<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Stimento</title>
	<atom:link href="https://www.stimento.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.stimento.fr/</link>
	<description>Culture &#38; art de vivre, autrement</description>
	<lastBuildDate>Sun, 08 Nov 2026 00:16:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2023/08/cropped-Capture-decran-2023-08-02-a-16.13.21-1.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Stimento</title>
	<link>https://www.stimento.fr/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-4-novembre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Nov 2026 12:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Ailín Salas]]></category>
		<category><![CDATA[Avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile de France]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Gainsbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Emilie Gavois-Kahn]]></category>
		<category><![CDATA[Film de procès]]></category>
		<category><![CDATA[Gisèle Halimi]]></category>
		<category><![CDATA[Grégory Gadebois]]></category>
		<category><![CDATA[John Malkovich]]></category>
		<category><![CDATA[L’Affaire Marie-Claire]]></category>
		<category><![CDATA[Lauriane Escaffre]]></category>
		<category><![CDATA[Mariana di Girolamo]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Claire Chevalier]]></category>
		<category><![CDATA[Martin McDonagh]]></category>
		<category><![CDATA[Parker Posey]]></category>
		<category><![CDATA[Procès de Bobigny]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Rockwell]]></category>
		<category><![CDATA[Saül Benchetrit]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Buscemi]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Waits]]></category>
		<category><![CDATA[Venise 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Wild Horse Nine]]></category>
		<category><![CDATA[Yvo Muller]]></category>
		<category><![CDATA[Yvo Muller & Lauriane Escaffre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9683</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur les écrans de cette semaine, un double saut au début des années 1970, histoire de rappeler une époque aux mœurs et à la politique effrayantes. Entre autres… Wild Horse Nine de Martin McDonagh&#160; 1973, Santiago du Chili. Agents de la CIA envoyés pour déstabiliser le pays (et donc faciliter le futur coup d’État du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Sur les écrans de cette semaine, un double saut au début des années 1970, histoire de rappeler une époque aux mœurs et à la politique effrayantes. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-3"><strong><em>Wild Horse Nine</em></strong> <strong>de Martin McDonagh&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1973, Santiago du Chili. Agents de la CIA envoyés pour déstabiliser le pays (et donc faciliter le futur coup d’État du général Pinochet prévu quelques jours plus tard), Chris et Lee partent pour une semaine de vacances sur l’île de Pâques. En réalité, Chris est investi d’une double mission au cours de ce voyage : tuer — à sa demande — son vieux partenaire Lee condamné par la maladie et de plus en plus amnésique ; mais aussi récupérer les mémoires qu’il annonçait vouloir laisser. Pour leur chef MJ, ces textes sont susceptibles d’abriter d’explosifs secrets d’État… Mais évidemment, rien ne se déroule comme prévu, d’autant que Lee se montre totalement désinhibé…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Wild Horse Nine - Nouvelle bande-annonce (VOST) | Searchlight Pictures" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/q8XdB1IPmNo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les frères Coen et Tarantino, il y avait une place, sinon à prendre, du moins à se faire. Martin McDonagh s’y est engouffré et l’occupe depuis une bonne quinzaine d’années en exploitant une recette désormais bien éprouvée. Celle de thrillers décalés reposant en règle générale sur des tandems mal assortis (suivant l’efficace principe du <em>buddy movie</em>) confrontés à un milieu plus ou moins hostile (ou en tout cas dans lequel plane une menace latente) et usant volontiers de la parlotte comme d’un expédient.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Système McDonagh</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On comprend que les comédiens raffolent de travailler pour lui : non seulement McDonagh leur donne «&nbsp;à manger&nbsp;» en étant généreux en plans et en dialogue ; il offre ainsi à ses interprètes l’occasion de déployer de nombreuses facettes de leur talent. En particulier à ceux qui occupent les deux rôles principaux, en lice obligée pour les kermesses à trophées. <em><strong>3 Billboards…</strong></em> avait valu un Oscar à Sam Rockwell et Frances McDormand ; John Malkovich a déjà ici décroché la Coupe Volpi à Venise pour son personnage de mourant sans filtre (deux caractéristiques qui plaisent beaucoup à Hollywood). Il ferait figure de (faux) outsider idéal pour corriger l’ego de Tom Cruise en confisquant les votes à son profit. Mais nous n’en sommes pas encore là…</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="426" data-id="9693" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?resize=1024%2C426&#038;ssl=1" alt="Des hommes de main de la CIA / Photo : © Photo courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." class="wp-image-9693" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?resize=1024%2C426&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?resize=768%2C319&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?resize=860%2C358&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-sg-05489_v2.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des hommes de main de la CIA / Photo : © Photo courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved.</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons plutôt à la “forme” du cinéma de McDonagh : si elle constitue une indubitable signature, elle confine aussi — revers de la médaille — au système, avec ses trucs et ses tics plaisants… puis agaçants. D’autant plus regrettables que le film se fait le véhicule de plusieurs sujets politiquement fascinants. L’un&nbsp; ravira les adeptes de la théorie d’une conjuration de la CIA contre JFK (et ses nombreuses répercussions au sein de l’agence) ; l’autre, moins folklorique, dépeignant l’interventionnisme du gouvernement Nixon (ou de son âme damnée, Kissinger) dans le renversement des démocraties sud-américaines durant les années 1970. Notamment, bien sûr, le Chili.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mentir vrai&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière que Lee, “protégé” par sa maladie, dévoile à qui veut l’entendre les pires détails du coup d’État à venir (arrestations arbitraires, tortures, disparitions etc.), <em><strong>Wild Horse Nine</strong></em> se dissimule derrière le paravent de sa fiction pour dévoiler au grand jour un pan inavoué/inavouable de l’histoire étasunienne. L’absurdité de la situation fait passer le tout pour du second degré mais le spectateur n’est pas dupe. Et avec un peu de chance, comprend que les discours insanes dont nous abreuvent certains dirigeants actuels sont eux aussi à prendre au pied de la lettre.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/aff_120x160_teaser_fr_hd.jpg.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9689 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Wild Horse Nine</em></strong> <strong>de Martin McDonagh (É.-U.-R.-U.-Chil, 1h58)&nbsp;avec John Malkovich, Sam Rockwell, Steve Buscemi, Mariana di Girolamo, Ailín Salas, Tom Waits, Parker Posey… Sortie le 4 novembre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?fit=300%2C225&#038;ssl=1" srcset=" https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?w=1440&amp;ssl=1 1440w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=860%2C645&amp;ssl=1 860w " alt="Rithy Pahn (“Rendez-vous avec Pol Pot”) : « Il faut que la dimension artistique soit dans le film »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/06/06/rithy-pahn-rendez-vous-avec-pol-pot-il-faut-que-la-dimension-artistique-soit-dans-le-film/">Rithy Pahn (“Rendez-vous avec Pol Pot”) : « Il faut que la dimension artistique soit dans le film »</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-4"><strong><em>L’Affaire Marie-Claire</em></strong> <strong>de &amp; avec Yvo Muller &amp; Lauriane Escaffre&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Paris, 1972. Avocate de gauche déjà auréolée d’une belle réputation (mais aussi d’une furieuse intransigeance), Gisèle Halimi est contactée par Michèle Chevalier, dont la fille Marie-Claire, 16 ans, a été arrêtée pour avoir procédé à un avortement clandestin après un viol qu’elle à subi. Dans une société mollement acquise à la défense des droits de femmes, l’avocate décide de faire du procès la caisse de résonance d’une grande question en attaquant la loi injuste exigeant que la victime comparaisse sur le banc des prévenues…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&amp;apos;AFFAIRE MARIE-CLAIRE - Bande-annonce [Le 4 novembre au cinéma]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/v5U17gR-M8k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Davantage connu sous le nom de “procès de Bobigny” (qui, selon la manière dont on considère les choses, invisibilise la victime principale, mineure à l’époque, ou préserve son identité) “l’Affaire Marie-Claire“ est une douloureuse pierre blanche dans la société française et l’évolution de son droit. Le marqueur, surtout, d’une époque où, porté par la jeunesse, le désir majoritaire allait dans le sens de plus d’égalité entre les hommes et les femmes et où l’on pensait que les acquis seraient définitifs. Las ! Rien n’est plus fragile qu’une majorité, si ce n’est un acquis sociétal.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>De la nécessité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux droits des femmes, Gisèle Halimi elle-même laissait cette mise en garde avant de disparaître : «&nbsp;<em>Le combat est une dynamique. Si on arrête, on dégringole. Si on arrête, on est foutues. Car les droits des femmes sont toujours en danger. Soyez donc sur le qui-vive, attentives, combatives&nbsp;; ne laissez pas passer un geste, un mot, une situation, qui attente à votre dignité. La vôtre et celle de toutes les femmes.&nbsp;</em>» Derrière l’injonction affleure la nécessité de connaître l’existence du long chemin cahoteux parcouru afin d’éviter à avoir à l’accomplir à nouveau… et, implicitement, une sorte de blanc-seing pour qui souhaite le rappeler aux mémoires oublieuses ou aux jeunes générations. Dans un film, par exemple.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9691" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="Mère et fille / Photo : © Marie-Camille Orlando © 2026 QUAD - FAM -ADNP - GAUMONT -FRANCE 3 CINEMA" class="wp-image-9691" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_06_03_1780489028_0_laffaire_marie-claire_2_photo_marie-camille_orlando__c__2026-quad-fam-adnp-gaumont-france-3-cinema.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mère et fille / Photo : © Marie-Camille Orlando © 2026 QUAD &#8211; FAM -ADNP &#8211; GAUMONT -FRANCE 3 CINEMA</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em><strong>L’Affaire Marie-Claire</strong></em> fait le job d’un point de vue scolaire, façon dossier, sans héroïser l’avocate — au contraire, et c’est même le point très positif, on la découvre autoritaire avec ses collaborateurs ou les associations féministes —, sa forme sur-classique de téléfilm fait blêmir. Passons sur les anachronismes pour saluer, plutôt le fait d’avoir tourné sur les lieux de l’intrigue : au sein du tribunal de Bobigny. Inconsciemment, le poids de l’histoire a contribué à infuser dans l’atmosphère une sincérité chez les interprètes. Justement, les interprètes ! La vraie question…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Fragile défense&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la prestation estomaquante de Cécile de France, en mère courage se livrant corps et âme à la justice (et donc à la caméra pour les besoins du rôle), le choix de Charlotte Gainsbourg pour incarner la volcanique Gisèle Halimi interroge. Plus coutumière des personnages effleurant la vie <em>mezzo voce</em> la comédienne n’a sans doute pas l’incarnation requise pour camper l’avocate — et un brushing, fût-il costaud, n’y changera rien, malheureusement. On eût certainement davantage cru au <em>personnage</em> Gisèle Halimi si, par exemple, Leïla Bekhti, avait endossé sa robe. Qui sait ? Peut-être que cela se rejouera un jour dans une autre juridiction filmique…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/26_09_28_1790598973_0_l_affaire_marie-claire_120x160_web_300dpi.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9692 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>L’Affaire Marie-Claire</em></strong> <strong>de &amp; avec Yvo Muller &amp; Lauriane Escaffre (Fr., 1h42)&nbsp;avec également Charlotte Gainsbourg, Cécile de France, Grégory Gadebois, Saül Benchetrit, Emilie Gavois-Kahn… Sortie le 4 novembre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-28-octobre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 20:54:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aïdan Djouadi]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[André Malraux]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Chalie Lugassy]]></category>
		<category><![CDATA[Chantelle O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Harting]]></category>
		<category><![CDATA[Eden Sarfati]]></category>
		<category><![CDATA[Ella Bedoucha]]></category>
		<category><![CDATA[Félix Lefebvre]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Lellouche]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsia Herzi]]></category>
		<category><![CDATA[Hortense de Gromard]]></category>
		<category><![CDATA[Irish Travellers]]></category>
		<category><![CDATA[Izabella Causanel]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Sebban]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Moulin]]></category>
		<category><![CDATA[Jimmy O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Klaus Barbie]]></category>
		<category><![CDATA[Lars Eidinger]]></category>
		<category><![CDATA[László Nemes]]></category>
		<category><![CDATA[Lisa O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Bourgoin]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Mackenzie O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Maggie O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Marcin Czarnik]]></category>
		<category><![CDATA[Martin-Anthony O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Mateo Danila]]></category>
		<category><![CDATA[Max Warburton]]></category>
		<category><![CDATA[Moulin]]></category>
		<category><![CDATA[Nour Salam]]></category>
		<category><![CDATA[Pa O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Paddy O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Paulette Chetrit]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Nisse]]></category>
		<category><![CDATA[Quelques mots d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Rudi Rosenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Scarlett-Rose O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Sean O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Stephan Chargebeœuf]]></category>
		<category><![CDATA[Théo Costa-Marini]]></category>
		<category><![CDATA[Tin Castle]]></category>
		<category><![CDATA[Tina O’Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Uwe Lauer]]></category>
		<category><![CDATA[Willy O’Reilly]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9662</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur les écrans de cette semaine, une recherche en paternité, une roulotte pleine d’enfants et un résistant martyrisé. Entre autres… Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg Sarcelles, à la fin du XXe siècle. Célibataire, Erika a eu deux enfants de deux pères différents. L’ainée, Abigaëlle, grandit avec la certitude que son géniteur qui l’a abandonnée [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Sur les écrans de cette semaine, une recherche en paternité, une roulotte pleine d’enfants et un résistant martyrisé. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-8"><strong><em>Quelques mots d’amour</em></strong> <strong>de Rudi Rosenberg</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sarcelles, à la fin du XX<sup>e</sup></em> <em>siècle. Célibataire, Erika a eu deux enfants de deux pères différents. L’ainée, Abigaëlle, grandit avec la certitude que son géniteur qui l’a abandonnée veut la retrouver. Avec l’adolescence, sa quête prend des dimensions telles qu’Erika a du mal à la contenir. Erika se rend à l’évidence qu’il vaut mieux l’accompagner dans sa recherche en la protégeant plutôt que l’entraver…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="QUELQUES MOTS D&amp;apos;AMOUR | Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/kBJGhdd0AeU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun le confirmera sur la foi de ses souvenirs ou de son quotidien : il n’est pas tous les jours facile de vivre dans la peau d’un ado. Alors, qu’est-ce qui pousse Rudi Rosenberg à s’y glisser avec une telle constance ? Sans doute une porosité à la sensibilité plus élevée que la moyenne, lui permettant de traduire les malaises et désarrois affectant cet âge des impossibles. Après ses courts remarqués (dont <em><strong>Aglaée</strong></em>, 2010) et son premier long <em><strong>Le Nouveau</strong></em> (2015), <em><strong>Quelque mots d’amour</strong></em> s’inscrit dans cette continuité, explorant non seulement les tourments des jeunes années mais aussi les questions de filiation et de transmission — le besoin viscéral/le droit de connaître ses origines.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Qui père… gagne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En deux tableaux (enfance/adolescence), le parcours d’Abigaëlle montre combien sa nécessité de (re)trouver son père évolue, entre rejet de l’absent et projection fantasmatique sur son désir inconscient de la connaître… et la reconnaître. La nature ayant horreur du vide, Abigaëlle s’invente quantité de récits pour démentir celui de sa mère et justifier la défection de son géniteur… quand elle ne le déteste pas de l’avoir laissée. Racontée avec subtilité, cette valse-hésitation constitue la colonne vertébrale d’un film sur les liens familiaux, qui ne se limite pas à sa petite héroïne. Par écho, sa mère, son frère — magnifiques relations chien et chat entre les deux —, les copains ou les amis de la famille sont aussi embringués dans son archéologie intime.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="553" data-id="9670" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?resize=1024%2C553&#038;ssl=1" alt="&quot;Toi aussi, tu cherches ton père ?&quot;/ Photo : © Chi Fou Mi productions " class="wp-image-9670" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?resize=1024%2C553&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?resize=766%2C414&amp;ssl=1 766w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?resize=859%2C464&amp;ssl=1 859w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qmda_photo_2_-__chi_fou_mi_productions.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Toi aussi, tu cherches ton père ? »/ Photo : © Chi Fou Mi productions </figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cet environnement fourmillant de vie est l’autre bonne raison d’apprécier le film : en plus d&rsquo;offrir son décor multicultu(r)el de Sarcelles — qui a des allures de paradis perdu —, il regorge de seconds rôles dont le naturel et la truculence apportent un contrepoint joyeux à ce qui pourrait tomber dans le mélo larmoyant. Notez que le paquet de mouchoirs pourra être nécessaire pour les cœurs sensibles et les amis des bêtes puisqu’une sous-intrigue impliquant un chien sans famille (tiens tiens) joue un rôle capital. Un joli moment.