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	<title>Archives des Louise Massin - Stimento</title>
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	<title>Archives des Louise Massin - Stimento</title>
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		<title>“Juste une illusion”, “La Petite Graine”, “Bagarre”, “La Corde au cou” en salle le 15 avril 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 16:29:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine dans les salles, des histoires de familles et de frères ; des coups dans la gueule et de gueule. Entre autres… Juste une illusion de Olivier Nakache &#38; Éric Toledano 1985. Une famille ordinaire de la banlieue parisienne dont Vincent, 13 ans, est le benjamin. Pendant que son frère aîné s’affranchit gaillardement de [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><em><strong>Cette semaine dans les salles, des histoires de familles et de frères ; des coups dans la gueule et de gueule. Entre autres…</strong></em></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Juste une illusion</em> de Olivier Nakache &amp; Éric Toledano</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1985. Une famille ordinaire de la banlieue parisienne dont Vincent, 13 ans, est le benjamin. Pendant que son frère aîné s’affranchit gaillardement de la tutelle parentale, que son père peine à dissimuler qu’il a perdu son emploi de cadre et que sa mère s’initie à l’informatique naissante, Vincent entre de plain-pied dans l’adolescence avec ses mystères, ses bonheurs éphémères et ses nouvelles angoisses liées à la vie, l’amour, la mort — comme dans un film de Lelouch. Un âge où il faut paraître avant d’arriver à être…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="JUSTE UNE ILLUSION - Bande-annonce officielle [Le 15 avril au cinéma]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/3NcTEeCZrY0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cette histoire est vraie, mais elle s&rsquo;est passée il y a bien longtemps, quand vos grands-parents étaient encore des enfants&#8230; A cette époque, des charrettes et des fiacres roulaient dans les rues, et quand une auto arrivait, on l&rsquo;entendait venir de bien loin (&#8230;) C&rsquo;est pour vous dire que le monde change vite&#8230;</em>&nbsp;» Voilà comment Marcel Pagnol présente ses <em><strong>Souvenirs d’enfance</strong></em> écrits en 1957, soit un peu plus de quarante années après qu’il les a vécus. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À des poussières près, c’est le même écart temporel qui sépare la date de sortie de <em><strong>Juste une illusion</strong></em> de l’époque à laquelle il est fait référence, contemporaine de l’adolescence des ses auteurs. S’il n’y a certes plus de fiacres dans les rues, la différence entre leur “jadis” et notre “aujourd’hui” n’en demeure pas moins vertigineuse : il suffit d’observer l’emprise du numérique dans nos existences pour mesurer combien ce XX<sup>e</sup> siècle pas si lointain appartient à une autre ère. Voire à un Moyen Âge !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La nostalgie, camarades ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/nakache-et-toledano-sur-juste-une-illusion/" type="post" id="8183">Réfutant toute forme de nostalgie<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>, Nakache &amp; Toledano livrent une chronique de ces années 1980 sans idéaliser quelque âge d’or que ce soit — fût-il celui de leur prime jeunesse. À la fois intérieur et lucide, leur regard rétrospectif embrasse les moindres gestes de leur jeune héros tout autant que les mouvements de son entourage. À l’écoute de ses propos également, ils ne perdent pas non plus une miette des bruits de fond — en particulier du tapis sonore (et musical) donnant paradoxalement une consistance cette évocation. Travail d’orfèvre, d’ailleurs, que cette minutieuse restauration de l’époque qui sonne juste puisqu’elle est, comme tout artifice cinématographique réussi, invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, de quoi <em><strong>Juste une illusion</strong></em> est il le nom ? De cette fin de l’enfance où l’on se rend compte de l’abîme qui s’ouvre devant soi, de la conscience de la perte ? De la prise de conscience des grandes questions qui taraudent l’existence et que l’insouciance des premiers âges occultait ? D’un espoir — appelé à être déçu — en une communion irénique entre les peuples matérialisée par les badges de SOS Racisme ou d’une foi en ces miraculeux ordinateurs susceptibles de procurer de nouveaux emplois et ainsi conjurer le chômage galopant ? De tout cela, encapsulé dans une comédie à la fois tendre, malicieuse et grave.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="554" data-id="8246" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN.jpeg?resize=1024%2C554&#038;ssl=1" alt="Heureusement, on n'est pas dans Pulp Fiction / Photo : © 2026 ADNP - TEN CINEMA - GAUMONT - TF1 FILMS PRODUCTION - QUAD+TEN" class="wp-image-8246" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?resize=860%2C465&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Juste-Une-Illusion-16-c-2026-ADNP-TEN-CINEMA-GAUMONT-TF1-FILMS-PRODUCTION-QUADTEN-scaled.jpeg?w=1500&amp;ssl=1 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Heureusement, on n&rsquo;est pas dans Pulp Fiction / Photo : © 2026 ADNP &#8211; TEN CINEMA &#8211; GAUMONT &#8211; TF1 FILMS PRODUCTION &#8211; QUAD+TEN</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Face A/Face B</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis toujours, l’écriture de Nakache &amp; Toledano tient du grand art voire de la composition symphonique. D’ailleurs, si chacun de leur film paraît si équilibré, n’est-ce pas parce qu’il ressemble à une note ? Autour de la “fréquence fondamentale” (le genre comédie), les “harmoniques” (en l’occurence, les sous-thématiques du récit que sont l’enfance-adolescence, le couple, la religion, l’amour, la famille, l’évolution, le mensonge etc.) s’enroulent et se déclinent entre les personnages, tout en se faisant miroirs objectifs du contexte social choisi. Exemples les plus évidents, <em><strong>Nos jours heureux</strong></em> (2006), <em><strong>Tellement proches</strong></em> (2009), <em><strong>Le Sens de la fête</strong></em> (2017) ou <em><strong>Hors normes</strong></em> (2019) ne procédaient pas différemment. <em><strong>Juste une illusion</strong></em> s’intéresse peut-être ici à une génération spécifique, mais au-delà, comme toujours, ils s’adresse à tout le monde.