeg 1400w" sizes="auto, (max-width: 643px) 100vw, 643px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>Marc Lavoine, <em>Quand arrivent les chevaux</em>, 224 pages (3h de lecture), 20,90€</strong>.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 15%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>Marc Lavoine sera en concert le 23 août à 19h30 dans le cadre du <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://tempus-erstein.fr">festival Tempus </a>au Parc de la Lorraine de Erstein (Bas-Rhin) et le 31 août à 20h30 au <a href="https://musicales.parcdesoiseaux.com/les-artistes/marc-lavoine"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong>Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes</a> (Ain)</strong>.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="400" height="400" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/marc-lavoine-400x400-1.jpg" alt="" class="wp-image-6931 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/marc-lavoine-400x400-1.jpg 400w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/marc-lavoine-400x400-1-300x300.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/08/marc-lavoine-400x400-1-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure></div>


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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/08/20/marc-lavoine-sur-quand-arrivent-les-chevaux/">Marc Lavoine (“Quand arrivent les chevaux”) : « J&rsquo;ai eu la chance de croire qu’on peut être bien dans les yeux de quelqu&rsquo;un »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Julie Andrieu (“100 Recettes à sauver !”) : « Parfois, la cuisine d&#8217;autrefois est terriblement moderne »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2025/07/30/julie-andrieu-100-recettes-a-sauver/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=julie-andrieu-100-recettes-a-sauver</link>
					<comments>https://www.stimento.fr/2025/07/30/julie-andrieu-100-recettes-a-sauver/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 14:17:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’été est l’occasion de voyager et de faire voyager ses papilles. Rien de mieux qu’une guide érudite pour nous aiguiller vers des mets à préserver… et à dévorer ! En compagnie de Julie Andrieu, parcourons quelques-unes de ses “100 Recettes à sauver”. Conversation gourmande… 100 Recettes à sauver, c&#8217;est à la fois beaucoup et bien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/07/30/julie-andrieu-100-recettes-a-sauver/">Julie Andrieu (“100 Recettes à sauver !”) : « Parfois, la cuisine d&rsquo;autrefois est terriblement moderne »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>L’été est l’occasion de voyager et de faire voyager ses papilles. Rien de mieux qu’une guide érudite pour nous aiguiller vers des mets à préserver… et à dévorer ! En compagnie de Julie Andrieu, parcourons quelques-unes de ses </strong></em><strong>“100 Recettes à sauver”</strong><em><strong>. Conversation gourmande…</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="6845" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-6845" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-1024x768.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-300x225.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-768x576.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-2048x1536.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/moule-a-Farcement-©-Vincent-Raymond-860x645.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Moule à farcement savoyard (à droite), moule à canelé bordelais (à gauche) avec leurs amis végétaux / Photo : © Vincent Raymond</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><em>100 Recettes à sauver</em>, c&rsquo;est à la fois beaucoup et bien peu. Et feuilleter votre livre relève du supplice de Tantale…</strong></h3>



<p><strong>Julie Andrieu</strong> : Il faut les cuisiner !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il est en tout cas une incitation à la gourmandise. Ainsi qu’un rappel que les gastronomies sont plurielles et ne se résument pas à la haute cuisine sanctifiée par les guides : la gastronomie traditionnelle fait aussi le bonheur du quotidien. Votre livre permet d’évoquer leurs origines, leurs terroirs … Une région en particulier a-t-elle été le point de départ de ce Tour de France gourmand ?</strong></h3>



<p>Le Tour de France, je le fais depuis quelques années pour <em><strong>Les Carnets de Julie</strong></em><strong><em> </em></strong>diffusés sur France 3. Cela fait déjà partie de mon univers, de ma culture du quotidien que d&rsquo;être au contact de ces terroirs, de ces cultures. Et d&rsquo;avoir envie de mettre en valeur ces recettes, qui sont souvent d&rsquo;ailleurs exécutées par des amateurs — la racine du mot amateur elle est très noble, c’est :&nbsp;«&nbsp;<em>celui qui aime&nbsp;» —, </em>pas forcément par des chefs qui ont souvent à cœur de réinventer, réinterpréter des recettes plus singulières qu&rsquo;on pourrait qualifier de modernes.</p>



<p>Là, ma démarche a été d&rsquo;aller puiser dans ces répertoires de toutes ces régions. Parfois dans des livres de cuisine, parfois dans des livres d’Histoire ; parfois dans la littérature — je pense notamment à Alexandre Dumas, à George Sand, à Marcel Proust. C’est aussi notre patrimoine. Et j&rsquo;ai croisé toutes ces thématiques : la cuisine, c’est de la nourriture mais aussi beaucoup de culture. Ça nous raconte notre Histoire, notre géographie… On ne cuisine pas dans une vallée comme dans une autre vallée parce que les produits, la géologie ne sont pas les mêmes. Ce sont ces racines que j&rsquo;ai eu envie de raconter et de transmettre dans ces recettes qui me semblent justement pouvoir s&rsquo;inscrire dans un répertoire quotidien et contemporain. Beaucoup de recettes d&rsquo;autrefois ont disparu… mais parfois c&rsquo;est aussi bien (sourire).</p>



<p>Certaines ont attiré mon attention parce qu’au-delà de la recette, il y avait une histoire intéressante à raconter. Mais aussi parce je me suis dit : «<em>&nbsp;tiens, je la servirais bien à mes amis aujourd’hui</em>&nbsp;». Parce que ce n’est pas trop compliqué et finalement assez original —&nbsp;même pour nous qui, aujourd&rsquo;hui, connaissons toutes les cuisines du monde sans voyager. Elles avaient leur place. Après, il a fallu équilibrer les régions, les poissons, les viandes, les desserts, les entrées. C&rsquo;était un casse-tête ! Vous avez raison, 100, c&rsquo;est très peu. Au départ, j&rsquo;en avais probablement 250. Il a fallu faire des choix ; tout choix étant un renoncement…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>C’est aussi l’occasion de réhabiliter, outre des recettes ou des régions, certains ingrédients. Tel que le saindoux…</strong></h3>



<p>Ah oui, moi, je cuisine beaucoup au saindoux. J’ai récemment fait un tour à Naples et là-bas,&nbsp; ils préparent les taralli qui sont de petits biscuits apéritifs assez salés et surtout très poivrés. Les taralli sont originaires des Pouilles mais il y a une version napolitaine faite à base de saindoux : il n&rsquo;y a pas de meilleur apéro, le problème c&rsquo;est que vous prenez un taralli, vous prenez un verre, vous prenez un taralli… ça n’en finit pas, ce truc-là ! Ça rajoute un côté très friable —&nbsp;un goût, aussi il faut bien le dire !&nbsp;</p>



<p>Autrefois, le saindoux était la graisse finalement la plus commune dans les familles, parce qu&rsquo;on avait tous un cochon dans les fermes. Elle était beaucoup moins onéreuse que le beurre et même que l&rsquo;huile d&rsquo;olive. À Naples, ils me disaient que l&rsquo;huile d’olive était faite pour les nobles et les gens qui avaient de l&rsquo;argent. Le saindoux était vraiment la graisse première, utilisée pour le sucré comme pour le salé. Et ça n&rsquo;a pas le goût de porc. Évidemment, certains ne peuvent pas en manger ; j’ai expliqué à Naples qu&rsquo;il fallait quand même dire que c&rsquo;était à base de graisse de porc. C&rsquo;est pas mal de le savoir.</p>



<p>Il y a d’ailleurs une histoire assez passionnante (et terrible) avec le saindoux, au moment de la Reconquista en Espagne : il était omniprésent jusqu’au désert pour identifier les juifs et les musulmans. Derrière chaque recette il y a toujours une histoire, parfois une légende, mais elles sont toutes aussi intéressantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ERymb8CZHW"><a href="https://www.stimento.fr/2024/12/23/francois-regis-gaudry-recettes-recits-une-recette-est-un-petit-bout-didentite-qui-se-transporte-se-transmet-se-transmute-et-se-transforme/">François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme » </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme »  » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2024/12/23/francois-regis-gaudry-recettes-recits-une-recette-est-un-petit-bout-didentite-qui-se-transporte-se-transmet-se-transmute-et-se-transforme/embed/#?secret=iGlowi5lXR#?secret=ERymb8CZHW" data-secret="ERymb8CZHW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Revenons un instant sur le poivre des taralli. Vous exhumez une recette de George Sand où l’on découvre que le poivre se marie bien avec les desserts et notamment les fruits…</strong></h3>



<p>Oui, c’est une recette que faisait George Sand dans son Berry natal, le poirat. Il s’agit d’une tourte à base de poires de curé — des poires dures, que l&rsquo;on doit cuire —&nbsp;et qui est sucrée mais fortement poivrée. Je pense que c&rsquo;est une réminiscence des cuisines de la Renaissance, où on retrouvait beaucoup de poivre, d’épices, pour cacher dit-on le côté un peu faisandé des produits. Mais aussi parce que c&rsquo;était un signe extérieur de richesse : on montrait qu’on pouvait se procurer ces épices si rares à l&rsquo;époque, au même titre que le sucre.</p>



<p>Une tarte aux poires aux poivre, de surcroît préparée par Georges Sand, c&rsquo;est quand même incroyable ; ça a de la gueule ! Ce sont des recettes qu&rsquo;il faut mettre en avant. Finalement, un grand chef les inventerait aujourd&rsquo;hui, on se dirait : «&nbsp;<em>waouh, quelle idée !&nbsp;</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Le livre présente également des recettes qui vous ont été transmises, en citant celles et ceux qui vous les ont données. Vous mettez ainsi en avant des recettes qui, parfois étaient réservées à un usage familial ou vernaculaire et qui se retrouvent au même plan que des plats patrimoniaux tels que le bœuf-miroton…</strong></h3>



