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	<title>Archives des Lubna Azabal - Stimento</title>
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		<title>“Le Dossier Maldoror”, “Mémoires d’un escargot”, “Spectateurs !”, “Je suis toujours là” en salle le 15 janvier 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 18:38:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux enquêtes obsédantes, une quête cinématographique et une conquête du bonheur sont dans les salles. Entre autres… Le Dossier Maldoror&#160;de Fabrice du Welz Au mitant des années 1990, la région de Charleroi est frappée par la mystérieuse disparition de deux fillettes. Le choc a d’autant plus d’écho que les forces de l’ordre échouent à trouver [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/18/le-dossier-maldoror-memoires-dun-escargot-spectateurs-je-suis-toujours-la-en-salle-le-15-janvier-2025/">“Le Dossier Maldoror”, “Mémoires d’un escargot”, “Spectateurs !”, “Je suis toujours là” en salle le 15 janvier 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong><strong>Deux enquêtes obsédantes, une quête cinématographique et une conquête du bonheur sont dans les salles. Entre autres…</strong></strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Le Dossier Maldoror&nbsp;</em>de Fabrice du Welz</mark></strong></h2>



<p><em>Au mitant des années 1990, la région de Charleroi est frappée par la mystérieuse disparition de deux fillettes. Le choc a d’autant plus d’écho que les forces de l’ordre échouent à trouver la moindre trac et sont régulièrement mises en cause par les médias. Jeune chien fou de la gendarmerie, Paul Chartier croit en son instinct. Il obtient de participer à une opération confidentielle mais constate très vite qu’elle est bridée par une guerre des polices, les ambitions personnelles de ses supérieurs ainsi que des intérêts qui le dépassent. Défiant l’autorité, il s’entête et se retrouve seul, au bord de la folie et de la vérité. Donc de l’horreur…</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1024x614.jpeg" alt="" class="wp-image-5834" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1024x614.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-300x180.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-768x461.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1536x922.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-860x516.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-2©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema.jpeg 1800w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Non, merci, pas la peine de nous envoyer Derrick en renfort : on est déjà dans les années 1990. » / Photo : © Frakas Productions – The Jokers Films – One Eyed – RTBF – FWB – France 2 Cinéma</figcaption></figure>



<p>S’il est admis que les auteurs de science-fiction s’avèrent les plus clairvoyants lorsqu’il s’agit de prévenir leurs contemporains des dérives potentielles de la société — en tout cas, davantage que les apprentis-sorciers de la tech et les politiciens —, il faut également reconnaître aux maîtres du roman noir ainsi qu’aux réalisateurs de films dits “de genre” la plus parfaite acuité pour rendre compte des événements les plus turpides affectant l’humanité. À cet exercice, <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/13/fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong>Fabrice du Welz</strong></a> s’imposait fatalement pour donner une vision à la fois réaliste et intransigeante de la pire histoire criminelle qu’ait connue la Belgique à la fin du XX<sup>e</sup> siècle : l’affaire Dutroux.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Haute tension</strong></h3>



<p>Film-somme sur les errements et les errances de la police, <em><strong>Le Dossier Maldoror</strong></em> recrée d’une façon troublante le contexte de l’époque. Pas seulement par la reconstitution visuelle classique : au-delà du décor, c’est la texture de l’image ou la physionomie des personnages — Anthony Bajon arbore une incroyable “gueule des années 1990” — qui donnent la sensation d’être totalement immergé dans l’ambiance carolo d’alors. Tout cela permet de partager, dans l’illusion du présent, le vortex où va s’abîmer Paul Chartier. Sans être à 100% subjectif puisqu’il livre quelques séquences extérieurs à sa vie et à son enquête, le film s’attache le plus possible au jeune gendarme, la caméra le collant aux basques accroissant l’effet de paranoïa qui va gagner ce franc-tireur, seul par choix et par nécessité.</p>



<p>Avec une mise en scène ne cédant jamais rien à la complaisance, du Welz montre cette étrange diffusion d’un mal polymorphe, de ses petites mains aux grandes huiles, chacun ayant sa responsabilité dans l’abjection. Nerveux et conservant sa pleine tension sur sa durée — une gageure pour un film de 2h35 — <em><strong>Le Dossier Maldoror</strong></em> est de ces grands films opératiques transcendant leur registre pour atteindre à l’épopée universelle. Un thriller élégiaque servi par des comédiens habités, emballé par une bande originale somptueuse, qui devrait marquer les esprits et son temps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="LE DOSSIER MALDOROR I Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/qXbqztAIjOE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5811 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD.jpeg 1370w" sizes="(max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Le Dossier Maldoror&nbsp;</em>de Fabrice du Welz (Bel.-Fr., 2h35)&nbsp;avec Anthony Bajon, Alba Gaia Bellugi, Alexis Manenti, Sergi López, Laurent Lucas, David Murgia, Béatrice Dalle, Lubna Azabal, Jackie Berroyer… En salle le 15 janvier 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Mémoires d’un escargot&nbsp;</em>de Adam Elliot</mark></strong></h2>



<p><em>Nés jumeaux, Grace et Gilbert sont séparés après la mort de leur père. Si Gilbert est envoyé à l’autre bout de l’Australie dans une famille d’accueil sectaire, Grace échoue chez un couple plus occupé à vivre sa vie qu’à s’occuper d’elle. Se renfermant sur elle-même, la jeune fille s’abandonne à la mélancolie et à la collectionnite d’escargots. Heureusement, la présence d’une vieille voisine saugrenue, Pinky, lui permet de sortir un peu de sa coquille</em>…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-5835" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MDE_PHOTO1©-Arenamedia-Pty-Ltd-860x573.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un instant de bonheur (si si) / Photo : © Arenamedia Pty Ltd</figcaption></figure>



<p>Révélé au monde par <em><strong>Mary et Max</strong></em> (2009) — un premier long métrage autour de la relation épistolaire entre deux personnages cabossés, ayant la particularité d’être un chef-d’œuvre de sensibilité mais aussi de minutie puisque tourné en stop-motion avec de la pâte à modeler — l’Australien Adam Elliot avait décroché le Cristal à Annecy. Mêmes motifs, même sanction quinze ans plus tard pour <strong><em>Mémoires d’un escargot</em></strong>, où il s’intéresse à des marginaux malmenés par l’existence en recourant à sa forme artistique de prédilection si singulière pour un public adulte.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Tristesse et beauté</strong></h3>



<p>Car malgré des décors ternes et des figures aux allures grotesques, le réalisme ni le propos ne sont ici jamais édulcorés, Handicap, misère affective, faillite des service sociaux, maltraitance enfantine, deuil précoce, sentiment de déréliction, intégrisme sectaire (et son hypocrisie), grand âge, maladie… Les sujets auquel Adam Elliot se (et nous) confronte frontalement n’ont rien d’anodin et l’histoire de Grace pourrait à peu de frais verser dans l’épouvantable tire-larmes, digne des pires mélos ou d’un conte noir —&nbsp;pensez donc : une pauv’ orpheline disgracieuse convoitée par un grand méchant loup déguisé en prince charmant !&nbsp;</p>



<p>Le cinéaste transforme pourtant ce matériau sinistre en quelque chose d’une insondable beauté puisqu’on en réchappe (davantage qu’on en sort) avec un élan incitant à l’optimisme. Mémoires d’un escargot peut ainsi s’apprécier comme un hymne paradoxal à la résilience, un conte de fées sans créature miraculeuse pour opérer les réparations nécessaires à une issue heureuse. Par ses personnages partageant son éternel regard triste, Elliot délivre un antidote à la tragédie et à la douleur en forme d’apaisement. Les premières cuillers sont certes amères, mais l’effet bénéfique s’avère indiscutable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MÉMOIRES D&#039;UN ESCARGOT - Bande-annonce VOSTFR" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/IVNbV3mas90?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MEMOIRES-DUN-ESCARGOT_120x160_BD-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5830 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MEMOIRES-DUN-ESCARGOT_120x160_BD-768x1025.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MEMOIRES-DUN-ESCARGOT_120x160_BD-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/MEMOIRES-DUN-ESCARGOT_120x160_BD.jpeg 850w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Mémoires d’un escargot (Memoir of a Snail</em></strong>)<strong><em>&nbsp;</em>de Adam Elliot (Aus., 1h34)&nbsp;avec les voix (v.o.) de Jacki Weaver, Eric Bana, Sarah Snook… En salle le 15 janvier 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy-300x187.jpg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy-300x187.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy-1024x640.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy-768x480.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy-860x537.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2015/07/1_VICTORIA_MonkeyBoy.jpg 1276w " alt="“Victoria” de Sebastian Schipper" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2015/07/01/victoria-de-sebastian-schipper/">“Victoria” de Sebastian Schipper</a></div></div></div><p></p>


<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Spectateurs !&nbsp;</em>de Arnaud Desplechin</mark></strong></h2>



<p><em><br><em>Spectateurs ! Faculté (ou qualité) de ceux qui assistent à un spectacle, notamment cinématographique, et prennent du plaisir à le partager. Au fil d’une déambulation ni strictement documentaire, ni uniquement fictionnelle, Arnaud Desplechin convoque ses souvenirs et ses personnages pour tenter de cerner ce qui fait la singularité d’un acte désormais centenaire : aller au cinéma. Et livre par le cinéma pour le cinéma un essai sur sa liturgie…</em></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-1024x428.jpeg" alt="" class="wp-image-5836" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-1024x428.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-300x125.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-768x321.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-1536x642.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema-860x359.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS-3-copyright-CG-Cinema.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma, comme arme de séduction massive ? Ça se discute (surtout à l&rsquo;extérieur de la salle) / Photo : © CG-Cinema</figcaption></figure>



<p>En présentant son film “là où le cinéma est né” — rue du Premier-Film lors du Festival Lumière, Arnaud Desplechin expliquait ne pas savoir «&nbsp;<em>faire de documentaire</em>&nbsp;». Une assertion un peu étonnante de la part de celui qui a pourtant déjà signé <em><strong>L’Aimée</strong></em> (2007) ; que l’on comprend toutefois s’il s’agit de comprendre le genre documentaire restreint à une construction à la Depardon ou à la Wiseman — comme un dispositif de “capture du vivant“. L’approche de Desplechin se révèle plus hybride et moins orthodoxe : un collage entre des reconstitutions de moments fondateurs en salle “fictionnalisés” pour son<em> alter ego</em> Paul Dedalus de l’enfance à l’âge d’homme ; des extraits de films divers empruntés à son panthéon personnels ; des interviews de grands témoins (Shoshana Felman, Kent Jones…) ainsi que de spectateurs lambda partageant leurs affects</p>



<p>Cette “proposition de cinéma”, pour reprendre le terme godardien, en dit plus long sur celui qui la formule que sur l’objet dont il traite. Cet autoportrait du cinéaste en spectateur, dans sa recherche de l’instant décisif où l’alchimie amoureuse est advenue entre lui et la toile, ne s’ouvre qu’à la marge sur la problématique identique des autres spectateurs. En définitive, ce film au titre s’exclamant vigoureusement masque une interrogation beaucoup plus profonde lorsqu’il est renvoyé à chacun de ceux qui sont invités à le découvrir : à eux, à travers le voyage de Desplechin, d’élucider leur propre cheminement, de fouiller dans leur mémoire et de retrouver la sensation originelle. Plaisir d’égoïste fait pour être partagé, <em><strong>Spectateurs ! </strong></em>ne saurait mieux résumer la raison d’être de la salle : être seul devant un film, mais ensemble.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SPECTATEURS! d&#039;Arnaud Desplechin - Bande-annonce officielle" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/k0Ds2Udv-7A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-754x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5831 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-754x1024.jpeg 754w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-221x300.jpeg 221w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-768x1044.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-1130x1536.jpeg 1130w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-1507x2048.jpeg 1507w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-860x1169.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1-1536x2087.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/SPECTATEURS_affiche-scaled-1.jpeg 1884w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Spectateurs !&nbsp;</em>de Arnaud Desplechin (Fr., 1h28) avec Mathieu Amalric, Dominique Païni, Clément Hervieu-Léger, Milo Machado-Graner</strong>… <strong>En salle le 15 janvier 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Je suis toujours là&nbsp;</em>de Walter Salles&nbsp;</mark></strong></h2>