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oErQbpmmoP"><a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/nakache-et-toledano-sur-juste-une-illusion/">Olivier Nakache &#038; Éric Toledano (“Juste une illusion”) : « Plus on avance dans la vie, plus le côté insensé de l&rsquo;existence vous apparaît »</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Olivier Nakache &#038; Éric Toledano (“Juste une illusion”) : « Plus on avance dans la vie, plus le côté insensé de l&rsquo;existence vous apparaît » » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2026/04/16/nakache-et-toledano-sur-juste-une-illusion/embed/#?secret=atgTyceFBE#?secret=oErQbpmmoP" data-secret="oErQbpmmoP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Un dernier mot pour évoquer le regain d’intérêt actuel pour ce “lointain“&nbsp;passé, en particulier dans les comédies… et la diversité d’approches que les années 1980 permettent. Ainsi, <em><strong>Juste une illusion</strong></em> pourrait se considérer comme l’avers sérieux de cette exploration ; une face A pour rester dans le vocabulaire musical. Ce n’est pas pour autant qu’il faudrait se priver de la face B (son inconscient refoulé), surtout qu’elle existe déjà grâce à Jean-Baptiste Saunier &amp; Thomas N’Gijol dans <a href="https://www.stimento.fr/2026/03/20/au-cinema-le-18-mars-2026/" type="post" id="8036"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Police Flash 80</strong></em></a>, qui donne un éclairage complémentaire trash et rigolard sur cette décennie bancale…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1.jpeg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8202 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=1504%2C2048&amp;ssl=1 1504w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?resize=1536%2C2092&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/26_03_13_1773396809_0_JUSTE_UNE_ILLUSION_120x160_300DPI-1-scaled.jpeg?w=1101&amp;ssl=1 1101w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Juste une illusion</em> de Olivier Nakache &amp; Éric Toledano (Fr., 1h56) avec Louis Garrel, Camille Cottin, Simon Boublil, Pierre Lottin, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine… Sortie le 15 avril 2026</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>La Petite Graine</em> de Colas &amp; Mathias Rifkiss</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>La trentaine finissante, Denis et Céline vivent ensemble depuis les années lycée. Le bonheur de leur couple est toutefois voilé par un regret : l’impossibilité d’avoir un enfant. Leurs nombreuses tentatives, toutes soldées par des échecs, les poussent — à reculons pour Denis — à demander de l’aide à Piche, un ancien condisciple perdu de vue depuis longtemps. Ignorant le but de cette prise de contact, celui-ci débarque chez eux, bientôt rejoint par sa fantasque fiancée, la pétulante Mégane…</em></em></p>



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<iframe loading="lazy" title="LA PETITE GRAINE - Teaser" src="https://player.vimeo.com/video/1174353878?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="490" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Couleur trompeuse que celle de l’affiche et des premières images de <em><strong>La Petite Graine</strong></em> : le rose bonbon des idylles renverrait ici davantage à la saveur des dragées au poivre, friandises cruelles adaptées à un baptême jamais célébré. Mais cet aplat obsédant, insolent de normalité artificielle, se volatilise rapidement pour laisser place au réel. À une vie de couple en milieu rural que l’absence d’enfant a insidieusement cisaillée… jusqu’à une nuit décisive dans leur maison.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>En avoir ou pas</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cœur de ce film jonglant pourtant entre plusieurs registres comiques, cette fameuse nuit lui confère un air de tragédie classique dont il respecte les trois unités : intrigue, lieu, temps. L’absurdité apparente de la quête des personnages (obtenir des gamètes d’un presque inconnu) révèle peu à peu le long chemin de souffrance qu’ils ont parcouru. Un joli morceau de bravoure au passage puisque tout tient sur (et par) la parole, donc grâce au quatuor de comédiens — avec certes quelques brefs renforts de voisins croquignolets. Et si aucune séquence en flashback ne nous détourne de l’instant présent, celui de l’urgence, de la demande, le passé ne se prive pas de faire irruption à l’intérieur du dialogue…&nbsp;ou des monologues.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8243" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="Cène de ménage /  Photo : © Duno Films -Les Films de l'Atalante" class="wp-image-8243" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_07.