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	<title>Archives des La Prisonnière de Bordeaux - Stimento</title>
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	<description>Culture &#38; art de vivre, autrement</description>
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	<title>Archives des La Prisonnière de Bordeaux - Stimento</title>
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		<title>Patricia Mazuy (“La Prisonnière de Bordeaux”) : « Il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;éviter le naturalisme : il fallait l’affronter »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/09/01/patricia-mazuy-la-prisonniere-de-bordeaux-il-ne-sagissait-pas-deviter-le-naturalisme-il-fallait-laffronter/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=patricia-mazuy-la-prisonniere-de-bordeaux-il-ne-sagissait-pas-deviter-le-naturalisme-il-fallait-laffronter</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 18:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouhafa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près d’un quart de siècle après Saint-Cyr, La Prisonnière de Bordeaux scelle les retrouvailles entre Isabelle Huppert et la cinéaste Patricia Mazuy autour d’une histoire de femmes de détenus, intégrant Hafsia Herzi au générique. Conversation avec une réalisatrice de moins en moins rare — et c’est heureux. Quel travail de documentation autour du milieu carcéral [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/09/01/patricia-mazuy-la-prisonniere-de-bordeaux-il-ne-sagissait-pas-deviter-le-naturalisme-il-fallait-laffronter/">Patricia Mazuy (“La Prisonnière de Bordeaux”) : « Il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;éviter le naturalisme : il fallait l’affronter »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><strong><strong>Près d’un quart de siècle après <em>Saint-Cyr</em>, <a href="https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/#la-prisonniere-de-bordeaux%c2%a0de-patricia-mazuy%c2%a0"><em>La Prisonnière de Bordeaux</em></a> scelle les retrouvailles entre Isabelle Huppert et la cinéaste Patricia Mazuy autour d’une histoire de femmes de détenus, intégrant Hafsia Herzi au générique. Conversation avec une réalisatrice de moins en moins rare — et c’est heureux.</strong></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quel travail de documentation autour du milieu carcéral avez-vous effectué en amont du tournage ?&nbsp;</strong></h3>



<p><strong>Patricia Mazuy : </strong>À la base, ce film était un projet de Pierre Courrège qui, de 2012 à 2018, avait écrit un scénario sur une femme bourgeoise rencontrant dans une maison d&rsquo;accueil une femme pauvre venant d’ailleurs avant que chacune aille voir son mari respectif. C&rsquo;était lui qui, en 2005, avait vu des femmes attendre devant une prison à Valenciennes et qui s’y était intéressé. Ils ont ensuite écrit [avec François Bégaudeau, NDR} mais ne sont pas arrivés à faire le film. Le film m’est arrivé, je l&rsquo;ai vu pour être sûre qu’il l&rsquo;abandonnait, il m&rsquo;a dit oui, et là, j&rsquo;ai dit que je voulais qu’il y ait une histoire parce que sinon, ce n’était qu’un film de dialogues — ce qui n’est pas quelque chose que je saurais faire potentiellement. Encore que… j&rsquo;en sais rien ! Donc, on a écrit une&nbsp; autre version de l&rsquo;histoire où on explorait un axe paradoxal, avec un aspect mélo.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quels ont été les apports de chacun des auteurs crédités au scénario ?</strong></h3>



<p>Vous faites la répartition SACD, là ? (rires) Chaque film a une histoire. Donc, de 2012 à 2018, Bégaudeau a écrit avec Pierre Courrège. Quand j’ai repris, on a écrit ensemble une histoire plus mélo où il y avait encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de dialogues. J&rsquo;en ai gardé beaucoup par rapport à chacun de mes films Il y a beaucoup plus de dialogues que d&rsquo;habitude. Mais, il y en a moins que ce qu’il y en avait. Et après la dernière année, j’ai retravaillé seule avec Émilie Deleuze qui m’a énormément aidée à reprendre confiance et à me recentrer.&nbsp;</p>