<p><em>Années 1970 au Brésil, pendant la dictature militaire. En apparence retiré de la vie politique, l’ancien député Rubens Paiva coule des jours paisibles en famille dans sa maison donnant sur Copacabana. Un jour pourtant, des hommes en civil viennent l’arrêter à son domicile ainsi que son épouse Eunice. Si celle-ci est libérée après une épouvante captivité et de nombreux interrogatoires, Rubens disparaît corps et bien. Pendant des décennies, Eunice ne va rien lâcher pour obtenir de l’Armée et de l’État qu’ils reconnaissent leur responsabilité dans son élimination…</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-1024x681.jpeg" alt="" class="wp-image-5837" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-1024x681.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-768x511.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-1536x1022.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-2048x1362.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AEA-FAMILIA-MANCHETE-860x572.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le sourire, ultime rempart au malheur / Photo : © StudioCanal</figcaption></figure>



<p>Indéniablement, il y a quelque chose de touchant dans le nouveau long métrage de <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/19/walter-salles-je-suis-toujours-la-beaucoup-de-realisateurs-commencent-a-regarder-vers-le-passe-pour-comprendre-notre-present/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Walter Salles</a>. Et le fait qu’il survienne aujourd’hui, à ce moment de sa propre existence et du renouveau démocratique du Brésil — en tout cas, après ce qu’il est convenu de voir comme la “parenthèse Bolsonaro”, funeste écho à la période de la dictature.<strong><em> </em></strong></p>



<p><em><strong>Je suis toujours là </strong></em>est un biopic <em>in absentia</em> multiple : s’il raconte au premier plan l’inlassable parcours d’Eunice femme/épouse/mère courage contre le pot de fer bureaucratique, il dresse le portrait d’une famille se construisant année après année autour de la figure manquante du maris/père qui lui a été soustrait, mais dont le fantôme demeure omniprésent comme le titre le suggère. Ne s’auto-apitoyant jamais sur sa tragédie, la famille Paiva affiche même en public une crâne résistance en souriant sur les photographies, feignant la normalité, comme si de rien n’était. Ces sourires leur sont d’ailleurs reprochés et jugés obscènes parce qu’ils jurent avec la mine compassée attendues de la part de victimes endeuillées. Pourtant, c’est la disparition de Rubens qui est anormale et obscène.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Une absence déjà vue</strong></h3>



<p>C’est aussi en parallèle un auto-portrait en creux du cinéaste, témoin indirect de cet épisode historique puisqu’il connaissait la famille Paiva à l’époque du drame. En reconstituant le Rio de son enfance, tirant sur des teintes mordorées, baigné de musiques et d’une certaine forme d’insouciance malgré l’effroyable contexte politique, Walter Salles nous donne à partager un peu de sa nostalgie, voire de <em>saudade</em>.&nbsp;</p>



<p>Revers de la médaille, cette exploration de l’intime à travers l’absence intéresse davantage que la quête opiniâtre d’Eunice, dont la trajectoire ressemble à tant d’autres veuves de guerre héroïsées (souvent à juste titre) par le cinéma. L’élégant classicisme de la réalisation n’est sans doute pas étranger non plus à ce sentiment de déjà vu, alors que le Brésil de cette période n’a pas beaucoup été traité au cinéma. Mais les disparitions dans les dictatures sud-américaines (<a href="https://www.stimento.fr/2024/01/31/la-zone-dinteret-argylle-la-ferme-des-bertrand-they-shot-the-piano-player-les-lumieres-daden/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>They Shot the Piano Player</strong></em></a><em><strong> </strong></em>de Trueba, <em><strong>Missing</strong></em> de Costa-Gavras et tous les films de Patricio Guzmán&nbsp;notamment) ont largement façonné l’imaginaire des spectateurs, donnant l’impression d’épuiser le sujet. Restent les comédiens et surtout Fernanda Torres, de retour chez Walter Salles, trente ans après <em><strong>Terre lointaine</strong></em>. Le souvenir de cette autre histoire commune ajoute à la dimension affective de ce film, où la fidélité est la clef.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="JE SUIS TOUJOURS LÀ – Bande-annonce Officielle VOSTF – Walter Salles (2025)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/65UDWfkJGdo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-754x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5832 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-754x1024.jpeg 754w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-221x300.jpeg 221w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-768x1043.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-1131x1536.jpeg 1131w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-1508x2048.jpeg 1508w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-860x1168.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-1536x2086.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/I-M-STILL-HERE_120x160_CENTRAL_WEB_HD-scaled.jpeg 1885w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Je suis toujours là (Ainda Estou Aqui</em>)<em>&nbsp;</em>de Walter Salles (Br.-Fr., 2h15)&nbsp;avec Fernanda Montenegro, Fernanda Torres, Selton Mello… En salle le 15 janvier 2025.</strong></p>
</div></div>


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<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/18/le-dossier-maldoror-memoires-dun-escargot-spectateurs-je-suis-toujours-la-en-salle-le-15-janvier-2025/">“Le Dossier Maldoror”, “Mémoires d’un escargot”, “Spectateurs !”, “Je suis toujours là” en salle le 15 janvier 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fabrice du Welz (“Le Dossier Maldoror”) : « Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2025/01/13/fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 13:20:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Alba Gaia Bellugi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Y avait-il meilleur candidat que le Belge Fabrice du Welz, expert ès zones noires de l’humanité, pour tenter de synthétiser en un film l’affaire Dutroux et ses méandres ? En suivant le calvaire de l’enquêteur Paul Chartier, Le Dossier Maldoror raconte une guerre des polices, un scandale politico-judiciaire et le cauchemar d’un pays toujours pas [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/13/fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste/">Fabrice du Welz (“Le Dossier Maldoror”) : « Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><strong>Y avait-il meilleur candidat que le Belge Fabrice du Welz, expert ès zones noires de l’humanité, pour tenter de synthétiser en un film l’affaire Dutroux et ses méandres ? En suivant le calvaire de l’enquêteur Paul Chartier, <em>Le Dossier Maldoror</em> raconte une guerre des polices, un scandale politico-judiciaire et le cauchemar d’un pays toujours pas remis de cet enfer. Rencontre avec le cinéaste et ses interprètes, le prodigieux Anthony Bajon et Alba Gaïa Bellugi.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Combien de temps vous a-t-il fallu pour “digérer” ce traumatisme sans nom pour la société belge qu’est l’affaire Dutroux et aboutir à l’écriture, puis la réalisation du </strong><strong><em>Dossier Maldoror</em></strong><strong>, qui n’est ni un documentaire, ni une simple fiction ?</strong></h3>



<p><strong>Fabrice du Welz</strong> : Je ne sais pas exactement. Par contre, je sais que depuis que l&rsquo;affaire m&rsquo;a surpris — j’avais 20 ans, l’âge où on s’apprête à entrer dans la vie active avec des certitudes sur beaucoup de choses, on pense que c&rsquo;est blanc et c&rsquo;est noir, que la justice, fait son travail — je me disais qu&rsquo;un jour, j&rsquo;en ferai un film. Et ça revenait par vagues. Mais je n’avais ni les épaules, ni l&rsquo;expérience pour le faire. </p>



<p>Il y a quelques années, je me suis dit : «&nbsp;<em>Bon, cette fois-ci, j&rsquo;y vais.</em>&nbsp;» Et j&rsquo;ai trouvé le point de vue qui a tout déclenché : un jeune homme idéaliste de 20 ans en colère qui allait affronter cette espèce d&rsquo;ogre tentaculaire. Jen ai parlé avec mon scénariste de Domenico La Porta et on a commencé à travailler de manière journalistique, très factuelle. On a récolté énormément d’informations — ce qu&rsquo;on fait maintenant à chaque fois parce qu’on a un autre projet qui est en cours. On trace l&rsquo;arc du personnage et on imbrique la petite histoire dans la grande histoire — et inversement. Je ne saurais pas quantifier le temps mais ç’a été un processus de maturation.&nbsp;</p>



<p>Surtout, il y avait une volonté d&#8217;embrasser des sujets plus grands que moi. De ne plus avoir à me préoccuper de mes petites névroses. D&rsquo;essayer de m’oublier et de découvrir en même temps beaucoup de choses à travers ces sujets qu&rsquo;on confronte. Là, je n&rsquo;ai pas été déçu…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="589" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1024x589.jpeg" alt="" class="wp-image-5820" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1024x589.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-300x173.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-768x442.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-1536x883.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema-860x495.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-3©-Frakas-Productions-–-The-Jokers-Films-–-One-Eyed-–-RTBF-–-FWB-–-France-2-Cinema.jpeg 1800w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jusqu&rsquo;ici, tout va bien. Mais ça ne va pas durer / Photo : © Frakas Productions – The Jokers Films – One Eyed – RTBF – FWB – France 2 Cinéma</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Alba, Anthony, vous êtes nés dans les années 1990. Aviez-vous entendu parler de l&rsquo;affaire Dutroux avant le film ?&nbsp;</strong></h3>



<p><strong>Alba Gaïa Bellugi</strong> : Moi, j’avoue qu&rsquo;avant, oui. mais assez tard. Je n&rsquo;ai pas grandi avec cette affaire-là — aussi parce que je pense qu&rsquo;en France, on a eu d&rsquo;autres affaires, comme Fourniret ou Estelle Mouzin — on a exactement le même âge. </p>



<p><strong>Anthony Bajon</strong> : Moi pareil, de loin. Je pense que j&rsquo;ai entendu mes parents en parler ; qu’il y a dû avoir des journaux télévisés aussi qui retransmettaient des nouvelles de l&rsquo;affaire chez nous en France. Mais j&rsquo;étais très jeune, donc, c&rsquo;est lointain. Mais la guerre des polices dans l’affaire, je n’en ai pas du tout entendu parler ; c’est après que j&rsquo;ai découvert ça.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quel est votre rapport aux faits divers ?</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : pour moi, l&rsquo;affaire Dutroux, n&rsquo;est pas un fait divers. Elle démarre comme un fait divers et prend les proportions d&rsquo;une affaire d&rsquo;État. J’ai toujours été compulsif des faits divers. Il y a quelque chose qui me fascine complètement dans tout ce qui a trait au mal — cette fascination a pu être parfois un peu morbide sur les faits divers. C’est pour cela que ce processus entamé avec <em><strong>Maldoror</strong></em> est aussi une manière de me confronter à quelque chose qui me fascine et que je ne comprends pas. Et j&rsquo;essaye modestement, d’avoir un peu plus d’éléments de réponses, même si je n&rsquo;en ai pas plus…</p>



<p><strong>AB</strong> : Pour moi, ça dépend. Si ça devient un truc très gros qui s&#8217;empare de l’actualité, oui. Sinon, j&rsquo;avoue que je suis assez détaché de tout ça. Est-ce que c&rsquo;est pour me préserver ? Je n&rsquo;en sais rien. Mais on a cette fâcheuse tendance à avoir la curiosité de regarder tout ça. Et ça nous attriste affreusement. Après, évidemment, il y a des choses qui viennent à nous qu’on ne peut pas éviter.&nbsp;</p>



<p><strong>AGB</strong> : C&rsquo;est fou aussi cette mode de documentaires sur Netflix : tout le monde raffole de ça. C&rsquo;est tentant aussi d&rsquo;expier le mal et de le tenir à distance et de le regarder ; et en même temps, ça s&rsquo;accroche un peu ; ça peut être violent…</p>