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="205" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qqmotsdamour_ka_lr_120_sd.png?resize=205%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9656 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Quelques mots d’amour</em></strong> <strong>de Rudi Rosenberg (Fr., 1h34)&nbsp;avec Hafsia Herzi, Nour Salam, Ella Bedoucha, Aïdan Djouadi, Mateo Danila, Chalie Lugassy, Eden Sarfati, Paulette Chetrit, Jacques Sebban, Stephan Chargebeœuf… Sortie le 28 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-alpha monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" >Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/03/20/hors-saison-de-stephane-brize-en-salle-le-20-mars-2024/">“Hors-saison” de Stéphane Brizé en salle le 20 mars 2024</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9"><strong><em>Irish Travellers</em></strong> <strong>de Alexander Murphy</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Irlande, de nos jours. En lisière d’une route de campagne, une caravane brinquebalante et son extension accueillent la prolifique famille O’Reilly composée des parents Pa et Lisa et de leurs dix enfants. Sous l’œil des services sociaux, sous la menace d’une décision de justice, ils perpétuent, bien que sédentarisés, l’héritage culturel des “travellers“, les gens du voyage irlandais…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande-annonce / IRISH TRAVELLERS" src="https://player.vimeo.com/video/1235419740?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="658" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois après son incursion dans une famille népalaise pour <a href="https://www.stimento.fr/2026/02/19/au-cinema-le-18-fevrier-2026/#audela-de-katmandou-de-alexander-murphy"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Au-delà de Katmandou</strong></em></a> (2025), Alexander Murphy change de continent et, en apparence, de forme. Il ne s’agit plus ici d’une visite expresse mais d’une immersion sur un temps long chez les O’Reilly — en témoignent les archives anciennes des enfants, alors que la fratrie ne comprenait pas ses dix membres. Néanmoins, l’ambition reste inchangée : partager avec le spectateur la culture d’un peuple dont il ignore sans doute tout. Soit parce qu’il est éloigné de lui, soit parce qu’il vit à la marge de son monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Beau regard</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Irish Travellers</strong></em> remplit certes cette fonction “sociologique” en décrivant le quotidien et les coutumes de ces nomades sédentarisés — notamment leur rapport aux chevaux — mais n’en fait pas le centre de son propos. Le film suit avant tout la trajectoire d’une famille nombreuse confrontée à la précarité ; il individualise autant que faire se peut chaque protagoniste (ce qui relève de la gageure face à cette marmaille joyeuse et bondissante) et nous conduit, petit à petit, à découvrir les épées de Damoclès pesant sur la famille : menace d’expulsion, père dépressif abruti par les cachets (ce qui explique son mutisme hagard), procédure judiciaire en cours…</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9660" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="O'trot les O'Reilly ! / Photo : © Dulac distribution " class="wp-image-9660" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/tincastle-photogramme-tiff-16bits-ec-rec709g24-3240x2160-20260504-07-02071977-6a02e1aa1f642.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">O&rsquo;trot les O&rsquo;Reilly ! / Photo : © Dulac distribution </figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Formulé ainsi, cela pourrait ressembler à un catalogue misérabiliste ; or il n’en est rien. Alexander Murphy a en effet opté pour une image lumineuse quasi-bressonnienne, moins pour esthétiser le malheur que pour valoriser la force vitale des O’Reilly, surmontant soudés les épreuves. <em>A contrario</em>, il aurait été facile de les plomber dans un cadre expressionniste histoire de faire pleurer Margot : on aurait perdu leur énergie et on les aurait trahis en en faisant des victimes résignées. Ou, pire, les aurait transformés en ces “personnages” pittoresques dont la télé-réalité raffole, ces raccourcis caricaturaux visant à créer un rire de classe malsain. Sans faire l’impasse sur quelques moments folkloriques traversant cette tribu, Murphy demeure toujours bienveillant et cela se ressent. Il n’a pas volé sa Mention spéciale du jury à l’Œil d’Or à Cannes.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:18% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="210" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/affiche-irishtravellers-6a75932ca8444.png?resize=210%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9653 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Irish Travellers (Tin Castle)</em></strong> <strong>de Alexander Murphy (Fr.-Irl, 1h36)&nbsp;documentaire avec Pa O’Reilly, Lisa O’Reilly, Sean O’Reilly, Paddy O’Reilly, Chantelle O’Reilly, Tina O’Reilly, Maggie O’Reilly, Willy O’Reilly, Jimmy O’Reilly, Martin-Anthony O’Reilly , Scarlett-Rose O’Reilly, Mackenzie O’Reilly… Sortie le 28 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-10 wp-block-paragraph"><strong><em>Moulin</em></strong> <strong>de László Nemes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1943, Lyon. Tout juste unifiée sous le commandement de Jean Moulin, alias Max, la Résistance subit une lourde perte avec l’arrestation de ses cadres dirigeants lors d’une réunion clandestine à Caluire. L’auteur de ce coup de filet facilité par des trahisons au sein des réseaux s’appelle Klaus Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise. Il sait qu’il a embarqué Max mais ne connaît pas son visage. Il va user de pressions et de torture pour l’identifier et tenter de le faire parler…. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MOULIN, au cinéma le 28 octobre !" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/hwf7eC7qqkI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après <em><strong>La Bataille De Gaulle</strong></em> <a href="https://www.stimento.fr/2026/06/03/au-cinema-le-3-juin-2026/#la-bataille-de-gaulle-lage-de-fer-de-antonin-baudrynbsp"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />1</a> et <a href="https://www.stimento.fr/2026/06/27/au-cinema-le-24-juin-2026/#la-bataille-de-gaulle-8211-partie-2-jrsquoecris-ton-nom-de-antonin-baudry"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />2</a>, le cinéma français s’engage-t-il dans l’<em>avengeriserisation</em> de ses héros de la Seconde Guerre mondiale en consacrant à chacun d’entre eux un <em>spin off</em> ? Centré sur les derniers jours du chef de la Résistance (qui n’était qu’une des nombreuses silhouettes du diptyque d’Antonin Baudry), <em><strong>Moulin</strong></em> peut donner cette impression. Les deux projets sont toutefois à mille lieues l’un de l’autre, le premier étant initié par son réalisateur, celui-ci un film de commande où le cinéaste est un prestataire (certes, de luxe) choisi comme le reste de la distribution ; le locataire d’une production omnipotente.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Sur la réserve</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans trop s’avancer, on peut supposer que László Nemes a été retenu car il avait fait l’unanimité avec <em><strong>Le Fils de Saül</strong></em> investissant le même cadre historique ; quant à Gilles Lellouche, c’était parce qu’il figure parmi les acteurs les plus demandés du moment (François Civil et surtout Pio Marmaï, plus proche en âge et en physionomie, n’étaient sans doute pas disponibles). Ce choix d’interprète interrogeait au moment de l’annonce de la mise en chantier du film, il a abasourdi à Cannes <a href="https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/festival-de-cannes/pas-la-pour-commenter-la-politique-au-festival-de-cannes-2026-gilles-lellouche-et-l-equipe-du-film-sur-jean-moulin-evitent-une-question-sur-le-rn-et-lfi_8018153.html"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />lors de la conférence de presse où le comédien</a> s’est gardé de toute prise de position claire quant aux résonances avec l’actualité. Curieuse approche : à quoi bon faire revivre l’Histoire et le passé, si ce n’est pour nous éclaire sur le présent ?</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="383" data-id="9654" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?resize=1024%2C383&#038;ssl=1" alt="La proie et le chasseur / Photo :  © Studio TF1" class="wp-image-9654" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?resize=1024%2C383&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?resize=300%2C112&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?resize=768%2C287&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?resize=860%2C322&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos14-scaled-1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La proie et le chasseur / Photo :  © Studio TF1</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une soixantaine d’années, Costa-Gavras et Yves Montand saisissaient la moindre tribune en présentant leurs chefs-d’œuvre successifs communs pour alerter les consciences — mais il faut croire que les temps ont changé et que la peur de fâcher une partie du public prime sur toute autre considération morale. Ceci étant posé, il reste difficile de <em>voir</em> Jean Moulin à travers son interprète, malgré ses efforts de gravité, même en faisant abstraction de la polémique. Et puis, le concept-même de prendre une tête d’affiche pour jouer un héros de l’ombre évoluant dans la clandestinité ne relève-t-il pas de l’absurdité ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans l’ombre de Malraux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en au parti-pris du film qui, s’il n’ôte pas à Jean Moulin son statut de martyr ni de héros — ce serait un comble ! — affiche une volonté de l’<em>humaniser</em> en rendant explicite sa crainte de parler sous la torture, ses doutes… Cette “fragilité“ initiale le rend d’autant plus admirable dans son sacrifice, dans son long calvaire au bout de la nuit. Pour accentuer ce climat oppressant Nemes a travaillé sur un format Scope façon étau horizontal ainsi que des ambiances charbonneuses très contrastées, volontiers nocturnes, de caves et de cellules. Une réussite plastique par la sobriété, qui confirme la légitimité du cinéaste. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="383" data-id="9661" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?resize=1024%2C383&#038;ssl=1" alt="Amie ou ennemie ? / Photo :  © Studio TF1" class="wp-image-9661" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?resize=1024%2C383&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?resize=300%2C112&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?resize=768%2C287&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?resize=860%2C322&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_retouches-photos3-scaled-1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Amie ou ennemie ? / Photo :  © Studio TF1</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois — et cela dépasse le cas personnel de László Nemes —, <em><strong>Moulin</strong></em> se heurte, comme les autres biopics consacrés au résistant, à un plafond de verre. Quoiqu’il arrive en effet, aucune œuvre dramatique quelle qu’elle soit, ne parviendra à égaler en puissance évocatrice, le lyrisme ni l’émotion chevrotante d’André Malraux déclamant <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00013168/discours-hommage-d-andre-malraux-a-jean-moulin">son discours lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon,</a> touchant au sublime dans la forme comme dans le fond.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:17% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="224" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/moulin_affiche-resize_1080x1350-2.png?resize=224%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9659 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Moulin</em></strong> <strong>de László Nemes (Fr., 2h14)&nbsp;avec Gilles Lellouche, Lars Eidinger, Louise Bourgoin, Marcin Czarnik, Max Warburton, Félix Lefebvre, Hortense de Gromard, Théo Costa-Marini, Izabella Causanel, Pierre Nisse, Christian Harting,&nbsp; Uwe Lauer… Sortie le 28 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zazie (“Volatil”) : « J&#8217;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&#8217;elle soit »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=zazie-sur-volatil</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 13:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Willem]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Peu Importe]]></category>
		<category><![CDATA[Volatil]]></category>
		<category><![CDATA[Zazie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9597</guid>

					<description><![CDATA[<p>Grave et légère à la fois, Zazie signe avec Volatil son 12e album studio, où sourd une forme d’effroi face à la brutalité du monde, mais s’impose aussi l’invincible volonté de partager ce qui fait (encore) de la vie une joie et une fête malgré la nécessité de la tristesse. Conversation avec une mélodieuse optimiste. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Grave et légère à la fois, Zazie signe avec </strong></em><strong>Volatil</strong><em><strong> son 12e</strong></em> <em><strong>album studio, où sourd une forme d’effroi face à la brutalité du monde, mais s’impose aussi l’invincible volonté de partager ce qui fait (encore) de la vie une joie et une fête malgré la nécessité de la tristesse. Conversation avec une mélodieuse optimiste.</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Après</strong> <strong><em>Essenciel</em>,</strong> <strong><em>Air</em>,</strong> <strong><em>Volatil</em></strong> <strong>boucle une sorte de trilogie aérienne, au moins dans l’esprit. Car s’il s’agit d’un album aérien, il est loin d&rsquo;être éthéré : très incarné <strong>au contraire</strong> et bien ancré les pieds sur terre. L’avez-vous conçu dans cet esprit ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zazie</strong>: Au début, je ne l&rsquo;ai pas trop imaginé dans sa globalité. J&rsquo;ai commencé avec le piano — mon piano droit — et le dictaphone. C&rsquo;était très laid, franchement ! (sourire) Parce que je joue, mais pas archi bien. Et je me suis forcée, non pas à cette laideur, mais en tout cas au côté brut de la chose. C&rsquo;est quoi une chanson, en fait, à part les arrangements et la panoplie qu&rsquo;on met autour ? C&rsquo;est une mélodie, des harmonies et, éventuellement, un texte. Donc j&rsquo;ai fait ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois que j&rsquo;avais à peu près 12 morceaux, j&rsquo;ai envoyé ça à des amis musiciens différents en leur interdisant de mettre plus de 4 pistes — par exemple un piano, une batterie, etc. Au bout de la cinquième, ils n&rsquo;avaient pas le droit. Pour vraiment passer par ce côté brut et garder l&rsquo;ADN premier de mon dictaphone pourri. Après, je me suis amusée à réunir quelques amis dans un endroit venteux dans les Corbières, où la nature est très forte et très inspirante. Et on a joué un peu comme en live, en fait, pour retrouver cette espèce de chose un peu analogue. Et puis je suis re-rentrée à Paris et j&rsquo;ai évidemment j&rsquo;ai remis mes pattes dessus, j&rsquo;ai pris le meilleur de…, et mis aussi un peu d&rsquo;électro — parce que j&rsquo;adore ça</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il reste quand même des choses de ce côté brut dans certains titres —</strong> <strong><em>La Nostalgie</em>, par exemple qui est quasiment piano-voix, reste à l’essentiel, à l’os…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c&rsquo;est ce dont j&rsquo;avais aussi envie. J’en ai joué pour les voix. <em><strong>La Nostalgie</strong></em>, je l’ai presque fait en une prise&nbsp;— et c&rsquo;est tout. Je l&rsquo;ai laissé comme ça : la voix n’était pas “parfaite” mais l&rsquo;émotion l&rsquo;était, donc je l&rsquo;ai gardé tel quel. Pour d&rsquo;autres par exemple <em><strong>Tête en l&rsquo;air</strong></em> ou <em><strong>Nature</strong></em><strong><em>,</em></strong> j&rsquo;ai joué avec la longueur, les résonances… Cette espèce de truc un peu éthéré, donc. C&rsquo;est sympa, on a plein de joujoux. On peut avoir la même voix et qu&rsquo;elle soit un peu changeante, un peu volatile ; un peu instable, aussi, comme la tête de notre monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;un concept album…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’adore, parce que pas du tout, en fait (rires) Dites-moi !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Avec une vraie cohérence : le premier mot que l’on entend est “docteur” ; et le dernier “prière”.</strong> <strong><em>Volatil</em></strong> <strong>commence ainsi par un diagnostic et un constat sur le monde. Et plus on avance, plus on arrive vers une espèce d&rsquo;espérance. Même le livret à l&rsquo;intérieur va progressivement du noir à la couleur, à la lumière…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors ça, c&rsquo;est un peu voulu. Il n’y a pas de concept particulier, mais je trouve que pour éventuellement viser une espèce d&rsquo;espérance, ou en tout cas un truc qui fait résonance à l&rsquo;intérieur de soi — une certaine forme de joie simple — c&rsquo;est mieux de partir d&rsquo;une réalité. J&rsquo;aurais l&rsquo;impression de vous mentir si je disais : « <em>c&rsquo;est super, c&rsquo;est trop bien ! </em>». Je trouve qu&rsquo;il y a plus de solutions à poser des questions qu&rsquo;à avoir toutes les réponses à partir d&rsquo;un vrai constat. Le mien, en tout cas — et les gens ne sont pas forcément obligés d&rsquo;être d&rsquo;accord avec. Mais quand on affronte une certaine forme de réalité, on est plus à même de trouver la bonne solution.</p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-3-Andana-Films.jpg?fit=300%2C161&#038;ssl=1" srcset=" https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-3-Andana-Films.jpg?w=764&amp;ssl=1 764w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/06/SOS-3-Andana-Films.jpg?resize=300%2C161&amp;ssl=1 300w " alt="“Save Our Souls” : Une séance et une seule" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/06/16/save-our-souls-jean-baptiste-bonnet-ocean-viking-sos-mediterranee/">“Save Our Souls” : Une séance et une seule</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il y a quand même beaucoup d&rsquo;inquiétudes face aux tourments du monde…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce que ce serait pas la vôtre ? (sourire) Vous voyez ce que je veux dire, quand je parle de cette question-là ? Pour moi, aller vers un petit truc un peu obscur ou qui nous gratte là où ça fait un peu mal, ce n&rsquo;est pas forcément une démarche très très joyeuse. Mais moi je trouve ça super d’aller vers cette espèce de profondeur, même si on a pas envie de s&rsquo;y coller tous les jours. Ça n&rsquo;est pas que de l&rsquo;inquiétude ; en revanche je comprends très bien que, selon l&rsquo;état dans lequel on est, on puisse y trouver un truc un peu noir. Je m&rsquo;en excuse (sourire), mais je crois que j&rsquo;aime définitivement bien provoquer l&rsquo;émotion — quelle qu&rsquo;elle soit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tom York, le chanteur Radiohead, disait qu’il trouvait que dans nos sociétés, on n&rsquo;avait pas trop trop d&rsquo;espace pour la tristesse — pas l’angoisse, pas l’inquiétude. On n&rsquo;a pas cet espace-là. On l&rsquo;a quand on va au cinéma : dans une salle noire, on peut se laisser un peu aller à deux-trois émotions ; on fait ça quand il y a le générique de fin. Moi, j&rsquo;aime bien aussi chercher ça — non pas que je veuille rendre triste, mais je trouve qu&rsquo;on serait mieux et moins malades si on s&rsquo;accordait cette espèce de tendreté de nos cœurs plutôt que d&rsquo;aller directement à l&rsquo;angoisse et au Xanax. C&rsquo;est l&rsquo;étape d’avant (rires) !