<p>J’ai essayé quand même de me concentrer sur des recettes qui résonnaient pour tout le monde dans un terroir particulier ; qui ne soient pas juste la recette d’une famille — bien que parfois, ça raconte aussi beaucoup la région, c’est vrai. Mais oui, il y a ce mélange de transmission, de témoignages et comme vous le dites, de recettes “assises”, patrimoniales, consacrées, vernaculaires… Il y a un peu des deux parce que c&rsquo;est comme ça que s&rsquo;est aussi constituée notre cuisine : on s’est tous inspiré d&rsquo;un répertoire pour, finalement, se l&rsquo;accaparer et le transmettre.</p>



<p>Parfois, il y a des idées qui restent et on ne sait même pas pourquoi. J’ai beaucoup travaillé avec Thierry Marx, qui reprend une phrase de Montesquieu : «&nbsp;<em>la tradition est la mère de l’ignorance&nbsp;</em>» — c&rsquo;est très Thierry Marx, très poil à gratter, mais j&rsquo;aime bien ! Moi qui revendique la tradition et essaye de la porter, on met parfois dans ce panier un peu tout et n&rsquo;importe quoi : «&nbsp;<em>c’est traditionnel, on n&rsquo;y touche pas !&nbsp;</em>» Parfois, ça vaut le coup de revoir un petit peu la tradition parce qu&rsquo;il y a des choses qu&rsquo;on faisait à l&rsquo;époque qui n&rsquo;ont plus lieu d&rsquo;être aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Thierry Marx reprend une phrase de Montesquieu : «&nbsp;<em>la tradition est la mère de l’ignorance&nbsp;</em>» (…) Parfois, ça vaut le coup de revoir un petit peu la tradition parce qu&rsquo;il y a des choses qu&rsquo;on faisait à l&rsquo;époque qui n&rsquo;ont plus lieu d&rsquo;être aujourd’hui.</p><cite>Julie Andrieu</cite></blockquote></figure>



<p>Je prends l&rsquo;exemple de la blanquette : qui sait encore faire une vraie blanquette ? La blanquette, qui a été inventée au XVII<sup>e</sup> siècle par un cuisinier français, Vincent La Chapelle, mais publiée en anglais dans un livre anglais — déjà, ça, c&rsquo;est un peu poil à gratter — était à l&rsquo;époque un plat de restes. Un reste de veau découpé sur lequel on mettait une sauce blanche, farineuse ; ce n&rsquo;était probablement pas terrible ! Et puis, au fil du temps, jusqu&rsquo;aux années 1950 où elle a trouvé sa formule définitive, elle s&rsquo;est améliorée. Parfois, c&rsquo;est mieux aujourd’hui… mais il y a toujours une origine. Et c&rsquo;est ce chemin-là qui m’intéresse.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous proposez une recette de blanquette, mais de poireaux…</strong></h3>



<p>Oui, c&rsquo;est un peu différent. À l’exception du Comté de Nice, en France, il faut chercher le légume dans les recettes ! À part une petite garniture aromatique, c&rsquo;est la viande, la viande, la viande, des patates, la viande (sourires) C&rsquo;est quand même principalement cela quand on se parle de recettes traditionnelles. Mais quand on arrive à Nice et plus largement évidemment en Provence, tout d&rsquo;un coup le légume est au centre de l’assiette : il est vraiment le composant principal. Pour moi, c&rsquo;est unique en France. Alors quand j’ai trouvé dans un livre de cuisine ancienne normande cette blanquette de poireaux, sans viande, je me suis dit :&nbsp; «&nbsp;<em>ah, enfin !</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>On peut donc trouver des variations, moins connues, mais qui demeurent malgré tout traditionnelles…</strong></h2>



<p>L&rsquo;exemple de la blanquette est le bon parce que dès le départ et le livre de Vincent La Chapelle au XVII<sup>e</sup> siècle, elle pouvait se faire avec beaucoup d&rsquo;ingrédients différents — pas seulement de veau, c&rsquo;était peut-être la plus célèbre. Il y avait des blanquettes de cochon de lait, de lotte… Donc quand on dit : «&nbsp;<em>oh là là, aujourd&rsquo;hui on fait une blanquette à n&rsquo;importe quoi, c&rsquo;est galvaudé…</em>&nbsp;»&nbsp; Bah non, en fait c&rsquo;était galvaudé déjà par les anciens et par les inventeurs de ce plat. C&rsquo;est en cela que je vous dis que, parfois, la cuisine d&rsquo;autrefois est terriblement moderne.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous évoquiez Nice. Doit-on considérer la socca à sauver ? N’est-elle pas plutôt à propager ?&nbsp;</strong></h3>



<p>Oui, je vous l&rsquo;accorde. À Nice, j’imagine que non. Mais elle est à propager parce que la socca, il me semble qu&rsquo;en dehors des frontières de la région, elle n&rsquo;est pas forcément très connue. Moins que la pissaladière, le pan bangnat, la salade niçoise… Bien que, Jacques Maximin m’ait dit : «<em>&nbsp;la salade niçoise ? Mais c&rsquo;est n&rsquo;importe quoi ce qu&rsquo;on voit ; ça me fait rire !</em>&nbsp;» Et peut-être qu&rsquo;en même temps, c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;elle continue de vivre. La socca, les ingrédients sont tellement limités qu&rsquo;on ne peut pas y mettre n&rsquo;importe quoi. En revanche, la faire à la maison, ce n&rsquo;est pas simple, on est d&rsquo;accord. Donc là, j’ai trouvé sur les conseils de Micheline une technique qui me paraît ne pas trop trahir la recette originelle…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Restons dans les particularismes locaux avec un coup de zoom sur la région Auvergne—Rhône-Alpes, avec le farcement…</h3>



<p>Le farcement, c&rsquo;est savoyard et le pounti est auvergnat — c’est un peu le même principe : un mélange de viande hachée avec des légumes et des fruits secs.&nbsp; Le farcement est un plat à base de pommes de terre râpées, dans lesquelles on va mettre du lard, des pruneaux — on peut mettre d&rsquo;autres fruits secs. Il va cuire très longtemps jusqu&rsquo;à constituer un gâteau assez élégant. En général, on le couvre de morceaux de lard. Quand on découpe, ça ressemble à un kouglof sucré-salé..&nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1784" height="1784" data-id="6850" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1.jpeg" alt="" class="wp-image-6850" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1.jpeg 1784w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-300x300.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-1024x1024.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-150x150.jpeg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-768x768.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-1536x1536.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/Farcement-©-Vincent-Raymond-edited-1-860x860.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1784px) 100vw, 1784px" /><figcaption class="wp-element-caption">Là, le farcement est déjà à moitié dévoré, mais ça donne une idée / Photo : © Vincent Raymond </figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>On serait dans une région comme l&rsquo;Alsace, on pourrait croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d’un moule à kouglof…</strong></h3>



<p>Sauf que le moule n’est pas en cuivre. Ce n&rsquo;était pas juste pour l&rsquo;esthétique : le trou de l&rsquo;intérieur permettait une cuisson plus homogène..&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui fait que, d&rsquo;une région à l&rsquo;autre, des moules à peu près semblables vont donner naissance à des recettes totalement dissemblables ? Le farcement n’est pas du tout une pâtisserie…</strong></h3>



<p>Non, c’est un plat salé, Il fait partie des plats sucrés-salés, mais au moment de la Renaissance et du Moyen-Âge, on mangeait beaucoup de plats sucrés salés, ça s&rsquo;est un peu perdu après. C’est quand même une tradition qui a une vraie résonance chez nous. Dans nos régions, on disposait finalement d&rsquo;assez peu de produits — aujourd&rsquo;hui, on dispose de tous les produits possibles et imaginables, mais c&rsquo;est assez récent. Les cuisiniers et les cuisinières, avaient la nécessité d&rsquo;inventer et de faire preuve d&rsquo;imagination avec peu de choses.&nbsp;</p>



<p>Là, c&rsquo;est le cas, parce qu&rsquo;en Savoie, on avait des pommes de terre, des pommes de terre, des pommes de terre et du lard — et peut-être quelques pruneaux dans toutes les cuisines, c&rsquo;était l’un des rares fruits qu&rsquo;on pouvait conserver pendant l&rsquo;hiver. On a mélangé tout ça avec beaucoup d&rsquo;ingéniosité et avec ce moule — peut-être effectivement hérité de l&rsquo;Alsace, c&rsquo;est bien possible qu&rsquo;il y ait une circulation. On a inventé ce kouglof sucré-salé qui accompagne les viandes, pour le coup.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>En plus de l’inventivité, il y a le hasard, les erreurs qui viennent parfois au secours des cuisiniers. Vous citez dans votre livre deux exemples notables : le manqué, évidemment, et les pommes soufflées…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est difficile à réussir, les pommes soufflées ! Ce sont ces pommes de terre émincées très finement souvent à la mandoline pour qu&rsquo;elles soient bien calibrées, qu’on va faire cuire une première fois, puis une deuxième et qui, sous l&rsquo;effet de la chaleur vont se souffler et devenir des pommes toutes rondes. C’est très aléatoire : ça marche un coup, pas l’autre. Donc dans les restaurants, c&rsquo;est une vraie galère.</p>