<p>Ensuite, il y a eu des aventures de production<em>…</em> Parce que pendant tout ce temps de travail d’écriture, <em><strong>Bowling Saturn</strong></em><strong> </strong>n&rsquo;arrivait pas à se financer : il était trop noir pour les financements. Une fois que <em><strong>Bowling Saturn</strong></em> a été fini, <em><strong>La Prisonnière de Bordeaux</strong></em><strong><em> </em></strong>pouvait rentrer dans les tuyaux de financement suivants — il était déjà rentré, d’ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KBCiH3NFPr"><a href="https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/">“Alienoid &#8211; L’Affrontement”, “Septembre sans attendre”, “La Prisonnière de Bordeaux” en salle le 28 août 2024</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« “Alienoid &#8211; L’Affrontement”, “Septembre sans attendre”, “La Prisonnière de Bordeaux” en salle le 28 août 2024 » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/embed/#?secret=Zm6iVQq3WR#?secret=KBCiH3NFPr" data-secret="KBCiH3NFPr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>De <em>Saint-Cyr </em>à<em> Bowling Saturn </em>en passant par <em>Paul Sanchez est revenu !, </em>les espaces géographiques restreignant les personnages semblent vous fasciner. Qu’est-ce qui vous intéresse autant dans les lieux contraints ?</strong></h3>



<p>Je ne réfléchis pas comme ça — c’est-à-dire que ce n&rsquo;est pas une question de fascination. Par contre, je pense effectivement que si j&rsquo;ai trouvé le lieu, je peux me dire comment je vais fabriquer. Et le lieu, c&rsquo;est important qu&rsquo;il soit graphique, qu&rsquo;il y ait de l&rsquo;énergie physique dans le plan.&nbsp;</p>



<p>Sur ce film particulier, c&rsquo;était une espèce de première pour moi : je n’avais’ jamais fait un film qui soit autant à l&rsquo;intérieur. <em><strong>Bowling Saturne</strong></em>, bien sûr, c&rsquo;est beaucoup à l&rsquo;intérieur, mais pas de la même manière, parce que c&rsquo;est très métaphorique et il n&rsquo;y a aucun naturalisme. Là, il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;éviter le naturalisme : il fallait l&rsquo;affronter, l’incarner — ça, c&rsquo;est beaucoup grâce aux actrices. </p>



<p>J&rsquo;aime bien la fabrication. Ce qui a construit le film, ça a été de chercher les lieux et après de réfléchir en couleurs. Pour moi, ce film est comme un morceau de musique ; comme un conte, mais avec les couleurs des espaces différents qui se heurtent et qui nous permettent de faire avancer ce qui se passe entre les deux pépettes, quoi ! Effectivement, il y a très peu d’extérieur : l&rsquo;extérieur de la maison d&rsquo;Alma, l&rsquo;arrivée à la cité de Mina et c&rsquo;est tout, en gros. J’étais très angoissée à l&rsquo;idée de faire un film où je ne pouvais pas avoir des plans larges. Dans <em><strong>Bowling</strong></em><strong><em>…</em></strong>, on pouvait avoir des plans larges et des grands espaces. Donc c&rsquo;est par les couleurs que je me suis dit que j’allais construire quelque chose où le spectateur n’allait pas s&rsquo;ennuyer.. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Aviez-vous un code couleur précis pour les personnages ? Des dominantes pour chacune ?</strong></h3>



<p>Les couleurs de chez Alma sont riches et complexes ; elles ont une matière un peu velours. La maison d&rsquo;accueil et les couloirs de la prison ont des couleurs primaires, pétantes et modernes qui mettaient le film au XXI<sup>e </sup>siècle — parce que sinon, la maison d’Alma, elle pouvait être filmée au XX<sup>e</sup> siècle sans problème. De la même manière. Il y a un autre détail qui nous situe aujourd’hui : le fait que le neurochirurgien soit étranger. Pour moi, c&rsquo;est l’idée que maintenant, on est dans l&rsquo;Europe. C&rsquo;est pas des trucs qui sont importants mais dans le ressenti, on sait que ça se passe maintenant. Sans qu&rsquo;on n’ait besoin de le dire.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous aviez déjà travaillé avec Isabelle Huppert dans <em>Saint-Cyr</em> (2000). Comment la dirige-t-on ?</strong></h3>