<p><strong>FdW</strong> : Pour compléter, j’ai pratiquement la conviction aujourd&rsquo;hui que des histoires comme ça, il y en aura encore : la nature des Hommes est ainsi faite. La seule manière de se prévenir de ce genre d&rsquo;affaires terribles, c&rsquo;est la justice. C’est toute la question du film : que peut faire un honnête homme ou une honnête femme dans une société où la justice dévisse à ce point ? Comment se prévenir de nous-mêmes ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Fabrice, on a l&rsquo;impression que vous prenez des libertés avec la réalité telle qu’elle s’est déroulée puisqu’il s’agit d’une fiction. Quelle a été votre démarche ?</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste. Ce qui m’intéresse d’abord, c&rsquo;est de faire un film le mieux articulé possible. Et dans un genre — le film d’enquête — le plus abouti possible. Je n&rsquo;ai pas sous-estimé la difficulté : je savais bien que je m’attaquais à quelque chose de très difficile, hautement inflammable. C&rsquo;est un trauma refoulé en Belgique et dans le Nord : c&rsquo;est très, très vivant, encore aujourd&rsquo;hui. Il y a une région en Belgique où c’est encore plus traumatique qu&rsquo;autre part : celle du Hainaut et de Charleroi. Et je pense que la société belge est encore plus fracturée qu&rsquo;avant parce que ce trauma n&rsquo;a pas été réglé, soigné. Des gens souffrent encore ; la ville de Charleroi est restée comme il y a 30 ans, figée dans le temps, qui ne peut pas avancer.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>La Belgique est un drôle de pays qui a deux siècles et qui, malgré des contours bonhommes, sympathiques et modestes, comme certains aiment nous le faire croire, est un pays beaucoup plus hanté qui ne le dit et qu&rsquo;il ne nous paraît. </p><cite>Fabrice du Welz</cite></blockquote></figure>



<p>L’affaire Dutroux l’a précipitée dans un fédéralisme terrible. Aujourd&rsquo;hui, on ne fait plus société : la Flandre est pratiquement indépendante ; Bruxelles l’est complètement et la Wallonie dans un marécage difficile avec des hauts et des bas, mais ce n&rsquo;est quand même pas fameux. Donc le fédéralisme nous a poussés en avant et avec surtout un aveuglement sur ce trauma. </p>



<p>Je crois avec conviction qu&rsquo;une société peut évoluer à partir du moment où on définit clairement les maux, qu’on pointe les responsabilités et qu&rsquo;on juge les responsables. Alors là, effectivement, le collectif peut avancer. En Belgique, ça n&rsquo;a pas été fait. Donc, ça reste véritablement un trauma. Je pense qu’il y a un déni de justice complet.</p>



<p>J’ai donc appréhendé le film avec beaucoup de respect et — J’espère — de délicatesse. Je savais que je voulais faire un film de fiction, mais pas un <em>true crime</em> lambda, ni une retranscription littérale de l&rsquo;affaire Dutroux. Un film de cinéma qui soit une synthèse de l’affaire, qui permette d&rsquo;opposer les deux thèses —&nbsp;celle du prédateur isolé et celle du réseau — et de montrer que la thèse officielle n&rsquo;a aucun sens. Si j&rsquo;avais dû faire un film sur la thèse officielle, ça aurait été très compliqué — le film aurait sans doute été très, très, très mauvais parce que complètement incongru.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-5819" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-1024x576.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-300x169.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-768x432.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-1536x864.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-2048x1152.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-5©Sofie-Gheysens-860x484.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Parfois, il vaut mieux rester hors champ / Photo : © Sofie Gheysens</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quand on est comme vous un cinéaste de cinéma de genre avec un goût aussi pour le </strong><strong><em>trash</em></strong><strong>, comment arbitrer ce que l’on peut ou doit montrer dans un film comme celui-ci ? Certaines séquences — comme celle du coffre de Dedieu — permettent-elles d’en “compenser” d’autres qui seraient irreprésentables ?</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : J’ai un goût de cinéphile pour les trucs déviants, c&rsquo;est sûr. Je ne m&rsquo;en cache pas : je suis un cinéphile compulsif et je vois beaucoup de choses dans tous les sens. Dans ce film-là, j’avais une ligne de conduite, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il était impossible de montrer les caves, de montrer les gamines. Je voulais être dans l’enquête, dans le parcours de Paul Chartier, de sa famille, de son corps de police etc. Après, quand je traite Dedieu [inspiré par Dutroux, NDR] avec Mathilde et le coffre de la voiture, c&rsquo;est simplement pour mettre en perspective la débilité, l’amoralité profonde de cet être qui est capable de faire des choses absolument insensées — là, on est vraiment dans la sociopathie. </p>



<p>Je ne veux pas faire de l&rsquo;angélisme par rapport au sujet ; il faut le traiter. Je l’ai beaucoup traité avec le hors champ, la majorité du film l’est, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on en sait. Mais il y a des moments où il faut être frontal, je pense. Mais je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression d&rsquo;avoir été trop loin.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pour suggérer que ce qu’on voit est la face émergée de l’iceberg ?</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : Oui, oui, oui, parce que on voit bien que ces gens, à un moment donné, sont capables de tout. Et je ne l&rsquo;invente pas complètement, parce que le corps de Bernard Weinstein a été découpé en morceaux et enterré sous la dalle de l&rsquo;entrée de chez Marc Dutroux. Vous vous souvenez de Bernard Weinstein ? C&rsquo;est quand même des gens&#8230; Quand on a lu un petit peu sur Weinstein, on comprend que c&rsquo;était quand même un sérieux problème. Il adorait torturer les animaux, il était quand même sérieusement à l’ouest.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pourquoi avez-vous choisi “Maldoror” comme nom ? Il y a une tonalité élégiaque qui fait écho au film.</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : Dans la vraie histoire, l&rsquo;opération de surveillance s’appelle l&rsquo;opération “Othello”. C&rsquo;est sûr que je cherchais un référent littéraire et très vite, Maldoror s&rsquo;est imposé à moi. Quand j&rsquo;étais adolescent, <em><strong>Les Chants de Maldoror</strong></em> est un livre qui m&rsquo;a beaucoup accompagné, même si je n&rsquo;avais pas la compréhension. Même la figure d’Isidor Ducasse, ce poète maudit particulièrement m&rsquo;a toujours intéressé. Et comme Maldoror, c&rsquo;est une réflexion autour du mal, ça me semblait être le référent littéraire approprié. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quelles sont les indications que vous avez données à votre compositeur — notamment pour le thème sifflé ?</strong></h3>



<p>Vincent Cahay, c’est mon frangin : je le connais depuis que j&rsquo;ai 14-15 ans, on s&rsquo;accompagne depuis très longtemps. Vincent est la première personne qui lit les scénarios. On parle, on est en discussion tout le temps sur les films. Il avait composé un thème que j&rsquo;aimais beaucoup. Et le lendemain d’un jour où j’avais revu <em><strong>Le Mercenaire</strong></em> de Corbucci, je lui ai demandé de siffler le thème — comme ça, pour rigoler. Il l’a sifflé, c’était juste à tomber par terre et on a décidé de le garder. </p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-300x150.jpeg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-300x150.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-1024x512.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-768x384.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-1536x768.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-2048x1024.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/Photo-4-Le-Royaume-©-2024-CHI-FOU-MI-PRODUCTIONS-860x430.jpeg 860w " alt="“Le Royaume”, “Une part manquante”, “En tongs au pied de l’Himalaya”, “On aurait dû aller en Grèce” en salle le 13 novembre 2024" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/11/13/le-royaume-une-part-manquante-en-tongs-au-pied-de-lhimalaya-on-aurait-du-aller-en-grece-en-salle-le-13-novembre-2024/">“Le Royaume”, “Une part manquante”, “En tongs au pied de l’Himalaya”, “On aurait dû aller en Grèce” en salle le 13 novembre 2024</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Alba, Anthony, Fabrice vous a-t-il demandé de vous renseigner sur le contexte de l’affaire ?</strong></h3>



<p><strong>AB </strong>: On a eu accès à des faits réels pour mieux s&rsquo;échapper de la réalité et créer une fiction : plein de documents — des podcasts, des documentaires, des articles, des bouquins à lire… Je fais un effort complet pour être très scolaire et tout voir, tout lire, tout écouter, tout entendre. Après, je fais ma tambouille.</p>



<p><strong>AGB</strong> : En plus, Fabrice a fait un énorme travail de recherche. Et après, le scénario a apporté le matériel nécessaire pour raconter l’histoire.</p>



<p><strong>FdW</strong> : Et après, il y a la confrontation entre le <em>cast</em> du film et la population locale. Ça a été très important.</p>



<p><strong>AB</strong> : On a essayé de voir à la Mission catholique italienne de Charleroi. C&rsquo;est des gens qui nous ont merveilleusement bien accueillis. Ça nous a permis tout de suite de voir dans quel décor on avait mis les pattes. De pouvoir s&rsquo;identifier à ces gens-là en se disant qu’il fallait qu&rsquo;on soit raccord avec le décor, avec les gens, la manière de s’habiller, de regarder, de parler… Qu’on ne fasse pas tâche dans le décor.</p>



<p><strong>AGB</strong> : Ces gens ont évidemment été traumatisés par cette histoire encore très vive. Je n&rsquo;ai pas le souvenir d&rsquo;en avoir parlé frontalement avec quelqu’un. Ça aurait été sûrement possible…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Anthony, l’obstination figure parmi les caractéristiques de votre personnage, Paul Chartier. La comprenez-vous et la partagez-vous ?</strong></h3>



<p><strong>AB</strong> : Je la comprends et je la partage. Encore plus si on se rappelle que Paul Chartier que j’incarne n&rsquo;est pas juste pris de plein fouet comme toute la Belgique dans l’histoire. Mais que ça fait aussi écho à son histoire personnelle. Il se rend compte que personne ne lui a jamais demandé pardon, ni fait un pas vers lui. Et c&rsquo;est compliqué pour lui d&rsquo;assumer sa famille, qui il est, son identité… Il voit aussi certainement un relief entre son histoire personnelle et ce qui se passe dans tout le pays et qui grossit.</p>



<p>Donc évidemment que je comprends l&rsquo;obsession parce que c&rsquo;est quelqu&rsquo;un à qui on dit non, qu&rsquo;on empêche tout le temps et qui va perdre totalement la raison, son uniforme, sa femme, leur enfant…&nbsp;Au fur et à mesure que le film avance, ça se ferme comme un entonnoir. Il n&rsquo;y a plus rien à faire et il a de moins en moins à perdre. L’obstination devient donc de plus en plus forte : quitte à tout perdre, autant aller jusqu&rsquo;au bout.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Le paradoxe de votre personnage, c’est qu’il (se) perd parce qu&rsquo;il veut trouver tout en avançant sur la piste qui lui permettrait de trouver…</strong></h3>



<p><strong>AB</strong> : En incarnant Chartier et en faisant les scènes, on avait l&rsquo;impression que le personnage était toujours à un centimètre de trouver la vérité, de faire éclater ce qui délivrerait la Belgique tout entière. Et ce n’était jamais possible parce qu’on ne lui faisait pas confiance, parce que ses collègues échouaient aussi — ils sont défaillants. Il perd la raison mais il n&rsquo;est jamais très loin de la vérité. J’ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est ça aussi qui est traité dans le film : on est toujours juste à côté d&rsquo;un truc qui pourrait faire basculer totalement l’affaire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Aviez-vous un film de référence pour vous aider à fabriquer votre personnage ?</strong></h2>