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cène de ménage /  Photo : © Duno Films -Les Films de l&rsquo;Atalante</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tel celui que déroule une déchirante Louise Massin, premier rôle idéal et révélation stupéfiante, dont la voix mérite d’être davantage entendue. Il fallait une certaine présence pour offrir un contrepoint à la dynamite Delphine Baril ; c’est peu dire que Louise Massin, mélange de retenue et de détermination, l’incarne à merveille : la vérité sourd de son personnage. Certes, elle le “connaissait” déjà pour en avoir interprété une première version (avec Sébastien Chassagne) dans le court métrage <em><strong>La Charge mentale</strong></em> que <a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/" type="post" id="8218"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Colas &amp; Mathias Rifkiss</a> ont tourné juste avant <em><strong>La Petite Graine</strong></em> — et qui vient ici conclure le film. Elle lui donne ici une autre dimension.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tsRDSCC7Vz"><a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/">Colas &amp; Mathias Rifkiss (“La Petite Graine”) : « On montre ce premier film comme on montrerait notre enfant »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colas &amp; Mathias Rifkiss (“La Petite Graine”) : « On montre ce premier film comme on montrerait notre enfant » » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/embed/#?secret=V39gAVBDqJ#?secret=tsRDSCC7Vz" data-secret="tsRDSCC7Vz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Bonnes notes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité, ou la sincérité, est souvent la clef de la réussite d’un film. Autre axiome vérifié par <em><strong>La Petite Graine</strong></em> : un premier long métrage a toujours, au moins partiellement, une origine autobiographique. C’est en effet en puisant dans leur histoire commune que les frères Rifkiss ont trouvé ce sujet, transcendant une blessure en une création et trouvant la grâce de lui conférer de l’élégance. Mais on peut aussi saluer chez eux une autre écriture puisqu’ils ont signé paroles et musiques des thèmes fort différents habillant le film. Du pastiche pop à la nappe contemporaine semi-inquiétante en passant par la ballade romantique, leur éventail se révèle plutôt large. Et les range, aux côtés de Astier, Amenábar, Eastwood ou Carpenter dans le tout petit monde des cinéastes capables de signer leur B.O. Du beau monde…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="780" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG.jpeg?resize=780%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8224 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=780%2C1024&amp;ssl=1 780w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=768%2C1009&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1170%2C1536&amp;ssl=1 1170w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1559%2C2048&amp;ssl=1 1559w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=860%2C1129&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1536%2C2017&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?w=1142&amp;ssl=1 1142w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>La Petite Graine </em>de Colas &amp; Mathias Rifkiss (Fr, 1h38) avec Sébastien Chassagne,&nbsp;Louise Massin, Oussama Kheddam, Delphine Baril… Sortie le 15 avril 2026.</strong></p>
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<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/Photo-1-ENZO-%C2%A9Les-Films-de-Pierre-scaled.jpeg?fit=300%2C173&#038;ssl=1" srcset="  " alt="“Avignon”, “Enzo” en salle le 18 juin 2025" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/06/21/au-cinema-le-18-juin-2025/">“Avignon”, “Enzo” en salle le 18 juin 2025</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Bagarre</em> de Julien Royal</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>Marseille, de nos jours. Prototype du bon gars serviable dont on profite facilement, Naïm est doté d’un talent inné pour la baston. Alors qu’il vient de se faire mettre à la porte de chez lui par son ex- et qu’il doit trouver en urgence de l’argent pour soigner sa chienne, il est recruté par Gary, un margoulin “louant” des gros bras à la demande. À l’occasion d’une de ses “missions“, il fait la connaissance de Laetitia, une barmaid qui n’est pas insensible à son charme candide. Mais Naïm est vraiment long à la comprenette…</em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BAGARRE – Bande-annonce – Nassim Lyes (2026)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/slaaLh7b6wA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sous ses aspects de comédie bas du front visant à valoriser la plastique avantageuse du comédien caréné comme bodybuilder et servant les bourre-pifs au ralenti à des montagnes de muscles anamorphosées par l’impact, <em><strong>Bagarre</strong></em> cache bien son jeu. D’abord parce que le héros n’a rien du justicier invulnérable : il est d’entrée perclus de failles — comprenez, de “défauts” peu compatibles avec son profil. Ainsi, outre son ingénuité (on y reviendra), il possède un champ de vision drastiquement réduit et est affligé de bromhidrose plantaire — ses pieds sentent le reblochon, en clair. Ensuite, parce que Royal et Lyes vont alourdir la barque jusqu’au bout, au point que Naïm finit dans un état à peine imaginable. Une relecture du masochisme cher à Clint Eastwood, mais poussé à son paroxysme.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Naïm le naïf</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, c’est le côté un peu benêt, trop gentil et serviable du personnage, qui interpelle le plus. D’autant qu’il est conjugué à une incapacité à comprendre les blagues (et surtout le second degré) ; à décoder convenablement les expressions faciales de ses interlocuteurs ; à être, enfin, volontiers idéaliste et à ne pas soupçonner chez ses vis-à-vis de mauvaises intentions même quand tout clignote en fluorescent. Ce profil ressemble à s’y méprendre à celui d’un individu présentant un TSA&nbsp;(trouble du spectre de l’autisme), non détecté, et dont l’entourage abuse. Un entourage loin d’être exempt de travers.