<p>Ben, vous lui demanderez. En fait, je pense que les acteurs, on ne les dirige pas vraiment. On essaye de poser des circonstances pour qu&rsquo;ils puissent travailler, les mettre au travail. Après, le seul truc que j&rsquo;ai dit — aux deux, d’ailleurs —, c’était que je ne voulais pas qu&rsquo;on sous-joue. ; je ne voulais pas qu’on soit dans un film français où on est juste parce qu&rsquo;on est en-dessous. Pour Hafsia, c&rsquo;était la pousser vers Mastroianni et Isabelle aussi. Isabelle, il y a un truc où elle adore se laisser aller. Dans le film, je voulais qu&rsquo;on se dise qu&rsquo;elle est vraiment trop gentille — elle ne l&rsquo;a pas fait souvent. Mon challenge à moi, c’était qu&rsquo;on croie qu&rsquo;elle est vraiment gentille au premier degré et qu’on ne pense pas qu&rsquo;elle a un deuxième plan derrière.</p>


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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous attachez une grande importance à la musique dans vos films ; qu’est-ce qui vous a orienté ici vers le compositeur Amine Bouhafa ?</strong></h3>



<p>Travailler la musique de film est une partie du travail de montage que j’adore. Enfin, certaines musiques de films : il y en a plein qui me rendent chèvre — quand c’est de la soupe informe qui accompagne tout, je trouve ça insupportable ! Pour la direction d’Amine, l&rsquo;idée, c’était d&rsquo;avoir une musique qui ait de la mélodie ternaire. Quand on commence un film, on ne sait pas trop comment il va être, faut pas déconner ! Je ne crois pas une seconde les gens qui vous disent : «&nbsp;<em>on sait exactement comment il va être.</em>&nbsp;» On cherche. Le balancement entre Alma et Mina. Je savais qu&rsquo;il allait être important. Je ne voulais pas qu&rsquo;il soit binaire parce que sinon, ça allait être lourd, bateau. Donc, il y avait un peu de ternaire.&nbsp;</p>



<p>Il y avait un autre truc. J’ai souvent travaillé avec John Cale, à part sur <em><strong>Bowling</strong></em><strong><em>, </em></strong>et là, on n&rsquo;avait pas le temps de travailler ensemble par rapport à des délais de rendu de film. Le ternaire, c&rsquo;est pas son truc : lui, c&rsquo;est un-deux-trois-quatre et il fallait de la mélodie -il en fait, mais il faut y aller pour en lui faire faire. “Mélodie” veut dire que pour la première fois, je n&rsquo;allais pas travailler avec un groupe ou quelqu&rsquo;un dont la vocation première n&rsquo;est pas de travailler pour le cinéma. C&rsquo;était rigolo, ça ne m&rsquo;est jamais arrivé. Un monsieur qui s’appelle Thibault Deboaisne m’avait parlé de plein de gens, mais je trouvais que ce n&rsquo;était pas assez balancé. Et pendant qu’on était pré-repérages, mon premier assistant m’a parlé d’Amine Bouhafa.</p>



<p>Je me suis rappelée que j&rsquo;avais vu une série égyptiene<strong><em> </em></strong>très, très mélo sur la décolonisation, le panarabisme etc. où il devait avoir beaucoup d&rsquo;argent, genre 200 musiciens et c’était  très, très beau. J&rsquo;ai regardé, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;il y avait fait <em><strong>Timbuktu</strong></em> « <em>ohlala,. il va être trop cher et tout ! </em>» ; Thibault m&rsquo;a dit que c’était plus une question de disponibilité. Alors on s&rsquo;est vus et je lui ai dit : « <em>est-ce que tu peux faire une chanson qui irrigue tout le film comme </em><strong>The Long Goodbye</strong><em> irrigue </em><strong>Le Privé</strong><em> d’Altman ?</em> » J’avais envie de le faire dans un film depuis longtemps et ça allait bien ici. Il a proposé des maquettes et il y avait celle de la chanson au sifflet. Pendant le tournage, on s’en est servis par moments quand il fallait aider Isabelle à comprendre le déséquilibre dans la vie d’Alma derrière sa façade de danseuse, on lui mettait à musique et c’était nickel. C’était plus simple pour elle que d&rsquo;essayer de comprendre ce que je disais — ce n’était pas sa faute à elle, c’était moi qui étais confuse.</p>