<p>Dans le livre, je raconte l’histoire de ce cortège royal qui inaugure une ligne de chemin de fer devant arriver au Pecq, dans la région parisienne mais qui arrive avec beaucoup de retard. Il y avait évidemment toute une assemblée pour l&rsquo;accueillir dont un cuisinier qui était le meilleur de la région et qui avait fait une première cuisson, une deuxième, une troisième parce qu&rsquo;à chaque fois, on lui annonçait que le roi allait arriver. Finalement, à cause de ce retard, il a inventé cette merveilleuse recette. Donc oui, parfois, échec ou nécessité font loi.</p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-300x162.jpeg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-300x162.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-1024x554.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-768x415.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-1536x830.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-2048x1107.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/©-2024-EX-NIHILO-LES-COMPAGNONS-DU-CINEMA-STUDIOCANAL-FRANCE-3-CINEMA-LES-FILMS-DU-FLEUVE-Tous-Droits-Reserves-3-860x465.jpeg 860w " alt="Patrick Sobelman (“La Plus Précieuse des marchandises”) : « Ce livre est un classique ; ce film sera un classique »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/11/18/patrick-sobelman-la-plus-precieuse-des-marchandises-ce-livre-est-un-classique-ce-film-sera-un-classique/">Patrick Sobelman (“La Plus Précieuse des marchandises”) : « Ce livre est un classique ; ce film sera un classique »</a></div></div></div><p></p>


<p>J&rsquo;ai aussi en tête une recette d’alose, un poisson du sud-ouest : l&rsquo;alose aux pruneaux. Dans les Landes, une agricultrice à la retraite — si tant est qu&rsquo;on ne soit jamais à la retraite en étant agriculteur — m&rsquo;a dit : «&nbsp;<em>c&rsquo;est le poisson que je fais pour le dimanche, sans prétention.</em>&nbsp;». C&rsquo;est un poisson très savoureux, assez gras, de rivière, mais qui a la particularité d&rsquo;avoir beaucoup d’arêtes. On le cuisine souvent à l&rsquo;oseille parce qu&rsquo;on dit que l&rsquo;acidité de l&rsquo;oseille permettrait de dissoudre les arêtes — je ne l&rsquo;ai pas vérifié. Mais elle me dit : « <em>l&rsquo;oseille, ça ne m&rsquo;intéresse pas ; je fais autrement pour dissoudre les arêtes. Je tranche mon alose en darnes, je mets dans ma cocotte avec du vin doux de Jurançon, des pruneaux, des oignons…. Je couvre et je le mets à cuire. —Très bien, c&rsquo;est simple. Ça cuit combien de temps? —Eh bien, ça cuit 48 heures.</em>&nbsp;»</p>



<p>Je me suis dit qu’elle sucrait peut-être un peu les fraises : «&nbsp;<em>48 heures, vous êtes sûre ?</em>&nbsp;»&nbsp; Je ne me voyais pas rester 48 heures : on a un rythme de tournage à tenir…&nbsp;En fait, elle avait un fourneau à bois qui lui permettait de chauffer sa maison, comme autrefois, qui chauffait tout doucement — nécessité fait loi : «<em>&nbsp;je le mets sur le coin du fourneau. Et j&rsquo;ai trouvé que 48 heures, c&rsquo;était le minimum.&nbsp;</em>» Et là, je goûte quelque chose d’extraordinaire : un poisson cuit, comme un thon confit, mais confit avec le sucre, avec le grain, avec les arômes et qui avait ce goût de l’anguille unagi — l’anguille laquée japonaise. Elle avait tout inventé cette femme : la cuisine basse température, le poisson laqué à la japonaise… C’était Monsieur Jourdain de la cuisine : elle faisait de la cuisine hyper élaborée sans le savoir. Ce sont des moments très précieux</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Je rebondis sur la question de l’anguille, que vous évoquez par ailleurs…</strong></h3>



<p>C’est un poisson qui m&rsquo;est familier parce que mon père, qui n’est plus, était un passionné de la mer. Il élevait des anguilles pour son plaisir — il y en a qui bricolent, lui élevait des anguilles. La recette a été inspirée d&rsquo;un écrit de La Fontaine qui parle de ce pâté d&rsquo;anguille. C&rsquo;est un peu grivois mais en gros, il dit :&nbsp;« <em>Faites attention, on se lasse de tout, y compris des plus belles femmes. La preuve en est qu&rsquo;on peut même se lasser du pâté d&rsquo;anguille. Donc, variez les plaisirs, variez les femmes, variez les mets</em>. » Bon, aujourd’hui, ça ne passerait plus. Mais dans le bouquin comme ça, mis dans son contexte, ça marche ! (sourire)</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>L’anguille fait partie des aliments-animaux qu’il faudrait remettre au goût du jour…</strong></h3>



<p>Je crois que depuis peu de temps, la pêche est interdite. Mon père qui habitait sur l&rsquo;île de Ré allait chercher les pibales, qu&rsquo;il mettait dans ses marais — des marais salants qui n&rsquo;avaient plus d&rsquo;utilité. Il affinait des huîtres, des anguilles, des crevettes… C’est assez passionnant comme activité pour un retraité, et ça permet surtout de faire des bonnes bouffes sans prélever sur le stock.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Si certains aliments ont un peu disparu, on en redécouvre d&rsquo;autres, très communs, sous d&rsquo;autres visages. Un légume qu&rsquo;on a l&rsquo;habitude de manger cru, se révèle ici cuit dans une recette d’outre-mer…</strong></h3>



<p>Ah oui, absolument, la daube de concombre ! Nous faisons partie des rares peuples qui ne cuisinons pas le concombre — ou quasiment pas. Dans beaucoup de sociétés où j&rsquo;ai pu voyager, le concombre se cuisine au même titre qu&rsquo;une courgette ou qu&rsquo;une courge. Cette daube fait partie des recettes qu&rsquo;on peut utiliser pour ne pas perdre un concombre un peu flétri : qui n&rsquo;a pas eu un concombre un peu flétri dans son réfrigérateur ? (sourire) Là, au moins, c&rsquo;est une façon de le valoriser. Ça doit être aussi ce côté un peu terroir d&rsquo;autrefois, mais je ne jette presque jamais rien ; ça nécessite des recettes qui recyclent</p>



<p>Le concombre peut se mixer, par exemple, à cru. J’ai goûté en Turquie des soupes de concombre avec du lait de brebis ou avec du poulet, c&rsquo;est très, très bon !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Restons dans l’international avec les recettes “cousines” d’un pays à l’autre. On note d’étonnantes similitudes entre, par exemple, entre l’omelette brayaude et la tortilla…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est vrai, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle doit se servir un peu baveuse comme notre omelette, mais les ingrédients, c&rsquo;est bien la tortilla : des pommes de terre, du jambon, du fromage… Qu&rsquo;est-ce qui fait qu&rsquo;il y a ce pont-là ? Ce n&rsquo;est pas forcément un pont — en l&rsquo;occurrence entre l&rsquo;Espagne et la France —&nbsp;mais c&rsquo;est surtout que dans ces régions-là, on avait peu de produits disponibles : on avait du fromage, du jambon, des œufs, des pommes de terre et voilà ! Il a fallu composer avec, bien que les pommes de terre soient arrivées en France assez tardivement, et pourquoi pas mélanger tout ça ? On rajoute un peu de crème ; c’est ça qui fait la différence et aussi avec la version espagnole.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">De la même manière, rigodon et pudding sont très très proches. Qui a volé qui ?&nbsp;</h3>



<p>Oui, c&rsquo;est vrai : le pudding des Anglais, le rigodon des Bourguignons&#8230; En fait, l&rsquo;idée est de ne pas jeter le pain. C’est aussi un des fléaux, aujourd&rsquo;hui, du gaspillage alimentaire : cette quantité de pain qui est jetée au quotidien. On peut aussi dire que le pain d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est pas celui d’hier : malheureusement, on se rend compte que le pain ne se conserve plus.&nbsp;</p>



<p>Le pain moderne n’est quand même globalement pas terrible — là, ça ne s&rsquo;est pas amélioré avec le temps. Autrefois, on achetait du pain qui sortait du four banal du village pour la semaine, voire pour le mois. Aujourd&rsquo;hui, je pense qu&rsquo;on peut tuer quelqu&rsquo;un avec le pain de la semaine. Peut-être qu&rsquo;il faut faire attention à valoriser les farines avec des blés anciens, du vrai levain, des méthodes traditionnelles, et puis donner du temps.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La question de la conservation s&rsquo;est posée très longtemps avant d&rsquo;arriver à nos moyens modernes. L’une des premières méthodes de conservation a été la tourte, que vous évoquez dans le livre. Mais si l’on en refait aujourd’hui, ce n’est pas uniquement pour ses vertus de conservation ; c&rsquo;est aussi pour leur saveur particulière…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est drôlement bon ! Peut-être que vous pensez à la tourte lorraine : c’est une tourte de viandes hachées qui ont macéré avec de l’échalote, du vin blanc où l’on rajoute ce qu’on appelle là-bas la migaine, qui est en fait l&rsquo;appareil de cuisson — un mélange d’œufs, de crème et de lait —&nbsp;à la toute fin et qui donne un moelleux… Ça fait un peu peur, la tourte, parce qu&rsquo;on se dit : «&nbsp;<em>comment je vais réussir ce truc-là ?</em>&nbsp;» Et finalement, après avoir raté la première — c’est quasiment indispensable —, ça vient tout seul et ce sont des plats qui ne peuvent être vraiment maîtrisés qu&rsquo;avec l’expérience, parce que c&rsquo;est le propre de la cuisine de nos anciens.&nbsp;</p>



<p>Comme je n&rsquo;ai pas eu d&rsquo;apprentissage académique, je me suis beaucoup essayée, je me suis beaucoup trompée, mais c&rsquo;est aussi ce qui me permet de me mettre peut-être un peu plus à la place du lecteur qu&rsquo;un grand chef. Et de pouvoir transmettre : éviter les erreurs, éviter les pièges, donner les petites astuces qui vont permettre de réussir le plat à tous les coups. La tourte, c&rsquo;est une succession de petites astuces, de petits conseils pour une satisfaction qui est quand même assez extraordinaire — et qui permet, comme vous le disiez, de conserver les aliments, bien que ce soit moins le sujet aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La magie de la cuisine, c&rsquo;est un mélange d&rsquo;apprentissage, de règles, d&rsquo;instincts. Au Maroc, on dit : « <em>ton œil est ta balance</em> ». Il&nbsp; y a un moment où il faut lâcher un peu la recette et se faire confiance. Ça ne donnera peut-être pas ce que vous vouliez, mais ça donnera forcément quelque chose d’intéressant — si vous le faites avec conscience et avec générosité, bien sûr !</p><cite>Julie Andrieu</cite></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>N’est-ce pas aussi utile de s&rsquo;autoriser l’erreur ? Lorsque l’on fait des crêpes, la première n&rsquo;est jamais réussie, mais c&rsquo;est le prélude à une réussite dans la série…</strong></h3>