<p><strong>AB</strong> : Je me suis volontairement éloigné de toute forme de référence. J&rsquo;avais peur de faire du copié/collé, même inconsciemment. Je savais que Fabrice était bourré de références, j’avais peur d’amener les miennes en plus. J&rsquo;ai essayé d&rsquo;arriver totalement neutre — en dehors du travail que j&rsquo;avais pu faire. Ça m&rsquo;est déjà arrivé et je ne suis pas sûre que ce soit toujours une bonne manière de faire, surtout pour un film comme ça. Après, évidemment, il y a des films qui vous accompagnent, comme <em><strong>Zodiac</strong></em><strong><em>,</em></strong> dont vous savez qu&rsquo;il n&rsquo;est pas totalement loin. Mais, les indications de Fabrice étaient déjà bien assez grandes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-5818" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-1024x576.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-300x169.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-768x432.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-1536x864.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-2048x1152.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Photo-4©-Sofie-Gheysens-860x484.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le diable ne se cache pas dans les détails : il s&rsquo;appelle Dedieu  / Photo © Sofie Gheysens</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Fabrice, comment choisir un comédien qui représente le “mal” ?&nbsp;</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : Je ne pense pas que Sergi López et Marcel Dedieu représentent le mal dans le film — c&rsquo;est ma perception. Le mal dans le film évolue. Alors, bien sûr, Marcel Dedieu, inspiré par Dutroux, est un sociopathe lamba bas du front. Il n’y a aucune volonté pour moi d&rsquo;en faire un objet de fascination. Par contre, ce mal se transfère. La guerre des polices a des répercussions, des conséquences : on aurait pu retrouver les gamines en vie. Donc, ça va jusqu&rsquo;aux plus hautes sphères avec la juge, les avocats. Les conflits d&rsquo;intérêts, en fait, évoluent. C&rsquo;est ça qui m&rsquo;intéresse, en fait : pas de pointer le mal avec insistance. </p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Je n&rsquo;en sais rien, ce qui est le mal et le bien. Je sais simplement que la complexité de notre espèce est telle que s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de justice qui fonctionne peu ou prou, on est vraiment mal barré. </p><cite>Fabrice du Welz</cite></blockquote></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous été confronté à des refus pour jouer Dedieu ?</strong></h3>



<p><strong>FdW </strong>: Pas des refus, des difficultés. Certains acteurs que j&rsquo;ai approchés pour le rôle de Dedieu étaient des acteurs franco-belges et ça crée des difficultés — c&rsquo;est tout à fait normal. Un acteur a failli le faire mais pour des raisons de planning, ça n&rsquo;était plus possible. J’ai demandé à Sergi, qui était déjà engagé dans un tout petit rôle, et il a complètement accepté, très vite. Pour lui, il n&rsquo;y a pas de charge mentale supplémentaire. Moi, je serais acteur, je serais très excité à l&rsquo;idée d’interpréter Dutroux. Mais j&rsquo;ai compris que quand même, les acteurs, parfois&#8230; Il y a les agents… </p>



<p>Et puis, chacun fait ce qu&rsquo;il peut. Sergi est très libre par rapport à tout ça, il est très dans l’instant ; ce n&rsquo;est pas du tout quelqu&rsquo;un qui est en douleur. Il a 60 balais, de l’expérience, il a fait plein de films et sur les prises, il est tout le temps là, en train de regarder la caméra ; il s&rsquo;intéresse à tout… Il est comme un enfant. C&rsquo;est vraiment très étonnant.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous faites preuve d’une fidélité avec vos comédiens qui ne se dément pas de film en film ; vous faites tout pour pour qu’ils apparaissent à l’écran — ici, Benoît Poelvoorde ne figure que sur une photo !</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> (sourire) Non, mais vous savez, je suis un fidèle. Je mets beaucoup de temps à choisir mes acteurs, mais quand je suis en confort avec eux —&nbsp;là, avec Alba on vient de faire un film qui est l&rsquo;antithèse de ce qu&rsquo;elle fait là —&nbsp;c’est beaucoup de bonheur de retrouver une équipe qu&rsquo;on connaît, que ce soit technique ou artistique. On gagne du temps. Faut pas que le confort s&rsquo;installe, mais pour moi, c’est un plus. Je viens du théâtre, j&rsquo;aime la troupe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment intégrez-vous de nouveaux comédiens dans votre bande ?</strong></h3>



<p><strong>FdW</strong> : Anthony, ça fait un moment que j&rsquo;ai à l’œil., quand j&rsquo;ai vu <em><strong>La Prière</strong></em>, J’ai toujours pensé qu&rsquo;Anthony était un acteur pour moi. Parce que je ne pense pas faire un cinéma éminemment empathique. Lui, avec ses grands yeux, il accroche une empathie que parfois je n&rsquo;ai pas directement.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Anthony, était-ce évident de travailler avec Fabrice ?</strong></h3>



<p><strong>AB</strong> : Ça a été tellement évident que d&rsquo;habitude, je lis deux, trois fois les scénarios, on en parle avec mon agent. Et là, j&rsquo;ai lu peut-être 15 pages et j&rsquo;ai envoyé un SMS à mon agent : « <em>il faut dire qu&rsquo;on y va&nbsp;</em>». Parce que c&rsquo;est quand même fou de recevoir une proposition comme ça, d&rsquo;un personnage qui est là dans tous les plans, dans toutes les scènes ; c’est <em>son</em> point de vue. Et quand on parle du casting, on est merveilleusement accompagné. C&rsquo;est une chance immense. On passe 5 minutes avec Fabrice, on voit qu&rsquo;il est bourré de références… Je me sentais vraiment honoré qu&rsquo;on puisse penser à moi et qu&rsquo;on puisse me faire confiance sur un projet comme ça, qu&rsquo;il fallait porter. Donc, je n&rsquo;ai pas hésité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Mais cela ne fait-il pas peur ?</strong></h3>



<p><strong>AB</strong> : Si, si, évidemment ! Mais ça fait partie des choses excitantes. Je m&rsquo;engage sur un film si j’ai peur ; sinon, il ne va rien sortir d&rsquo;intéressant de moi. Parce que je vais arriver le matin en pensant aux matchs de foot du soir et je ne vais pas être concentré. Si je suis flippé, il y a une espèce de concentration, d&rsquo;attention. On est en alerte, en disponibilité parce qu&rsquo;on a peur. Et ça crée quelque chose.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE DOSSIER MALDOROR I Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/qXbqztAIjOE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5811 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/AFF-120-MALDOROR-BD.jpeg 1370w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Le Dossier Maldoror </em>de Fabrice du Welz (Bel.-Fr., 2h35) avec Anthony Bajon, Alba Gaia Bellugi, Alexis Manenti, Sergi López, Laurent Lucas, David Murgia, Béatrice Dalle, Lubna Azabal, Jackie Berroyer… En salle le 15 janvier 2025.</strong></p>
</div></div>


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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Photo-3-Romeria-cQuimVives_ElasticaFilms-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Fumer tue / Photo : © QuimVives ElasticaFilms" loading="lazy" />        </a>
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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/behind-04-03-09-15clair-copie-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Mehdi espère avoir le bras long. Mais c&#039;est un peu court… / Photo : © Pyramide distribution" loading="lazy" />        </a>
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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/04/Meryem-Benm-Barek-©-Vincent-Raymond-330x220.jpeg" class="featured-img wp-post-image" alt="Meryem Benm&#039;Barek, devant les projecteurs / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
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<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/01/13/fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste/">Fabrice du Welz (“Le Dossier Maldoror”) : « Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>“Grand Tour”, “En fanfare”, “Rabia”, “Les Reines du drame” en salle le 27 novembre 2024</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/11/27/grand-tour-en-fanfare-rabia-les-reines-du-drame-en-salle-le-27-novembre-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=grand-tour-en-fanfare-rabia-les-reines-du-drame-en-salle-le-27-novembre-2024</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 12:54:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une course-poursuite en Asie, une greffe fraternelle, des prisonnières et des drama queens investissent les salles cette semaine. Entre autres… Grand Tour&#160;de Miguel Gomes 1918. Expatrié en Asie, le Britannique Edward Abbott est fiancé depuis sept ans à Molly Singleton. Lorsque celle-ci lui annonce son arrivée à Rangoon, Edward quitte précipitamment la Birmanie et entame [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/27/grand-tour-en-fanfare-rabia-les-reines-du-drame-en-salle-le-27-novembre-2024/">“Grand Tour”, “En fanfare”, “Rabia”, “Les Reines du drame” en salle le 27 novembre 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong><strong>Une course-poursuite en Asie, une greffe fraternelle, des prisonnières et des drama queens investissent les salles cette semaine. Entre autres…</strong></strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Grand Tour</em>&nbsp;de Miguel Gomes</mark></strong></h2>



<p><em>1918. Expatrié en Asie, le Britannique Edward Abbott est fiancé depuis sept ans à Molly Singleton. Lorsque celle-ci lui annonce son arrivée à Rangoon, Edward quitte précipitamment la Birmanie et entame un voyage sans but à travers les pays asiatiques. Singapour, Thaïlande, le Japon, les Philippines, la Chine, le Vietnam vont ainsi se succéder, au gré des hasards. Avec, à chacune des étape, la même surprise pour Edward : le fait que Molly parvienne sans encombre à retrouver sa trace et à lui transmettre un message promettant son arrivée imminente…&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-1024x614.jpeg" alt="" class="wp-image-5625" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-1024x614.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-300x180.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-768x461.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-1536x922.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-2048x1229.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GT-©-2024-Uma-Pedra-No-Sapato-Vivo-film-Shellac-Sud-Cinema-Defacto_2-860x516.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">À nous de vous faire préférer le train au train-train / Photo : © 2024 &#8211; Uma Pedra No Sapato &#8211; Vivo film &#8211; Shellac Sud &#8211; Cinéma Defacto</figcaption></figure>



<p>Collage bizarre d’ambiances tenant de l’évocation ou du conte oral ressuscité par bribes, <em><strong>Grand Tour</strong></em><strong><em> </em></strong>peut dérouter par son enchevêtrement d’images et de sons parfois étrangers les uns aux autres. Et ce, dès l’ouverture de ce film en noir et blanc lorsque des plans en couleur de l’Asie contemporaine totalement déconnectés de l’histoire sont accompagnés par des voix off détaillant les étapes du voyage d’Edward et ses affects — voix qui de surcroît changent et changent d’idiome au fur et à mesure qu’Edward traverse les frontières. Rappelant la narration décentrée chère à Terrence Malick, ce procédé s’avère une efficace mise en condition pour le spectateur qui peut, en phase avec le protagoniste, faire l’expérience de la désorientation et d’une forme d’abandon. Après tout, le principe d’un “Grand Tour” est de se trouver soi-même au terme d’un voyage initiatique…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ils voyagent en solitaire</strong></h3>



<p>Miguel Gomes double son évasion spatiale d’une forme de délocalisation temporelle en bousculant les référentiels visuels. Son récit se déroulant en 1918 est “plastiquement” marqué par un noir et blanc lui conférant une forme de patine ; et si les décors et costumes confirment en règle générale l’inscription dans ce début de XX<sup>e</sup> siècle, de nombreuses vues de l’Asie d’aujourd’hui s’invitent à l’écran. Des paysages urbains dont la modernité anachronique (ou prophétique) est invisible aux yeux d’un Edward aveuglé par son désir de fuite. La confusion des époques prend tout sens lorsque l’on constate que déjà en 1918 comme aujourd’hui, il est impossible à un individu d’aller aux confins du monde sans être immédiatement retrouvé.</p>



<p>Le cinéaste travaille également le temps dans sa matière filmique, scindant son film en deux parties globalement égales et successives alors qu’elles se déroulant concomitamment. À la dérobade sans but d’Edward succède l’obstinée poursuite de Molly, figure romanesque appelant un traitement plus fécond en rebondissements — et en domestication habile du hasard. En résulte une double boucle hypnotique dans laquelle il n’est pas dit que tout le monde puisse embarquer. Mais cela vaut la peine d’essayer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="GRAND TOUR | Bande annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Hz51aS87N1k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="770" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-770x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5624 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-770x1024.jpeg 770w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-768x1022.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-1154x1536.jpeg 1154w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-1539x2048.jpeg 1539w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-860x1144.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-1536x2044.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/GrandTour-affiche-scaled.jpeg 1924w" sizes="auto, (max-width: 770px) 100vw, 770px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Grand Tour</em>&nbsp;de Miguel Gomes (Fr.-It.—Port.-All.-Jap.-Chi, 2h08) avec Gonçalo Waddington, Crista Alfaiate, Teresa Madruga…&nbsp;En salle le 27 novembre 2024.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>En fanfare</em>&nbsp;de Emmanuel Courcol</mark></strong></h2>