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Zazie - La même histoire (Clip Officiel)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/wVtrbVZxkfo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption">La même histoire</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans</strong> <strong><em>Il n&rsquo;y a plus de saison</em></strong><strong>, vous abordez conjointement deux thématiques banalisées dans les médias : le dérèglement climatique et les violences faites aux femmes. Comme si c’était la même brutalité qui s&rsquo;exerçait, mais différemment…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ça et surtout ce serait un peu comme décrire une fuite d’eau. Pour avoir parlé à des femmes profondément violentées — et des hommes aussi —, ce ne sont pas des femmes idiotes, mais des femmes qui sont intelligentes et pour qui l’emprise, l&rsquo;arrivée de la violence dans l’amour, c&rsquo;est la fuite d’eau : on ne la voit pas, ça s&rsquo;immisce, ça glisse. Ce n&rsquo;est pas aussi flagrant que ce que l&rsquo;on pourrait croire quand on n&rsquo;est pas violentée. On se dit : « <em>mais enfin, barre-toi, c&rsquo;est tout ! </em>» C&rsquo;est beaucoup plus insidieux que ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe pour la nature est aussi très insidieux. Donc je me suis dit : comment parler de la barbarie, de la cruauté des hommes ? C’est compliqué. Trouver une espèce de poésie à l&rsquo;horreur, c&rsquo;est compliqué. Je vais donc passer par ce qui se passe pour la nature — en plus, j&rsquo;ai fait la chanson avant l&rsquo;été, comment vous dire ? On a eu un été charmant, aucun feu de forêt, tout bien, tout sympa… Pour voir ce truc qu&rsquo;on nous dit aussi depuis des années, sans du tout faire une morale d&rsquo;écologie ou quoi que ce soit, mais cette espèce de glissement de terrain insidieux qui avance peu à peu et qui d&rsquo;un coup nous dépasse… et c&rsquo;est trop tard. C&rsquo;était un peu l’idée.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Sur d’autres titres, vous êtes plus joueuse. Notamment dans</strong> <strong><em>Un chat, un chat.</em></strong> <strong>Sur mode taquin et pas du tout agressif, vous faites passer plein de messages avec un petit air de «&nbsp;sans rancune&nbsp;»…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très drôle parce que le directeur de label de ma maison de disque, quand il a écouté&nbsp;<em><strong>Un chat, un chat,</strong></em> il y a mis un autre sens. Je lui ai dit que j&rsquo;avais mal fait mon boulot (sourire) Le sens, c&rsquo;était en fait, de temps en temps, c&rsquo;est bien d&rsquo;être légèrement profonde ou profondément légère mais peut-être que mes thèmes peuvent être un peu indigestes —&nbsp;la preuve : vous trouvez ça inquiétant (rires).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis dit que c&rsquo;était marrant de mettre en scène un fan — je n&rsquo;aime pas ce mot — mais en tout cas quelqu&rsquo;un qui viendrait au concert et qui dirait :&nbsp;«&nbsp;<em>alors c&rsquo;est très bien, là, les thèmes “on va tous se tirer une balle dans les genoux ensemble“ c&rsquo;est super ; un peu de joie, un peu d&rsquo;onomatopées, un peu d’émoji, quoi, un peu d&rsquo;émoticône genre hey! ; on chante lalala, ça nous va aussi.</em>&nbsp;» la musique elle doit répondre, peut-être à une réflexion, mais aussi à du divertissement et à une sorte de diversion de nos vies, de temps en temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand vous payez (cher) vos places de concerts, bah il y a aussi de l&rsquo;espace pour faire n&rsquo;importe quoi ensemble. Et donc il faut des chansons comme ça ; des chansons qui font <em>yeah</em> <em>yeah</em> <em>yeah</em>, <em>lalala</em>. Et alors mon directeur de label s&rsquo;est dit: «&nbsp;<em>ah ouais tu parles des politiques, en fait&nbsp;!</em>&nbsp;»&nbsp;J&rsquo;ai trouvé ça génial donc oui, j’ai fait exprès (rires). Mais je ne trouvais ça pas bête en tout cas, donc je le reprends à mon compte. De temps en temps, on regarde la télé et on se dit : «&nbsp;<em>ah ouais ouais il a bien parlé. Mais… de quoi déjà ?</em>&nbsp;» Mais c&rsquo;était à la base, c&rsquo;était un peu pour me moquer de moi-même.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Zazie - Peu Importe (Clip Officiel)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/toDs6hgJcOo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption">Peu importe</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Et</strong> <strong><em>Peu importe</em></strong> <strong>s’inscrit dans ce même sillon…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui par ce que moi aussi je me fais avoir. Ça m&rsquo;arrive d&rsquo;être dans l&rsquo;envie d&rsquo;un truc en disant : «&nbsp;<em>ah, ils ont trop de la chance etc.&nbsp;</em>» Bon enfin des trucs qui sont bien humains, malheureusement. Donc j&rsquo;ai pris exprès des images un peu comme les pubs MMA, le truc vraiment de base : le chien qui a pissé dans le jardin — déjà, faut avoir un jardin, donc déjà on ne se plaint pas. Mes voisins à Paris n&rsquo;ont pas de chien ni de jardin, donc c&rsquo;est inventé. L’idée, c’est de prendre le petit truc un peu rigolo et puis après de dézoomer ou prendre la distance. Parce que je pense que dans tous nos petits problèmes de vivre ensemble (et gros problèmes à l&rsquo;échelle du monde), il y a aussi quelque chose qui manque fondamentalement : c&rsquo;est un peu d’humour, un petit peu de second degré. C’est donc une chanson qui dit quelque chose de vrai, mais avec un petit second degré.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Enfin, on ne peut pas ne pas évoquer l’importance d’être soi. Cette idée, c’est un duo qui l’incarne à l’occasion, en plus, de retrouvailles…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vous parlez du duo avec Christophe Willem ? Quand j&rsquo;ai écrit <em><strong>La Pompadour</strong></em> — déjà, rien que la Pompadour… —, je le voyais descendre cet escalier avec une perruque ! Donc je l&rsquo;ai appelé je lui ai dit : «<em> bon je suis désolée…</em> » (sourire) Il est très drôle, Christophe Willem, il est intelligent. Il va à toute blinde dans sa tête. En studio, c&rsquo;est un marsupilami ; il ne tient pas en place, il est fatigant… Mais je le voyais et surtout, je voulais aussi que ce ne soit pas uniquement une chanson féministe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voulais que ce soit sur le harcèlement d&rsquo;une manière globale, en disant peut-être que le monde ou les camarades à l’école ont manqué d’amour. Et quel que soit ce qui nous rend un peu différent, un peu mal à l’aise. Moi, j&rsquo;étais trop très très petite parce que j&rsquo;avais un an et demi d’avance ; les autres étaient grands et m&rsquo;appelaient “planche à pain“ parce que je n&rsquo;étais pas formée, par définition. Les filles portaient des soutien-gorge et je trouvais ça trop fascinant — bon, ça n’a pas beaucoup changé depuis (rires). Mais j&rsquo;étais vraiment décalée et je cherchais ma place, je ne l&rsquo;ai pas trouvée, je me suis vengée après (sourire).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, quand vous parlez aux artistes, il y a eu quand même un petit souci. Christophe, de son côté a été aussi harcelé pour avoir été trop féminin, trop chétif, trop “la Tortue” du début. Moi je trouvais qu&rsquo;il était beau avec son sourire Et donc je lui ai dit : « <em>Tiens, je t&rsquo;ai fait aussi un couplet. Est-ce que tu voudrais chanter avec moi ?</em> » Il m&rsquo;a dit : « <em>J&rsquo;adore ! »</em> D’ailleurs, il a fait un remix de la chanson qui est terrible. On dirait Lady Gaga, quoi ! Je lui ai dit : «<em> vas-y, amuse-toi, c&rsquo;est le but.</em> » C’est sur son album qui sort au mois de novembre.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous verra-t-on tous les deux dans le clip remixé ?&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">(rires) Je ne sais pas si on va se mettre en Pompadour ou pas… Je vais attendre que son album sorte et puis on verra !</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album.png?w=1170&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9604 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Zazie,</strong> <strong><em>Volatil</em>, La Zizanie/6&amp;7, 16€ (CD), 30€ (vinyl)</strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 15%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En tournée :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><strong><a href="https://zazieonline.com">https://zazieonline.com</a></strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://www.zazie.live/fr">www.zazie.live/fr</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;</strong><a href="https://zazie.bfan.link/Volatil"><strong>https://zazie.bfan.link/Volatil</strong></a> </p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="789" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?resize=789%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9603 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?resize=789%2C1024&amp;ssl=1 789w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?resize=231%2C300&amp;ssl=1 231w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?resize=768%2C997&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?resize=860%2C1116&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/zazie.png?w=1014&amp;ssl=1 1014w" sizes="auto, (max-width: 789px) 100vw, 789px" /></figure></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Une femme aujourd&#8217;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-21-octobre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2026 14:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Lamy]]></category>
		<category><![CDATA[Ariane Ascaride]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Frot]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Judor]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Meylan]]></category>
		<category><![CDATA[Grégoire Leprince-Ringuet]]></category>
		<category><![CDATA[Hafid F. Benamar]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Darroussin]]></category>
		<category><![CDATA[Le Roi du Game]]></category>
		<category><![CDATA[Lola Naymark]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Labrèche]]></category>
		<category><![CDATA[Marilou Aussilloux]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Guediguian]]></category>
		<category><![CDATA[Une femme aujourd’hui]]></category>
		<category><![CDATA[Venise 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Yann Papin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9616</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur les écrans cette semaine, une prise de conscience sociale et un voyage paternel dans le monde de la fantasy. Entre autres… Une femme aujourd’hui de Robert Guediguian Marseille, de nos jours. Issue d’une famille populaire, Juliette travaille dans la haute finance et habite une résidence cossue. La petite trentaine, elle pense tout maîtriser de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><em><strong>Sur les écrans cette semaine, une prise de conscience sociale et un voyage paternel dans le monde de la fantasy. Entre autres…</strong></em></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-13"><strong><em>Une femme aujourd’hui</em></strong> <strong>de Robert Guediguian</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>Marseille, de nos jours. Issue d’une famille populaire, Juliette travaille dans la haute finance et habite une résidence cossue. La petite trentaine, elle pense tout maîtriser de sa vie, jusqu’à ses amours éphémères. Mais à la suite d’une agression sexuelle, elle se prend à reconsidérer la futilité de son existence et se découvre une fibre altruiste en devenant bénévole pour une association d’aide aux femmes…</em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="UNE FEMME AUJOURD&amp;apos;HUI - Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/4WpoJLQzfig?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier réflexe serait de se dire que Robert Guediguian et son complice Serge Valletti vont trop loin dans le conte de fées. Faire croire qu’une individualiste libérale se décille d’un coup et se métamorphose en Mère Teresa laïque afin d’œuvrer avec une abnégation extrême pour les démunies, semble aussi incongru aujourd’hui&nbsp;que les fables utopiques du néo-réalisme — quand la Gauche d’avant 1981 rêvait encore au Grand Soir.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ouvre les yeux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis on observe l’exemple de la médiatique avocate Sarah Saldmann, passée d’une position de <em>it-girl</em> hors sol à celle de voix, sinon de la lutte des classes, du moins en contrepoint des raccourcis mensongers de l’éditocratie. Cela, parce qu’elle s’est prêtée à <em>l’expérience du réel</em> dans le documentaire <a href="https://www.stimento.fr/2024/11/06/the-substance-au-boulot-a-toute-allure-trois-amies-laffaire-nevenka-en-salle-le-6-novembre-2024/#au-boulot-nbspde-amp-avec-gilles-perret-amp-francois-ruffin"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Au boulot !</strong></em></a> de Gilles Perret &amp; François Ruffin — lequel a eu, à retard, les effets escomptés par les réalisateurs sur la conscience de la jeune femme. Quittter sa tour d’ivoire et d’argent pour se confronter au monde, éprouver dans sa chair — même de manière transitoire —&nbsp;les difficultés des autres, permet de sortir des grandes postures théoriques ou abstraites. Et d’avoir rétrospectivement honte de son cynisme.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="540" data-id="9620" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=1024%2C540&#038;ssl=1" alt="Ne donnez à ce trouble voisin âgé qu'un fameux whisky japonais / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" class="wp-image-9620" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=1024%2C540&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=768%2C405&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=860%2C453&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_08___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ne donnez à ce trouble voisin âgé qu&rsquo;un fameux whisky japonais / Photo : © Agat Films -Bibi film &#8211; Arte France Cinéma</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette est donc elle aussi une <em>“</em>femme d’aujourd’hui”. Son indépendance se lit à chaque instant : elle se déplace en trottinette électrique des écouteurs sur les oreilles, limite à l’extrême les relations avec les autres, décide de tout de manière fonctionnelle et utilitaire. Un portrait à peine caricatural de ces jeunes cadres (féminins ou masculins) affichant une assurance tranquille, n&rsquo;ayant pas besoin d&rsquo;user de morgue pour asseoir leur indifférence.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Le prix de la rédemption</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On s’en doute, ce <em>moi</em> autocentré n’est pas tant le sujet qui intéresse Guediguian ; il préfère dédier l’essentiel de l’histoire à sa reconstruction/rédemption au service des autres — et donc la mise en valeur de la maison d’accueil pour réfugiées mineures enceintes pour laquelle elle s’engage. Si cela permet de traiter de l’hostilité stupide (voire criminelle) des voisins pour cette association comme des trous dans la raquette dans le suivi de ses bénéficiaires (quid de l’accompagnement lorsqu’elles deviennent majeures et qu’elles ont accouché ?), le récit a la maladresse de faire de l’épiphanie sociale de Juliette une conséquence indirecte du viol qu’elle a subi. Pas très subtil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même réserve quant à cette sous-intrigue filandreuse, plongeant dans un secret de famille convoquant plus ou moins la psycho-généalogie et la culpabilité coloniale — permettant sans doute aussi d’“épaissir” les rôles des parents — joués par Ariane Ascaride et Gérard Meylan. Cette parenthèse mystico-politique dans le passé avait d’autant moins de raisons d’être que le présent foisonne de sujets et de personnages intéressants, qu’il s’agisse du vieux voisin épiant Juliette (Darroussin, à la fois inquiétant, touchant et pathétique), de son frère un tantinet xénophobe, ou tout simplement de la reconstruction de sa vie sentimentale après son traumatisme. À vouloir trop prendre de chemins, le risque de s’égarer finit toujours par survenir.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/unefemmeaujourdhui_web.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9622 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Une femme aujourd’hui</em></strong> <strong>de Robert Guediguian (Fr., 2h03)&nbsp;avec Marilou Aussilloux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Grégoire Leprince-Ringuet, Gérard Meylan, Lola Naymark… Sortie le 21 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?fit=300%2C300&#038;ssl=1" srcset=" https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=1536%2C1536&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?resize=860%2C860&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/12/GAUDRYcFR_VOLLMER_LO-scaled.jpeg?zoom=2&amp;resize=300%2C300&amp;ssl=1 600w " alt="François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme » " /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/12/23/francois-regis-gaudry-recettes-recits-une-recette-est-un-petit-bout-didentite-qui-se-transporte-se-transmet-se-transmute-et-se-transforme/">François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme » </a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-14"><strong><em>Le Roi du Game</em></strong> <strong>de &amp; avec Éric Judor</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>Sa fille Isaure ayant préféré participer à un jeu de rôle grandeur nature plutôt que de se présenter à sa convocation pour intégrer une école de commerce, Alexandre est prêt à tout pour la ramener à la raison et dans les temps à son oral. Bien qu’il ne maîtrise pas les codes, il parvient à infiltrer une équipe de rôlistes afin&nbsp;de mettre la main sur Isaure au plus vite, quitte à infléchir les règles du jeu. Mais ce ne sera pas aussi simple qu&rsquo;il le pensait…</em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE ROI DU GAME - Bande-annonce officielle [Le 21 octobre au cinéma]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/OrFZMS1spqQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Injustement plombé par l’insuccès public de <em><strong>Problemos</strong></em> (2017) — qui, à présent que la pandémie est passée par là, stupéfie par son acuité visionnaire —, Éric Judor revient enfin à la réalisation. S’il y manifeste encore son goût pour les études de mœurs et sociologiques de micro-groupes humains (les rôlistes remplaçant ici les zadistes) ainsi que les relations inter-familiales, son ton s’est considérablement assagi. A-t-il tiré de ses mésaventures antérieures qu’il fallait mettre la pédale douce sur la causticité, l’humour noir, le <em>non sense</em> ? Bref, sur ce rire un peu cruel qui vitriole si bien les imbéciles ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Bande de potes !</strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-8 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" data-id="9624" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?resize=1024%2C575&#038;ssl=1" alt="Bagel Royal / Photo : © Photo Serge Blondeau (c) ©  2026 POLARIS FILM PRODUCTION &amp; FINANCE - STUDIO14 FILMS - ARTS PREMIERS - GAUMONT - TF1 FILMS PRODUCTION - FONTANA - RTL BELGIUM-RTL TVI-RTL PLAY" class="wp-image-9624" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?resize=1024%2C575&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?resize=768%2C431&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?resize=860%2C483&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_09_28_1790587630_10_le_roi_du_game_1_-_.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bagel Royal / Photo : © Photo Serge Blondeau (c) ©  2026 POLARIS FILM PRODUCTION &amp; FINANCE &#8211; STUDIO14 FILMS &#8211; ARTS PREMIERS &#8211; GAUMONT &#8211; TF1 FILMS PRODUCTION &#8211; FONTANA &#8211; RTL BELGIUM-RTL TVI-RTL PLAY</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être que les gentils rôlistes, utopistes en diable, ne méritent pas selon lui d’être trop assaisonnés (encore que : il y a parmi eux quelques apprentis tyrans, tellement investis dans leurs personnages qu’on préfère les voir grimés dans l’enceinte du jeu que libres dans l’espace public). Toujours est-il que les gags et les situations s’arrêtent ici à la lisière de l’incorrection ou de ce moment où les choses pourraient basculer dans le savoureusement dérangeant. Avoir troqué Noé Debré et Blanche Gardin au scénario contre&nbsp;les plus timides Antonin Fourlon et Cédric Prévost explique sans doute cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, <em><strong>Le Roi du Game</strong></em> a dans sa manche un autre atout : sa distribution. Judor a la saine habitude de travailler hors des modes avec des gens qu’il trouve talentueux ou avec ses potes (les deux se rejoignent souvent). Ce qui peut s’avérer compliqué pour les financeurs timorés, réclamant toujours plus de noms et de têtes d’affiche déjà identifiés par le public. Sans doute rassurés par Alexandra Lamy, ceux-ci ont ainsi accepté Marc Labrèche (pourtant superstar au Québec depuis 40 ans) ou des seconds rôles parfaits tels que Hafid F. Benamar ou Yann Papin. Rien que pour les voir tous, ça vaut le coup d’entrer dans la partie.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/26_08_24_1787565452_0_le_roi_du_game_120x160_hd.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9621 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Le Roi du Game</em></strong> <strong>de &amp; avec Éric Judor (Fr., 1h28)&nbsp;avec également Alexandra Lamy, Hafid F. Benamar, Marc Labrèche, Yann Papin, Dominique Frot… Sortie le 21 octobre 2026</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pierre Gagnaire &#038; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&#8217;expression, c&#8217;est de marier la carpe et le lapin » </title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 21:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Saveurs]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Gautier Battistella]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Veyron]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Gagnaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9576</guid>