<p>Ensuite, on a travaillé le <em>score</em> avec Amine en déclinant la chanson à plein de sauces différentes, suivant les moments du film. Un autre thème avec Mina qui est arrivé après —&nbsp; là, on a tâtonné pendant le montage mais finalement, on y est arrivé. C’était aussi important qu&rsquo;il y ait des ruptures. Par exemple, sur les deux séquences de parloir, il n&rsquo;y a jamais de musiques. Par contre, dans les moments d&rsquo;émotion intérieure, la musique donne un autre accent qui n’est pas redondant avec ce se qui joue chez elle. Voilà : on est dans la cuisine du film.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1024x429.jpeg" alt="Là aussi, on est dans la cuisine du film ©Rectangle Productions-Piceyes" class="wp-image-5156" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1024x429.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-300x126.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-768x322.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1536x644.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-2048x858.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-4-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-860x360.jpeg 860w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Là aussi, on est dans la cuisine du film © Rectangle Productions-Piceyes</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez évoqué des aventures de production du film et celles de <em>Bowling Saturne. </em>Pourtant, si l’on ajoutela ressortie de <em>Peaux de vaches</em> en 2021, le public a l’impression d’avoir eu trois films de vous en trois ans…</strong></h3>



<p>Oui, c’est super ! En fait, je vais faire des films jusqu’à ce que j&rsquo;aie 91 ans. Après, j’arrête ! (sourire)</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez de la marge…</strong></h3>



<p>Ben non, ça va vite. Et puis quand même, les films sont durs à faire. Donc, bon… à 91, j&rsquo;arrête. Après, ça dépend de l’état mental… (sourire)</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Et en tant que comédienne ?</strong></h3>



<p>Moi ? Mais quand on me demande comme comédienne, je dis oui tout de suite parce que c&rsquo;est génial. Je n&rsquo;ai jamais gagné autant d&rsquo;argent que quand je suis comédienne — à part pour des films fauchés de copains. C’est trop bien ! C’est hyper intense, c&rsquo;est dur, mais on n&rsquo;a pas le poids du film. On est responsable que de soi-même. Et si le film est mauvais, c&rsquo;est pas de votre faute.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Delphine Gleize était dans cette même disposition pour son petit rôle dans<em> La Prisonnière de Bordeaux </em>?</strong></h3>



<p>Oui. En fait, c’est Hafsia qui m’avait dit : «<em>&nbsp;Delphine Gleize habite Bordeaux, tu devrais l’appeler</em>&nbsp;» . Comme je galérais tellement dans les embouteillages à comprendre mon chemin, je l’avais appelée et c&rsquo;était vraiment précieux de l’avoir [dans la séquence, NDR] au milieu des bourgeois. Avec l’avocat — qui est un vrai comédien venu de Paris — on faisait les personnes qui savaient comment marche un plateau. Parce que pour les autres, c’était la première fois. C’était précieux d’avoir quelqu’un pour faire le lien, rassurer sur les temps d’attente, la technique… J’avais d’autres chats à fouetter. Et puis, c&rsquo;était cool d&rsquo;avoir Delphine avec ses beaux cheveux (sourire)</p>