<p><em><em><em><em>Chef d’orchestre internationalement reconnu, Thibaut apprend qu’il est gravement malade et qu’une greffe de moelle osseuse pourrait le sauver. Si la probabilité de trouver un donneur compatible est plus forte au sein d’une fratrie, Thibaut déchante lorsqu’il apprend à cette occasion qu’il a été adopté. Dans son malheur, il découvre qu’il a un frère, Jimmy, dont il a été séparé enfant, élevé à mille lieues de sa famille bourgeoise. Hasard ou coïncidence, Jimmy est aussi un musicien d’exception, exerçant ses talents au sein d’une fanfare du nord de la France…</em></em></em></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-1024x428.jpeg" alt="" class="wp-image-5626" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-1024x428.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-300x125.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-768x321.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-1536x642.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema-860x359.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/En-fanfare-photo-08-©-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Fanion sur la route, fanion qui fait foot-foot-foot » (Henri presque Dès) / Photo : © 2023 &#8211; Agat Films &#8211; France 2 Cinéma</figcaption></figure>



<p>Scénariste chevronné venu à la réalisation sur le tard, Emmanuel Courcol pensait sans doute tenir un succès imparable avec son précédent long métrage, <em><strong>Un triomphe</strong></em>, comédie sociale inspirée d’un fait divers authentique ambiancée « à la Loach » et proposant à une flopée d’acteurs menée par Kad Merad des tas de morceaux de bravoure. Sans démériter au box-office — sa sortie entre deux confinement n’aidant pas — ce film n’a pas eu les résultats escomptés. Mais convenons qu’il était tissé de grosses ficelles quand il ne tirait pas avec insistance sur la corde sensible. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>De concert</strong></h3>



<p>Emmanuel Courcol en aurait-il tiré des leçons pour<strong><em> </em></strong><em><strong>En fanfare </strong></em>? Construit sur le même principe de la “belle histoire” visant à toucher le spectateur et emporter le public dans un climax collectif final, ce nouveau film reprend pourtant des ingrédients similaires (arrière-plan familial compliqué semé de ruptures, l’art comme vecteur d’émancipation sociale, la question du déterminisme…). Et s’il suit ici une ligne narrative des plus conventionnelles, il se dégage de Thibaut et Jimmy une émotion qui faisait défaut dans<strong><em> </em></strong><em><strong>Un triomphe</strong></em>. </p>



<p>Est-ce dû à la force du<em> buddy movie</em> jouant sur les caractères opposés — donc complémentaires — ? Ou bien à l’alchimie particulière se dégageant de la paire de comédiens réunis à l’écran et partageant au-delà de l’affiche une authentique complicité musicale ? Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin jouent de fait de concert une partition équilibrée ménageant solos, duos et <em>tutti</em> avec une complicité de virtuoses habitués à partager l’affiche au sein d’ensembles symphoniques. Rien d’étonnant quand on sait que Lavernhe est rompu à l’exercice au Français et Lottin familier de l’exercice de la troupe depuis<strong><em> </em></strong><em><strong>Les Tuche</strong></em>. </p>



<p>Comédie sociale à nouveau et mélodrame en sus, <em><strong>En fanfare</strong></em><strong><em> </em></strong>tient la route et la note. Prouvant qu’en cinéma comme en musique, il faut parfois de nombreuses répétitions avant de parvenir à sonner plus juste.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="EN FANFARE - Bande-annonce officielle" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/bp5oPdoZzCw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="680" height="924" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/enfanfare_doc120_WEB.jpeg" alt="" class="wp-image-5622 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/enfanfare_doc120_WEB.jpeg 680w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/enfanfare_doc120_WEB-221x300.jpeg 221w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>En fanfare</em>&nbsp;de Emmanuel Courcol&nbsp;(Fr., 1h42) avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco…&nbsp;En salle le 27 novembre 2024.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR-300x253.jpg" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR-300x253.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR-1024x864.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR-768x648.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR-860x726.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures©VR.jpg 1200w " alt="Pyramide de chaussures : 20 ans après" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2022/11/03/pyramide-de-chaussures-20-ans-apres/">Pyramide de chaussures : 20 ans après</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center"><sub>*</sub><sup>*</sup><sub>*</sub></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Rabia</em>&nbsp;de Mareike Engelhardt</mark></strong></h2>



<p><em><em><em>Lassée par sa vie d’aide-soignante et son absence de perspectives, Jessica a préparé en secret avec sa copine Leïla son départ pour la Syrie. Séduite à l’idée de devenir la seconde épouse d’un combattant fondamentaliste, elle atterrit dans la “Maison” dirigée d’une main de fer par Madame, une rouée rabatteuse fournissant chair fraîche et procréatrices à l’envi aux combattants. Lorsqu’elle comprend que ses illusions se sont fracassées, Jessica — devenue Rabia — décide de devenir aussi dure et inflexible que Madame…</em></em></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-5628" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_5B3A9711©Omar-Rammal-860x573.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Collection Belphégor printemps-été-automne-hiver / Photo : ©Omar-Rammal</figcaption></figure>



<p>« <em>Tiré de faits réels</em> » est-il annoncé en préambule. Sous l’égide de la fiction, la mise en images de la réalité n’en demeure pas moins documentaire ni édifiante : comment l’aveuglement idéologique permet de rameuter une noria de victimes consentantes, voire de grossir les rangs des bourreaux. Le parcours de Rabia s’avère cette enseigne intéressant car elle n’est pas (encore) totalement endoctrinée et va — à l’instar de celle qui devient son “initiatrice” — utiliser la voie/voix religieuse afin d’asseoir un pouvoir sur des brebis plus dociles. Pour Madame et Rabia-Jessica, la foi n’est qu’un moyen et non une fin en soi. Osons une comparaison : elles ressemblent, dans leur fonctionnement duplice de fausses dévotes et vraies perverses, au soi disant pasteur de <em><strong>La Nuit du chasseur</strong></em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Oppressions</strong></h3>



<p>Dans ce cadre contraint par la responsabilité de respecter le réel, <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/23/mareike-engelhardt-rabia-ce-systeme-fait-echo-au-lebensborn-mis-en-place-par-les-nazis/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Mareike Engelhardt</a> use de l’espace et de la couleur comme des auxiliaires narratifs. L »impératif du huis clos agit sur l’étouffement progressif des libertés et l’étrécissement de l’horizon. Ainsi, lorsque l’on s’échappe de la Maison, c’est par un “mariage arrangé“ synonyme de translation d’emprisonnement ; lorsque l&rsquo;on grimpe sur le toit, c&rsquo;est pour contempler un champ de désolation à 360°. La lumière elle-même peine à se frayer un chemin, piégée entre des teintes de plus en plus sombres, de moins en moins habitées par la vie. C’est le terrible mérite de Mareike Engelhardt d’avoir su capter cette pulsion d’annihilation et celui de Lubna Azabal, glaçante, qui l’incarne. Quand on sait qu’elle jouait l’exacte opposée dans <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/#amal-8211-un-esprit-libre-denbspjawad-rhalib"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Amal, un esprit libre</strong></em></a><strong><em> </em></strong>en début d’année, on a là une parfaite définition du métier de comédienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="RABIA de Mareike Engelhardt | BANDE-ANNONCE OFFICIELLE  | LE 27.11.2024" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/GeAf6KZH5AU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5606 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Rabia</em>&nbsp;de Mareike Engelhardt (Fr.-All.-Bel., 1h51) avec Megan Northam, Lubna Azabal, Natacha Krief…&nbsp;En salle le 27 novembre 2024.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center"><sub><strong>*</strong></sub><sup><strong>*</strong></sup><sub><strong>*</strong></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Les Reines du drame</em> de Alexis Langlois</mark></strong></h2>



<p><em><em>En 2055, l’influenceur vieillissant Steevyshady enregistre une vidéo retraçant le destin de deux icônes de la pop ayant brillé au firmament de la musique au début du XXI<sup>e</sup> siècle, Mimi Madamour et Billie Kohler. Il en profite pour révéler les conditions de leur rencontre dans une audition pour un télé-crochet, leur coup de foudre mutuel, leur passion secrète suivie d’une rivalité professionnelle impitoyable… Un demi-siècle après les faits, toute la vérité est enfin faite sur les deux divas aux styles et destins opposés…</em></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-5630" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-1024x683.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-300x200.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-768x512.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-330x220.jpeg 330w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-420x280.jpeg 420w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-615x410.jpeg 615w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/DSCF7644-860x573.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le manque de moyens est parfois criant / Photo : © Bac Films</figcaption></figure>



<p><em><strong>Les Reines du drame</strong></em> épouse (ou “flirte avec”, le mariage n&rsquo;étant plus forcément tendance) les codes de ses époques respectives : au fil du récit, par la reconstitution ou la prospective ; au-delà, en s’inscrivant dans notre temps présent où sont volontiers repensées les frontières normatives, notamment sentimentales — mais cela n’a-t-il  pas déjà été le cas en des temps plus anciens ? Son outrance pailletée de comédie musicale <em>queer</em> n’a pas grand chose de subversif et, à moins d’être visuellement vierge des images de Fassbinder ou de Minelli, on ne saurait s’émouvoir face aux torrents chamarrés s’abattant sur la rétine. Ni davantage devant les atermoiements amoureux opératiques des deux héroïnes-rivales, en mode « <em>je t’aime, mais dans le placard, alors je te déteste, mais finalement je t’aime quand même</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Entre deux</strong></h3>



<p>Si le propos est sur le papierséduisant et la B.O réussie dans le registre de la contrefaçon (volontaire) des hits pour ado ou punk, ce film apparaît cependant comme bancal. Cela n’est pas lié à une débauche de mauvais goût à l’écran — à dire vrai, la vulgarité est consubstantielle de l’univers showbiz brocardé et sans doute en-deçà de la (télé)réalité ! Davantage qu’une saturation sensorielle, c’est un trop peu de moyens qui plombe <em><strong>Les Reines du drame</strong></em> : certains décors hurlent une désolante misère de carton-pâte, qui tranchent avec la virtuosité de séquences réalisées en extérieur. Très à l’aise avec le format clip,<a href="https://www.stimento.fr/2024/11/22/alexis-langlois-les-reines-du-drame-je-crois-quon-ne-cree-rien-a-partir-de-rien/"> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Alexis Langlois</a> est encore à la peine sur le format long et surtout, encore imprégnée de l’influence écrasante d’un Todd Haynes. En vérité, <em><strong>Les Reines du drame</strong></em> est agaçant à regarder non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il n’a pas pu être. Et en cela, tragi-ironiquement, il rejoint son sujet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LES REINES DU DRAME - bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/ekcgkGh-6zY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-752x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5600 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-752x1024.jpeg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-220x300.jpeg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-768x1046.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-1128x1536.jpeg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD-860x1171.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/120x160-LES-REINES-DU-DRAME-15-11-BD.jpeg 1370w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Les Reines du drame</em>&nbsp;de Alexis Langlois (Fr., 1h55) avec Louiza Aura, Gio Ventura, Bilal Hassani…&nbsp;En salle le 27 novembre 2024.</strong></p>
</div></div>


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		<title>Mareike Engelhardt (“Rabia”) : « Ce système fait écho au Lebensborn mis en place par les nazis » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Sarlat]]></category>
		<category><![CDATA[Lubna Azabal]]></category>
		<category><![CDATA[Mareike Engelhardt]]></category>
		<category><![CDATA[Megan Northam]]></category>
		<category><![CDATA[Natacha Krief]]></category>
		<category><![CDATA[Rabia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Triplé gagnant au palmarès du Festival de Sarlat où il a remporté trois Salamandre d’or (Prix du public, du Jury Jeune et d’interprétation féminine pour Megan Northam), “🔗Rabia” est une plongée dans l’enfer de jeunes occidentales radicalisées, attirées en Syrie pour devenir les “repos des guerriers“. Conversation avec la réalisatrice. Vous avez tourné à Sarlat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/23/mareike-engelhardt-rabia-ce-systeme-fait-echo-au-lebensborn-mis-en-place-par-les-nazis/">Mareike Engelhardt (“Rabia”) : « Ce système fait écho au Lebensborn mis en place par les nazis » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size"><em><strong>Triplé gagnant au palmarès du Festival de Sarlat où il a remporté trois Salamandre d’or (Prix du public, du Jury Jeune et d’interprétation féminine pour Megan Northam), “</strong></em><a href="https://www.stimento.fr/2024/11/27/grand-tour-en-fanfare-rabia-les-reines-du-drame-en-salle-le-27-novembre-2024/#rabianbspde-mareike-engelhardt"><em><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Rabia</strong></em></a><em><strong>” est une plongée dans l’enfer de jeunes occidentales radicalisées, attirées en Syrie pour devenir les “repos des guerriers“. Conversation avec la réalisatrice.</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous avez tourné à Sarlat dans les entrepôts de France Tabac qui viennent de se transformer en studios. Pourquoi ce choix ?</strong></h3>