					<description><![CDATA[<p>La biographie dessinée de Pierre Gagnaire — désigné plus grand chef du monde en 2015 — méritait le talent de Martin Veyron, couronné Grand Prix de la Ville d’Angoulême en 2001. Tous deux se retrouvent chez Félix (Gagnaire) à l’enseigne du 🔗Sauf imprévu à Lyon pour une conversation chaleureuse… C’est sans doute la première fois [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>La biographie dessinée de Pierre Gagnaire — désigné plus grand chef du monde en 2015 — méritait le talent de <em><strong>Martin Veyron</strong></em></strong></em>,<em><strong> couronné Grand Prix de la Ville d’Angoulême en 2001. Tous deux se retrouvent chez Félix (Gagnaire) à l’enseigne du</strong></em> <a href="https://www.sauf-imprevu.fr/accueil"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Sauf imprévu</strong></em></a> <em><strong>à Lyon pour une conversation chaleureuse…</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="723" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited-1024x723.png?resize=1024%2C723&#038;ssl=1" alt="Cette leçon vaut bien un hommage sans doute / Dessin : © Martin Veyron - Denoël Graphic" class="wp-image-9583" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited.png?resize=1024%2C723&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited.png?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited.png?resize=860%2C608&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Patience-%C2%A9-Martin-Veyron-edited.png?w=1104&amp;ssl=1 1104w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette leçon vaut bien un hommage sans doute / Dessin : © Martin Veyron &#8211; Denoël Graphic</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>C’est sans doute la première fois dans une autobiographie que le sujet principal — vous, Pierre — se défile avant la fin et confie le soin à quelqu’un d’autre (en l’occurrence, Véronique Dupont, votre directrice administrative et financière) de poursuivre le récit pendant que vous retournez en cuisine. N’est-ce pas révélateur de votre tempérament plutôt discret ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Gagnaire</strong> : Complètement. Mais je crois que les biographies, c’est sur des gens qui sont morts ou qui ont tiré le rideau sur une vie professionnelle. Moi, ce n’est pas le cas, ça continue. Je n’ai pas encore digéré ma vie, j’ai du mal à en parler… Finalement c&rsquo;est peut-être au fil des rencontres, au fil du temps que j&rsquo;apprécierai peut-être de plus en plus ce qui a été fait. Et puis peut-être que ça m&rsquo;aidera aussi à m&rsquo;interroger sur ce que j&rsquo;ai vécu, sur ce que j&rsquo;ai mal vécu, sur ce que je peux en faire…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre — ça me fait très plaisir, il faut être très clair — c&rsquo;est aussi une façon de témoigner sur un parcours d&rsquo;un gamin qui ne sait pas ce qu&rsquo;il veut, qui n&rsquo;est pas adroit, qui n&rsquo;est pas allé à l&rsquo;école, qui est timide, qui transpire quand on dit son prénom. Pour dire qu&rsquo;on peut, si on a la chance de trouver un petit truc sur lequel on peut s&rsquo;accrocher, arriver à construire une vie — qui peut être douloureuse, mais qui peut aussi être joyeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier, Martin [Veyron, NDR] était surpris : j’ai réuni des gens — j’aurais pu en réunir beaucoup plus, d’ailleurs — qui m’ont accompagné, que j’ai mariés, qui ont un lien très fort avec ma famille par des communions — c’est ça ce qu&rsquo;on appelle être restaurateur de province. Quel bonheur j&rsquo;avais à être avec ces gens — pas de façon nostalgique, de façon joyeuse ! Retrouver des gens que, finalement, je n&rsquo;avais jamais vu vraiment. Parce que je me rends compte à quel point cette période de ma vie, même encore aujourd&rsquo;hui, elle est faite de beaucoup de frustrations : si on veut arriver à quelque chose, il faut être dans une espèce de vide qui vous permet de rester concentré et qui vous permet de continuer d&rsquo;avancer dans la qualité, dans le détail qui est fortement relié aux gens qui vous entourent.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>L’album montre en effet que vous avez dû surmonter très jeune une quantité hallucinante d’obstacles. Notamment dès l’école, où l&rsquo;on découvre que vous avez été un gaucher contrarié par votre instituteur, qui vous met une entrave…</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Le traumatisme initial / Dessin : © Martin Veyron - Denoël Graphic" class="wp-image-9575" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=860%2C608&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Gaucher-%C2%A9-Martin-Veyron.png?w=1316&amp;ssl=1 1316w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le traumatisme initial / Dessin : © Martin Veyron &#8211; Denoël Graphic</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : J’ai l’image encore, je vous jure, et avec des badines !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Martin Veyron</strong> : «&nbsp;la main du diable&nbsp;»…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> :&nbsp;Et il ne fallait surtout pas dénouer le truc — du reste, j&rsquo;aurais été incapable de le dénouer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : C&rsquo;est des enfances piétinées, je trouve. L’éducation, de notre temps, c&rsquo;était pas marrant, c&rsquo;était moche. Avec des adultes qui ne nous aimaient pas, il n&rsquo;y avait pas d’empathie. Ils en avaient pris plein la gueule eux-mêmes, ils continuaient…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : C&rsquo;est ça…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Moi, j’étais content de quitter l’enfance, comme toi, parce que j&rsquo;ai trouvé ça pas marrant du tout…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Mais oui, on est de la même génération !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Oui, et le même type d’éducation aussi, chez les curetons… Et puis en 68, pour moi, tout s’est ouvert. Pas les manifestations mais la libération des mœurs…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : On ne se rend pas compte de ce qui s&rsquo;est passé en mai-68. Derrière, il y avait un avenir ; le monde était joyeux. Aujourd’hui, ils sont paumés, les gamins. Ils sont perdus…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : En 1968, on construisait Vincennes pour les étudiants — «&nbsp;<em>houlala, donnons-leur ce qu’ils veulent !</em>&nbsp;» — et les dortoirs des filles étaient accessibles (sourire)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Dans mon métier, on a la chance d&rsquo;offrir aux gamins un métier, un projet… Mais j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c’est plus compliqué pour le gamin qui va à l’école. Ils sont perdus, les gosses…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Et ParcourSup, j’ai entendu, c’est une condamnation à faire un truc : « <em>toi, tu feras ça ! —Mais c&rsquo;est pas que j’ai choisi. —Mais c’est de ça dont on a besoin.</em> » C’est comme à l’armée : «<em> —Tu seras dans les fantassins ! —Mais j&rsquo;ai choisi la marine… —Bah oui, mais tu marches bien.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : C’est exactement ça !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : On est dans un pays de liberté, normalement ! Et puis, on prend son risque si on choisit de faire tel ou tel métier. Et si on n&rsquo;en a pas besoin ? Eh bien on crée le besoin !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans l’album, on voit comment vous avez pris votre, ou plutôt vos risques.  Le récit est construit comme un conte de fée paradoxal : les fées se penchent sur votre berceau et c’est grâce à une malédiction que le héros va s’épanouir. Devenir cuisinier, on a quand même vu pire comme malédiction, non ?</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="984" height="914" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Fee-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=984%2C914&#038;ssl=1" alt="À quelque chose, malédiction est bonne… / Dessin : © Martin Veyron - Denoël Graphic" class="wp-image-9582" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Fee-%C2%A9-Martin-Veyron.png?w=984&amp;ssl=1 984w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Fee-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=300%2C279&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Fee-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=768%2C713&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Fee-%C2%A9-Martin-Veyron.png?resize=860%2C799&amp;ssl=1 860w" sizes="auto, (max-width: 984px) 100vw, 984px" /><figcaption class="wp-element-caption">À quelque chose, malédiction est bonne… / Dessin : © Martin Veyron &#8211; Denoël Graphic</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Je peux vous dire qu’à l’époque, c’était pas terrible la cuisine ; le monde était noir. Mais j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;arriver au bon moment. Il y a toujours un moment où on est ou la victime ou, au contraire, le bénéficiaire d&rsquo;une époque qui, subitement, devient intéressante pour le protagoniste. La cuisine s&rsquo;est éclairée parce que c&rsquo;est devenu un fait de société. On va au restaurant comme on va au théâtre ; les gens ont plus d&rsquo;argent ; c’était les Trente glorieuses…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce moment a mis les cuisiniers devant la scène. Subitement, le cuisinier est devenu l&rsquo;objet de toutes les attentions : ce n’était plus le maître d&rsquo;hôtel ou le patron qui est en salle qui récupérait les lauriers. Et puis alors, tout s&rsquo;est accéléré avec la télé et tout ça… D&rsquo;ailleurs, je trouve qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, on frôle un peu l’indigestion ! Moi, par exemple, je parle de cuisine, je ne parle pas d&rsquo;écologie, je ne donne pas mon avis sur l&rsquo;état du monde, alors qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les gens sont prêts à vous demander votre avis sur tout. Moi, je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai bénéficié (et que je bénéficie encore) de tout cet intérêt autour de ce métier manuel. On fait quelque chose, on le donne et tout de suite les gens vous renvoient de l’affection, de la gratitude…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un métier accessible, c’est pas compliqué : on nourrit des gens, il n&rsquo;y a pas à se poser 10 000 questions. Après, il y a le travail, il y a aussi ce que l&rsquo;on est.… Un jour, Jean-Paul Géné (qui était un journaliste assez connu de <strong><em>Libération</em></strong>) à qui j’avais fait un plat de gibier plutôt classique, m’avait dit : « <em>enfin, ta cuisine rejoint l&rsquo;affection que j&rsquo;ai pour toi ! Parce qu&rsquo;il faut que tu saches que depuis 20 ans j&rsquo;ai beaucoup d&rsquo;affection pour toi mais ta cuisine me plaît pas</em> (rires) » Bon bah OK d’accord…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Être libre d’exprimer votre cuisine, plutôt que de devoir faire celle de votre père… Vous racontez justement ce soir de Toussaint où des clients vous font remarquer que vous n’êtes pas heureux et qu’il est temps pour vous de prendre votre envol…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Je pense que j&rsquo;ai vraiment vécu la cuisine comme une thérapie : j’étais dans une espèce d&rsquo;enfermement mental et la seule issue, c&rsquo;était que je fasse autre chose de ce métier que de la bouffe, quoi ! C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai aussi beaucoup bénéficié de la médiatisation de ce métier. Quand [Christian, NDR] Millau avait son émission sur Europe 1 à 8h26 le samedi matin, toute la France était au courant de ce qu&rsquo;il avait mangé et il remplissait le restaurant la semaine suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il avait déclaré : «&nbsp;<em>Lenôtre devrait quand même faire attention, parce qu&rsquo;un mec qui s&rsquo;appelle Gagnaire à Saint-Étienne fait des chocolats bien meilleur que les siens</em>.&nbsp;» Le problème, c’est que je l’ai cru (rires) ! Moi, je faisais 100g de chocolat par jour et l’autre quand même quelques tonnes. C&rsquo;est là qu&rsquo;il y a eu l&rsquo;explosion en vol : j&rsquo;avais une reconnaissance je dirais artistique, mais sur le plan commercial, c&rsquo;était complètement raté.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Concernant la reconnaissance, vous évoquez également le premier article qui vous a été consacré : celui de Jean-François Abert, dont vous dites qu’il vous a fait « <em>aimer le métier de cuisinier</em>« …</strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-9 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="468" height="519" data-id="9584" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/jean-franc_ois_abert___jean-claude_chuzeville-edited.png?resize=468%2C519&#038;ssl=1" alt="Jean-François Abert, époque Lyon Poche / Photo : © Jean-Claude Chuzeville" class="wp-image-9584" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/jean-franc_ois_abert___jean-claude_chuzeville-edited.png?w=468&amp;ssl=1 468w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/jean-franc_ois_abert___jean-claude_chuzeville-edited.png?resize=271%2C300&amp;ssl=1 271w" sizes="auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-François Abert, époque Lyon Poche / Photo : © Jean-Claude Chuzeville</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Ça a été exceptionnel. Tout Lyon le connaissait, c’était un personnage incroyable. C’était pointu ce qu’il écrivait — le vin aussi, il connaissait bien. Abert, c’est le premier qui a osé égratigner Bocuse mais sans méchanceté. Il n&rsquo;était pas comme certains journalistes aujourd’hui — je pense à un notamment, qui écrit très bien, dont plaisir est la méchanceté. Il n’y avait pas de perversité chez Abert.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Martin, vous qui avez déjà exprimé la sensualité de toutes les manières possibles dans le dessin, comment avez-vous abordé celle si particulière liée à la gastronomie ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Je ne sais pas si j’ai réussi ! Le truc que je me disais, c’est :&nbsp;«&nbsp;<em>mais comment on dessine le goût, la saveur, l’amertume ?&nbsp;»</em> Même les lieux de cuisines, je ne savais pas trop comment c&rsquo;était fait, On n’est pas dans le détail, ce n&rsquo;est pas un documentaire. Et puis après un moment, j&rsquo;ai fait un dialogue qui n&rsquo;a rien à voir avec le dessin, et j&rsquo;ai fait plein de légumes, tous les plus beaux légumes que j&rsquo;ai vus, pour que ça fasse envie, pour que ça fasse l&rsquo;inspiration de Pierre : il voit le produit, il est là…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais vu une photo de lui, les mains plongées dans une coupe de fruits ou de légumes, on sentait que tout ça, ça lui parlait. Et je voulais avoir une planche qui parle. Dans mon souvenir, c&rsquo;est la seule planche un peu sensuelle parce que je n’ai pas fait beaucoup d’assiettes : c&rsquo;est tellement dur à rendre, la beauté ! J’ai pris des photos de ses livres pour faire quelque chose, mais personne ne peut voir ce que c&rsquo;est et c&rsquo;est moins beau qu&rsquo;en vrai.</p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/04/20e-Quais-du-Polar-%C2%A9Vincent-RAYMOND.jpg?fit=300%2C225&#038;ssl=1" srcset="  " alt="Quais du Polar 2024 : L’œuvre au noir" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/04/04/quais-du-polar-2024-loeuvre-au-noir/">Quais du Polar 2024 : L’œuvre au noir</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Et pourtant, lorsque vous racontez ce moment d’épiphanie <strong>dans un chalet</strong></strong> <strong>où il improvise pour la première fois un plat inédit pour ses copains à partir de fonds de placard improbables, on a réellement les papilles en ébullition…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Ce qui est très marrant, c’est que Pierre ne se souvenait plus tellement de ce qu’il y avait dans ce plat. Et Gautier Battistella [coauteur de l’ouvrage, NDR] qui a fait l’interview entre nous l’a interrogé en lui disant : «<em>&nbsp;imagine que ça se reproduise : qu’est-ce qui peut y avoir dans un chalet ? —Il peut y avoir une orange, une boîte de sardines, une pomme de terre…</em>&nbsp;» Et après, j’entendais dans l’enregistrement Pierre dans l’improvisation et l’enthousiasme qui montait : «<em>&nbsp;ah ben on peut faire ci, on peut faire ça. On n&rsquo;a pas de vinaigrette ? Eh bien on met l’huile des sardines !&nbsp;»</em> Et on voit le truc qui se fait à partir d’éléments qui n’auraient pas été bons séparément, il y a une espèce de magie qui se fait. Là, Pierre se dit qu’il peut faire une émotion chez ses copains ; oui, c’est une épiphanie.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-10 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-id="9581" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=1024%2C1024&#038;ssl=1" alt="Gautier Battistella, le troisième lardon — pardon, larron — de l'histoire / Photo : © FPaga" class="wp-image-9581" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?resize=860%2C860&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gautier-battistella-copyright_fpaga.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gautier Battistella, le troisième lardon — pardon, larron — de l&rsquo;histoire / Photo : © FPaga</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Pierre, est-ce une manière habituelle pour vous de créer un plat en vous lançant ainsi des défis ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Non, je ne me lance pas des défis. Contrairement à ce que les gens pensent, je ne suis pas hyperactif, je suis quelqu&rsquo;un qui, parfois, suis coincé. Comme quand vous êtes dans une situation de danger, il faut trouver un moyen de ressortir, quoi ! Parfois j&rsquo;ai le défi, face à une situation culinaire qui ne fonctionne pas bien parce que les hommes sont pas à la hauteur, parce qu&rsquo;il y a une espèce d’urgence…&nbsp;Là je deviens un peu “kung fu“ (sourire).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, quand il y a des assiettes qui ne me plaisent pas — c&rsquo;est plus rare qu’avant, mais quand même. Plutôt que d&rsquo;enlever les aliments, je pose les assiettes et j&rsquo;en prends six autres. D’abord, je prends soin qu&rsquo;elles soient très propres, j&rsquo;ai les mains très propres, je prends le produit à la main, parce que je sais que c&rsquo;est bon — enfin c&rsquo;est pas mal — mais esthétiquement, ça ne me convient pas. Et là je fais du Rodin — c’est prétentieux ; disons que je deviens un potier. Je prends la nourriture, je la restructure et je la pose dans l&rsquo;assiette.