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8244" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3.jpeg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="C'est ce qu'on appelle être à tue et à toit / Photo : © 2025 CHI-FOU-MI PRODUCTIONS - NETFLIX" class="wp-image-8244" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/%C2%A9-2025-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-NETFLIX-3-scaled.jpeg?w=1500&amp;ssl=1 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle être à tue et à toit / Photo : © 2025 CHI-FOU-MI PRODUCTIONS &#8211; NETFLIX</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Ainsi Laetitia, le <em>love interest</em> de Naïm est-elle affligée d’un furieux alcoolisme ainsi que d’un talent pour le chant plus que douteux. Et que dire de la vétérinaire (Dr Couffard !), auto-proclamée «&nbsp;<em>un petit peu raciste&nbsp;</em>» en plus d’être vénale ; ou du patron du bar de plage employant Naïm, de son ex profiteuse… En fait, si l’on y regarde bien, tous les personnages pourraient sortir d’<em><strong>Affreux, sales et méchants</strong></em> de Scola (1976), tant le jeu de massacre est général, mais fort bien senti. À la différence de l’odeur des pieds de Naïm.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Sauce samouraï</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi étonnant que cela puisse paraître, Bagarre rappelle <em><strong>Little Big Man</strong></em> (1970) de Arthur Penn. Et plus précisément l’une des multiples vies de Jack Crabb, le héros-titre, as inné de la gâchette… qui s’avère révulsé à l’idée d’utiliser son talent pour tuer quelqu’un. Naïm va suivre à peu près la même trajectoire : déjà réticent à se battre “pour rien” (et encore moins à être payé pour cela, il n’y consent que lorsqu’une femme est maltraitée, comme poussé par un instinct de chevalier servant), le mercenaire va promouvoir le dialogue comme alternative à la violence. Voire évoluer en une sorte de Zatōichi en bout de course. Ce n’est pas le moindre des décalages jouissifs et inattendus de cette comédie fourmillant de détails tordus ou tordants…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD.jpeg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8233 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=1504%2C2048&amp;ssl=1 1504w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?resize=1536%2C2092&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/120x160-BAGARRE-HD-scaled.jpeg?w=1101&amp;ssl=1 1101w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Bagarre</em> de Julien Royal (Fr, int.-12 ans, 1h37) avec Nassim Lyes,&nbsp;Anaïde Rozam,&nbsp;Audrey Lamy,&nbsp;Ramzy Bédia,&nbsp;Hakim Jemili… Sortie le 15 avril 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>La Corde au cou</em> de Gus Van&nbsp;Sant</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Indianapolis, hiver 1977. Tony Kiritsis se présente à l’accueil d’une société de courtage un colis sous le bras. Le patron n’étant pas là, c’est le fils qui le reçoit… et se retrouve pris en otage grâce à un dispositif rudimentaire mais ingénieux. Au bout du rouleau, Tony n’a trouvé que ce geste spectaculaire et désespéré pour faire valoir ses droits auprès du courtier, responsable selon lui de sa ruine. Exigeant des excuses ainsi qu’une rançon, il suscite l’intérêt des médias locaux puis nationaux, déchaînant un débat sur la légitimité de son acte…</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LA CORDE AU COU I Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/vWK_ZRWGmIU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">N’était l’aspect politique toujours d’actualité — en même temps, il y a peu de chances pour que la rapacité de la finance disparaisse de ce bas monde — on pourrait croire que Gus Van Sant a tourné ce film pour relever à nouveau le défi d’une reconstitution afin d’y apporter des réponses esthétiques et théoriques singulières. Dans le registre des <em>biopics</em>, les familiers de son œuvre se souviendront sans peine de <em><strong>Last Days</strong></em> (2005), évocation (très) abstraite et non officielle des ultimes jours de Kurt Cobain comme du formellement très classique <em><strong>Milk</strong></em> (2008), qui traitait d’un sujet subversif… ou du moins clivant dans le tout venant hollywoodien. Au chapitre des relectures, comment oublier le stupéfiant <em><strong>Psycho</strong></em> (1998), remake absolu et cependant transgressif du <em>slasher</em> matriciel d’Hitchcock ? <em><strong>La Corde au cou</strong></em> doit aussi s’appréhender comme une manière de <em>prétexte.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>La même différence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans minorer l’enlèvement ni la prise d’otage, c’est sans doute la dramaturgie de l’événement qui intéresse ici surtout le cinéaste ; et tout particulièrement sa retranscription en temps réel dans un espace médiatique encore rudimentaire… et restreint. Il y a un demi-siècle, c’est l’échelon local et la voix de la radio qui priment, pour quelque temps encore, sur la télévision. Kiritsis est le sujet du film mais il est aussi un <em>sujet</em> pour la jeune journaliste-reporter qui couvre l’affaire (et en use comme d’un marche-pied professionnel) ; il l’est aussi pour la star des ondes d’Indianapolis qui le fait parler à l’antenne. Audience et notoriété : chacune des parties partage les bénéfices de cette exposition.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8245" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP.jpeg?