<p><strong>Mareike Engelhardt</strong> : Cette option d&rsquo;usine était intéressante pour moi, parce que j&rsquo;avais envie de raconter <em>via</em> le décor, l&rsquo;ascension du personnage, mais aussi cette idée d&rsquo;une usine à procréation, qui, pour moi, est derrière ce système mis en place en Syrie. Comme ce n&rsquo;est pas quelque chose dont elles peuvent parler, qu&rsquo;elles peuvent formuler, il le fallait transmettre autrement. Quand j&rsquo;ai vu cette salle de prière, qui, pour moi, me fait penser au ventre de la mère, je me suis dit qu&rsquo;il y avait des belles scènes qu&rsquo;on pouvait placer. Et ça s&rsquo;est goupillé comme cela. C’était vraiment bien, parce que cette usine a l&rsquo;aspect d’une usine, mais aussi des fenêtres très graphiques, l&rsquo;idée des escaliers — donc l&rsquo;ascension avec les ouvertures en haut,&nbsp;de lumière… Tout y était. C&rsquo;était une énorme chance pour moi que la Dordogne ait dit oui à mon décor préféré !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Quelles sont les contraintes positives et négatives d’un tournage en huis clos ?&nbsp;</strong></h3>



<p>Les énormes contraintes positives, c&rsquo;est qu&rsquo;on peut vraiment travailler de manière très concentrée, avec l’équipe : il n&rsquo;y a pas de déménagement, ni en fin de journée de : «<em>&nbsp;alors, on visite le décor du lendemain</em>&nbsp;». Parce que c&rsquo;est la chambre d&rsquo;à côté. C&rsquo;est vraiment chouette en termes d&rsquo;énergie dépensée. Pour la déco, il y a l’avantages de pouvoir construire un décor et de voir en passant dedans exactement ce qui va avec quoi, comment fonctionnent les couleurs — dans mon cas, c&rsquo;est des styles très différents, d’étage en étage. C&rsquo;était vraiment génial. Le seul côté négatif qui me vient à l&rsquo;esprit, c&rsquo;est pour la même raison, qu’on était enfermés dans ce lieu pendant 4-5 semaines. Et même si c&rsquo;est que de la fiction, il y avait quand même quelque chose de très oppressant et psychologiquement un peu dur à porter pour tout le monde, à cause de ce sujet-là.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cela a-t-il permis de tourner de manière chronologique afin de permettre aux comédiennes de maintenir dans leur tension et la progression&nbsp; dramatique ?</strong></h3>



<p>C’était l’idée. On a fait tous les extérieurs ensuite en Jordanie, mais tout ce qui se passe à l&rsquo;intérieur de la maison a été tourné de manière chronologique. Avec le désavantage qu’on a commencé avec plein de scènes de figuration. C’était un peu compliqué à gérer sur les tous premiers jours. Mais ça a facilité l’évolution de découvrir avec elles cette maison. Et de traverser les étapes en temps réel, tous ensemble.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vous parliez de fiction. L’empreinte du réel est cependant très forte. Par quel biais avez-vous eu connaissance du sujet ? Un élément personnel vous a-t-il touché pour traiter de cette question-là ?</strong></h3>



<p>Je me suis documentée de toutes les manières possibles. Comme c&rsquo;est un sujet plutôt loin de moi, c&rsquo;était nécessaire de faire vraiment un travail très, très, intense sur plusieurs années, jusqu&rsquo;au tournage en fait, et d&rsquo;être bien accompagnée. J&rsquo;ai trouvé le sujet d&rsquo;abord <em>via</em> des articles dans les journaux et après en rencontrant des filles qui sont revenues —&nbsp;deux journalistes plutôt spécialisées là-dedans, Céline Martelet et Edith Bouvier, qui ont beaucoup travaillé sur le djihad féminin — j&rsquo;ai compris l&rsquo;existence de ce système de soumission des femmes pensé et exercé par une femme.&nbsp;</p>



<p>Le personnage de cette directrice de maison, Oum Adam, m&rsquo;intéressait, m&rsquo;intriguait, me fascinait, mais aussi ce système-là, parce qu&rsquo;il faisait écho au Lebensborn, qui avait été mis en place par les nazis pendant le nazisme, avec exactement la même idée de la création de la race pure pour prendre un jour le pouvoir sur le monde. Ça a créé un parallèle avec mon histoire allemande très, très personnelle et familiale. Mais je n’ai compris que quelques années après seulement que j&rsquo;étais sur des questions très fortes et fondamentales pour toute ma génération d’Allemands, à savoir : «&nbsp;<em>comment c&rsquo;était possible, qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;aurais fait à leur place, jusqu&rsquo;à où l&rsquo;humain peut-il aller et pourquoi </em>?&nbsp;» &nbsp;Je ne pense pas qu’il y ait des réponses claires et faciles à ces questions, mais pour moi en tout cas, il y avait une nécessité de les traiter.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ces maisons sont assimilables à des maisons closes dirigées par une femme…</strong></h3>



<p>Oui je pense qu&rsquo;il y a un côté très commercial derrière tout ça, évidemment, comme dans beaucoup de sectes, quand on creuse un peu : c&rsquo;est souvent pour l&rsquo;argent ou pour le sexe. Je ne suis pas une experte de toutes les sectes mais à chaque fois, quand on va au bout, c’est quand même ça qui est derrière tout ça. Il y a quelques hommes qui s&rsquo;enrichissent ou disposent librement des corps des femmes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-1024x554.jpeg" alt="" class="wp-image-5608" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-1024x554.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-300x162.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-768x415.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-1536x830.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-2048x1107.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA_Photogramme_00201471_R©FilmsGrandHuit-860x465.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Soudain, le vide… / Photo /©FilmsGrandHuit</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Avez-vous pu échanger avec des jeunes femmes qui sont revenues ? On sait que les États dont elles sont originaires n&rsquo;acceptent pas toujours qu&rsquo;elles reviennent. Leur parole est-elle facile à recueillir, dans la mesure où certaines sont parfois retenues par les services de renseignement ?</strong></h3>



<p>C&rsquo;était étonnamment facile. Nous avions fait un court-métrage avant ce long,<strong> </strong><em><strong>Nos lions</strong></em><strong>,</strong> une sorte de prologue qui traite déjà de ce sujet-là. Pour ce film-là, on a commencé en 2015-2016 à nous intéresser à ces témoignages. À l&rsquo;époque c&rsquo;était étonnamment facile de rencontrer ces femmes, C’était des filles qui avaient besoin de parler, d&rsquo;exister, de raconter leur histoire et qui n’étaient pas ou peu surveillées à l’époque. Parce que leur discours de victime fonctionnait extrêmement bien — leur argumentation de «&nbsp;<em>petites femmes un peu naïves qui ne savaient pas où elles allaient, qui suivaient un homme mais c&rsquo;était pas de leur faute elles se sont laissées entraîner et puis voilà</em>&nbsp;»… </p>



<p>Tout ça a vraiment bien marché en justice pendant toutes ces premières années et a fait qu&rsquo;elles étaient soit libres, soit avec la contrainte de devoir venir pointer une fois par semaine. Mais il n&rsquo;y avait aucune conséquence. Heureusement, ça a changé.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Une rencontre particulière a-t-elle joué le rôle décisif ?</strong></h3>



<p>Oui, la toute première rencontre avec une jeune femme de Saint-Etienne a été un déclic parce que j’y allais avec beaucoup d&rsquo;appréhension — c’était difficile parce que je jugeais fortement ses actes et je ne savais pas comment faire pour me pour trouver une entrée humaine à ce personnage. En la rencontrant, il s’est passé quelque chose que j&rsquo;avais espéré qu’il pourrait se passer dans le film : d&rsquo;une certaine manière, le monstre est devenu humain. J’ai entendu et compris qu&rsquo;il y a des milliers de raisons pour son départ, qu’il a une motivation presque politique derrière ses choix d&rsquo;une injustice qui la révolte dans le monde et à laquelle elle pense avoir trouvé une réponse en allant en Syrie.&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;ai compris comment Daesh se sert des besoins des adolescentes et adolescents — qui naissent quand même dans un monde ne parlant que de sa fin, où il est difficile d&rsquo;avoir des rêves, de l&rsquo;espoir quand on regarde autour de soi. Daesh se sert de cette frustration, de cette colère ; des situations de vie, aussi ,de jeunes gens qui souvent ont peu de perspectives et leur propose des solutions qui n&rsquo;ont rien à voir avec leur problèmes — on est d&rsquo;accord — mais qui semblent convaincants. Ils ont des systèmes de pensée tous faits, des réponses à toutes les questions ; ils leur disent très clairement quoi faire quand ils se lève le matin, comment et à qui parler ; quelle route, quel chemin prendre dans la vie, combien d&rsquo;enfants avoir et avec qui… </p>



<p>Même ce qui se passe après la mort ! C&rsquo;est très chouette, quand on est rempli d&rsquo;angoisse d&rsquo;avoir un système comme ça qui te recueille. En plus, toute une famille tout d&rsquo;un coup s&rsquo;ouvre à toi avec des amis, des pères, des mères de substitution…&nbsp; Il y a quelque chose qui est proposé comme dans n&rsquo;importe quelle secte, qui peut être rassurant. C&rsquo;était important pour moi de m&rsquo;éloigner de l&rsquo;Islam pour souligner ce fonctionnement.</p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-300x126.webp" srcset=" https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-300x126.webp 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-1024x430.webp 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-768x323.webp 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-1536x646.webp 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-scaled.webp 1920w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/12/Photo-2-Animal-Totem-©SRAB-FILMS-–-NO-MONEY-PRODUCTIONS-–-M141-860x361.webp 860w " alt="“Animal Totem”, “Elle entend pas la moto” en salle le 10 décembre 2025" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:À lire également;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/12/16/au-cinema-le-10-decembre-2025/">“Animal Totem”, “Elle entend pas la moto” en salle le 10 décembre 2025</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Comment avez-vous fait pour que le film soit “regardable”&nbsp;</strong></h3>



<p>J&rsquo;ai dû faire des choix. Par exemple, comment raconter la violence dans un lieu comme ça ? La journaliste avec qui je travaille dit que je suis à 20% de la violence réelle du lieu… Quand les gens sortent du film je me dis heureusement qu&rsquo;il n’ en y avait pas plus ! C&rsquo;était important moralement de ne pas faire semblant —&nbsp;ce n’est pas le Club Med —,&nbsp; mais ce n’était pas nécessaire non plus de tout montrer. On a dans la tête toutes les images des médias de cette violence des rues de Raqqa ; ce n’était pas nécessaire de remontrer des têtes coupées. </p>



<p>J’ai essayé de le travailler au son : tout est dans la bande-son. Dans les traces qui sont laissées sur le corps des filles, on retrouve aussi la violence. Il y a quatre moments clés dans l&rsquo;évolution du personnage, c&rsquo;était important de montrer comment la violence est instrumentalisée dans l&rsquo;ascension de Rabia.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pourquoi ce nom de Rabia ?</strong></h3>



<p>Une fois là-bas, on prend le nom de son mari et s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de mari, un nom islamique est donné. “Rabia” veut dire la colère mais aussi le jardin. J&rsquo;aimais bien cette idée qu&rsquo;elles ne savent pas très bien l’arabe. La plupart de celles qui&nbsp; arrivent là-bas et ne parlent ni l&rsquo;arabe ni ne connaissent le Coran : il y a quelque chose d&rsquo;une appropriation culturelle très forte où tout d&rsquo;un coup elles deviennent les expertes de cette religion en quelques mois ou semaines et je trouvais intéressant de jouer là-dessus.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Comment avez-vous choisi vos comédiennes ?</strong></h3>