<p>On a tous fait des erreurs en cuisine et en même temps, on les assume. C&rsquo;est ça qui fait la noblesse de cette activité, de cet art, de cet artisanat : rien n&rsquo;est figé. Comme l’agriculture : à chaque fois, il faut se remettre sur l’établi et ça dépend de beaucoup de paramètres. On parlait du pain : je ne suis pas sûre que le pain se soumette vraiment à une recette, finalement : ça dépend de tellement de choses, de l&rsquo;hygrométrie, des bactéries que vous aurez sur les mains, de votre humeur, de la température, de la farine, de la saison… La cuisine, ce n&rsquo;est peut-être pas aussi poussé, mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il y a beaucoup de ça.&nbsp;</p>



<p>Ce qui fait un peu la magie de la cuisine, c&rsquo;est un mélange d&rsquo;apprentissage, de règles, d&rsquo;instincts. Au Maroc, on dit : « <em>ton œil est ta balance</em> ». Il&nbsp; y a un moment où il faut lâcher un peu la recette et se faire confiance. Ça ne donnera peut-être pas ce que vous vouliez, mais ça donnera forcément quelque chose d’intéressant — si vous le faites avec conscience et avec générosité, bien sûr !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ce dicton marocain est très juste : dans beaucoup de familles autrefois, la mesure, c&rsquo;était le petit bol rouge ou bleu, davantage que la balance classique…</strong></h3>



<p>Oui, c&rsquo;est vrai, c&rsquo;était des volumes. Comme on continue de le faire aux États-Unis, on parle de <em>cup</em>. Chez nous, on pèse les grammes. Comme mon métier est de transmettre des recettes, j&rsquo;aime bien que ce soit aussi précis que possible, parce que malgré ça, c&rsquo;est quand même facile de s&rsquo;y perdre. Mais vous avez raison : autrefois, c&rsquo;était un verre. Aujourd&rsquo;hui, entre votre verre et le mien, je suis sûre que votre verre est beaucoup plus grand que le mien. Je suis un peu jalouse (sourire)</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Au début de notre échange, vous parlé de 250 recettes initiales avant d&rsquo;arriver à ces 100 recettes finales. Il y en aurait donc encore 150, que vous pourriez traiter dans un autre volume. Et si par malheur, on vous obligeait à n’en conserver qu&rsquo;une seule ?</strong></h3>



<p>Ah non, vous n&rsquo;allez pas me la refaire, celle-là !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ah si !</strong></h3>



<p>je vous ai cité celles qui ont beaucoup de sens pour moi, mais en garder une… C&rsquo;est terrible, ce que vous me dites là ! (<em>elle feuillette son livre</em>) Ah, l&rsquo;agriade saint-gilloise : en Camargue, c&rsquo;est une recette qu&rsquo;on fait à la cheminée originellement — bien sûr on peut la faire au four aujourd’hui. Ce sont des tranches de bœuf souvent coupées dans le paleron, très fines, qui sont superposés comme un millefeuille dans une cocotte, au milieu desquelles on va mettre un mélange de garniture aromatique très corsée avec des anchois, des câpres, des cornichons, du vinaigre, de l’ail — moyen de conservation également. Les bateliers du Rhône l’emportaient dans leur gamelle sur leur bateau pour pouvoir en manger pendant la semaine. Au départ, c&rsquo;est un plat de nécessité. Moi qui aime bien les saveurs corsées, quand c&rsquo;est relevé, ça me rappelle la sauce putanesca italienne.</p>



<p>Ce plat est magique, parce qu&rsquo;au début, vous vous dites : «&nbsp;<em>qu&rsquo;est-ce que je fais, là, en fait ? Je suis en train de mettre de la viande, du vinaigre, ça va être vraiment bizarre, tout ça est très acide, c&rsquo;est très fort…&nbsp;</em>»&nbsp; Et puis comme ça cuit longtemps, c&rsquo;est quand même la magie du temps, il y a une osmose dans ce plat qui est encore meilleur le lendemain, bien sûr. Ce n&rsquo;est pas ma recette préférée, mais c&rsquo;est des petites choses magiques que je ne connaissais pas du tout, qu&rsquo;on m&rsquo;a fait découvrir là-bas. Et ça a retenu mon attention.</p>



<p>Il y a aussi le stockfish : c&rsquo;est mon enfance. Ma grand-mère était monégasque. Quand j&rsquo;étais chez elle à Monaco, elle m&#8217;emmenait le dimanche manger le stockfish sur le Rocher — le restaurant s&rsquo;appelait Castelroc, je ne sais pas s&rsquo;il existe toujours. Heureusement, je ne savais pas qu’il y avait des tripes. Mais j&rsquo;adorais ça ! Ça, c&rsquo;est un plat d’enfance ; ce n’est pas facile à cuisiner, parce qu&rsquo;il faut se procurer le stockfish quand on habite dans le Grand Nord, chez les Vikings ! (sourire) Mais ça, c&rsquo;est vraiment un plat qui a le goût de l&rsquo;enfance. Les barbajuans aussi. Enfin, bref, je peux vous faire une demi-heure sur chaque recette, moi !</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:27% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="802" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-802x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6852 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-802x1024.jpeg 802w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-235x300.jpeg 235w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-768x981.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-1202x1536.jpeg 1202w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-1603x2048.jpeg 1603w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-860x1099.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-1536x1962.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/07/100recettes_cover_V5-scaled.jpeg 2004w" sizes="auto, (max-width: 802px) 100vw, 802px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>Julie Andrieu : <em>100 Recettes à sauver ! &#8211; À la découverte des trésors culinaires de nos régions, </em>Albin Michel, 224 p., 29,90€.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/07/30/julie-andrieu-100-recettes-a-sauver/">Julie Andrieu (“100 Recettes à sauver !”) : « Parfois, la cuisine d&rsquo;autrefois est terriblement moderne »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
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		<title>“Save Our Souls” : Une séance et une seule</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2025/06/16/save-our-souls-jean-baptiste-bonnet-ocean-viking-sos-mediterranee/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=save-our-souls-jean-baptiste-bonnet-ocean-viking-sos-mediterranee</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 15:56:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Baptiste Bonnet]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean Viking]]></category>
		<category><![CDATA[Réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[SOS Méditerranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 20 juin, des dizaines de salles de cinéma en France s’associeront pour proposer la projection unique du documentaire Save Our Souls de Jean-Baptiste Bonnet. Suivant une expédition du navire Ocean Viking dans sa mission de secours aux naufragés en Méditerranée, ce film en dit plus long que bien des discours. Beaucoup s’apprêtent à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/06/16/save-our-souls-jean-baptiste-bonnet-ocean-viking-sos-mediterranee/">“Save Our Souls” : Une séance et une seule</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Ce vendredi 20 juin, des dizaines de salles de cinéma en France s’associeront pour proposer la projection unique du documentaire </strong></em>Save Our Souls <em><strong>de Jean-Baptiste Bonnet. Suivant une expédition du navire Ocean Viking dans sa mission de secours aux naufragés en Méditerranée, ce film en dit plus long que bien des discours.</strong></em></p>



<p>Beaucoup s’apprêtent à fêter au 21 juin qui le solstice d’été, qui la musique… Mais rares sont ceux qui savent que la veille est officiellement dédiée à une autre célébration : la&nbsp; Journée mondiale des réfugiés. Avec la multiplication de graves conflits armés aux frontières de l’Union Européenne, ainsi que la crise environnementale de plus en plus prégnante sur l’ensemble du globe, le nombre de personnes déplacées est en augmentation. Et il ne s’agit pas (ou plus) d’un mouvement exclusif des pays du Sud vers ceux du Nord : selon la Banque Mondiale, le seul changement climatique serait susceptible de contraindre 216 millions de personnes à migrer à l’intérieur de leur propre pays d’ici à 2050 !</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-29 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="764" height="408" data-id="6640" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-2-©-Andana-Films.jpg" alt="" class="wp-image-6640" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-2-©-Andana-Films.jpg 764w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-2-©-Andana-Films-300x160.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption class="wp-element-caption">En quête d&rsquo;âmes / Photo : © Andana Films</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Cinéaste </strong><strong><em>embedded</em></strong></h3>



<p>Si cette funeste perspective ne suffit pas à changer le regard sur le drame humain en cours, peut être le film de Jean-Baptiste Bonnet y contribuera-t-il. Tourné du 26 février au 4 avril 2023&nbsp;à bord du Ocean Viking (le navire humanitaire de l’ONG SOS Méditerranée), ce documentaire suit une campagne de sauvetage dans toutes ses phases. L’’attente — et ses quarts de guet durant lesquels l’équipage scrute à la jumelle le moindre frémissement sur l’horizon —, le repérage d’une embarcation en détresse, l’accueil périlleux des passagers qu’il faut ensuite identifier, rassurer, soigner, nourrir, instruire des procédures à venir ; le débarquement dans un port italien…&nbsp;avant de repartir. L’Ocean viking tient du Sisyphe sur les mers ; la Méditerranée étant quant à elle un tonneau des Danaïdes recrachant sans fin les réfugiés qu’elle n’engloutit pas…</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-30 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="764" height="405" data-id="6638" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-©-Andana.jpg" alt="" class="wp-image-6638" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-©-Andana.jpg 764w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-©-Andana-300x159.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Sauvé ? / Photo : Andana Films</figcaption></figure>
</figure>