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="“Stop! In the name of love/Before you break my heart&quot; (The Supremes) / Photo : © Stefania Rosini/Row K Entertainment" class="wp-image-8245" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/7-%C2%A9-ARP-Stefania-Rosini-SMPSP-scaled.jpeg?w=1500&amp;ssl=1 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">“Stop! In the name of love/Before you break my heart » (The Supremes) / Photo : © Stefania Rosini/Row K Entertainment</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Dernier aspect “ludique” pour Van Sant : la tentative de fabrication à l’identique du fait divers, scrupuleuse, au cadrage près comme le prouvent les archives en fin de film. Même grain pour les images vidéo d’époque, même dépouillement général à l’image — en cela, on retrouve comme dans le récent<a href="https://www.stimento.fr/2026/02/07/a-pied-d-oeuvre-the-mastermind-au-cinema-le-4-fevrier-2026/" type="post" id="7807"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>The Mastermind</strong></em></a> de Kelly Reichardt un paysage urbain d’une frappante sobriété, c’est-à-dire encore épargné par la sur-saturation publicitaire et médiatique. En jouant sur <em>l’identique</em>, le réalisateur nous alerte ainsi sur le <em>différentiel</em> : autrement dit, tout ce qui a changé dans les apparences induit de réfléchir sur ce qui peut avoir muté dans les mentalité de la société, notamment en ce qui concerne l’appréhension de l’injustice sociale. Et là, on pourrait être étonné…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:16% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8234 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LA-CORDE-AU-COU-I-120x160_SD.jpeg?w=1315&amp;ssl=1 1315w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>La Corde au cou</em> (<em>Dead Man&rsquo;s Wire</em>) de Gus Van Sant (É.-U., 1h44) avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Cary Elwes, Myha’la, Colman Domingo, Al Pacino… Sortie le 15 avril 2026.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/04/19/au-cinema-le-15-avril-2026/">“Juste une illusion”, “La Petite Graine”, “Bagarre”, “La Corde au cou” en salle le 15 avril 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Colas &#038; Mathias Rifkiss (“La Petite Graine”) : « On montre ce premier film comme on montrerait notre enfant »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine</link>
					<comments>https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 21:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Colas & Mathias Rifkiss]]></category>
		<category><![CDATA[Colas Rifkiss]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Baril]]></category>
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		<category><![CDATA[Mathias Rifkiss]]></category>
		<category><![CDATA[Oussama Kheddam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’un sujet doux-amer et personnel, les frères Rifkiss ont tiré une comédie sensible sur le don de soi. Genèse de “La Petite Graine”, film sur le désir d’enfant, le couple, l’amitié et le monde d’aujourd’hui en compagnie des cinéastes… La Petite Graine naît d’un court métrage, La Charge mentale. Mais aussi — et surtout — [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/">Colas &amp; Mathias Rifkiss (“La Petite Graine”) : « On montre ce premier film comme on montrerait notre enfant »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>D’un sujet doux-amer et personnel, les frères Rifkiss ont tiré une comédie sensible sur le don de soi. Genèse de</strong></em><strong> “La Petite Graine”</strong><em><strong>, film sur le désir d’enfant, le couple, l’amitié et le monde d’aujourd’hui en compagnie des cinéastes</strong></em>…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LA PETITE GRAINE - Teaser" src="https://player.vimeo.com/video/1174353878?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="490" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><em>La Petite Graine </em></strong><strong>naît d’un court métrage, </strong><strong><em>La Charge mentale</em></strong><strong>. Mais aussi — et surtout — d’un sujet très personnel qui aurait pu aboutir à un drame. Cependant, vous avez choisi la voie de la comédie d’auteurs…&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Colas Rifkiss</strong> : Ça renvoie à l’ironie de la vie.. <em><strong>La Charge mentale</strong></em><strong><em> </em></strong>était sur l’injonction au couple, à la famille considérée comme parfaite à partir du moment où elle a 1,7 enfant. On voulait en parler parce que c’est notre lot quotidien. Parce que dans nos couples respectifs, on n&rsquo;a pas d’enfants — j&rsquo;espère qu&rsquo;un jour, on en aura. Comment gère-t-on cela par rapport à nos amis, au regard social, au mépris politique ? Je pense à la fameuse conférence de presse d’Emmanuel Macron qui demandait que les couples opèrent un « <em>réarmement démographique</em> » dans les villes et les campagnes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On l’a pris comme une insulte. Quel mépris pour les gens qui ont des difficultés pour avoir des enfants ! C’est comme leur dire : «&nbsp;<em>soit vous réarmez la France, soit vous ne servez à rien</em>&nbsp;». Alors, au lieu de se lamenter, d&rsquo;en chialer, d&rsquo;en faire un drame, tout cela pouvait devenir un vrai départ d’action de comédie. Souvent, tout ce qui vient d&rsquo;en haut, politiquement ou socialement, impacte ce qui est appelé “ la France d&rsquo;en bas“. Donc nous, on parle du bas et on montre comment on voit le haut.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Avec un premier long métrage à ce point intime, vous illustrez le fameux vers d’Aragon : «&nbsp;</strong><strong><em>ce qu&rsquo;il faut de sanglot pour un air de guitare</em></strong><strong>&nbsp;»…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mathias Rifkiss</strong> : Si on ne devait en faire qu’un, c’était vital de faire quelque chose qui vienne de la chair, du corps, de nos pleurs. Et puis on arrivait à un temps dans notre carrière où on avait fait sept courts métrages. Là on montre ce premier film comme on montrerait notre enfant, ou la photo avec le bracelet et le prénom, celle que tout le monde met sur Instagram.