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<iframe title="LA PRISONNIÈRE DE BORDEAUX de Patricia Mazuy - Bande-annonce officielle" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/hUB4D5sBIcs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="has-medium-font-size"><strong><em>La Prisonnière de Bordeaux</em> de Patricia Mazuy (Fr., 1h48) avec Hafsia Herzi, Isabelle Huppert, Noor Elsari… En salle le 28 août 2024.</strong></p>
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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mahamat-Saleh-Haroun-©-Vincent-Raymond-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;Je ne sais pas pourquoi il y a cette appétence&quot; (Mahamat-Saleh Haroun) / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/09/01/patricia-mazuy-la-prisonniere-de-bordeaux-il-ne-sagissait-pas-deviter-le-naturalisme-il-fallait-laffronter/">Patricia Mazuy (“La Prisonnière de Bordeaux”) : « Il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;éviter le naturalisme : il fallait l’affronter »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>“Alienoid &#8211; L’Affrontement”, “Septembre sans attendre”, “La Prisonnière de Bordeaux” en salle le 28 août 2024</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024</link>
					<comments>https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 13:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Alienoid]]></category>
		<category><![CDATA[Alienoid L'Affrontement]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Choi Dong-hoon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des extra-terrestres à tentacules hostiles voyageant dans le temps, une séparation heureuse et deux femmes de taulards se rencontrent sur les écrans cette semaine. Entre autres… Alienoid &#8211; L&#8217;Affrontement&#160;de Choi Dong-hoon Enfin la suite ! Cinq mois après la sortie en salle d’Alienoid &#8211; Les Protecteurs du futur, cette seconde partie boucle la fresque coréenne [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/">“Alienoid &#8211; L’Affrontement”, “Septembre sans attendre”, “La Prisonnière de Bordeaux” en salle le 28 août 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Des extra-terrestres à tentacules hostiles voyageant dans le temps, une séparation heureuse et deux femmes de taulards se rencontrent sur les écrans cette semaine. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Alienoid &#8211; L&rsquo;Affrontement</em>&nbsp;de Choi Dong-hoon</mark></strong></h2>



<p>Enfin la suite ! Cinq mois après la sortie en salle d’<a href="https://www.stimento.fr/2024/03/27/alienoid-les-protecteurs-du-futur-en-salle-les-31-mars-et-1er-avril-2024/"><em><strong>Alienoid &#8211; Les Protecteurs du futur</strong></em></a>, cette seconde partie boucle la fresque coréenne XXL mêlant fantastique et action. Les deux volets d’<strong><em>Alienoid</em></strong> cumulent en effet plus de 4 heures sans temps mort — une gageure, le temps étant l’un des carburants narratifs — en se déployant entre le Moyen Âge et l’époque contemporaine, là où les protagonistes se livrent à leurs chassés-croisés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="msJqR9srKb"><a href="https://www.stimento.fr/2024/03/27/alienoid-les-protecteurs-du-futur-en-salle-les-31-mars-et-1er-avril-2024/">“Alienoid &#8211; Les Protecteurs du futur” en salle les 31 mars et 1er avril 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« “Alienoid &#8211; Les Protecteurs du futur” en salle les 31 mars et 1er avril 2024 » &#8212; Stimento" src="https://www.stimento.fr/2024/03/27/alienoid-les-protecteurs-du-futur-en-salle-les-31-mars-et-1er-avril-2024/embed/#?secret=Bkiqyt5k2d#?secret=msJqR9srKb" data-secret="msJqR9srKb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le premier opus s’achevait au moment où le chef des envahisseurs extra-terrestres, s’apprêtant à libérer dans l’atmosphère la haava — un composant toxique pour les humains —, était expédié dans le passé par le Gardien. Quand débute<strong><em> </em></strong><em><strong>L’Affrontement</strong></em>, l’Alien criminel a vaincu son adversaire mais il est piégé et blessé au Moyen Âge ; il lui faut donc s’emparer de l’arme du Gardien pour accomplir ses funestes plans. Ses desseins seront contrecarrés par des mages experts en sorts ainsi que par Ean, fille adoptive du Gardien, qui elle aussi a fait le saut dans le passé. En parallèle, dans le Séoul de 2022, une policière se prépare à contribuer à l’inéluctable combat devant se produire entre aliens et humains…</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-5151" style="width:770px;height:auto" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution-1024x576.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution-300x169.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution-768x432.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution-860x484.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-LAFFRONTEMENT_01-©-Condor-Distribution.jpg 1430w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Combien ai-je de doigts ? » © Condor Distribution</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Sauvés !</h3>