<p>Observateur discret de la mission, Jean-Baptise Bonnet est le témoin privilégié des dangers absurdes menaçants les secouristes — les intimidations/agressions des garde-côtes libyens, par exemple — comme de leur inépuisable bienveillance face à la répétition de la misère. Ramassant, au fil des échanges entre les naufragés et l’équipage des mosaïques de trajectoires, des bribes de vies, il permet de recomposer le parcours-type d’un réfugié. Chacun s’avère un miraculé rescapé d’un ou de plusieurs enfers. Plus factuel et brut que misérabiliste, <em><strong>Save Our Souls</strong></em> est un reportage long format sans commentaire — ils sont inutiles — ni fioritures. Sans doute plus concret que le <em><strong>Fuocoammare</strong></em> (2016) de Gianfranco Rosi, qui en est le pendant “à terre”, sur l’île de Lampedusa.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Séance unique</strong></h3>



<p>Vendredi 20 juin à 20h, <em><strong>Save Our Souls</strong></em><strong><em> </em></strong>sera projeté simultanément dans des dizaines de salles en France, Suisse et Belgique <a href="http://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1pZGx7FS-HMCSCZwUpMzwVlwVAx26cN4&amp;ll=0,0&amp;z=5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />dont les coordonnées se trouvent ici</a>. Chaque séance étant suivi de la retransmission en direct d’un débat auquel participeront Jean-Baptise Bonnet, François Thomas (président de SOS Méditerranée) et Diane Folgelman (Amnesty International). Fasse qu’il attire un public plus large que les éternels déjà gagnés à la cause.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SAVE OUR SOULS ⎪Trailer⎪FR" src="https://player.vimeo.com/video/934813114?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="658" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share"></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="494" height="699" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Save-Our-Souls.jpeg" alt="" class="wp-image-6637 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Save-Our-Souls.jpeg 494w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Save-Our-Souls-212x300.jpeg 212w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Save Our Souls</em> de Jean-Baptise Bonnet (Fr., 1h31) documentaire. En salle le 20 juin 2025 uniquement.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/06/16/save-our-souls-jean-baptiste-bonnet-ocean-viking-sos-mediterranee/">“Save Our Souls” : Une séance et une seule</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
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		<title>David Jarre  (“Mosaic”) : « La magie nous renvoie à l&#8217;âme et à notre émotion » </title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/11/02/david-jarre-mosaic-la-magie-nous-renvoie-a-lame-et-a-notre-emotion/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=david-jarre-mosaic-la-magie-nous-renvoie-a-lame-et-a-notre-emotion</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Nov 2024 17:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur C. Clarke]]></category>
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		<category><![CDATA[Magie]]></category>
		<category><![CDATA[Mentalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mentaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Mosaic]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plus de vingt ans de carrière à travers le monde et un nombre incalculable de prestations sur les plateaux télé, le magicien et mentaliste David Jarre présente enfin son premier one-man-show, Mosaic. Un spectacle « expérientiel » visible de 8 à 88 ans et invitant les spectateurs à renouer avec leurs rêves. Conversation. En quoi la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/02/david-jarre-mosaic-la-magie-nous-renvoie-a-lame-et-a-notre-emotion/">David Jarre  (“Mosaic”) : « La magie nous renvoie à l&rsquo;âme et à notre émotion » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><strong>Après plus de vingt ans de carrière à travers le monde et un nombre incalculable de prestations sur les plateaux télé, le magicien et mentaliste David Jarre présente enfin son premier one-man-show, <em>Mosaic</em>. Un spectacle « <em>expérientiel</em> » visible de 8 à 88 ans et invitant les spectateurs à renouer avec leurs rêves. Conversation.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1-819x1024.jpg" alt="OK, il est aussi en coulisses / Photo : © Rasmus Mogensen" class="wp-image-5470" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1-819x1024.jpg 819w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1-240x300.jpg 240w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1-768x960.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1-860x1075.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-1.jpg 945w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">OK, il est aussi en coulisses / Photo : © Rasmus Mogensen</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>En quoi la composante visuelle a-t-elle une incidence sur vos créations et sur la manière dont vous travaillez ?&nbsp;</strong></h3>



<p><strong>David Jarre</strong> : Elle a une incidence parce qu’on s’est rendu compte que 90% des humains — la plupart des gens } sont visuels plutôt qu’auditifs ou kinésthétiques. Le visuel joue beaucoup en l&rsquo;occurrence pour la magie parce que c’est <em>aussi</em> une discipline visuelle. Ce que les gens ont tendance à oublier, notamment les performeurs, c&rsquo;est que c&rsquo;est aussi et surtout une discipline de ressenti. Ce qui fait qu’on est impressionné passe par le visuel, mais ce qui nous surprend, et qui nous déclenche l&rsquo;émotion, c&rsquo;est le ressenti. J&rsquo;essaie d&rsquo;axer tout là-dessus.</p>



<p>Le visuel joue donc pour nous inspirer, pour nous faire partir, pour nous faire rêver… Mais on peut voir quelque chose de très joli qui ne nous touche pas et ne transmet pas cette émotion. Donc il ne faut pas se perdre dans le visuel — petite parenthèse pour Instagram (sourire).</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans un monde où l’hyper-technologie semble avoir banalisé le concept de magie, comment comprenez-vous le fait que les magiciens aient conservé leur aura ? Par ce supplément d’émotion et de poésie qu’ils véhiculent ?</strong></h3>



<p>Il y a une de citation de Arthur C. Clarke que j’adore : «&nbsp;<em>toute science suffisamment avancée est indiscernable de la vraie magie&nbsp;</em>» — ce qui est complètement vrai : à l&rsquo;époque où on a “inventé” l’électricité, quand on voyait une ampoule s’allumer, c’était une étoile sur terre. Si on ne comprend pas la technologie derrière, c’est hyper beau&#8230; C’est très important de revenir vers l’organique : tout ce qui est électronique et digital peut être magique et positif… mais aussi très déconnectant parce qu&rsquo;on se déconnecte du toucher, du tactile et de l&rsquo;organique — or c’est quand même ce qui nous fait vibrer en tant que mammifère.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="atgFtukzD0"><a href="https://www.stimento.fr/2022/11/10/michel-granger-peint-au-rouleau-compresseur/">Diaporama : Michel Granger peint au rouleau compresseur !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Diaporama : Michel Granger peint au rouleau compresseur ! » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2022/11/10/michel-granger-peint-au-rouleau-compresseur/embed/#?secret=m5bIqVMCBy#?secret=atgFtukzD0" data-secret="atgFtukzD0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Je pense que la magie nous renvoie à l&rsquo;âme et à notre émotion, justement. Quand on décrit un phénomène magnifique qu&rsquo;on ressent et qui est au-delà des mots — ça peut être un coucher de soleil, un moment passé avec une amoureuse ou son amoureux, en famille, quand on voit de la neige tomber — on va dire : «<em>&nbsp;c’était un moment suspendu, c&rsquo;était magique.</em>&nbsp;». La magie est liée à l&rsquo;émotion qu&rsquo;on ressent. Elle n&rsquo;est pas liée à la discipline de magicien. Parce qu’elle est partout : dans un film, être dans les histoires d&rsquo;amour qu&rsquo;on nous raconte ; dans un moment vécu, dans un restaurant, dans un café…</p>



<p>Quant à l’émotion… Quand on me demande si des gens de différentes nationalités réagissent de manière différente, en fait, je pense que l&rsquo;humain réagit à de l&rsquo;émotion. C’est universel. En tout cas, les gens sont sensibles à la magie, parce que la magie, c&rsquo;est l&rsquo;émotion. Les gens ont envie de vivre une émotion. À force d&rsquo;être bombardé par des stimuli visuels, on ne ressent plus les choses : on ne fait que les percevoir. Il suffit juste de fermer les yeux une minute pour se rendre compte qu&rsquo;on se met à sentir plein de choses qu&rsquo;on ne ressent pas avec les yeux ouverts. C’est contradictoire parce que la magie est d&rsquo;abord une discipline visuelle ; pourtant, c&rsquo;est l&rsquo;émotion — et donc le non-visuel — qu&rsquo;il faut travailler. Et c&rsquo;est ça que j&rsquo;aime bien essayer travailler.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous êtes à fois magicien, mentaliste ; vous pratiquez close-up, la scène. Pour prendre une analogie sportive, si vous étiez un tennisman de haut niveau, vous joueriez en fond de court, au filet, sur terre battue, gazon, ciment et synthétique. Comment parvenez-vous à concilier l&rsquo;ensemble de ces disciplines ?</strong></h3>



<p>C&rsquo;est une très bonne question et une bonne analogie… jusqu&rsquo;au moment où vous avez dit qu&rsquo;il s’agissait de disciplines différentes. En fait, c&rsquo;est la même chose. Les gens pensent souvent que le mentalisme, la magie, la grande illusion sont des choses différentes ; Cela fait partie du métier, de la discipline de la magie et je trouve que c&rsquo;est important de mélanger le tout. Parce qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les gens ont un besoin de variété et de différence — peut-être qu&rsquo;on s&rsquo;ennuie plus rapidement ou qu&rsquo;on est très stimulé en permanence et qu&rsquo;on a moins de patience. </p>



<p>Je trouve intéressant d&rsquo;avoir un moment de mentalisme, un autre plus rythmé et visuel — ou peut-être un peu plus poétique ; un moment interactif… À chaque fois on les surprend et on les installe dans un rythme ; on crée une rupture. La surprise ou l’humour, ça vient parce qu&rsquo;il y a une rupture de schéma ou de tempo. Si on fait du mentalisme pendant une heure et demie ça peut être intéressant mais peut être un peu lassant. J&rsquo;aime bien tout mélanger pour que les gens soient en permanence surpris et… <em>entertainés</em>.</p>