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Oui, c&rsquo;est une vraie sincérité. C&rsquo;est notre histoire — même si on n&rsquo;a pas demandé à quelqu&rsquo;un qu’il nous donne sa petite graine ! (sourire) On est passés par les mêmes interrogations de ce que ce couple-là, dans nos couples respectifs, dans des moments différents au niveau chronologique. Il a fallu se stabiliser avec des femmes qui comprenaient aussi notre problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On voulait que ça soit ressenti. Tous les deux, nous irriguons chaque personnage — même ceux qui nous sont contraires. C’est très important dans la vie de comprendre les réactions de chacun. <em><strong>La Petite Graine</strong></em><strong><em>,</em></strong> c’est une polarisation de quatre personnages qui réagissent au fait d&rsquo;avoir un enfant ou pas. Il y en a deux [Louise Massin et Sébastien Chassagne, NDR] qui sont obsédés, et prêts à tout — sauf que tu rends compte qu&rsquo;il y en a une qui à la fin pas prête à tout ni à perdre son couple ou la sexualité qu&rsquo;il ya dans son couple… Et l&rsquo;autre qui est prêt à tout mais le truc qu’il met le plus de temps à perdre c&rsquo;est sa virilité et d&rsquo;accepter qu’il ne correspond pas au canon de l&rsquo;homme moderne.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8223" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8223" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_19.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;homme moderne, donc… / Photo © Duno Films &#8211; Les Films de l&rsquo;Atalante</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">On a Piche [Oussama Kheddam, NDR]  qui au début trouve ça complètement con d&rsquo;avoir un enfant, surfait et superfétatoire, ça fait perdre du temps c&rsquo;est chiant, ça fait du bruit… Mais qui à la fin comprend le désir de quelqu&rsquo;un d’autre : il comprend l’empathie. Et lui qui était seul se recrée un groupe d’amis, une famille qu&rsquo;il n&rsquo;avait plus. Le quatrième personnage, Mégane [Delphine Baril, NDR], c&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui a fait les enfants et qui dit : <em>« non mais je ne referai plus jamais ça, c&rsquo;est des conneries. Si tu veux être libre et t’offrir une vie</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre points de vue différents, voilà ce qui nous intéresse ! Plutôt que les films qui n’ont qu’une voix ou manichéens et versent dans le pathos. Ils vont dire : « <em>ne pas avoir d&rsquo;enfants c&rsquo;est le drame d&rsquo;une vie, point</em> » En fait c&rsquo;est tellement versatile, c&rsquo;est tellement complexe ! Souvent, on reproche à la comédie d&rsquo;être souvent très binaire avec des gags qui vont que dans un sens. Nous, on essaie à chaque fois d&rsquo;avoir une polarisation de personnages qui explorent chaque partie de la thématique. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : C’était vraiment le point de départ, avant même la première version dialoguée. Quand tu travailles sur ton plan tu affiches les personnages, leur passé, leur passif… Tu ne sais pas si tu vas l&rsquo;utiliser mais c&rsquo;est important de brosser qui ils sont et souvent quand tu as très bien fait ce travail-là, un truc assez amusant s’opère : ils parlent tout seul dans les scènes..</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Plusieurs personnages de <em>La Petite Graine </em>existaient donc déjà dans votre court <em>La Charge mentale.</em> Mais celui-ci était—il dès l’origine une préfiguration du long, avec l’idée qu’il en serait la postface ? </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Pas tout à fait. Comme on l’a exprimé, ce sujet nous travaillait de toutes façons et il aurait pu prendre une toute autre forme sur un long métrage. Mais il s&rsquo;est passé deux choses dans la fabrication du court métrage : on a trouvé ces personnages, ce couple-là. Et le film a trouvé son public de manière incroyable avec une soixantaine de festivals, et une quarantaine de prix —&nbsp;du public et surtout d&rsquo;interprétation pour les deux comédiens. Nous revenait cette chose-là : « <em>c’est des corps qu’on ne voit jamais, c&rsquo;est génial.&nbsp;»</em> Là, on s&rsquo;est dit : «<em>&nbsp;ok, on a fait plus qu&rsquo;écrire des bios de chaque personnage, on les a déjà fait vivre, donc on les connaît.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La Charge mentale</strong></em> avait été fait avec peu d&rsquo;argent par rapport au budget d’autres courts autour de nous (et même de ceux qu&rsquo;on avait faits auparavant). À la fin de sa carrière, il avait gagné de petites enveloppes — achat par Canal+, prix à la qualité du CNC, prix dans des festivals… On s&rsquo;est retrouvés avec le producteur on s&rsquo;est dit : « <em>ne touchons pas à cet argent, on met un peu de côté, ça peut servir plus tard </em>», au lieu de partir de zéro et de faire trois ans de développement, trois passages au CNC ou en commission pour qu&rsquo;on nous explique : «<em> c&rsquo;est sympatoche mais bon, on va pas aider une comédie </em>».</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8222" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8222" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_30.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Mais si, il faut aider les comédies ! » (la foule enthousiaste) / Photo © Duno Films &#8211; Les Films de l&rsquo;Atalante</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comme on avait déjà 25% des rushes, on a travaillé sur le reste à l’écriture, à développer les personnages, à en faire arriver d&rsquo;autres sur cette polarisation, sur cette question de l’enfant. On a commencé à construire et plus on avançait, plus on recoupait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Pour revenir à la question initiale, il fallait en tout cas inventer différemment. On avait une intuition de ces personnages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Je crois que tu l&rsquo;avais plus que moi !