<p>Oubliez toute suspicion de rallongement de sauce face à cette seconde partie : il s’agit d’un complément en bonne et due forme du premier volet qui, non seulement apporte sa conclusion à l’histoire mais — bonheur des récits construits autour de paradoxes temporels — se paie le luxe d’offrir un autre regard sur quelques morceaux de bravoure du film précédent sans redondance. En témoigne la fameuse séquence de l’hôpital ou celle de la contamination de Séoul. <em><strong>L’Affrontement</strong></em> fait par ailleurs éclore des graines semées précédemment puisque des personnages très secondaires dans<strong><em> </em></strong><em><strong>Les Protecteurs du futur</strong></em> se trouvent investis ici d’un rôle plus important. On se souvient que dans sa géniale <em><strong>Trilogie</strong></em><strong><em> </em></strong>(<em><strong>Un couple épatant/Cavale/Après la vie</strong></em><strong><em>,</em></strong> 2003) Lucas Belvaux avait procédé d’une manière comparable. Et il fallait avoir vu l’ensemble pour posséder la compréhension à 360° des événements.&nbsp;</p>



<p>Sans dilater l’intrigue, Choi Dong-hoon permet d’assimiler des enjeux complexifiés par les paradoxes et soubresauts temporels, ainsi qu’au spectaculaire de prendre sa pleine place : les combats demeurent impressionnants, malgré la tentation de tourner certaines confrontations en farce avec les personnages semi-grotesques des mages et ceux des serviteurs “Patte gauche“ et “Patte droite“. On relativise toutefois car ils répondent à des archétypes de faire-valoir tels que l’on peut les rencontrer dans les contes traditionnels.</p>



<p>Jouant avec les époques, ce captivant diptyque où des <em>extras-terrestres&nbsp;</em> tentent de prendre le contrôle de citoyens lambda en les parasitant, puis de répandre leur méphitique atmosphère (orange) sur le pays entier, renvoie aussi de manière métaphorique à une réalité géopolitique très concrète : les relations tendues avec le voisin au-delà du 38<sup>e</sup> parallèle. Outre la crainte de la propagation d’un agent (numérique, nucléaire, biologique) paralysant la société, <em><strong>Alienoid</strong></em> matérialise celle d’une attaque fomentée par un ennemi infiltré comme pendant la Guerre Froide aux États-Unis avec<strong><em> </em></strong><em><strong>Les Envahisseurs</strong></em><strong><em>, </em></strong><em><strong>V</strong></em><strong><em> </em></strong>ou <em><strong>Invasion Los Angeles</strong></em>. Transfigurée en fable, la peur n’est pas oubliée mais apprivoisée. C’est déjà ça.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="ALIENOID - L&#039;AFFRONTEMENT - Bande-annonce VOST" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Fxq28Z4B3BI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5143 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-1504x2048.jpeg 1504w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-1536x2092.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/ALIENOID-2-AFF-120-BD-scaled.jpeg 1880w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Alienoid &#8211; L&rsquo;Affrontement</em>&nbsp;de Choi Dong-hoon&nbsp;(Co. du Su.,. 2h02) avec Ryu Jun-yeol, Tae-ri Kim, Woo-bin Kim… En salle le 28 août 2024</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center"><strong>*</strong><strong><sup>*</sup></strong><strong>*</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong><em>Septembre sans attendre</em>&nbsp;de Jonás Trueba</strong></mark></h2>