<p>Mais cela demande un travail constant pour être un peu bon dans toutes les disciplines ! (rires) dans <em>tous les styles</em>. C&rsquo;est aussi pour cela que j&rsquo;ai attendu : je suis dans ma quarantaine, je n’ai pas commencé à faire de la scène dans ma vingtaine alors que j’avais des propositions et des demandes. J’ai eu envie d&rsquo;attendre pour pouvoir proposer quelque chose qui me semblait original et valait le coup.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ce n’était donc pas lié à une quelconque crainte de perdre en proximité directe avec le public…</strong></h3>



<p>C’était en effet moins lié une crainte qu’à une envie : cela de pouvoir partir, m’évader, et parcourir le monde avec ma valise. Aller découvrir différents pays, différentes cultures… J&rsquo;étais dans un lycée international quand j&rsquo;étais jeune avec beaucoup de nationalités différentes dans ma classe. J’ai toujours été très attiré par l&rsquo;étranger — <em><strong>L’Étranger</strong></em> étant, entre nous, l’un de mes romans préférés — même s’il ne parle pas exactement de cela. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Meursault dans </strong><strong><em>L’Étranger</em></strong><strong> ne ressent rien, c’est vraiment le paradoxe…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est complètement le paradoxe, ça fait aussi partie de la beauté de ce livre que j&rsquo;ai relu il n&rsquo;y a pas si longtemps ; c&rsquo;est incroyable comme il est encore moderne, transgénérationnel, actuel… En l&rsquo;occurrence j&rsquo;aime l&rsquo;étranger pas que pour le livre mais pour les cultures, les gens… Si je m&rsquo;étais lançé tout de suite dans une carrière de scène en France, je me serais un petit peu coincé en France, je pense. J’avais au fond cette sensation d’avoir des choses à raconter. </p>



<p>J’ai toujours vu dans les livres des artistes qui voyagaient à travers le monde et revenaient dans leur pays avec plein d&rsquo;expériences à partager ; je trouvais ça assez poétique — pour utiliser le mot — comme mode de vie de revenir avec des aventures de l’étranger. Des expériences à raconter et partager avec le public français. Après, depuis que je suis tout petit, j’a toujours eu en ligne de mire un <em>show</em> de scène, quoi qu&rsquo;il arrive,.  J’ai eu différentes occasions de le faire et à un moment les étoiles se sont alignées. Et ça se passe maintenant.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14-819x1024.jpg" alt="Mais il est surtout sur scène / Photo : © Rasmus Mogensen" class="wp-image-5473" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14-819x1024.jpg 819w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14-240x300.jpg 240w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14-768x960.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14-860x1075.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre©Rasmus-Mogensen-14.jpg 945w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mais il est surtout sur scène / Photo : © Rasmus Mogensen</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><em>Mosaic</em></strong><strong> s&rsquo;adresse directement au spectateur en l&rsquo;interrogeant sur ses rêves. Pour reprendre cette fois non pas Camus mais Shakespeare, «&nbsp;</strong><strong><em>Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves&nbsp;» </em></strong><strong>à partir de quelles étoffes avez-vous cousu </strong><strong><em>Mosaic</em></strong><strong> ?</strong></h3>



<p>Ah, excellent, j’adore ! <em><strong>Mosaic</strong></em>, c&rsquo;est cette idée d&rsquo;avoir une espèce d&rsquo;amoncellement de morceaux différents qui n&rsquo;ont rien à voir les uns avec les autres et qu&rsquo;on peut regrouper pour créer une forme harmonieuse, que deux personnes différentes avec les mêmes morceaux arriveraient à un résultat différent — preuve que le tout est plus grand que la somme des parties. </p>



<p>Finalement, qu’est-ce qui permet à une mosaïque d’exister ? Ce sont les morceaux en eux-mêmes qui font la mosaïque plutôt qu&rsquo;un amoncellement de morceaux ; c&rsquo;est l&rsquo;espace, c&rsquo;est le ciment entre les morceaux Et ce ciment, j&rsquo;aime penser que c&rsquo;est ce qui nous relie les uns aux autres. Cette émotion qui relie un groupe qui va dîner ensemble ; qui relie les spectateurs qui vont voir un spectacle ensemble parce qu&rsquo;ils ont tous l&rsquo;envie de <em>vivre</em> un moment. Sans ce ciment qui nous lie, il n’y pas de mosaïque. Il n’y a rien. En plus, j&rsquo;ai toujours été fasciné depuis gamin par les mosaïques, les sols italiens, les fresques etc.</p>



<p>Chacun peut voir son interprétation dans le spectacle, c’est très ouvert. Parce qu’une mosaïque c’est plein de petite parties donc on est tous une petite partie, tous indépendants… Je ne veux pas le côté littéral D’ailleurs, je n&rsquo;explique presque rien dans le spectacle ; mais j’évoque tout. Je fais par exemple un numéro avec un enfant : je ne dis pas si cet enfant c&rsquo;est le petit moi — ou si je suis ce que va devenir l’enfant. Ou si c&rsquo;est mon fils…</p>



<p>Je laisse les portes ouvertes, les gens interprètent ce qu’ils veulent. Certains vont se projeter ; d&rsquo;autres avoir l&rsquo;impression que c&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un père avec son fils. Il y a trop de films ou de pièces où on nous impose ce qu&rsquo;on doit ressentir avec une flopée de violons au moment où l’on doit sentir l&rsquo;émotion comme si ou ça. Et on n’est pas libre d&rsquo;interpréter les émotions.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>C&rsquo;est le mentaliste qui s&rsquo;interdit de diriger la pensée des spectateurs…</strong></h3>



<p>En l&rsquo;occurrence le mentaliste <em>doit</em> la la diriger mais je fais un mélange entre les deux : je le fais pour que mes numéros marchent. Mais au niveau de la symbolique et du ressenti, je le laisse ouvert.&nbsp;</p>



<p>Il y a un numéro du spectacle qui est très interactif : tous les soirs, le finale est différent parce qu&rsquo;il est lié au choix que les spectateurs vont faire. Parce que Je voulais que les gens puissent repartir avec une petite clef pour eux, un petit truc en plus. Quand on va voir un spectacle, on peut passer un très bon moment, on ressort avec un bon souvenir mais il reste quoi, au fond, à part juste le souvenir d&rsquo;avoir bien rigolé ? Je voulais un moment où le spectateur puisse être amené à y réfléchir de manière légère et ludique. Et qu’il reparte avec l’idée d’octroyer un peu de temps à ce qu’il aime — on a tous des rêves qu’on a décidé soit de poursuivre soit d&rsquo;abandonner soit de mettre le côté. Si à la fin chacun repart avec un rêve, j’en serai très heureux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&quot;Mosaic&quot; par David Jarre en tournée" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/nnryeZGjdkU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre.jpg" alt="" class="wp-image-5476 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre.jpg 960w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre-300x300.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre-150x150.jpg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre-768x768.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/David-Jarre-Mosaic-©David-Jarre-860x860.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong>David Jarre : <em>Mosaic</em>.  <a href="http://&#x1f517;www.davidjarre.com"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />www.davidjarre.com</a> en tournée jusqu’au 21 mars 2025</strong>.</p>
</div></div>


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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/02/RUE-MALAGA-Photo-4-©Les-Films-du-Nouveau-Monde-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Roulez jeunesse ! / Photo : ©Les Films du Nouveau Monde" loading="lazy" />        </a>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/02/david-jarre-mosaic-la-magie-nous-renvoie-a-lame-et-a-notre-emotion/">David Jarre  (“Mosaic”) : « La magie nous renvoie à l&rsquo;âme et à notre émotion » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vite vite ! : Plateforme 10, en mode surréaliste</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/08/03/vite-vite-plateforme-10-en-mode-surrealiste/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vite-vite-plateforme-10-en-mode-surrealiste</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Aug 2024 22:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[Man Ray]]></category>
		<category><![CDATA[MCBA]]></category>
		<category><![CDATA[Mudac]]></category>
		<category><![CDATA[Photo Élysée]]></category>
		<category><![CDATA[Plateforme 10]]></category>
		<category><![CDATA[Surréalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’envie vous prenait de fuir Paris, la frénésie du sport-spectacle (et ses coulisses parfois peu recommandables), un geste transgressif consisterait à gagner la capitale olympique, Lausanne, pour découvrir la collection d’expositions que Plateforme 10 consacre au centenaire du surréalisme. Vite, une partie de celle-ci s’achève bientôt… Il se passe toujours quelque chose à Plateforme [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/08/03/vite-vite-plateforme-10-en-mode-surrealiste/">Vite vite ! : Plateforme 10, en mode surréaliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Si l’envie vous prenait de fuir Paris, la frénésie du sport-spectacle (</strong></em><a href="https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/le-revers-de-la-medaille/enquete-franceinfo-c-est-comme-si-quelqu-un-venait-chez-vous-et-prenait-les-cles-comment-le-cio-prend-les-commandes-de-paris-pendant-les-jeux-olympiques_6693330.html"><strong><em>et ses coulisses parfois peu recommandables</em></strong></a><em><strong>), un geste transgressif consisterait à gagner la capitale olympique, Lausanne, pour découvrir la collection d’expositions que Plateforme 10 consacre au centenaire du surréalisme. Vite, une partie de celle-ci s’achève bientôt…</strong></em></p>