&nbsp;On ne l&rsquo;a pas évoqué dans le livre, ça aurait pu être très sympa, mais un de mes cuisiniers qui a arrêté malheureusement, disait : «<em>&nbsp;Gagnaire fait son “youpala“</em>&nbsp;» — et d’ailleurs, il a eu un restaurant pendant quelques années à Saint-Brieuc, qu’il avait appelé Youpala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, ce n&rsquo;est pas un défi que je me lance. Je règle un problème parce que ça me convient pas. Ou alors j&rsquo;enlève, je reboute… Il y a quelques semaines, mon comptable lyonnais voulait absolument que je sois là pour le repas de ses 90 ans. Il avait réuni sa famille et il y avait un plat avec du fenouil. Et je ne sais pas ce que s’est passé, mais le fenouil était beaucoup trop acide. Il est 1h30,&nbsp;on va pas tout recommencer, ce n&rsquo;est pas possible : c’est un repas de famille, le restaurant est plein — c&rsquo;était au Gaya.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4egvvb7Yim"><a href="https://www.stimento.fr/2024/12/23/francois-regis-gaudry-recettes-recits-une-recette-est-un-petit-bout-didentite-qui-se-transporte-se-transmet-se-transmute-et-se-transforme/">François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme » </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« François-Régis Gaudry  (“Recettes &amp; Récits”) : « Une recette est un petit bout d’identité qui se transporte, se transmet, se transmute et se transforme »  » — Stimento" src="https://www.stimento.fr/2024/12/23/francois-regis-gaudry-recettes-recits-une-recette-est-un-petit-bout-didentite-qui-se-transporte-se-transmet-se-transmute-et-se-transforme/embed/#?secret=giC34IE0ey#?secret=4egvvb7Yim" data-secret="4egvvb7Yim" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;observe, je regarde… Il n&rsquo;est pas question de mettre le fenouil à la poubelle, puisque c&rsquo;est marqué “fenouil” dans le menu, il faut que le client il ait son fenouil ! Alors le fenouil, je l&rsquo;ai complètement customisé, donc c&rsquo;était toujours du fenouil… mais plus du fenouil. Il y avait un peu de jus vert, un peu de bisque de homard, du sucre de carotte… J’ai reconstruit un goût. Et du coup, cette acidité qui était totalement disgracieuse, je l&rsquo;ai transformée. Alors bien sûr le plat qui était pour 12 est devenu presque pour 25 personnes (rires ) ! Mais ça ne peut pas être un exercice gratuit : ce que je fais, ce n&rsquo;est que sous la contrainte. Et d&rsquo;ailleurs tout ce que je fais, c&rsquo;est un peu sous la contrainte. Je ne me marre pas tellement, je ne me marre pas beaucoup.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Même goûter vos propres plats a été durant de longues années pour vous une contrainte…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Et pourquoi ? Parce que je me disais :&nbsp;« <em>mais ça ne va pas être bon !&nbsp;</em>», donc je ne goûtais pas. Alors parfois, ce n’était pas bon, d’ailleurs, je pense. Mais ça l&rsquo;a fait. Il ne faut rien lâcher avec soi-même et surtout — ça me semble important — rester en accord avec son moi profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : J&rsquo;ai vu une phrase de Poelvoerdre que j’adore :&nbsp;« <em>j&rsquo;ai gros défaut : je suis perfectionniste ; en même temps je suis vite content</em>&nbsp;» (rires)&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : (rires) C’est excellent, j’adore !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Imaginiez-vous, avant d’entreprendre cette collaboration, que Pierre était lui aussi un plasticien ? Et vous-êtes vous trouvé d’autres points communs au fil de votre travail ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Ce n’est pas tant ça qui nous rapprochait ; son métier de plasticien m’échappe. Ça a duré deux ans et demi et mon approche était de plus en plus précise. Au début, c&rsquo;était un grand flou : il y avait le texte de Battistella et tous les éléments qui me permettaient de faire une histoire. Des choses que je ne comprenais pas forcément, qui ne m&rsquo;étaient pas si sensibles, au début…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Et puis, tu me l’as dis — je le savais, je m&rsquo;en doutais — Martin, ce n&rsquo;est pas son monde, notre métier. Ce n’est pas quelqu&rsquo;un qui a fréquenté des restaurants. Il n&rsquo;a pas une passion pour cet univers, ce n&rsquo;est pas quelqu&rsquo;un qui a fréquenté Bocuse et machin… Il n&rsquo;a pas cette culture mais c&rsquo;est même mieux, je trouve. Parce que ça crée une distance, ça crée une fraîcheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : C’est&nbsp;juste, c&rsquo;est juste…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PG</strong> : Et moi qui parle, je n&rsquo;ai pas voulu voir la bande dessinée — si, j&rsquo;ai eu quelques dessins qu&rsquo;on m&rsquo;a envoyés — mais à aucun moment je n’ai été intrusif : «&nbsp;<em>ah bah non, faut mettre ça , ah bah non, ça va pas ! Ça c’est pas mon père !&nbsp;</em>» (rires)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MV</strong> : Alors que moi je fouettais en me disant : «&nbsp;<em>Il ne va pas se reconnaître !</em>&nbsp;» (rires)</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gagnaire_couv_def.png?resize=768%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9579 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gagnaire_couv_def.png?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gagnaire_couv_def.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gagnaire_couv_def.png?resize=860%2C1147&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/gagnaire_couv_def.png?w=1080&amp;ssl=1 1080w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui,</em></strong> <strong>de Pierre Gagnaire, Gautier Battistella &amp; Martin Veyron, Denoël Graphic, 2h de lecture, 28€.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-14-octobre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 21:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Al Taweel]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Astier]]></category>
		<category><![CDATA[Andreï Zviaguintsev]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélie Vassort]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Kudrin]]></category>
		<category><![CDATA[Brune Moulin]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Dimitri Colas]]></category>
		<category><![CDATA[Dmitriy Mazurov]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Eman Shannan]]></category>
		<category><![CDATA[Feras Elshrafi]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Clichy]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Ghada Al Masri]]></category>
		<category><![CDATA[Hana Al Aiwa]]></category>
		<category><![CDATA[Haneen Harara]]></category>
		<category><![CDATA[Iris Lebedeva]]></category>
		<category><![CDATA[Jawdat Khoudary]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pascal Zadi]]></category>
		<category><![CDATA[Le Corset]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Clichy]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Jouda]]></category>
		<category><![CDATA[Malak Khadra]]></category>
		<category><![CDATA[Minotaure]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Wadimoff]]></category>
		<category><![CDATA[Qui vit encore]]></category>
		<category><![CDATA[Rod Paradot]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9544</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, deux regards (inégaux) sur la situation politique internationale et l’histoire d’un garçon ayant un sérieux penchant pour la musique. Entre autres… Minotaure de Andreï Zviaguintsev Une ville de province de Russie, en 2022. Chef d’entreprise menant une vie confortable et marié à la ravissante Gallina, Gleb voit son quotidien qu’il imaginait parfait se [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Cette semaine, deux regards (inégaux) sur la situation politique internationale et l’histoire d’un garçon ayant un sérieux penchant pour la musique. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-18"><strong><em>Minotaure</em></strong> <strong>de Andreï Zviaguintsev</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une ville de province de Russie, en 2022. Chef d’entreprise menant une vie confortable et marié à la ravissante Gallina, Gleb voit son quotidien qu’il imaginait parfait se fissurer lorsque d&rsquo;une part les autorités le somment (comme tous les employeurs) de fournir une liste de travailleurs aptes à rejoindre le front en Ukraine ; de l&rsquo;autr</em>e<em>  il a la confirmation que son épouse le trompe. Malgré son entregent, il ne peut pas tout régler par la corruption et se retrouve à passer à l’action pour préserver ses intérêts…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande-annonce française - MINOTAURE d&amp;apos;Andreï Zviaguintsev (au cinéma le 14 octobre 2026)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/SceYxrLYj9I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Du visible et de l’invisible.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu presque une décennie à Andreï Zviaguintsev pour tourner un nouveau film. Si, entretemps, son quasi contemporain <a href="https://www.stimento.fr/2024/12/04/limonov-la-ballade-leurs-enfants-apres-eux-100-000-000-000-000-cent-mille-milliards-en-salle-le-4-decembre-2024/" data-type="post" data-id="5647"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Kirill Serebrennikov</a> a occupé le terrain en en tournant cinq, le cinéaste russe partage avec son compatriote le douloureux privilège d’être désormais <em>persona non grata</em> dans son pays — lui comme Serebrennikov étant peu enclin à soutenir le régime en place. Au contraire usent-ils de leurs œuvres pour tendre à l’État poutinien un miroir médiatiquement grossissant. Notamment lorsqu’il s’agit d’évoquer la Guerre en Ukraine.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-11 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9543" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="Andreï Zviaguintsev, à l'écoute de la Russie contemporaine / Photo : © Anna Matveeva" class="wp-image-9543" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/andrei__zviaguintsev_-_copyright_anna_matveeva.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Andreï Zviaguintsev, à l&rsquo;écoute de la Russie contemporaine / Photo : © Anna Matveeva</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Neuf ans donc après <em><strong>Faute d’amour</strong></em> (2017), qui mettait en scène les ravages d’un couple <em>oubliant</em> l’existence de son enfant, chacun étant trop obnubilé par sa destinée personnelle, Zviaguintsev renoue ici avec la question du regard. Ou plutôt, de ce que l’on préfère observer ou ignorer de voir. Remake d’un drame pompidolien de Chabrol (<em><strong>La Femme infidèle</strong></em><strong><em>,</em></strong> 1969), qu’il a entièrement recarossé, <em><strong>Minotaure</strong></em> est un admirable exercice de style sur la cécité volontaire des personnages (Gleb en premier chef)… ainsi que des spectateurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Il n’est pire aveugle…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conserver intacts ses biens, meubles ou possessions (incluant entreprise et épouse), Gleb est prêt à <em>fermer les yeux</em> sur ce qui lui reste d’intégrité morale en livrant la chair à canon que réclament les autorités ; son attention est dirigée sur les preuves de son infortune conjugale qui occupent à elles seules son <em>champ de vision</em> — preuves qui lui seront fournies par l’un de ses employés, missionné pour l’occasion comme <em>private eye</em>. Que l’amant de Gallina soit <em>photographe</em> n’a certainement rien d’un hasard : ce dernier a la faculté de capturer et conserver des <em>images</em> sentimentales, là où Gleb ne jette qu’un <em>regard</em> froid de propriétaire sur sa famille et son épouse.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-12 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" data-id="9551" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?resize=1024%2C546&#038;ssl=1" alt="Le crépuscule d'odieux / Photo : © MK productions - CG CinémaB" class="wp-image-9551" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?resize=1024%2C546&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?resize=300%2C160&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?resize=768%2C410&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?resize=860%2C459&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/minotaure_2_-_copyright_mk_productions__cg_cinemab.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le crépuscule d&rsquo;odieux / Photo : © MK productions &#8211; CG CinémaB</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">En se confrontant à l’amant, le regard deviendra enfin incarnation : l’acte de voir se transformera en contemplation d’une action. Ce qui ne signifie pas qu’elle entraînera des conséquences néfastes à son endroit : dans la Russie dépeinte par Zviaguintsev, celles-ci touchent rarement ceux qui sont du côté du manche — (re)voir <em><strong>Leviathan</strong></em> (2014).</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>«&nbsp;</strong><strong><em>Regarde de tous tes yeux, regarde&nbsp;</em></strong><strong>»</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis <em><strong>Minotaure</strong></em> est aussi (surtout ?) un film jouant <em>littéralement</em> sur un double niveau de lecture. Si le thriller conjugal, occupe en permanence le premier plan visuel et sonore, son second plan déborde d’allusions à la situation réelle de la Russie, pays en guerre. Dans le panneau d’affichage urbain au fond du cadre, dans une bribe d’infos capté à la radio, dans le détail d’un plan révélant les arrière-cuisines d’un pays meurtri et sacrifié… Un amoncellement de détails sordides en toile de fond bien plus révélateurs que ce que l’on place évidence, pour qui sait regarder “au-delà” — ou lire entre les lignes. En scène, le Minotaure de la mythologie prélève sa rançon de chair humaine ; en coulisses, il en a déjà dévoré bien davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que certains n’ont pas vu/voulu voir la radicalité sublime ni la perfection formelle de ce film. Certes un Grand Prix, c’est bien — on dit que c’est la récompense que l’on décerne au chef-d’œuvre de la compétition à Cannes —, mais c’est une récompense borgne quand on sait que <a href="https://www.stimento.fr/2026/08/19/fjord-au-cinema-le-19-aout-2026/" data-type="post" data-id="9187"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Fjord</strong></em></a> a reçu la Palme d’Or.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/affiche_vf_minotaure.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9550 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Minotaure</em></strong> <strong>de Andreï Zviaguintsev (Fr.-All.-Let., 2h20)&nbsp;avec Dmitriy Mazurov, Iris Lebedeva, Boris Kudrin… Sortie le 14 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/03/Anemone_07-%C2%A9-2026-Condor-Distribution.jpeg?fit=300%2C125&#038;ssl=1" srcset="  " alt="“Anémone &#8211; Les Racines du mensonge” en salle le 25 mars 2026" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2026/03/28/au-cinema-le-25-mars-2026/">“Anémone &#8211; Les Racines du mensonge” en salle le 25 mars 2026</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-19"><strong><em>Le Corset</em></strong> <strong>de Louis Clichy</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La fin du XX<sup>e</sup></em> <em>siècle, dans une ferme de la Beauce. Christophe, 11 ans, vit dans l’exploitation agricole familiale où il tente de se montrer à la hauteur de son frère aîné et des attentes de son père. Seulement, il ne tient pas droit, penchant du côté où il va tomber. Pour rectifier cette fragilité, on lui prescrit un corset qui l’entrave ainsi que des cours de natation. Grâce à ceux-ci, il va rencontrer Clara, une collégienne délurée qui va pas mal l’émanciper, presqu’autant que sa grande passion : la musique, qu’il pratique sur l’orgue de l’église avec Michel…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE CORSET | Bande Annonce officielle (Festival de Cannes, Festival d&amp;apos;Annecy)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/hBG2AybVRXg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Certains monuments de tendresse sont parfois aussi délicats qu’une la dentelle en fil de soie. C’était le cas avec <br><a href="https://www.youtube.com/watch?v=fQc0hd1rq4c" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=fQc0hd1rq4c"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Ma vie de Courgette</strong></em></a> de Claude Barras (2015), il en va de même avec <em><strong>Le Corset</strong></em>. De Louis Clichy, son auteur, on avait pu apprécier les talents comme co-réalisateur avec Alexandre Astier des deux derniers longs métrages animés en date d’<em><strong>Astérix</strong></em> à l’esthétique 3D. Ici, d’un trait d’une légèreté miraculeuse, Clichy encre et ancre ses personnages aquarellés dans une vérité blottie entre réalisme et poésie. Les douleurs de l’enfance, les difficultés du monde paysan comme la transcendance artistique (ou amoureuse) s’y côtoient, avec sensibilité et sans sensiblerie.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-13 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9554" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=1024%2C576&#038;ssl=1" alt="Christophe, à droite (et droit) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" class="wp-image-9554" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=860%2C484&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/7___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Christophe, à droite (et droit) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Épanoui comme i</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Histoire simple, donc universelle, d’un gamin affirmant sa propre singularité bancale afin de trouver sa place dans un monde qui se croit droit, <em><strong>Le Corset</strong></em> parlera à toutes celles et tous ceux qui, en milieu urbain ou rural, se sentent différents —&nbsp;parce que leur corps les trahit, parce que leurs aspirations les mènent ailleurs ou que leurs rêves sont trop grands. Peut-être Louis Clichy a-t-il pioché dans ses propres souvenirs pour composer ce conte d’apprentissage mâtiné de grandes orgues et d’épopée ; auquel cas, l’adulte qu’il est devenu a fait de son enfance un chef-d’œuvre.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/aff_120_le_corset_web.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9549 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Le Corset</em></strong> <strong>de Louis Clichy (Fr., 1h31) animation avec les voix de Gary Clichy, Rod Paradot, Dimitri Colas, Aurélie Vassort, Brune Moulin, Alexandre Astier, Jean-Pascal Zadi… Sortie le 14 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-20"><strong><em>Qui vit encore</em></strong> <strong>de Nicolas Wadimoff</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ils sont neuf réfugiés de Gaza, réunis dans un immense hangar, un décor noir comme le deuil ou le vide. Seule une carte de Gaza est peinte au sol, matérialisant les quartiers dont ils sont originaires. À tour de rôle, ils racontent leur vie avant l’exil forcé, la guerre, les drames vécus et ce qu’il peut rester d’espoir…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande Annonce Qui vit encore de Nicolas Wadimoff UnaMattinaFilms" src="https://player.vimeo.com/video/1231443493?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="490" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On ne discutera pas ici de l’intérêt documentaire et historique de ce film, ni de la force des témoignages, déchirants, de ces réfugiés boutés hors de leur terre, orphelins de leurs proches. Il serait obscène de taire la violence qui s’est abattue sur eux, et criminel de la minorer au motif que d’autres ailleurs — en face ou à côté — ont succombé. Rien ne justifiera jamais que des civils soient pris pour cibles ; tout impose qu’on entende leur voix. Et le cinéma constitue un des relais les plus prégnants pour cela.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Contenant et contenu</strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-14 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="540" data-id="9555" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?resize=1024%2C540&#038;ssl=1" alt="Géographie humaine / Photo : © Una Mattina Films" class="wp-image-9555" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?resize=1024%2C540&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?resize=768%2C405&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?resize=860%2C453&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qui-vit-encore__1_.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Géographie humaine / Photo : © Una Mattina Films</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant posé, il ne faut pas oublier l’apostille de Bazin à son texte fondateur <em><strong>Ontologie de l’image photographique</strong></em> : « <em>d’autre part, le cinéma est un langage</em> ». User d’un langage implique d’en respecter les codes afin qu’il soit intelligible. Or, <em><strong>Qui vit encore</strong></em> fait le choix d’un dispositif à la fois minimaliste et d’une lourdeur écrasante en égrenant les paroles des neuf protagonistes dans une épouvantable enfilade. Près de deux heures d’atrocités et de douleurs s’empilent, s’enchaînent, causant chez le spectateur une saturation de la réception. Comment, au bout de 4, 5, 6 parcours de vie atomisés, disposer de suffisamment de disponibilité pour accueillir d’autres récits, et leur accorder l’écoute qu’ils méritent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, on pourra objecter que l’effet déplaisant produit sur le public est volontaire, sans commune mesure avec le contenu des témoignages. Toutefois, si le <em>contenant</em> (le film) privilégie une forme arte povera trop rédhibitoire, alors il ne remplit pas son rôle de <em>médium</em> (de passeur). Et le message n’atteint pas son destinataire.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="224" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/qve-affiche-numerique-logo-avecdatev6.png?resize=224%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9547 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Qui</em> <strong><em>vit encore</em></strong> <strong>de Nicolas Wadimoff (Sui., 1h55) documentaire avec Eman Shannan, Mahmoud Jouda, Ghada Al Masri, Adel Al Taweel, Haneen Harara, Jawdat Khoudary, Hana Al Aiwa, Feras Elshrafi,&nbsp; Malak Khadra… Sortie le 14 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9523">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" rel="bookmark">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-7-octobre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 20:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Girardot]]></category>