<p>Plaisant sous-genre du cinéma hollywoodien datant de l’Âge d’or des studios et découlant du vaudeville, la comédie de remariage a fortement imprimé l’inconscient collectif. Rien que de très logique dans la mesure où son concept suit l’idée gentiment normative du couple voué à s’unir pour la vie, nonobstant la possibilité d’un accident de parcours mutuel (voir le diptyque de Yves Robert <strong><em>Un éléphant ça trompe énormément</em></strong>/<strong><em>Nous irons tous au paradis</em></strong>). On eût pu croire que la libération des mœurs mettrait un terme à ce registre ou l’aurait versé dans une amusante désuétude ; presque un siècle plus tard, le retour des conservatisme moraux le rend parfaitement contemporain comme le montre indirectement ce film de Jonás Trueba.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-1024x576.jpeg" alt="Ils n'ont jamais été si proches de se séparer…©Losilusosfilms_2024 / Arizona Distribution" class="wp-image-5145" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-1024x576.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-300x169.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-768x432.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-1536x864.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-2048x1152.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/09_SEPTEMBRE-SANS-ATTENDRE_Itsaso-Arana_Vito-Sanz_ёLosilusosfilms_2024-860x484.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ils n&rsquo;ont jamais été si proches de se séparer…©Losilusosfilms_2024 / Arizona Distribution</figcaption></figure>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR-300x300.jpg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR-300x300.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR-150x150.jpg 150w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR-768x768.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR-860x860.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/WWW©VR.jpg 1000w " alt="Paul Wallach au MAMC de Saint-Étienne : un dernier tour et puis s&rsquo;en va…" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À découvrir;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2022/11/03/learn-about-energy-and-its-impact-on-the-environment/">Paul Wallach au MAMC de Saint-Étienne : un dernier tour et puis s&rsquo;en va…</a></div></div></div><p></p>


<p>Celui-ci suit Ale et Alex — une réalisatrice, un comédien — unis depuis une dizaine d’années, ayant résolu de se séparer alors qu’ils sont toujours en excellents termes. Pour célébrer leur rupture, ils organisent une fiesta à laquelle ils tente de convier leurs proches. Mais les réactions de leurs amis, entre incrédulité ou hostilité, les amène non pas à douter mais s’interroger davantage sur le couple et leur propre histoire…&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Acta est fabula</strong></h3>



<p>Dans l’ultime film de Bernard Rapp <em><strong>Un petit jeu sans conséquence</strong></em><strong><em> </em></strong>(2004, adapté de la pièce de Jean&nbsp; Dell et Gérald Sibleyras), un couple annonçait une séparation bidon à ses amis, histoire d’observer les réactions et finissait par récolter les fruits amers de son canular. <em><strong>Septembre sans attendre</strong></em> en est donc le pendant sérieux, entre chronique et dramédie allenienne — l’histoire pourrait se transposer sans peine dans le milieu <em>arty </em>de Greenwich Village — avec parfois des accents de faux documentaire. Fernando Trueba, interprète du père un brin soixante-huitard prêtant sa maison pour accueillir la fameuse fête de rupture, fait figure de porte-parole générationnel par son attitude et ses répliques décomplexées.</p>



<p>À noter que cette histoire de prise de distance mal comprise par l’entourage (et rendue difficile par le fait que les deux futurs ex- non seulement partagent le même appartement) mais travaillent ensemble, est aussi un récit rempli de distanciation par rapport au monde cinématographique : le film jouant avec lui-même, la confusion naît parfois entre les séquences présente la vie d’Ale et Alex à la ville ou au sein du film qu’ils sont en train d’achever. Ironiquement, le cinéma ne veut pas non plus dissocier ces deux partenaires si féconds à la scène…&nbsp;notamment devant la caméra de Trueba. À quoi bon lutter ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SEPTEMBRE SANS ATTENDRE - Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/p9PGrIncwVk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="763" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-763x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5147 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-763x1024.jpeg 763w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-224x300.jpeg 224w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-768x1030.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-1145x1536.jpeg 1145w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-1526x2048.jpeg 1526w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-860x1154.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2-1536x2061.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/VLV_41x55_FINAL_RGB_150ppp-scaled-2.jpeg 1908w" sizes="auto, (max-width: 763px) 100vw, 763px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Septembre sans attendre </em>(<em>Volvéreis</em>)&nbsp;de Jonás Trueba (Esp.-Fr., 1h54)&nbsp;avec Itsaso Arana, Vito Sanz… En salle le 28 août 2024</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center"><strong>*<sup>*</sup>*</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>La Prisonnière de Bordeaux</em> de Patricia Mazuy </mark></strong></h2>