<p>Il se passe toujours quelque chose à Plateforme 10. Sis à côté de la gare de Lausanne, l’ensemble muséal regroupe depuis l’été 2022 trois prestigieux établissements : le MCBA (Musée cantonal des Beaux-Arts), le mudac (Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains) et enfin Photo Élysée. À tous points de vues complémentaires, ces musées mutualisent volontiers leur programmation ou partagent des thématiques ; c’est le cas actuellement avec cette “Saison surréaliste“ touchant à sa fin.</p>



<p>Centenaire oblige, le mouvement artistique initié par André Breton dans son <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_du_surr%C3%A9alisme"><strong><em>Manifeste…</em></strong></a> se devait d’être célébré — ce qui relève de la gageure, si l’on veille à respecter les oukases du Maître brocardant les académismes, excluant de son cénacle tel ou tel membre, refusant la pompe certains jours pairs. Il fallait donc faire œuvre d’originalité. Mais aussi composer avec la disponibilité des œuvres,: Bruxelles (au printemps) et Paris (<a href="https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/gGUudFS">le Centre Beaubourg, début septembre</a>) organisant de leur côté des rétrospectives d’envergure. Plateforme 10 a trouvé une formule révélant d’un mouvement né de l’onirisme et des juxtapositions insolites, sa diversité protéiforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Man Ray &#8211; Libérer la photographie</strong></mark></em></h2>



<p>C’est avec Man Ray (1890-1976) que l’on débute. Non point le peintre, mais le plasticien qui choisit de s’affranchir des contraintes de la toile pour composer des tableaux d’un nouveau genre<em>.</em> Autant de compositions empreintes de symbolisme, d’érotisme ou d’humour ; autant de clichés témoignant d’un goût pour la recherche et la technique — en usant de procédés tels que la solarisation ou la rayographie (obtenue sans boîtier) pour obtenir des images spectrales.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="953" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-953x1024.jpeg" alt="Man Ray, Paul Eluard et André Breton, 1939 © Man Ray 2015 Trust 2024, ProLitteris, Zurich" class="wp-image-5058" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-953x1024.jpeg 953w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-279x300.jpeg 279w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-768x825.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-1430x1536.jpeg 1430w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-860x924.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich-1536x1650.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/Man-Ray-Paul-Eluard-et-Andre-Breton-1939-©-Man-Ray-2015-Trust-2024-ProLitteris-Zurich.jpeg 1779w" sizes="auto, (max-width: 953px) 100vw, 953px" /><figcaption class="wp-element-caption">Man Ray, Paul Eluard et André Breton, 1939 © Man Ray 2015 Trust 2024, ProLitteris, Zurich</figcaption></figure>



<p>Si les tirages surprennent par leur taille modeste, leur profusion (ainsi que la présence de nombreuses pièces d’époque dans un état de conservation miraculeux) subjugue l’œil. Aux murs, mais aussi sur des totems parallélépipèdiques distribués dans la plus vaste salle d’exposition, le cosmos rayen se déploie, créant de fait un parcours thématisé dans un corpus aux démarcations floues : commandes de mode, portraits de contemporains ou compositions oniriques fixées en studio pourraient parfois se substituer. </p>



<p>Doté d’un indubitable regard, créateur d’images, voire de tropes (on dirait aujourd’hui de “mèmes”), Ray n’a pas impressionné que les support photosensibles et les rétines de son époque : <em><strong>Le Violon d’Ingres</strong></em><strong><em> </em></strong>(1924)<em><strong> Les Larmes</strong></em> (1932) exercent une fascination intacte aujourd’hui. L’exposition permet par ailleurs de mesurer l’influence — l’attraction — exercée par les modèles sur l’artiste. Notamment Lee Miller, Alice Prin (<em>alias</em> Kiki de Montparnasse) Maret Oppenheim ou Adrienne Fidelin. Notons enfin les projections des films (ou cinépoèmes) de Man Ray — dont <em><strong>Les Mystères du château de Dé</strong></em> (1929). </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Man Ray &#8211; Libérer la photographie</em> jusqu’au 4 août à Photo Élysée &#8211; </strong><a href="http://www.elysee.ch"><strong>www.elysee.ch</strong></a><strong> &#8211; +41 21 318 44 00 &#8211; Plateforme 10 &#8211; 17 place de la Gare &#8211; CH-1003 Lausanne (Suisse).</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em><strong>Objets</strong></em><strong><em> </em></strong><em><strong>de</strong></em><strong><em> </em></strong><em><strong>désir</strong></em><strong><em> &#8211; </em></strong><em><strong>Surréalisme</strong></em><strong><em> </em>&amp;<em> </em></strong><em><strong>Design</strong></em><strong><em> ; </em></strong><em><strong>Alchimie</strong></em><strong><em> &#8211; </em></strong><em><strong>Surréalisme</strong></em><strong><em> </em></strong><em><strong>&amp;</strong></em><strong><em> </em></strong><em><strong>Art</strong></em><strong><em> </em></strong><em><strong>Verrier</strong></em></mark></h2>



<p>Intimement lié à la modernité, à la situation de «<em> l’œuvre d’art à l&rsquo;époque de sa reproductibilité technique </em>», à l’émergence du consumérisme, le surréalisme ébauche ce processus de marchandisation que le Pop art accomplira sans complexe quelques décennies plus tard. L’artiste peut concevoir des objets utilitaires en série (limitée ou nom), qui conservent leur statut d’œuvre et viennent irriguer le décor quotidien de leur aura transgressive. Corollairement, les mécènes des artistes ne sont plus leurs seuls acquéreurs ni de généreux donateurs (à l’instar des Noailles) mais des magazines, des créateurs de mode, des éditeurs de design et de fil en aiguilles, des entreprises. Qu’importe : l’essentiel est que des objets désirés aient pu voir le jour, dans leur fantaisie, leur incongruité ou leur simple gratuité. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-1024x683.jpeg" alt="Inspiré d'éléments surréls © Etienne Malapert / mudac" class="wp-image-5061" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-2048x1366.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MUDAC_Surrealisme_20243-860x573.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Inspiré d&rsquo;éléments surréls © Etienne Malapert / mudac</figcaption></figure>



<p>En plusieurs salles et plusieurs ambiances où l’on se plaît à circuler, <em><strong>Objets de désir</strong></em><strong><em> </em></strong>aligne des meubles iconiques (le sofa <em><strong>Mae West</strong></em> de Dalí devenant le <em><strong>Bocca</strong></em> de Studio 65, la <em><strong>Table with bird’s feet</strong></em><strong><em> </em></strong>d’Oppenheim, le banc-table basse œil <em><strong>Le Témoin </strong></em>de Man Ray ou la <em><strong>Chaise main</strong></em> de Pedro Friedeberg,…) mais aussi les créations plus récentes. Leur mise en écho avec des inspirations surréalistes ou voisines — tel de Chirico et ses perpectives métaphysiques — en accentue l’effet catalytique. Les objets semblent imaginés par les œuvres, surgis du virtuel pour accéder au réel. Détail signifiant : aucun (ou presque) ne semble avoir subi les outrages du temps. Une source à laquelle s’abreuver pour les designers d’aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Rêves de verre</strong></h3>



<p><em><strong>Alchimie</strong></em>, ou la brûlante et fragile beauté du surréalisme concentrée en une salle abritant une partie des collections d’art verrier du mudac, Bon nombre sont issues de La Fucina degli Angeli, l’atelier du Vénitien Edigio Costantini qui eut l’idée de proposer à des artistes de réaliser en verre une ou plusieurs de leurs esquisses. Quelques “compagnons de route” du surréalisme répondirent présent, parmi lesquels Picasso, Arp, Ernst, Chagall, Cocteau… La structure du verre à la fois minérale et lisse, dure et terriblement friable, rejoint certains paradoxes du courant surréaliste : son évidence apparente masque une complexité sous-jacente, un équilibre sur le fil du rasoir et un potentiel danger. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="680" height="767" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/mudac_Salvador-Dali_collection.jpeg" alt="Salvador Dalì, Porte-manteau-Montre, Manufacture Daum, 1970, mudac, collection de la Ville de Lausanne.
© Atelier de numérisation de la Ville de Lausanne" class="wp-image-5060" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/mudac_Salvador-Dali_collection.jpeg 680w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/mudac_Salvador-Dali_collection-266x300.jpeg 266w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /><figcaption class="wp-element-caption">Salvador Dalì, Porte-manteau-Montre, Manufacture Daum, 1970, mudac, collection de la Ville de Lausanne © Atelier de numérisation de la Ville de Lausanne</figcaption></figure>



<p>À ces sculptures s’ajoutent notamment une pièces manufacturée par la maison Daum pour Salvador Dalí, le <em><strong>Porte-manteau-Montre</strong></em> (1970) réinterprétant la célèbre montre molle de <em><strong>Persistance de la mémoire</strong></em>. Enfin, prouvant une forme de perpétuation de l’esprit surréaliste parmi les artistes verriers contemporain, on notera la réalisation de Tillie Burden, <em><strong>Cactus Glove Belge</strong></em> (2017), objet-valise dont les menaçants piquants sont virtuels (ou potentiels) : il faudrait, ce qu’à ne Dieu ne plaise, briser la sculpture pour être blessé par ses tessons</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Objets de désir &#8211; Surréalisme </em>&amp;<em> Design ; Alchimie &#8211; Surréalisme &amp; Art Verrier </em>jusqu’au 4 août au mudac (Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains) &#8211; </strong><a href="http://www.mudac.ch"><strong>www.mudac.ch</strong></a><strong> &#8211; +41 21 318 33 00 &#8211; Plateforme 10 &#8211; 17 place de la Gare &#8211; CH-1003 Lausanne (Suisse).</strong></li>
</ul>


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<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Surréalisme &#8211; Le Grand Jeu</mark></strong></em></h2>