		<category><![CDATA[Angoulême 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Marivin]]></category>
		<category><![CDATA[Costa-Rica]]></category>
		<category><![CDATA[Daniela Marin Navarro]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Kruger]]></category>
		<category><![CDATA[Dix pour cent]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Bercot]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Fitoussi]]></category>
		<category><![CDATA[Marina de Tavira]]></category>
		<category><![CDATA[Ni vue ni connue]]></category>
		<category><![CDATA[Reinaldo Amien Gutierrez]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Kiberlain]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Jolly]]></category>
		<category><![CDATA[Ton animal maternel]]></category>
		<category><![CDATA[Valentina Maurel]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Dedienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9523</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, deux sœurs se retrouvent (presque) comme des étrangères et deux étrangères se trouvent (presque) comme des sœurs. Entre autres… Ton animal maternel de Valentina Maurel Après de brillantes études en Europe, Elsa rentre au Costa Rica où elle retrouve les siens. À commencer par sa petite sœur Amalia qui, après avoir abandonné ses [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><em><strong>Cette semaine, deux sœurs se retrouvent (presque) comme des étrangères et deux étrangères se trouvent (presque) comme des sœurs. Entre autres…</strong></em></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-23"><strong><em>Ton animal maternel</em></strong> <strong>de Valentina Maurel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>Après de brillantes études en Europe, Elsa rentre au Costa Rica où elle retrouve les siens. À commencer par sa petite sœur Amalia qui, après avoir abandonné ses propres études, a transformé la maison familiale où elle réside désormais, en une espèce de squat avec ses potes bizarres. Choquée et inquiète, Elsa tente de la remuer tout en signalant la situation à leurs parents. En pure perte : leur mère est obnubilée par la prochaine réédition de ses ouvrages de jeunesse (ainsi que par une opération esthétique) ; quant à leur père, il est davantage préoccupé par ses amours, de l’âge de ses filles…</em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Ton animal maternel - Bande annonce" src="https://player.vimeo.com/video/1203820299?dnt=1&amp;app_id=122963" width="400" height="300" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois qu’un titre de film laisse interloqué quant à sa pertinence : moins que la relation maternelle ici, c’est celle entre les sœurs qui se trouve au centre de tout, les parents occupant des sphères périphériques très auto-centrées. En découle un portrait “de l’intérieur” de deux représentantes de la Gen Z, aussi dissemblables que possible, confrontées à des parents vieux ados refusant de vieillir et replongeant chacun à leur manière dans l’illusion d’une jeunesse enfuie.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Si proche, si loin…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation d’Elsa, de retour de son exil européen, rappelle n’importe quelle histoire de jeune femme débarquant dans sa province d’origine après avoir été modelée par leur formation dans telle ou telle capitale et ne s’y reconnaissent plus. La distance culturelle se fait ici d’autant plus grande qu’Elsa a changé de continent : elle ne parvient <em>physiquement</em> plus à cohabiter avec sa sœur, restée sud-américaine d’âme. Valentina Maurel la dote même d’une propension au mysticisme, et de croyances en des rêves prémonitoires qui confèrent à son personnage un petit côté “réalisme magique” très folklorique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-15 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9501" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?resize=1024%2C576&#038;ssl=1" alt="Elsa et Amalia (à gauche), la cadette de ses soucis / Photo : © JHR Films " class="wp-image-9501" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?resize=860%2C484&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Elsa et Amalia (à gauche), la cadette de ses soucis / Photo : © JHR Films </figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">À Elsa, en revanche, échoient des plans fixes plus contemplatifs accentuant l&rsquo;apparente maturité de la jeun femme. Maîtresse de sa vie, de ses actes, de ses choix amoureux, elle fume ses cigarettes le regard dans le vague et empreint de gravité quand Amalia a toujours l’air hallucinée. Mais est-elle foncièrement plus libre ? Un brin erratique, ce film a glané un triple prix d’interprétation féminine à Cannes dans la sélection Un certain regard. Une manière d’avouer qu’on ne sait pas trop ce qui (ni qui) se détache dans l’histoire à laquelle on assiste.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="190" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/fyma_70x100_jhr.png?resize=190%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9502 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Ton animal maternel</em></strong> <strong>de Valentina Maurel (Bel.-Fr.-Mex., 1h45)&nbsp;avec Daniela Marin Navarro, Marina de Tavira, Reinaldo Amien Gutierrez… Sortie le 7 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2022/11/PyramideDesChaussures%C2%A9VR.jpg?fit=300%2C253&#038;ssl=1" srcset="  " alt="Pyramide de chaussures : 20 ans après" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2022/11/03/pyramide-de-chaussures-20-ans-apres/">Pyramide de chaussures : 20 ans après</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-24"><strong><em>Ni vue, ni connue</em></strong> <strong>de Marc Fitoussi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>Comédienne, Corinne Maclou fait du cinéma depuis des années. Pas comme premier rôle, ni comme comme second d’ailleurs, mais en figurante. Elle court les tournages en espérant à chaque fois obtenir une part plus importante, n’hésitant pas à distribuer son CV aux vedettes qu’elle rencontre ni à faire valoir ses droits auprès des assistants sur les plateaux. Croisant un jour brièvement Sandrine Kiberlain, elle entame avec elle une relation mi-amicale mi-professionnelle, qui s’avère aussi intéressée pour l’une que pour l’autre. Sandrine permettra-t-elle à Corinne d’accéder enfin à son rêve ?</em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="NI VUE, NI CONNUE de Marc Fitoussi | BANDE-ANNONCE N°2 | LE 7 OCTOBRE AU CINÉMA" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/1JKS6qSPb2w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">De la démythification et du mensonge, nouvel épisode. L’autofiction, cette plaie ayant déjà rongé la littérature contemporaine, dévore a présent avec l’appétit d’un saprophyte goulu le monde cinématographique. Le malheureux n’avait pas besoin de ce nouvel assaut, symptôme supplémentaire de la crise frappant son industrie créative noyée sous des tombereaux de suites et de remakes. Parler des coulisses et du métier avec force connivence — caméo de machin, allusion à trucmuche — évite d’avoir à fabriquer des personnages puisque la “bible” est globalement constituée ; faire jouer à des vedettes leur propre rôle offre en outre à celles-ci l’occasion/l’illusion qu’elles accèdent encore à une forme normalité (ou de simplicité) à laquelle elles ont dû renoncer dès lors qu’elles rencontraient le succès. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Sympathique, hélas !</strong></h3>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-16 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9481" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="&quot;Tiens, j'en ai deux comme ça aussi, moi&quot; / Photo : © Rémy Grandoques" class="wp-image-9481" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/05._nivueniconnue_rg_00298_2_copie2_remygrandoques.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Tiens, j&rsquo;en ai deux comme ça aussi, moi » / Photo : © Rémy Grandoques</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bonnes pour l’ego et rentable à peu de frais, ces histoires ne sont pas nouvelles — on pourrait avancer que <em><strong>Sunset Boulevard</strong></em> (1950), où Cecil B. DeMille campe son propre rôle, ou <em><strong>The Player</strong></em> (1992) de Altman avec sa multitude de célébrités effectuant une brève apparition, usaient déjà du procédé. Et que dire du mésestimé <em><strong>Les</strong></em> <em><strong>Acteurs</strong></em> de Blier (2000), photo de famille en mouvement de l’ensemble des têtes d’affiche masculines du cinéma français d’alors ! La différence réside dans l’intention de ces prédécesseurs : les deux premiers bâtissent une fiction originale et vitriolée sur Hollywood qu’ils ancrent en incluant quelques-uns de ses représentants à la manière d’éléments de décor ; le dernier bâtit une réflexion métaphysique sur le métier de comédien face à la fonction de personnage, et par conséquent sa dualité d’<em>être —</em> le tout dans une œuvre crépusculaire hantée par la mort.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6Z6SUJOpde"><a href="https://www.stimento.fr/2026/10/07/marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue/">Marc Fitoussi (“Ni vue, ni connue”) : « Ce monde du cinéma est fait de privilèges, de hiérarchies… »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marc Fitoussi (“Ni vue, ni connue”) : « Ce monde du cinéma est fait de privilèges, de hiérarchies… » » — Stimento" src="https://www.stimento.fr/2026/10/07/marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue/embed/#?secret=TmtABZ0nUl#?secret=6Z6SUJOpde" data-secret="6Z6SUJOpde" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ni vue, ni connue</strong></em> procède autrement puisqu’il s’agit d’un conte de fées : malgré les embûches et épreuves, à la fin, une bonne fée exaucera les vœux de l’héroïne. Observation du microcosme par le petit bout de la lorgnette, le film est un étalage de personnalités toutes déplaisantes, vaniteuses, colériques, agressives, impatientes… mais à qui tout doit être pardonné parce qu’elles ont du talent ou du pouvoir. L’indulgence coupable du public pour cet étalage de caractériels capricieux a fait le succès de <em><strong>Dix pour cent</strong></em> dont <em><strong>Ni vue, ni connue</strong></em> est une forme d’émanation. Qu’il est d’ailleurs tolérant, ce public, lorsqu’il excuse l’impolitesse chronique et le mépris social des stars qu’il adule (comme si cela allait avec le standing) ; qu’il est versatile et prompt à se transformer en meute pour déchoir dans l’instant une idole soupçonnée d’avoir offensé la morale ou les mœurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faussement caustique vis-à-vis du milieu cinématographique dont il est un pur produit, <em><strong>Ni vue, ni connue</strong></em> est donc sympathique. Un défaut ce qui le rend inoffensif, prévisible et, hélas pour lui, oubliable.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="210" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/nivueniconnue_affiche_120x160_1509.png?resize=210%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9476 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Ni vue, ni connue</em></strong> <strong>de Marc Fitoussi (Fr., 1h55) avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain,&nbsp;Anne Marivin, Emmanuelle Bercot, Diane Kruger, Ana Girardot, Vincent Dedienne, Thomas Jolly, Hugo Becker… Sortie le 7 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/">“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marc Fitoussi (“Ni vue, ni connue”) : « Ce monde du cinéma est fait de privilèges, de hiérarchies… »</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/07/marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 11:51:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Girardot]]></category>
		<category><![CDATA[Angoulême 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Marivin]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Kruger]]></category>
		<category><![CDATA[Dix pour cent]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Bercot]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Fitoussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ni vue ni connue]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Kiberlain]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Jolly]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Dedienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9474</guid>

					<description><![CDATA[<p>À travers le portrait d’une comédienne courant les figurations dans l’espoir d’obtenir enfin un rôle à la mesure de son talent, Marc Fitoussi égratigne dans “Ni vue, ni connue” certaines vanités et hypocrisies du 7e Art. Rencontre. Votre travail sur la série Dix pour cent vous a-t-il donné envie de revenir à ce que vous [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/07/marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue/">Marc Fitoussi (“Ni vue, ni connue”) : « Ce monde du cinéma est fait de privilèges, de hiérarchies… »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>À travers le portrait d’une comédienne courant les figurations dans l’espoir d’obtenir enfin un rôle à la mesure de son talent, Marc Fitoussi égratigne dans “Ni vue, ni connue” certaines vanités et hypocrisies du 7<sup>e</sup> Art. Rencontre.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="NI VUE, NI CONNUE de Marc Fitoussi | BANDE-ANNONCE OFFICIELLE | LE 7 OCTOBRE AU CINÉMA" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/mA21XwlMcg0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Votre travail sur la série</strong> <strong><em>Dix pour cent</em></strong> <strong>vous a-t-il donné envie de revenir à ce que vous faisiez déjà à l&rsquo;époque</strong> <strong>d’<em>Illustre inconnue</em></strong> <strong>(2003), à savoir vous intéresser aux galères des acteurs ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Fitoussi</strong> : En fait, je me rends compte que je creuse toujours un peu le même sillon. <em><strong>Illustre inconnue</strong></em> racontait l&rsquo;histoire d&rsquo;une actrice de doublage qui tentait d&rsquo;être vue sur un écran. Par la suite, j&rsquo;ai fait <em><strong>La Vie d&rsquo;artiste</strong></em> (2007) qui représentait des artistes un peu en mal de reconnaissance : il y avait aussi cette actrice de doublage, mais aussi un écrivain en panne d&rsquo;inspiration et une chanteuse qui était surtout animatrice de bar-karaoké. J’avais aussi fait un documentaire sur les figurants en 2009, <em><strong>Des figurants</strong></em> (2008), suivant différents profils de figurants. C’est un milieu qui m&rsquo;avait vraiment intéressé ; trottait dans ma tête l&rsquo;idée d&rsquo;en faire une fiction mais je ne trouvais pas vraiment l&rsquo;angle pour parler de ce métier en fiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai fait les saisons 3 et 4 de <em><strong>Dix pour cent</strong></em> et de tout ça, j’imagine, m&rsquo;est venue l&rsquo;idée de ce film puisque je cherchais à retravailler avec Isabelle Huppert en lui proposant un rôle qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas déjà joué — ce qui n&rsquo;est jamais simple quand on voit sa filmographie. Finalement, le rôle qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais joué, n’est-il pas celui d&rsquo;une actrice qui ne jouerait pas ? Avant même d’écrire, je l&rsquo;ai appelée pour savoir si l’idée pouvait la tenter. Ce pitch l&rsquo;amusait beaucoup.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-17 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9480" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="Ben finalement, elle l'a eue, sa place / Photo : © Jérôme Prébois" class="wp-image-9480" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/07._nivueniconnue_124_tag7846hd_jeromeprebois.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ben finalement, elle l&rsquo;a eue, sa place / Photo : © Jérôme Prébois</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai donc réfléchi à une histoire en sachant que ce personnage de figurante serait forcément confrontée à des gens plus connus. Mais depuis <em><strong>Dix pour cent</strong></em>, je trouve un peu bizarre d&rsquo;essayer de fictionnaliser le monde du cinéma français : aujourd’hui, le spectateur s&rsquo;est habitué à voir des personnages jouant leur propre rôle. Par exemple, en voyant Sandrine Kiberlain dans ce film, on comprend qu&rsquo;elle joue une sorte de version plus caricaturale et aussi plus éloignée de ce qu&rsquo;elle est vraiment.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous intéresse autant dans la figure du figurant ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, c&rsquo;est un prisme intéressant pour parler du cinéma en général mais surtout pour en parler d&rsquo;en bas : à travers un personnage pouvant se sentir injustement déconsidéré et à travers un angle, finalement, peu traité. En cela, je m&rsquo;éloigne vraiment de <em><strong>Dix pour cent</strong></em> qui ne s&rsquo;est vraiment jamais intéressé aux gens déclassés du cinéma. <strong><em>Dix pour cent</em></strong> ne fait pas cas des techniciens : on essaye surtout de glamouriser le monde du cinéma. Là, il y a forcément du glamour parce qu&rsquo;on a affaire à des actrices connues, qui vivent dans des maisons sublimes ou qui participent à des tournages merveilleux. Mais le film fait surtout le choix de s&rsquo;intéresser à ces gens dont on parle peu, qui pourtant sont très présents sur des plateaux et font aussi le cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai fait le choix d&rsquo;être le plus honnête possible sur la vision que j’ai, moi, du cinéma, de ce milieu que je côtoie — et qui me fait vivre. Je ne cherche pas du tout à cracher dans la soupe, mais à être aussi juste que possible sur ce qu&rsquo;est ce monde-là. Et ce monde du cinéma est fait effectivement de privilèges, de hiérarchies…&nbsp;On l’avait un peu mis de côté dans <em><strong>Dix pour cent</strong></em> parce qu&rsquo;on s&rsquo;était dit que le téléspectateur avait envie de rêver devant son écran.</p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/11/LIGLA_stills4%C2%A92025-AGAT-FILMS-LE-PACTE-scaled.jpeg?fit=300%2C225&#038;ssl=1" srcset="  " alt="“L’Inconnu de la Grande Arche”, “T’as pas changé” en salle le 5 novembre 2025" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/11/06/au-cinema-le-5-novembre-2025/">“L’Inconnu de la Grande Arche”, “T’as pas changé” en salle le 5 novembre 2025</a></div></div></div><p></p>