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Colas</strong> : Il s&rsquo;est effectivement posé effectivement la question de la place de <em><strong>La Charge mentale</strong></em> dans la narration chronologique de notre récit. Ç’a été une évidence pour nous, d’ailleurs, après une explication avec notre producteur : on avait tout dit sur la résilience du couple dans <strong><em>La Charge mentale</em></strong>, on ne pouvait pas partir de là, on ne pouvait qu&rsquo;y arriver. On n&rsquo;aurait pas une meilleure fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était beaucoup plus intéressant de creuser ce qu&rsquo;on appelle la «&nbsp;dernière tentative&nbsp;» avant de se révéler à soi-même dans le couple. Qu’est-ce qui se passe quand tu as tout tenté ? Il restait le ridicule tendre. Pas le ridicule qui se moque : on aime qu&rsquo;un personnage soit tellement têtu, qu’il s&rsquo;entête dans son plan. Dans le court-métrage, notre héros s&rsquo;entêtait pour porter sa femme ; là le couple s&rsquo;entête à avoir un enfant, quitte à faire un truc que d&rsquo;aucuns jugeraient ridicule. Mais on comprend leur jusqu’au-boutisme. On les trouve ridicules et en même temps, on a une grande tendresse pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vous partagez l’écriture, la direction et la composition, mais travaillez-vous toujours simultanément ou bien y a-t-il des phases où vous avez besoin de progresser séparément ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Le temps aidant, on a un peu changé notre méthode. Avant, on avait l&rsquo;illusion de croire qu&rsquo;il fallait tout faire à deux, tout le temps, au même moment, dans la même pièce… Nos premiers courts métrages, on les écrivait à deux sur l&rsquo;ordinateur du début à la fin. Mais on s&rsquo;est aperçu que, tout en étant très proches, nos cerveaux avaient besoin de fonctionner individuellement pour se faire des propositions. Alors on s&rsquo;est mis à alterner. Mais avant toute alternance, c&rsquo;est vital pour Mathias et moi — parce qu&rsquo;on a les mêmes intuitions les mêmes envies — de se mettre d&rsquo;accord sur des thèmes communs, sur des directions. Donc généralement tout projet part d&rsquo;heures et d&rsquo;heures de discussions : on prend des notes manuscrites, on va disséquer un sujet, des thématiques qui nous intéressent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux phases : la discussion sur la thématique, qui est presque rébarbative pour quelqu&rsquo;un d’extérieur — c&rsquo;est un débat rhétorique : en ce moment on questionne le pardon (religieux, judiciaire etc.) — tout en ayant l&rsquo;intuition qu&rsquo;on va d&rsquo;un coup sortir un cas spécial qui mettra à l&rsquo;épreuve cette thématique, souvent comique. Cela peut survenir après deux semaines ou huit mois, c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on en a plusieurs en cours sur nos ordis. Et dès qu&rsquo;on sent qu&rsquo;on tient un truc, on commence à creuser non plus le thème, mais l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <em><strong>La Petite Graine</strong></em>, on voulait le thème de la non possibilité d’avoir un enfant au sein d&rsquo;un couple et sur comment on survit à ça. Au début, tu peux raconter mille histoires ; mais quand on a trouvé celle de ce couple qui demande à quelqu&rsquo;un « la petite graine » pour une insémination artisanale, on s’est dit : qu&rsquo;on n’allait plus parler que de l’histoire, parce que le thème on l’avait questionné pendant très longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est partis sur une sorte de direction de plan, avec des personnages : un début de structure, les fondations du récit… On fonctionne par blocs plus que par actes ; des blocs-séquences qui se succèdent — un peu comme fait Kechiche, toutes proportions gardées, sauf que lui distend la vie. Nous, on fait des blocs qui se rapetissent à vue d’œil et on enchaîne comme cela une première structure. Ensuite, soit Mathias soit moi s’en empare pour écrire le premier jet, la V1, un séquencier, parfois avec un dialogue.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8221" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8221" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG_stills_17.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Z&rsquo;avez entendu ? Alors, on se la joue “La petite graine et le mulet” ou “L&rsquo;Esquive“ ? » / Photo © Duno Films &#8211; Les Films de l&rsquo;Atalante</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi cette méthode ? Étant les deux personnes se comprenant le mieux au monde au niveau du langage, de la pensée, de la rhétorique, si le séquencier de l’un ne parvient pas à convaincre l&rsquo;autre, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un problème d&rsquo;expression, de clarté, de précision du propos. Ensuite, on fait des navettes : il écrit, je récupère, on alterne… Il n&rsquo;y a pas de règle de temps : on continue jusqu’à ce qu’on soit contents et qu’on arrive à une version correcte, disons une V4…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous passez le texte au tamis comme des orpailleurs…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Exactement. Après, pour ce qui est de la direction et de la réalisation, on archi-prépare : on fait des plans de travail, des storyboards… On sait exactement ce qu&rsquo;on va faire : c’est plus facile ensuite de se dispatcher de travail. Et sur le plateau, selon les scènes, on échange nos rôles, pour avoir non pas une autre charge mentale, mais implication selon les journées de tournage. On dispatche souvent entre le regard direct et le regard extérieur : le regard direct, c&rsquo;est celui qui est avec les comédiens juste devant l&rsquo;œileton de la caméra et qui va les diriger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : C’est le ressenti réel. L’autre est au combo, pour avoir le ressenti spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Comme s’il regardait sa télé, plus en