<p>Au parloir de la prison bordelaise où son chauffard de mari est incarcéré, la très bourgeoise (et très seule) Alma remarque Mina, son exacte opposée venue de la banlieue de Carcassonne visiter Nasser, son époux braqueur. Très vite, Alma propose de l’héberger ainsi que ses enfants dans sa vaste demeure, de lui trouver un travail… Ce brusque déménagement éveille la suspicion de Yacine, le complice de Nasser : Mina saurait-elle où le magot du casse est planqué ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1024x429.jpeg" alt="" class="wp-image-5155" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1024x429.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-300x126.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-768x322.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-1536x644.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-2048x858.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/LA-PRISONNIERE-DE-BORDEAUX-2-copyright-Rectangle-Productions-Piceyes-scaled-1-860x360.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quand on est bien à l&rsquo;abri, on peut avoir le sourire ©Rectangle-Productions-Piceyes</figcaption></figure>



<p>Bien qu’innocentes des crimes commis par leurs hommes, Mina et Alma sont elles aussi des “prisonnières collatérales“ puisqu’elles partagent hors les murs de la centrale une autre forme d’isolement — cela, quelle que soit leur situation respective. Malgré les moyens matériels dont elle dispose, Alma vit en effet recluse dans sa cage dorée. La théâtralisation qu’elle déploie lors des échanges sociaux (notamment face à Mina) vise à masquer le vide de son existence. À la manière d’une vampire, elle reprend des forces au contact de son hôte, de ses enfants, en jouant de l’autorité que lui confèrent son âge et sa position.</p>


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<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Bourge de là&nbsp;</strong></h3>



<p>Cet ascendant d’Alma sur Mina, conséquence du déséquilibre socio-économique entre les deux femmes, se retrouve également dans les moindres interactions du quotidien. Grâce à son entregent, la première permet à la seconde de trouver un travail aisément ; elle s’autorise aussi à jouir du luxe d’être crue sur sa bonne mine (et sa bonne mise) lorsqu’elle ment effrontément — privilège refusé à Mina. L’assurance et la respectabilité apparentes l’emportent sur la vulnérabilité populaire : parfaite illustration de la maxime “<em>on ne prête qu’aux riches</em>”.<br>Les comédiennes n’ont guère besoin de forcer leur naturel pour incarner chacune leur personnage : Isabelle Huppert (<a href="https://www.festival-lumiere.org/programme/prix-lumiere-2024.html">future Prix Lumière</a>) est ainsi idoine dans cet emploi dont on subodore une part d’ambiguïtés, entre bienveillance sincère et manipulation prédatrice. S’il est toutefois permis de formuler un regret : les instants de tension psychologique ne sont pas aussi intenses que ceux échafaudés par la cinéaste dans son précédent film noir, le sépulcral <em><strong>Bowling Saturne</strong></em><strong><em> </em></strong>(2022). Cela n’empêche pas de rester captif.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-754x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5157 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-754x1024.jpeg 754w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-221x300.jpeg 221w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-768x1044.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-1130x1536.jpeg 1130w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-1507x2048.jpeg 1507w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-860x1169.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1-1536x2087.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/La-prisonniere-de-bordeaux-scaled-1.jpeg 1884w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>La Prisonnière de Bordeaux</em> de Patricia Mazuy (Fr., 1h48) avec Hafsia Herzi, Isabelle Huppert, Noor Elsari… En salle le 28 août 2024.</strong></p>
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<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/08/26/alienoid-laffrontement-septembre-sans-attendre-la-prisonniere-de-bordeaux-en-salle-le-28-aout-2024/">“Alienoid &#8211; L’Affrontement”, “Septembre sans attendre”, “La Prisonnière de Bordeaux” en salle le 28 août 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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