<p>On ne s’y attend pas forcément d’emblée, mais c’est bien le jeu dans son acception plaisante qui guide le parcours pensé par le MCBA. Parce que la mouvement surréaliste n’était pas exempt de divertissements, de canulars ni d’expérimentations ludiques mais également parce que certains prenaient très au sérieux l’art du jeu — ainsi Marcel Duchamp, dont on découvre l’échiquier de poche ou le traité à l’usage des joueurs. Le jeu est celui de l’interprétation des rêves et des signes, transfiguré dans la création ; la transmutation d’une idée ou d’une image pour lui donner un autre sens : Dali, évidemment, avec <em><strong>Cygnes reflétant des éléphants</strong></em> (1937) révèle l’ambivalence fructueuse d’un reflet… et combien ses toiles virtuoses restituent de lumière. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="689" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-1024x689.jpeg" alt="Salvador Dalí, Cygnes reflétant des éléphants, 1937 Huile sur toile, 51×77 cm Esther Grether Family Collection ©Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí /
2024, ProLitteris, Zurich
Photo: Robert Bayer, Bildpunkt AG" class="wp-image-5059" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-1024x689.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-300x202.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-768x517.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-1536x1033.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-2048x1378.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/MCBA_-LGJ_Salvador-Dali-860x578.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Salvador Dalí, Cygnes reflétant des éléphants, 1937 Huile sur toile, 51×77 cm, Esther Grether Family Collection ©Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí / 2024, ProLitteris, Zurich Photo: Robert Bayer, Bildpunkt AG</figcaption></figure>



<p>Fouillant parmi les artistes et/ou théoriciens ayant contribué à faire du surréalisme un mouvement pluriel, l’exposition va à l’encore d’un “étalage de stars”, procédant au contraire par un mise en lumière équitable — Victor Brauner ou Kurt Seligmann sont peut-être ici davantage valorisés que René Magritte ! Autre surprise : découvrir avec le <em><strong>Portrait</strong></em> (1937) d’Antoine Mayo (1937) tant de similitudes avec <em><strong>Femme assise sur la plage</strong></em> (1937) de Picasso. On ne saurait boucler cette brève évocation sans indiquer que <em><strong>Le Grand Jeu</strong> </em>est (aussi) un hommage à la coterie parallèle qui créa la revue du même nom, animée notamment par Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland et Maurice Henry (1907-1984). Le trait de ce dernier mérite toutes les attentions et autant de louanges : d’un  style avant-gardiste, il préfigure dans ses portraits la ligne claire.</p>



<p>Signalons en <em>nota</em> <em>bene</em> au deuxième étage, un regard sur la production actuelle vient compléter la rétrospective. Avouons que la continuité ou la filiation esthétique n’est pas forcément évidente avec les surréalistes “historique“ : tant de ruptures et de subversions ont depuis un siècle été opérées que celles des huit artistes présentés pourraient se rapporter à beaucoup d’“ismes”, surréels ou pas…</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Surréalisme &#8211; Le Grand Jeu</em> jusqu’au 25 août au MCBA (Musée cantonal des Beaux-Arts) &#8211; </strong><a href="http://www.mcba.ch"><strong>www.mcba.ch</strong></a><strong> &#8211; +41 21 318 44 00 &#8211; Plateforme 10 &#8211; 16 place de la Gare &#8211; CH-1003 Lausanne (Suisse).</strong></li>



<li><strong>Billet 3 musées : 0/25CHF. À noter que le premier samedi du mois, l’entrée est gratuite et que chacun des musées propose toujours, plusieurs expositions temporaires en parallèle. Prévoyez votre journée !</strong></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/08/03/vite-vite-plateforme-10-en-mode-surrealiste/">Vite vite ! : Plateforme 10, en mode surréaliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pathé en vitesse de Croisette</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/05/15/pathe-en-vitesse-de-croisette/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pathe-en-vitesse-de-croisette</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 13:23:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Pathé]]></category>
		<category><![CDATA[UGC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=4691</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lancée en 2012 à Paris et déployée ensuite dans plusieurs villes de province, l’opération Cannes à… du circuit Pathé permet du 24 au 26 mai aux cinéphiles loin de la Croisette de profiter d’une partie des films du Festival de Cannes. L’effet marathon du festival en condensé, en même temps que la Quinzaine cannoise, et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lancée en 2012 à Paris et déployée ensuite dans plusieurs villes de province, l’opération Cannes à… du circuit Pathé permet du 24 au 26 mai aux cinéphiles loin de la Croisette de profiter d’une partie des films du Festival de Cannes.</strong></h2>



<p>L’effet marathon du festival en condensé, en même temps que la Quinzaine cannoise, et surtout près de chez soi. Pour la onzième fois, le circuit au coq propose aux spectateurs de découvrir en avant-première un florilège issu de la sélection officielle. Piochés dans les différentes sections (compétition officielle, Un certain regard), ou présentés en séances spéciales, ces longs métrages représentent souvent un échantillon très représentatif du palmarès : en 2022, la Palme d&rsquo;Or<strong><em> </em></strong><em><strong>Sans Filtre</strong></em> de Östlund y figurait ; en 2023, <em><strong>Anatomie d’une chute</strong></em> était projetée au moment même où Justine Triet recevait la sienne…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cannes chez soi</h3>



<p>Cette année, douze films seront donc visibles du vendredi 24 au dimanche 26 mai inclus dans cinq cinémas de France : le <strong>Pathé Opéra Premier</strong> à Paris,&nbsp;le&nbsp;<strong>Pathé Rennes</strong>, le&nbsp;<strong>Gaumont Nantes</strong>, le&nbsp;<strong>Pathé Bellecour</strong> à Lyon&nbsp;et le&nbsp;<strong>Pathé Wilson</strong> à Toulouse.</p>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes" style="font-size:16px"><table class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color"><tbody><tr><td><strong>Vendredi 24 mai </strong></td><td></td><td></td></tr><tr><td>15h</td><td><em><strong>Le</strong> <strong>Fil</strong> </em>de Daniel Auteuil</td><td>Séance spéciale</td></tr><tr><td>17h30</td><td><em><strong>When The Light Breaks</strong></em> de Runar Runarson</td><td>Un certain regard</td></tr><tr><td>19h45</td><td><em><strong>Le Royaume </strong></em>de Julien Colonna</td><td>Un certain regard</td></tr><tr><td>22h</td><td><em><strong>Les Femmes au balcon</strong></em> de Noémie Merlant</td><td>Séance de minuit</td></tr><tr><td><strong>Samedi 25 mai </strong></td><td></td><td></td></tr><tr><td>14h</td><td><em><strong>La Jeune Femme à l&rsquo;aiguille</strong></em> de Magnus von Horn</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td>16h30</td><td><em><strong>Maria</strong></em> de Jessica Palud</td><td>Cannes Première</td></tr><tr><td>19h</td><td><em><strong>Oh Canada</strong></em> de Paul Schrader</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td>21h</td><td><em><strong>Les Linceuls</strong></em> de David Cronenberg</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td><strong>Dimanche 26 mai</strong></td><td></td><td></td></tr><tr><td>14h</td><td><em><strong>Bird</strong></em> de Andrea Arnold</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td>16h30</td><td><em><strong>Emilia Perez</strong></em> de Jacques Audiard</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td>19h</td><td><em><strong>Parthenope</strong></em> de Paolo Sorrentino</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr><tr><td>21h40</td><td><em><strong>Diamant brut</strong></em> de Agathe Riedinger</td><td><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">En compétition</mark></td></tr></tbody></table></figure>



<p>Les places seront mises en vente sur <a href="http://www.pathe.fr">www.pathe.fr </a>ce mercredi 15 mai au soir.</p>



<p>À noter que le circuit <strong>UGC</strong> proposera de son côté du 25 au 28 mai dans 7 de ses cinémas une programmation de certains films de la Sélection Officielle dont la liste détaillée ne nous est pour l&rsquo;instant pas connue. À suivre…</p>


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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Anemone_07-©-2026-Condor-Distribution-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Sept ans en alternance comme fougère : le perfectionnisme selon Daniel Day-Lewis © 2026 Condor Distribution" loading="lazy" />        </a>
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			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/03/28/au-cinema-le-25-mars-2026/" rel="bookmark">“Anémone &#8211; Les Racines du mensonge” en salle le 25 mars 2026</a></h5>        </div>
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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/03/22/nathacha-appanah-sur-la-nuit-au-coeur/" title="Nathacha Appanah (“La Nuit au cœur”) : « La question de la langue est essentielle »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/APPANAH_Nathacha_photos_2025_Francesca_Mantovani®Gallimard_87A0354-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Photo : © Francesca Mantovani® Gallimard" loading="lazy" />        </a>
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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/03/20/au-cinema-le-18-mars-2026/" title="“Les Rayons et les Ombres”, “Police Flash 80”, “La Guerre des prix”,  “La Danse des renards” en salle le 18 mars 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Photogramme-3-PF80-RET-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="“Ray Ban sur la tête, survêtement Tacchini /Pour les plus classes des mocassins Nebuloni” (IAM) / Photo : © Pathé Films" loading="lazy" />        </a>
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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/03/17/valery-carnoy-sur-la-danse-des-renards/" title="Valéry Carnoy (“La Danse des renards”) : « Ce qui était très important pour moi, c’était de voir de la chair, du sang »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Valery-Carnoy-©-Vincent-Raymond-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Battling Valéry Carnoy / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/03/11/au-cinema-le-11-mars-2026/" title="“Les K d’Or”, “Victor comme tout le monde”, “Planètes” en salle le 11 mars 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/©-ICONOCLAST-BE-KIND-FILMS-STUDIOCANAL-9-330x220.jpg" class="featured-img wp-post-image" alt="Ferrari avec pare-soleil intégré : © ICONOCLAST, BE KIND FILMS, STUDIOCANAL" loading="lazy" />        </a>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/05/15/pathe-en-vitesse-de-croisette/">Pathé en vitesse de Croisette</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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