<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Dans</strong> <strong><em>Ni vue, ni connue</em>, vous montrez que cette hiérarchie entre acteurs et figurants se matérialise à chaque instant sur le tournage, y compris sur l’approvisionnement de la table régie ou à la cantine…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai commencé en faisant des courts métrages où personne n&rsquo;était payé. On était tous bénévoles et c&rsquo;était assez merveilleux. Ça paraît fou, parce que je ne sais pas comment on était assurés : s’il y avait eu un accident, je ne sais pas comment ça se serait passé. C&rsquo;était une époque où, c&rsquo;était un peu tacite, on travaillait tous, ravis d&rsquo;apprendre — même des comédiens plutôt connus : Noémie Lvovsky, Marilyne Canto… Personne n&rsquo;était payé. Depuis, tout ça a été beaucoup plus réglementé&nbsp;— et c&rsquo;est très bien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand je suis arrivé sur mon premier long <em><strong>La Vie d’artiste</strong></em><strong><em>,</em></strong> j’ai soudain découvert ce choc que je cherche à raconter : toute cette hiérarchie, tout ce truc des heures sup’ — qui doivent être rémunérées, évidemment —&nbsp;et cette injustice des figurants à qui on me disait de ne pas parler sinon c’est des acteurs qu’il fallait payer plus…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">C&rsquo;est-à-dire ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens par exemple d&rsquo;une une séquence sur un film que j’avais fait se passant dans le monde de l’entreprise, <em><strong>Maman à tort</strong></em><strong><em>.</em></strong> À un moment, il y avait un exercice alarme incendie et je devais filmer tous ces gens qui descendaient de leur bureau pour se retrouver dans la cour et qui râlaient parce qu&rsquo;on les avait interrompus alors qu&rsquo;ils étaient soit en réunion, soit sur leur ordi, en train de travailler, etc. Forcément, j’avais dit à ces figurants de parler entre eux — parce que quand on réagit avec ses collègues, qu’on est contraint de descendre, qu’en plus il fait froid dehors, on parle…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, j’avais été convoqué par la prod qui m’avait dit : «<em>&nbsp;mais tu es fou ! Tous ces figurants qui parlent dans l&rsquo;escalier se sont dits désormais acteurs parce qu&rsquo;ils ont dit plus que cinq mots !</em>&nbsp;» Cette journée a fait exploser le budget mais je n’allais quand même pas faire descendre des gens comme des automates sans se dire un mot. Ça a été une sorte de guéguerre avec la prod mais j’ai assumé mon choix. Et les figurants étaient ravis.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Avez-vous donné des indications de jeu aux acteurs censés jouer ici leur propre rôle ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, oui, complètement que ça soit Sandrine Kiberlain, par exemple, ou Vincent Dedienne. Il avait même peur de jouer. C&rsquo;est lui qui inaugure le bal : il est affreux avec cette Corinne Maclou [<em>que joue Isabelle Huppert, NDR</em>] ; il lui parle extrêmement mal. Donc c&rsquo;est quand même un rôle de composition. Après, ce qu&rsquo;il y a de très plaisant, forcément, c&rsquo;est de se retrouver à traiter Isabelle Huppert de «&nbsp;<em>bouffonne</em>&nbsp;» quand on l’admire, quand on est Vincent Dedienne et qu&rsquo;on joue sous son propre nom ! Mais tous ces gens avaient réellement un rôle à jouer, dans le sens où Sandrine Kiberlain joue cette actrice complètement hors sol, dans sa tour d&rsquo;ivoire — en cela, il y a vraiment de la composition !</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-18 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9478" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="Hors sol ? Allons donc ! / Photo : © Jérôme Prébois" class="wp-image-9478" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/09._nivueniconnue_tah3769_02_jeromeprebois.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hors sol ? Allons donc ! / Photo : © Jérôme Prébois</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ça vient aussi quand même de l&rsquo;école <em><strong>Dix pour cent</strong></em> : sur chaque épisode, on recevait des <em>guests</em> et j&rsquo;ai appris à ajuster l&rsquo;écriture avec eux. En fait, ma méthode était d&rsquo;aller très loin dans la première version et de voir finalement jusqu&rsquo;où je pouvais aller, ce qui était un peu censuré… Finalement — et je ne le regrette pas du tout — là où il a fallu un tout petit peu édulcorer, c&rsquo;est que dans ma première version, ces acteurs parlaient de leurs “concurrents”, c’est-à-dire de celles et ceux qui font du cinéma comme eux et qui ont droit à plus, qui ont eu la couv’, qui ont décroché tel rôle… Je trouve qu&rsquo;entre acteurs il en est beaucoup question. C’est la petite chose qu&rsquo;on n&rsquo;assume pas encore complètement de dire dans un film pareil.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vous jouez avec tout ce que le public fantasme sur chacune des actrices. Il en est une dans votre film dont on ne sait pas forcément grand chose et qui en plus est réalisatrice, c&rsquo;est Emmanuelle Bercot. Le personnage qu’elle interprète s’inspire-t-il de ce que vous saviez d’elle, de ce que vous supposiez d’elle ou bien est-il purement imaginaire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, pour être très précis, j’avais besoin de quelqu&rsquo;un qui pouvait plausiblement réaliser un film historique — et elle vient d&rsquo;en tourner un. J’ai pensé à elle parce que j&rsquo;avais besoin d&rsquo;une réalisatrice qui pouvait aimer les accidents de tournage et les imprévus. Ils ne sont pas si nombreux à aimer ce principe de tournage : avoir recours à de l&rsquo;improvisation, être surpris par un décor et soudain intégrer quelque chose — et je savais ça d’elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout cas, Emmanuelle Bercot pouvait accepter d&rsquo;avoir soudain une apparition sur son plateau et être intéressée. Très franchement, si ça m&rsquo;était arrivé, j&rsquo;aurais dit « <em>coupez</em> » au bout de trois secondes en me disant : « <em>qui vient foutre le bordel sur mon plateau ?</em> ». Je savais qu&rsquo;Emmanuelle est de ces réalisateurs et réalisatrices qui peuvent aimer ses imprévus. Et puis, je devais avoir un réalisateur ou une réalisatrice à l’écran qui pourrait jouer — et je trouvais l&rsquo;actrice formidable. Bercot a tout de suite dit oui ; par contre, c&rsquo;est la seule dont je n&rsquo;ai pas voulu orienter le jeu.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Comment avez-vous procédé ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em><strong>Dix pour cent</strong></em><strong><em>,</em></strong> J’avais déjà dirigé Cédric Kahn sur l&rsquo;épisode d&rsquo;Isabelle Huppert en tant que réalisateur et là, pour les besoins de ma fiction<strong><em>,</em></strong> il avait totalement joué un rôle de réalisateur qui s&rsquo;appelait “Cédric Kahn” mais qui n’était pas du tout le Cédric Kahn sur un plateau. Il me disait à chaque fois « <em>mais jamais je ferais ça !</em> » et en même temps, il était très partant pour le faire, ça l&rsquo;amusait de faire précisément ce qu&rsquo;il ne ferait pas. Au contraire, avec Emmanuelle, comme on partait de quelque chose de plausible — c’est-à-dire ces accidents, cette manière de tourner —, je voulais essayer presque d&rsquo;aller en mode documentaire sur son plateau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, par exemple, quand elle dirige ses actrices, je n&rsquo;ai pas écrit sa direction. Je lui disais ce que je voulais qu&rsquo;elle puisse dire, et elle le disait avec ses mots, à sa manière. C&rsquo;est une séquence qu&rsquo;on a donc tournée un peu, je crois, “à la Lelouch” : je dis et puis derrière je laisse la personne le redire, mais à sa sauce.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Le titre s’est-il imposé d’entrée ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Non, le premier titre, d&rsquo;ailleurs provisoire, était celui du court métrage <em><strong>Illustre inconnue</strong></em>. On a longtemps vécu avec ce titre-là, que j&rsquo;aimais beaucoup, quand bien même, je l&rsquo;avais déjà employé. Et je dois avouer que c&rsquo;est le distributeur qui s&rsquo;est opposé à ce titre, le trouvant peut-être un peu trop lettré — en tout cas pas assez vendeur alors que j&rsquo;aimais bien l&rsquo;opposition entre les illustres et l’inconnue. Finalement, on est partis sur <em><strong>Ni vue, ni connue</strong></em>, qui est effectivement un peu plus comédie, un peu plus accessible mais qui fonctionne bien lorsqu&rsquo;on voit ce personnage de Corinne Maclou figurante.&nbsp;C&rsquo;est vrai qu&rsquo;elle est ni vue ni connue et qu’elle attend tout le contraire. Donc pourquoi pas.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-19 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9477" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="&quot;On se connaît ?” : © Jérôme Prébois" class="wp-image-9477" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/03._nivueniconnue_053_tag4171hd-e_jeromeprebois.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« On se connaît ?” : © Jérôme Prébois</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que je n&rsquo;aime pas dans le “ni vu, ni connu”, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a une sorte de notion de partie de cache-cache, d’arnaque, de tour de passe-passe… Après, pourquoi pas ? La rencontre avec Sandrine Kiberlain pourrait donner lieu à une sorte de rivalité. Je ne cherche pas du tout à me comparer à Mankiewicz, mais on pense forcément à <em><strong>All About Eve</strong></em> : il y a quand même une sorte de rivalité et de volonté, finalement, presque de nuire à l&rsquo;autre et de prendre sa place. Sauf que je n’en avais pas du tout envie. Je pense que Corinne Maclou veut juste jouer, mais pas du tout voler la place de Sandrine. Il n&rsquo;y a pas du tout cette idée-là, qui d&rsquo;ailleurs est même impensable en réalité.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="210" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/nivueniconnue_affiche_120x160_1509.png?resize=210%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9476 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Ni vue, ni connue</em></strong> <strong>de Marc Fitoussi (Fr., 1h55) avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain,&nbsp;Anne Marivin, Emmanuelle Bercot, Diane Kruger, Ana Girardot, Vincent Dedienne, Thomas Jolly, Hugo Becker… Sortie le 7 octobre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/07/marc-fitoussi-sur-ni-vue-ni-connue/">Marc Fitoussi (“Ni vue, ni connue”) : « Ce monde du cinéma est fait de privilèges, de hiérarchies… »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Notre Salut”, “Digger”, “Mémoire de fille” en salle le 30 septembre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/10/04/au-cinema-le-30-septembre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-30-septembre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 21:49:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Alejandro González Iñárritu]]></category>
		<category><![CDATA[Anja Verderosa]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Ernaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ariane Labed]]></category>
		<category><![CDATA[Birdman]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Digger]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Marre]]></category>
		<category><![CDATA[Esther Archambault]]></category>
		<category><![CDATA[Harpo Guit]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Marre]]></category>
		<category><![CDATA[Jesse Plemons]]></category>
		<category><![CDATA[John Goodman]]></category>
		<category><![CDATA[Judith Godrèche]]></category>
		<category><![CDATA[L'Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Labèque]]></category>
		<category><![CDATA[Maïwène Barthélemy]]></category>
		<category><![CDATA[Manon Valentin]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Perroto]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire de fille]]></category>
		<category><![CDATA[Notre salut]]></category>
		<category><![CDATA[Riz Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Sandra Hüller]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Blancke]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Swann Arlaud]]></category>
		<category><![CDATA[Tess Barthélemy]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Cruise]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Dreville]]></category>
		<category><![CDATA[Vichy]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Bonnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9450</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, une collection de manipulateurs cyniques surgis du passé et du futur vient parader sur les écrans. Entre autres… Notre Salut de Emmanuel Marre 1940. La débâcle de la Drôle de Guerre installe le maréchal Pétain aux commandes du pays et le siège du gouvernement à Vichy. Comme beaucoup d’admirateurs du vieux soldat, Henri [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/04/au-cinema-le-30-septembre-2026/">“Notre Salut”, “Digger”, “Mémoire de fille” en salle le 30 septembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Cette semaine, une collection de manipulateurs cyniques surgis du passé et du futur vient parader sur les écrans. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-28"><strong><em>Notre Salut</em></strong> <strong>de Emmanuel Marre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1940. La débâcle de la Drôle de Guerre installe le maréchal Pétain aux commandes du pays et le siège du gouvernement à Vichy. Comme beaucoup d’admirateurs du vieux soldat, Henri Marre espère dans sa Révolution nationale. Polytechnicien et ingénieur, Marre a d’ailleurs écrit “Notre Salut” un ouvrage programmatique revendiquant un furieux patriotisme ; c’est donc tout naturellement qu’il court à Vichy proposer ses services. Après des débuts laborieux, son obstination et quelques coups de piston lui permettent d’être affecté au Commissariat à la lutte contre le chômage où son zèle et ses méthodes “d’efficacité” lui permettent de gravir les échelons…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="NOTRE SALUT - Bande-annonce VF" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/6V54Q8DaWjU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être que des historiens auront accès un jour au secret des délibérations du jury de Park Chan-wook et comprendront pourquoi il a préféré <a href="https://www.stimento.fr/2026/08/19/fjord-au-cinema-le-19-aout-2026/" data-type="post" data-id="9187"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Fjord</strong></em></a> à <em><strong>Notre Salut</strong></em> et <em><strong>Minotaure</strong></em>. Peut-être les jurés cannois ont-ils en fait été éblouis par ces deux films qui, à l’instar du soleil et de la mort, «<em>&nbsp;ne se peuvent regarder fixement</em>&nbsp;» comme l’affirmait La Rochefoucauld ? En attendant de découvrir dans deux semaines le Zviaguintsev (Grand Prix et candidat de la France pour l’Oscar du film international), le long métrage d’Emmanuel Marre est sur les écrans.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Présent antérieur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au printemps dernier, <a href="https://www.stimento.fr/2026/03/20/au-cinema-le-18-mars-2026/" data-type="post" data-id="8036"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Les Rayons et les Ombres</strong></em></a> promettait une fresque épique à travers les heures sombres de la collaboration ; ce trop (long) métrage à l’académisme pesant érigeant plutôt en victimes (ou en idiots utiles “malgré eux”) ses personnages, Corinne et Jean Luchaire, authentiques profiteurs et apparatchiks du régime de Vichy. Ce que Xavier Giannoli, lorgnant sans doute Visconti, a manqué, Emmanuelle Marre le réussit avec une glaçante virtuosité dans un film sec, sans lyrisme mal venu. <em><strong>Notre salut</strong></em> ne fabrique pas de la fiction enveloppante, il ressuscite l’atmosphère vichyste comme un documentariste embarqué : caméra épaule, coups de zoom et lumière crue de rigueur ; l’âpreté des circonstances et des situations s&rsquo;éprouvant <em>physiologiquement</em> au gros grain de l’image.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-20 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9443" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?resize=1024%2C576&#038;ssl=1" alt="Mur de la honte / Photo : © Condor distribution " class="wp-image-9443" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?resize=860%2C484&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_03.06.20.04_7.3.1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mur de la honte / Photo : © Condor distribution </figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de surcroît un passé paradoxal qu’Emmanuel Marre nous projette puisqu’il use d’une grammaire visuelle anachronique et s’autorise des illustrations musicales empruntées d’autres périodes — <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tl6u2NASUzU"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Big in Japan</strong></em></a> d’Alphaville, <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://youtu.be/pATX-lV0VFk?si=eMvQmFcQZ3oRlJAe&amp;t=39"><em><strong>Live is life</strong></em></a> d’Opus ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=k9xDPa5d464"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Popcorn</strong></em></a> de Hot Butter. Autant d’indices visant à <em>contemporanéiser</em> ce passé qui décidément « <em>ne</em> <em>passe pas</em> » selon la formule d’Henry Rousso et se prolonge dans un temps présent contaminé par d’odieuses nostalgies : quand d’aucuns apprécient — plaisir inoffensif — de réécouter de vieux tubes de leur jeunesse, d’autres se plaisent à reprendre les rengaines moisies de la collaboration.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mal ordinaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Centré sur son aïeul Henri Marre dont il retrace l’itinéraire et l’ascension dans l’administration vichyste (et la déchéance morale synchrone), Emmanuel Marre illustre ce que Hannah Arendt avait si bien théorisé : la «<em> banalité du mal</em> ». Cette “faculté” de se défaire de toute empathie lui permet d’obéir voire devancer les ordres, en décidant de manière abstraite et déshumanisée — mais sans haine particulière — du destin de milliers d’individus comme s’il s’agissait d’objets ou de produits manufacturés.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-21 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="9444" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?resize=1024%2C576&#038;ssl=1" alt="Un collaborateur vaquant à son occupation / Photo : © Condor distribution " class="wp-image-9444" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?resize=860%2C484&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notresalut_selecrouge_srgb_02.25.55.03_1.262.1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un collaborateur vaquant à son occupation / Photo : © Condor distribution </figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Blafard et impassible, Henri n’est pas qu’un rouage servile, il se veut acteur et moteur de l’engrenage car il adhère en son for intérieur à la doctrine qu’il sert…&nbsp;et qui lui permet de se servir au passage. Son “engagement moral” lui offre en effet de profiter de ce confort matériel qu’il a toujours envié chez les autres. Si «&nbsp;<em>le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons&nbsp;</em>», Henri a peut-être touché le tiercé.