retrait pour voir s’il y a quelque chose qui le choque dans la continuité, par exemple. Et puis le lendemain, on alterne…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : On ne s’est jamais engueulés sur qui prenait quelle scène : c&rsquo;est venu comme ça, en fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong><em> : </em>Sur le moment, on est vraiment concentrés sur les comédiens et, bien évidemment aussi, sur nos techniciens. On prépare énormément les scènes pour créer un écrin parfait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Comme pour l’écriture, notre méthode a évolué : on sait maintenant que parler à deux amène souvent à une confusion. Je préfère ne pas mettre le doute dans la tête d&rsquo;un technicien ou d&rsquo;un comédien parce que je vais parler derrière Colas. En plus, on a cette faculté presque magique : même si je vois Colas à 7m parler à quelqu’un, je sais ce qu&rsquo;il est en train de lui dire (rires) Je n’ai pas besoin de revenir mettre mon grain de sel. Au pire, je vais attendre la prise d’après<em>.</em></p>


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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quid de la musique ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Sur la composition de la musique, c&rsquo;est très marrant parce que c&rsquo;est assez différent : on peut avoir des idées chacun de notre côté : chacun va composer une mélodie chez soi et après se la faire écouter mais généralement on va trouver une sorte de référence commune — par exemple une musique qui ressemble à un morceau des Rolling Stones, de trip-hop ou de piano contemporain pour ce qu’elle nous évoque, son ambiance… Ou parfois, un truc qui sonne années 1980 que des gens chantaient dans un karaoké. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, c’est une espèce de cacophonie : Mathias va s&rsquo;occuper de tout ce qui est cordes (guitare, basse…) et moi batterie, percussions, piano. Je vais trouver un truc au piano, Mathias joue quelque chose à la guitare, notre cerveau se met un peu sur off, il y a une espèce de brouhaha et émerge à un moment un truc qui va ensemble. Pendant très longtemps c&rsquo;est faux ; d&rsquo;un coup je vais entendre quelque chose que je vais harmoniser ou à l&rsquo;inverse, c’est lui qui va glisser une note dans ce que je fais. Iu on va trouver un petit riff de trois notes et partir de là…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Ça, c&rsquo;est pour la musique extra-diégétique. Parce qu&rsquo;il y a toujours un moment dans nos films avec une musique qui vient de la radio, d’une chanson. Ces musiques doivent signifie le réel, c&rsquo;est-à-dire <em>où</em> <em>on est.</em> Des gens qui ne se sont pas vus depuis 18 ans et qui reconvoquent le lycée, le collège, la cour de récréation, doivent reconvoquer l’habillage musicale qui va avec. Ça ne pouvait pas être un morceau de Jul, mais des groupes qu’ils écoutait dans cette période-là. On s’en est sorti pour la musique mais on a fait appel à deux chanteurs : Suissa et Laurent Coppola. Ce qui permet en plus de donner des signatures différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, dans notre duo, il y a une différence : je trouve que Colas a le côté plus intuitif pour pas dire rêveur quand on écrit le scénario comme quand on fabrique la musique ; moi je suis un malade de la structure et de l’architecture.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pour finir, d’où vient Juillac où se déroule l’intrigue ? Il n’existe pas en Auvergne-Rhône-Alpes où vous avez tourné… </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Quand on fait <em><strong>La Charge mentale</strong></em><strong><em>, </em></strong>on fait des recherches pour l&rsquo;affiche de la course. Partisan du moindre effort, j&rsquo;ai refait juste le logo de la course de porté d’épouses sur une affiche de concours de boules…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : …sur un modèle d’une affiche d’un village qui s’appelle Juillac. Mais qui se trouve dans le sud-ouest&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Parce qu’on aimait ce nom qui sonne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CR</strong> : Le truc drôle maintenant, c’est qu’on est en train d’écrire un film et Juillac est devenu notre village fictif de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MR</strong> : Comme Pascal Coignard, le personnage du voisin dans <em><strong>La Petite Graine</strong></em>. Dans notre prochain film, le héros s’appellera Pascal Coignard et il vivra à Juillac. J’adore l’idée de poursuivre avec un personnage et un village, plutôt qu’une ville<em>.</em></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="780" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG.jpeg?resize=780%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8224 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=780%2C1024&amp;ssl=1 780w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=768%2C1009&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1170%2C1536&amp;ssl=1 1170w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1559%2C2048&amp;ssl=1 1559w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=860%2C1129&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?resize=1536%2C2017&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/LPG-scaled.jpeg?w=1142&amp;ssl=1 1142w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>La Petite Graine </em>de Colas &amp; Mathias Rifkiss (Fr., 1h38) avec Sébastien Chassagne, Louise Massin, Oussama Kheddam, Delphine Baril… Sortie le 15 avril 2026.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/04/16/colas-et-mathias-rifkiss-sur-la-petite-graine/">Colas &amp; Mathias Rifkiss (“La Petite Graine”) : « On montre ce premier film comme on montrerait notre enfant »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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