<p>Mégane [Northam, NDR],&nbsp; je l&rsquo;ai choisie je l&rsquo;ai choisi très très tôt. Du fait d’un retard à cause d&rsquo;un manque de financements, elle a fait d&rsquo;autres films avant le nôtre, mais quand je l&rsquo;ai castée elle n’avait encore jamais fait de long métrage. J’avais très envie d&rsquo;un visage qu&rsquo;on n’avait jamais vu pour garantir que le spectateur découvre ce visage pour la première fois et n&rsquo;ait pas d’images d&rsquo;autres films qui interfèrent et rende cet univers le plus crédible possible. Outre un panel de jeu extrêmement large et le fait d’être une super comédienne, Mégane a une spécificité : une forme de dureté dans le regard, une profondeur. </p>



<p>C’est aussi quelqu&rsquo;un de très politisée, intelligente, qui sait ce qu&rsquo;elle incarne. Il y avait un dialogue possible entre moi, elle et ses femmes autour de ce sujet qu&rsquo;elle a défendu tout en sachant vers quoi elle allait. Parce qu&rsquo;à des moments ça faisait un peu peur à tout le monde..</p>



<p>Lubna [Azabal, NDR], je la connais depuis <strong><em>Incendies.</em></strong> C&rsquo;est une comédienne que j&rsquo;aime vraiment beaucoup. Quand on s&rsquo;est rencontrées, elle connaissait vraiment bien Oum Adam, cette marocaine sur qui est basée son personnage. Elle la suit depuis des années. C’est une figure très connue dans le monde arabe, qui la fascine autant que moi pour les mêmes raisons parce que c&rsquo;est une femme très intelligente et éduquée qui a fait ses études en France — rien de tout ça a été inventé — et qui est depuis des décennies un élément-clef de ce système de terrorisme et qui change de groupe parfois. Elle avait “envie” — ce n’est peut-être pas le bon mot — de l’incarner, ce qui a fait qu&rsquo;elle a dit oui tout de suite.</p>



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<iframe loading="lazy" title="RABIA de Mareike Engelhardt | BANDE-ANNONCE OFFICIELLE  | LE 27.11.2024" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/GeAf6KZH5AU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5606 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-768x1024.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-225x300.jpeg 225w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-860x1147.jpeg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/11/RABIA-AFFICHE-120x160-28.10-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Rabia</em>&nbsp;de Mareike Engelhardt (Fr.-All.-Bel., 1h51) avec Megan Northam, Lubna Azabal, Natacha Krief…&nbsp;En salle le 27 novembre 2024.</strong></p>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/23/mareike-engelhardt-rabia-ce-systeme-fait-echo-au-lebensborn-mis-en-place-par-les-nazis/">Mareike Engelhardt (“Rabia”) : « Ce système fait écho au Lebensborn mis en place par les nazis » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>“Amal &#8211; Un esprit libre”, “Borgo” en salle le 17 avril 2024</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 08:02:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une professeure en lutte contre l’intégrisme et une matonne piégée par ses détenus se partagent l’affiche cette semaine. Entre autres… Amal &#8211; Un esprit libre de&#160;Jawad Rhalib Belgique, de nos jours. Enseignante de lettres dans un lycée public bruxellois, Amal soumet à ses élèves des textes exerçant leur esprit critique, notamment ceux des philosophes des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/">“Amal &#8211; Un esprit libre”, “Borgo” en salle le 17 avril 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Une professeure en lutte contre l’intégrisme et une matonne piégée par ses détenus se partagent l’affiche cette semaine. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Amal &#8211; Un esprit libre</em> de&nbsp;Jawad Rhalib</mark></strong></h2>



<p>Belgique, de nos jours. Enseignante de lettres dans un lycée public bruxellois, Amal soumet à ses élèves des textes exerçant leur esprit critique, notamment ceux des philosophes des Lumières. Quand une lycéenne musulmane est harcelée par des condisciples coreligionnaires au motif qu’elle serait lesbienne, Amal pense déconstruire leur intolérance par la pédagogie et le soutien de l’institution scolaire. Elle va déchanter en découvrant que cette dernière abrite (et protège) la cause du désordre…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="553" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-1024x553.jpg" alt="" class="wp-image-4313" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-1024x553.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-300x162.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-768x415.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-1536x830.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal-860x464.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/9.-nabil_amal.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;un agit dans l&rsquo;ombre, l&rsquo;autre le contre en pleine lumière ©UFO Distribution</figcaption></figure>



<p><a href="https://www.stimento.fr/2024/03/07/la-salle-des-profs-14-jours-pour-aller-mieux-en-salle-le-6-mars-2024/#la-salle-des-profsnbspde-ilker-catak"><em><strong>La Salle des profs</strong></em></a> (Autriche), <em><strong>Pas de vagues</strong></em> (France), <em><strong>Amal</strong></em> (Belgique)… En un mois à peine, trois films internationaux situant leur intrigue dans l’enceinte d’un établissement scolaire ont encore surgi sur les écrans. Trois films inscrits dans des contextes différents mais mettant en lumière une problématique commune : le malaise du corps professoral et l’absence de solidarité émanant d’une hiérarchie timorée face aux attaques perpétrées contre ce pilier sociétal. Cette synchronicité par-delà les frontières ne peut se réduire à quelque coïncidence : l’école souffre, et en dépit des dénégations ou pommades enduites par les responsables politiques successifs, ses serviteurs tout autant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cas d’école</strong></h3>



<p>Histoire de loup dans la bergerie, de lanceuses d’alertes non entendues (et à qui malheur arrive), de discriminations gigognes et de manipulation mentale, <em><strong>Amal</strong></em> condense en un film tous les maux pouvant gangrener une institution… et la détruire grâce à la lâcheté complice des tenants — théoriques —de l’autorité, tous démissionnaires lorsqu’il s’agit de rappeler les limites de la loi. Bien que difficilement applicable dans un lycée public en France (où la laïcité se doit d’être respectée sans condition), la situation que présente <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/14/jawad-rhalib-amal-un-esprit-libre-les-cris-damal-ce-sont-mes-cris-a-moi/">Jawad Rhalib</a> pourrait se transposer dans n’importe quel autre compartiment de la société, dès lors qu’un <em>leader</em> religieux ou sectaire tient des discours prosélytes identique en vue d’accroître son influence politique, économique ou communautaire.</p>



<p>Chacun sait qu’il n’y a pas de protagoniste solide (ni donc de film viable) sans antagoniste crédible. Ainsi, si Lubna Azabal endosse avec une forme d’évidence costume et combats d’Amal, son personnage ne brillerait pas de son lustre héroïque sans la présence méphistophélique de Nabil, que campe le toujours trop méconnu Fabrizio Rongione. Avec son ton doucereux et son calme permanent, ce converti sournois semble incarner le dicton “trop poli pour être honnête” dans chacun de ses gestes ou propos.</p>



<p>Sans être didactique dans l’exposé des différentes problématiques, <strong><em>Amal &#8211; Un esprit libre</em></strong> souffre toutefois une faiblesse au cours de son dernier acte, durant la séquence où le prédicateur au double langage est démasqué. La manière dont ce tartuffe se fait piéger paraît fort peu compatible avec son caractère roué et manipulateur. Toutefois, comme ce rebondissement ne scelle pas la fin de l’histoire — loin s’en faut — on en tolère le caractère improbable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="AMAL, UN ESPRIT LIBRE - Bande annonce (un film de Jawad Rhalib)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/__kEA5A6Fb0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="758" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-758x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4307 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-758x1024.jpg 758w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-222x300.jpg 222w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-768x1037.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-1138x1536.jpg 1138w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-1517x2048.jpg 1517w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-860x1161.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-1536x2074.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1-scaled.jpg 1896w" sizes="auto, (max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Amal &#8211; Un esprit libre</em> de&nbsp;Jawad Rhalib (Bel., avec avert. 1h51) avec Lubna Azabal, Fabrizio Rongione, Catherine Salée, Kenza Benboutcha… en salle le 17 avril 2024.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center"><strong>*</strong><strong><sup>*</sup></strong><strong>*</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Borgo</em>&nbsp;de&nbsp;Stéphane Demoustier</mark></strong></h2>



<p>Venue du continent avec mari et enfants, Mélissa a été affectée comme surveillante pénitentiaire dans une centrale de Corse où la quasi totalité des détenus sont insulaires. Reconnue par l’un d’entre eux, elle tombe dans un cercle vicieux en se trouvant malgré elle redevable d’un service. De fil en aiguille, Mélissa consent à davantage de coups de mains à la limite de la légalité… jusqu’à finir complice d’un assassinat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="658" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-1024x658.jpeg" alt="" class="wp-image-4311" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-1024x658.jpeg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-300x193.jpeg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-768x493.jpeg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-1536x987.jpeg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-2048x1315.jpeg 2048w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_2-c-Petit-Film-France-3-cinema-860x552.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Être matonne à Borgo, c&rsquo;est un peu se situer entre le trou et les Corses © Petit Film &amp; France 3 cinema</figcaption></figure>



<p>Grand consommateur de faits divers et d’histoires authentiques, le cinéma s’ingénie la plupart du temps à les réinventer pour, paradoxalement, leur offrir davantage de réalisme ou un point de vue plus singulier. Casse-tête pour les réalisateurs, ce désir d’originalité aboutit parfois à des situations absurdes où l’artifice prend le pas sur toute autre considération, sabotant sans pitié aucune l’édifice dramatique. Stéphane Demoustier trouvait-il trop classique la structuration du récit de <em><strong>Borgo</strong></em> ? Il a en tout cas choisi d’en dynamiter la linéarité et la chronologie de l’action, alternant en permanence ce qui se passe <em>avant</em> et <em>après</em> l’attentat.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Façon puzzle</strong></h3>



<p>Las, cette coquetterie narrative tient surtout de la fausse bonne idée. À la rigueur le procédé permet-il “d’égarer“ le spectateur autant que la police dans son enquête, voire de matérialiser l’idée d’un cycle inextricable en Corse. Mais c’est beaucoup d’énergie dépensée pour tenter de donner un habillage vaguement particulier à une histoire somme tout banale. L’atmosphère de l’île s’avérant à elle seule génératrice d’ambiances extraordinaires (ou d’inquiétude&nbsp;— voir <em><strong>Une vie violente</strong></em><strong><em> </em></strong>de Thierry de Peretti ou <em><strong>Le Silence </strong></em>de Orso Miret, qui s’attachent à cerner les particularismes corses) — à quoi bon greffer un bricolage de montage dont le secret s’évente assez vite ?</p>



<p>Et puis il y a le personnage Mélanie. Ou plutôt, cet intense engouement (<em>hype</em>, en langue tendance) autour de Hafsa Herzi conduisant à un étrange constat : le jeu déployé par la comédienne ces derniers temps ne varie guère d’un iota. Comme si elle se laissait enfermer dans une image d’elle-même, dédaignant les nuances de l’interprétation. Une prison dont on espère qu’elle parviendra à s’échapper dans les meilleurs délais.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BORGO | Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/bVd_eHaNOWs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-752x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4308 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-752x1024.jpg 752w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-220x300.jpg 220w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-768x1046.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-1128x1536.jpg 1128w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-1504x2048.jpg 1504w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-860x1171.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120-1536x2092.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/BORGO_120.jpg 1827w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Borgo</em>&nbsp;de&nbsp;Stéphane Demoustier&nbsp;(Fr., 1h58) avec Hafsia Herzi, Moussa Mansaly, Louis Memmi… en salle le 17 avril 2024.</strong></p>
</div></div>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/">“Amal &#8211; Un esprit libre”, “Borgo” en salle le 17 avril 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>Jawad Rhalib (“Amal &#8211; Un esprit libre”) : « Les cris d’Amal, ce sont mes cris à moi »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/04/14/jawad-rhalib-amal-un-esprit-libre-les-cris-damal-ce-sont-mes-cris-a-moi/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jawad-rhalib-amal-un-esprit-libre-les-cris-damal-ce-sont-mes-cris-a-moi</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 22:28:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ici & Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Amal]]></category>
		<category><![CDATA[Amal - Un esprit libre]]></category>
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		<category><![CDATA[Kenza Benboutcha]]></category>
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		<category><![CDATA[Rencontres du Sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans “Amal &#8211; Un esprit libre”, le cinéaste belge Jawad Rhalib évoque l’endoctrinement religieux islamiste dans un lycée bruxellois… et ses conséquences sur une élève mis au ban (car tatouée et suspectée d’être homosexuelle), puis sur Amal, une enseignante s’élevant contre l’immobilisme de l’administration. Échange dans le cadre des Rencontres du Sud à Avignon, où [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/14/jawad-rhalib-amal-un-esprit-libre-les-cris-damal-ce-sont-mes-cris-a-moi/">Jawad Rhalib (“Amal &#8211; Un esprit libre”) : « Les cris d’Amal, ce sont mes cris à moi »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans “<a href="https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/#amal-8211-un-esprit-libre-de%c2%a0jawad-rhalib"><em>Amal &#8211; Un esprit libre</em></a>”, le cinéaste belge Jawad Rhalib évoque l’endoctrinement religieux islamiste dans un lycée bruxellois… et ses conséquences sur une élève mis au ban (car tatouée et suspectée d’être homosexuelle), puis sur Amal, une enseignante s’élevant contre l’immobilisme de l’administration. Échange dans le cadre des Rencontres du Sud à Avignon, où le film a reçu une mention spéciale pour l’interprète du rôle-titre, Lubna Azabal.</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’art occupe une place centrale dans votre film : pour preuve, la première image de Monia révèle le fameux tatouage qu’on lui reproche d’avoir fait et par la suite, le dessin devient son refuge. C’est ensuite grâce à la poésie que Amal tente de combattre l’endoctrinement religieux…</strong></h3>



<p><strong>Jawad Rhalib</strong>&nbsp;: Exactement. Si vous regardez bien ce qui s&rsquo;est passé dans les pays arabes avec l&rsquo;arrivée de Daesh et compagnie, ils se sont attaqués tout de suite aux musées, à l&rsquo;art, aux intellectuels et aux artistes. Parce qu&rsquo;ils ont peur de l&rsquo;art, de la culture. Ce qui les intéresse, c&rsquo;est des gens incultes pour pouvoir les dominer. C&rsquo;est aussi simple que ça. Au Maroc, les Berbères ont des tatouages depuis je sais pas combien de temps. Avec l&rsquo;arrivée de la religion, on leur a dit : «&nbsp;<em>il faut l&rsquo;enlever, c&rsquo;est interdit ; à cause de ça, vous n&rsquo;allez pas rentrer au paradis</em>.&nbsp;» Donc il y a des femmes qui ont commencer à enlever leurs tatouages. C&rsquo;est vraiment l’art face aux interdits.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Amal, Monia ou encore la mère qui a eu le courage de partir. Vous semblez privilégier des personnages de femmes fortes…</strong></h3>



<p>Si vous regardez ma filmographie, j&rsquo;ai toujours filmé des femmes parce que je trouve qu&rsquo;elles sont courageuses. Un docu m&rsquo;a amené vers <strong><em>Amal</em></strong> : <em><strong>Au temps où les arabes dansaient</strong></em>, où j&rsquo;avais suivi pendant pas mal de temps des artistes en création au Maroc, en Egypte, en Iran, en Belgique et en France. Ils vivaient avec leur peur et subissaient justement la censure des islamistes : interdit de faire de la musique, de danser, de créer etc. Je me souviens d&rsquo;une séance de <em><strong>Au temps où les Arabes dansaient</strong></em> dans une salle de cinéma, où j&rsquo;avais mélangé une école d&rsquo;art où il n&rsquo;y avait que des filles et une école, Les Arts et Métiers, d’Anderlecht une commune bien radicalisée près de Bruxelles.&nbsp;</p>



<p>Après le film, il y avait eu un gros débat. Les mecs derrière étaient là à m&rsquo;agresser verbalement. Et les filles se sont retournées pour défendre les propos du film et pour défendre leur position. Après, je n&rsquo;ai plus rien fait : j’ai assisté à un débat entre les filles et les garçons. Elles sortaient tellement d&rsquo;arguments que les garçons n&rsquo;osaient même plus parler. Donc oui, pour moi, chapeau aux femmes qui résistent à tout et qui le montrent !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lubna Azabal, qui interprète de Amal, habite le rôle…</strong></h3>



<p>C&rsquo;est une grande actrice, Lubna Azabal. C&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;elle s’engage. Le premier jour où j&rsquo;ai commencé à écrire, c&rsquo;était elle. Dès que je lui ai parlé du film, elle a plongé dedans avec toute l&rsquo;énergie que j&rsquo;ai découverte chez elle. J&rsquo;ai eu la chance, bien sûr, de voir cette grande actrice interpréter ce rôle. Ce n’est pas non plus une militante&nbsp;— pas comme moi, en tout cas.&nbsp;</p>



<p>On a énormément travaillé ensemble. Je lui ai demandé qu&rsquo;elle puisse transformer les dialogues à sa façon : comment elle aimerait dire les choses. C’était primordial pour moi —&nbsp;et surtout pour elle — dans ce film parce que c&rsquo;est très dangereux comme thématique ; il faut pas se louper. On pourrait nous attaquer si on racontait n&rsquo;importe quoi. On s&rsquo;est bien documenté sur tout ; c&rsquo;est mon côté documentariste qui a joué.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-1024x554.jpg" alt="" class="wp-image-4300" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-1024x554.jpg 1024w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-300x162.jpg 300w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-768x415.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-1536x830.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4-860x465.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/4.-amal_4.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">De l&rsquo;importance des garde-fous ©UFO distribution</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Était-ce important qu&rsquo;elle apparaisse aussi enragée sur la fin, face la directrice du lycée ?</strong></h3>



<p>Les cris d’Amal, ce sont mes cris à moi. Ça fait des années que j&rsquo;alerte, que je dis : « <em>attention, il se passe des choses</em>&nbsp;». Pour moi c’est de la non-assistance à enfant en danger. Et personne ne réagit, personne n’écoute, les gens regardent ailleurs. Sa seule façon pour se faire entendre, c&rsquo;est de crier malheureusement. Personne n&rsquo;a voulu bouger. Surtout la directrice qui continue de demander «&nbsp;<em>pas de vague, mets de l’eau dans ton vin </em>». On te punit toujours, en fait : Monia, c’est elle qui est exclue. Et Amal, on lui dit « <em>prends une semaine de vacances parce que tu es fatigué et reviens en forme</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vous avez travaillé avec une équipe de jeunes, sur des situations très violentes. Comment les avez-vous préparés  ?</strong></h3>



<p>Ça a été quand même beaucoup de boulot avec les jeunes, dans le sens où on avait un scénario, des dialogues : il y avait une base écrite. À partir de là, ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;aller chercher l&rsquo;imprévisible, d&rsquo;aller provoquer ces improvisations préparées. Je lançais une thématique :&nbsp;«&nbsp;<em>ok vous, vous êtes pour l&rsquo;homosexualité, vous allez défendre ; vous, vous êtes contre.</em>&nbsp;» Je les laissais débattre entre eux, et après :&nbsp;«<em> Ok, changez de position.</em>&nbsp;» Donc je travaillais avec eux sur ça — sur le film, mais sans rentrer dans le texte pour ne pas les fatiguer, pour qu&rsquo;après, ce soit automatique, un réflexe. Et après je leur demande d&rsquo;oublier le scénario, d&rsquo;oublier les dialogues et de vivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des surprises ?&nbsp;</strong></h3>



<p>Bien sûr. Chaque fois, ils me sortaient même mieux que ce que j&rsquo;attendais. Et donc automatiquement les autres à qui je demandais de ne pas arrêter tant qu&rsquo;ils n&rsquo;entendaient pas «&nbsp;<em>coupez</em>&nbsp;» réagissaient à la situation. Et donc les réactions étaient à la hauteur des interventions.&nbsp;</p>


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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sans évidemment dévoiler la fin, il y a des éléments extrêmement troublants de similitude avec <em>Le Jeune Ahmed,</em> notamment dans l’accompagnement avec les jeunes qui achoppe…</strong></h3>



<p><em><strong>Le Jeune Ahmed</strong></em>, je l’ai bien sûr vu. Ce n&rsquo;est pas du tout la même chose. J&rsquo;ai énormément de respect pour le travail des frères Dardenne, c&rsquo;est eux qui ont ouvert la voie au cinéma belge, mais la fin de ce film n&rsquo;est pas crédible pour moi — connaissant la problématique, le problème de radicalisation des jeunes qui sont partis en Syrie, qui ont été embrigadés etc. On ne peut pas les changer comme ça, si vite et de cette façon-là. Et surtout quand on a un jeune qui refuse même de parler à sa mère, de serrer la main des femmes… On ne peut pas traiter cette question de cette façon-là.</p>



<p>Ce qui m&rsquo;amène à mon choix à moi, dans le sens où je ne peux pas mentir au public. J&rsquo;ai pris le risque de perdre des exploitants, que le film ne puisse pas sortir — en tout cas en France ni d&rsquo;ailleurs dans pas mal de pays. Parce que ce n&rsquo;est pas en arrêtant une personne que ça va résoudre tous les problèmes. Il y a des films qui sont très légers ; que le public aille les voir tant mieux pour lui. Moi, je veux faire un film radical à l&rsquo;image de ce que je vis et je vois au quotidien. Je veux choquer pour faire bouger les lignes, pour dire «<em>&nbsp;attention !&nbsp;</em>» et puis «&nbsp;<em>c&rsquo;est réel</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Votre film visant d’une certaine manière à accomplir le même travail pédagogique que votre héroïne, éprouvez-vous une quelconque angoisse à vous retrouver dans sa situation ?</strong></h3>



<p>J’aurais bien aimé faire des films beaucoup plus légers, mais je refuse d&rsquo;être spectateur de mon monde. Je veux être acteur ; je veux faire bouger un petit peu les lignes. Ça fait des années que je traite des sujets dits « sensibles », parce que beaucoup de gens, beaucoup de décisionnaires surtout, détournent le regard.&nbsp;</p>



<p>C’est exactement la même chose avec <a href="https://www.stimento.fr/2024/04/16/amal-un-esprit-libre-borgo-en-salle-le-17-avril-2024/#amal-8211-un-esprit-libre-de%c2%a0jawad-rhalib"><em><strong>Amal </strong></em></a>: il y a toujours cette peur, inexplicable pour moi, dans le sens où on a des gens qui parlent et décident au nom des autres de censurer à la base et de dire : «<em>&nbsp;Ah non, ce film, il est islamophobe</em>.&nbsp;» On me traite d&rsquo;islamophobe alors que ce n&rsquo;est pas le cas. Les gens qui regardent ce film et nous traitent d’islamophobes, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas bien vu le film. [<em>Dans le film</em>], le père de Monia, Monia, Amal, les jeunes, Rachid sont des gens qui défendent l’islam — le vrai islam, qui est un islam d’ouverture.</p>



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<iframe loading="lazy" title="AMAL, UN ESPRIT LIBRE - Bande annonce (un film de Jawad Rhalib)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/__kEA5A6Fb0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="758" height="1024" src="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-758x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4297 size-full" srcset="https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-758x1024.jpg 758w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-222x300.jpg 222w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-768x1037.jpg 768w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1138x1536.jpg 1138w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1517x2048.jpg 1517w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-860x1161.jpg 860w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-1536x2074.jpg 1536w, https://www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/amal_affiche-fb-scaled.jpg 1896w" sizes="auto, (max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size"><strong><em>Amal &#8211; Un esprit libre</em> de&nbsp;Jawad Rhalib (Bel., avec avert. 1h51) avec Lubna Azabal, Fabrizio Rongione, Catherine Salée, Kenza Benboutcha… en salle le 17 avril 2024.</strong></p>
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