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="210" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/120x160-notre-salut.png?resize=210%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9440 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Notre Salut</em></strong> <strong>de Emmanuel Marre (Fr.-Bel., 2h33) avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Mathieu Perroto, Harpo Guit… Sortie le 30 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/01/Fabrice-Du-Welz%C2%A9Noemie-Vieillard-e1736773138902.jpeg?fit=300%2C294&#038;ssl=1" srcset="  " alt="Fabrice du Welz (“Le Dossier Maldoror”) : « Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2025/01/13/fabrice-du-welz-le-dossier-maldoror-je-ne-suis-ni-juge-ni-avocat-je-suis-un-cineaste/">Fabrice du Welz (“Le Dossier Maldoror”) : « Je ne suis ni juge, ni avocat. Je suis un cinéaste »</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-29"><strong><em>Digger</em></strong> <strong>de Alejandro González Iñárritu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un futur pas si éloigné. Digger Rockwell, un milliardaire étasunien des énergies fossiles, provoque en forant le Groenland la dislocation d’une partie de la banquise arctique. Celle-ci menaçant de provoquer une catastrophe apocalyptique en Europe, Digger convoque le Président des États-Unis pour décider de la conduite à tenir face aux événements…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DIGGER | Bande-Annonce officielle 2 (VOST)" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/vf091eQlDlQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aurait autant de raisons de louer ce film que de s’en agacer. Car il faut bien considérer <em><strong>Digger</strong></em> pour ce qu’il est : l’énième construction d’une rampe de lancement pour l’Oscar du meilleur acteur que Tom Cruise échoue à se voir décerner malgré ses nombreuses tentatives. Et ce n’est pas faute d’avoir donné de sa personne par le passé en campant un héros paralytique (<em><strong>Né un 4 juillet</strong></em>, 1989), un type abandonné de tous qui se réinvente (<em><strong>Jerry Maguire</strong></em>, 1997), un mari déboussolé (<em><strong>Eyes wide shut</strong></em>, 1999) etc. On pourrait objecter que le principal obstacle de Cruise, c’est lui-même tant il a répliqué à la chaîne les rôles-stéréotypes de héros absolus, dépourvus de la moindre faille et champions du box-office : qui voudrait, <em>en plus</em>, le gratifier d’une statuette pour l’exploitation de sa martingale ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><em><strong>Toutes ressemblances etc.</strong></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En bon pragmatique, Cruise — qui avait également fait chou blanc à l’Oscar du second rôle malgré sa prestation de gourou cachant une fragilité intime dans <em><strong>Magnolia</strong></em> (1999) — a bien noté qu’il avait épaté tout le monde en se grimant pour le rôle du producteur brindezingue de <em><strong>Tonnerre sous les tropiques</strong></em> (2008). Il a aussi compris qu’il fallait viser une “œuvre d’auteur” le sortant de ses schémas classiques (et non d’un yes-man) enfin d’espérer remporter le pompon. <em><strong>Digger</strong></em> réunit toutes les conditions susceptibles de lui attirer les bonnes faveurs des votants hollywoodiens.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-22 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="9447" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="Février 2027. Discours d'acceptation de l'Oscar (projet) / Photo : © Copyright: © 2026 Warner Bros. Ent. All Rights Reserved -  Photo Credit: Photo Courtesy Warner Bros. Pictures" class="wp-image-9447" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/rev-1-rws_7143_comp_v425_inh_r709g24_20260917.0095949_high_res_jpeg.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mars 2027. Discours d&rsquo;acceptation de l&rsquo;Oscar (projet) / Photo : © Copyright: © 2026 Warner Bros. Ent. All Rights Reserved &#8211; Photo Credit: Photo Courtesy Warner Bros. Pictures</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, le sujet s’avère bigrement consensuel — tourner en dérision l’avidité des magnats du pétrole et la corruption/stupidité des dirigeants politiques pas plus étouffés par leur cynisme que leur <em>hubris</em> couleur hypocrisie. Le miroir de notre réalité est à peine déformant, et rappelle dans son esprit satirique noir comme le ridicule des réunions de crise, l’escalade apocalyptique de <em><strong>Docteur Folamour</strong></em> (1964) — impression renforcée par le recours à des décors <em>pinewoodiens</em> dignes de Ken Adam<em>,</em> des cadrages kubrickiens en contre-plongée, des compositions symétriques et de très gros plans sur des visages de militaires grimaçants.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Démasqué ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’Iñarritu ne doit rien au hasard non plus. Le cinéaste, qui est venu avec sa garde prétorienne (ses coscénaristes de <a href="https://www.stimento.fr/tag/birdman-ou-la-surprenante-vertu-de-lignorance/" data-type="post_tag" data-id="2751"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Birdman</strong></em></a> Nicolás Giacobone et Alexander Dinelaris Jr., son fidèle chef-op’ Emmanuel Lubezki…), a déjà récolté 8 Academy&nbsp;Awards dont un pour DiCaprio et en aurait mérité un 9<sup>e</sup> pour Michael Keaton dans… <em><strong>Birdman</strong></em>, justement. Difficile, une fois <em><strong>Digger</strong></em> vu, ne pas constater les nombreuses similitudes avec ce <em>magnum opus</em> puisque toute l’histoire s’inscrit ici également dans le contexte de la générale d’une représentation théâtrale. Le spectacle est donc plaisant, mais dépourvu de surprise de par l’effet de redite du dispositif mêlant mise en abyme, interférence entre réalité et fiction et&nbsp;quatrième mur pulvérisé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0AHVrWm48s"><a href="https://www.stimento.fr/2015/02/25/birdman-de-alejandro-gonzalez-inarritu/">“Birdman” de Alejandro González Iñárritu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« “Birdman” de Alejandro González Iñárritu » — Stimento" src="https://www.stimento.fr/2015/02/25/birdman-de-alejandro-gonzalez-inarritu/embed/#?secret=HPou49GVeh#?secret=0AHVrWm48s" data-secret="0AHVrWm48s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, Cruise donne de sa personne et (s’)offre une bande démo extra-large avec ce personnage odieux enchaînant, entre deux acrobaties, tirades grandiloquentes face à la foule ou soliloques barrés. Le plus ironique étant que le comédien ayant fait de sa juvénilité éternelle un fonds de commerce soit forcé ici de se dissimuler sous une armure de postiches pour avoir la physionomie “normale” d’un homme de son âge — 64 ans. Au fond, c’est peut-être ça le plus intéressant (et le plus révélateur) dans <em><strong>Digger</strong></em> : découvrir le portrait de&nbsp;Dorian Gray de Thomas Cruise Mapother&nbsp;IV, l’acteur-producteur aux ambitions et aux réussites grandes comme le monde. Reclus comme Charles Foster Kane dans son manoir et prêt à vendre sans complexe au public ce qu’il réclame. Peut-être n’a-t-il jamais été plus sincère qu’ici.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/fr_france_digger_cast_1sht_120x160_date.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9439 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Digger</em></strong> <strong>de Alejandro González Iñárritu (É.-U.-Mex.-G.-B.., 2h09) avec Tom Cruise, Sandra Hüller, Riz Ahmed, John Goodman, Jesse Plemons… Sortie le 30 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-30"><strong><em>Mémoire de fille</em></strong> <strong>de Judith Godrèche</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Annie Ernaux, avant “</em><strong>L’Événement</strong><em>”.&nbsp;À l’été 1958, Annie quitte sa famille à Yvetot pour devenir monitrice dans une colonie de vacances. Naïve et innocente de bien des choses de l’existence, la jeune fille va durant quelques semaine effectuer un apprentissage accéléré des relations en collectivité et des affaires sentimentales. Surtout, elle va connaître sa première relation sexuelle avec H., le chefs des monos dont elle s’éprend inconsidérément…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande-annonce MÉMOIRE DE FILLE" src="https://player.vimeo.com/video/1211669395?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="658" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Évocation crue et sans ambages d’une époque à la fois antédiluvienne question mœurs et pourtant pas si lointaine, ce <em><strong>Mémoire de fille</strong></em> s’inscrit dans l’esprit de l’adaptation précédemment signée par Audrey Diwan, comme si Judith Godrèche tenait à faire continuité — peut-être est-ce aussi leur volonté commune de respecter la voix littéraire “nue” de l’autrice qui favorise cette sobriété féconde à l’écran. Au reste, Annie-Ernaux-la-Nobel surplombe par son incarnation un récit naissant de son retour en Normandie, sur les traces de son passé. Valérie Dréville qui la campe est quasiment son clone.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-23 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="553" data-id="9446" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?resize=1024%2C553&#038;ssl=1" alt="Toute sortie de l'adolescence est définitive  / Photo : © Windy production - Moana films" class="wp-image-9446" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?resize=1024%2C553&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?resize=860%2C465&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/photo_7_copyright__c__windy_production_-_moana_films.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Toute sortie de l&rsquo;adolescence est définitive  / Photo : © Windy production &#8211; Moana films</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Jeune Annie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Jouant de son côté poupée de porcelaine au regard écarquillé sur le monde — accentué par ses lunettes rondes de forte en thème — se métamorphosant peu à peu de jeune fille en jeune femme au contact du groupe, Tess Barthélemy confirme qu’elle ne doit pas son rôle à son seul patronyme. Elle fait joliment évoluer le personnage dans les affres de la découverte et de la perte — notamment des premières (ou des dernières ?) illusions. À ses côtés, la réalisatrice compose un très intéressant florilège de jeunes talents contemporains — à l’image de sa presque homonyme Maïwène Barthèlemy (<a href="https://www.stimento.fr/2024/12/11/vingt-dieux-les-femmes-au-balcon-en-salle-le-11-decembre-2024/" data-type="post" data-id="5669"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Vingt dieux</strong></em></a>) ou Anja Verderosa (<a href="https://www.stimento.fr/2025/08/14/au-cinema-le-13-aout-2025/#lepreuve-du-feu-de-aurelien-peyre" data-type="link" data-id="https://www.stimento.fr/2025/08/14/au-cinema-le-13-aout-2025/#lepreuve-du-feu-de-aurelien-peyre"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>L’Épreuve du feu</strong></em></a>), sans parler de l’inquiétant Victor Bonnel. Plus que poindre, une nouvelle génération d’interprètes est en train de s’installer. Il était temps.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/memoire_de_fille_120x160_web.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9441 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Mémoire de fille</em></strong> <strong>de Judith Godrèche (Fr., 1h57) avec Tess Barthélemy, Valérie Dréville, Victor Bonnel, Ariane Labed, Maïwène Barthèlemy, Anja Verderosa, Louise Labèque, Manon Valentin, Esther Archambault… Sortie le 30 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/10/04/au-cinema-le-30-septembre-2026/">“Notre Salut”, “Digger”, “Mémoire de fille” en salle le 30 septembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>“Garance”, “Les Éléphants dans la brume”, “Her Private Hell”, “Les Roches rouges” en salle le 23 septembre 2026</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2026/09/26/au-cinema-le-23-septembre-2026/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-cinema-le-23-septembre-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 07:11:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Abinash Bikram Shah]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle Exarchopoulos]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Alcoolisme]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Sy]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Dumont]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Melton]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Deepika Yadav]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Garance]]></category>
		<category><![CDATA[Her Private Hell]]></category>
		<category><![CDATA[Jasmin Bishwokarma]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne Herry]]></category>
		<category><![CDATA[Kaylon Lancel]]></category>
		<category><![CDATA[Kelsie Verdeilles]]></category>
		<category><![CDATA[Kristine Frøseth]]></category>
		<category><![CDATA[Les Éléphants dans la brume]]></category>
		<category><![CDATA[Les Roches rouges]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Podolski]]></category>
		<category><![CDATA[Mathilde Roehrich]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Winding Refn]]></category>
		<category><![CDATA[Pushpa Thing Lama]]></category>
		<category><![CDATA[Sara Giraudeau]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajeanne Drillaud]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[Tinihāru]]></category>
		<category><![CDATA[Transgenre]]></category>
		<category><![CDATA[तिनीहरू]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.stimento.fr/?p=9418</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, des actrices en crise, des mises au ban et des rivalités à tous les âges se frôlent sur les écrans. Entre autres… Garance de Jeanne Herry Garance est comédienne au sein d’une petite troupe. La vie d’artiste est dure, mais elle s’accroche. Et puis elle oublie les galères du quotidien en faisant la fête [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/09/26/au-cinema-le-23-septembre-2026/">“Garance”, “Les Éléphants dans la brume”, “Her Private Hell”, “Les Roches rouges” en salle le 23 septembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Cette semaine, des actrices en crise, des mises au ban et des rivalités à tous les âges se frôlent sur les écrans. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-35"><strong><em>Garance</em></strong> <strong>de Jeanne Herry</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Garance est comédienne au sein d’une petite troupe. La vie d’artiste est dure, mais elle s’accroche. Et puis elle oublie les galères du quotidien en faisant la fête avec les potes les soir. Seulement, il arrive que lesdits soirs durent jusqu’au lendemain. Peu à peu, les conséquences de ses excès nocturnes viennent polluer le quotidien, son boulot et sa santé étant vampirisés par l’alcoolisme. À deux doigts de couler au fond du cubi, elle croise Pauline, une scénographe qui va lui tendre la main qu’il faut…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="GARANCE – Bande-annonce – Adèle Exarchopoulos (2026)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/08WaxJ0KVCw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Jeanne Herry aime autant ses sujets que ses personnages, ses personnages que les acteurs, les acteurs que l’écriture de ses dialogues… dont elle souhaite qu’ils soient respectés à la lettre par ses interprètes. Le produit de cette rigueur et de cet attachement explique sans doute la justesse de ses films ainsi que leur profondeur. En abordant depuis <em><strong>Pupille</strong></em> et surtout <em><strong>Je verrai toujours vos visages</strong></em> des thématiques soci(ét)ales, la cinéaste encourrait les risques du «&nbsp;film-dossier&nbsp;» ; un genre piégeux par excellence, où nombre d’auteurs s’abîment dans l’illustration didactique de grandes questions agitant l’opinion. <em><strong>Garance</strong></em> ose mêler en un seul portrait plus d’une problématiques, rendant ainsi justice à la complexité naturelle d’un être — en l’occurrence celle de son personnage-titre.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-24 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" data-id="9430" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?resize=1024%2C428&#038;ssl=1" alt="Le verre ? C'est pour faire contenance / Photo : ©2026 TRÉSOR FILMS - CHI-FOU-MI PRODUCTIONS - STUDIOCANAL - FRANCE 3 CINÉMA - ARTÉMIS PRODUCTIONS" class="wp-image-9430" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?resize=1024%2C428&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?resize=768%2C321&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?resize=860%2C359&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__7_.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le verre ? C&rsquo;est pour faire contenance / Photo : ©2026 TRÉSOR FILMS &#8211; CHI-FOU-MI PRODUCTIONS &#8211; STUDIOCANAL &#8211; FRANCE 3 CINÉMA &#8211; ARTÉMIS PRODUCTIONS</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Garance ou la vraie vie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Car si le film suit la trajectoire de Garance, il ne se résume à sa destruction par l’alcool puis à sa rédemption à travers une épiphanie amoureuse ; l’on pourrait même dire que cette trame constitue un arrière-plan révélant d’autres aspects non moins essentiels de son existence, sans lesquels rien n’aurait de chair. Ainsi <em><strong>Garance</strong></em> peut-il se voir comme un document sur “l’enfer des heures”, cette épée de Damoclès pesant sur les comédiens et autres intermittents condamnés à courir le cachet pour être assurés de vivre (souvent modestement) de leur passion. Une accumulation de rôles hétéroclites, de masques parfois absurdes, créant un écran commode avec le réel… et rendant le retour dans la vie ordinaire d’autant plus difficile que le fait d’appartenir au monde du “divertissement” encourage à l’évasion dite festive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film raconte aussi, avec un recul bienvenu, la parenthèse du covid et les conséquences sanitaires du confinement pour les personnes isolées, dépendantes d’addictions ou en situation de vulnérabilité telles que Garance. Autant qu’il montre le quotidien des aidants — ici Pauline, la compagne de Garance —, devant trouver la meilleure manière d’accompagner sans y laisser eux-mêmes leur peau. Sans produire une thèse d’État ni un mélo d’hosto perclus de crises, Jeanne Herry cerne son sujet à 360° en habillant son récit d’une chair tangible. On partage du vécu, on ne contemple pas des “performances“ d’acteurs ou d’actrices.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-25 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" data-id="9422" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?resize=1024%2C428&#038;ssl=1" alt="Quand on confond contenance et contenu… / Photo : ©2026 TRÉSOR FILMS - CHI-FOU-MI PRODUCTIONS - STUDIOCANAL - FRANCE 3 CINÉMA - ARTÉMIS PRODUCTIONS" class="wp-image-9422" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?resize=1024%2C428&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?resize=768%2C321&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?resize=860%2C359&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026_tre_sor_films_-_chi-fou-mi_productions_-_studiocanal_-_france_3_cine_ma_-_arte_mis_productions__12_.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quand on confond contenance et contenu… / Photo : ©2026 TRÉSOR FILMS &#8211; CHI-FOU-MI PRODUCTIONS &#8211; STUDIOCANAL &#8211; FRANCE 3 CINÉMA &#8211; ARTÉMIS PRODUCTIONS</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Une nouvelle cuvée de rouge&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quel plaisir de saluer le travail d’Adèle Exarchopoulos dont la vérité de jeu repose non sur la contrefaçon facile de l’ivresse, mais sur un mixte d’ambiguïtés entre déni, dissimulation, colère et déchéance. Incarner les variations d’état sans succomber à la tentation des grands éclats théâtraux est autrement plus satisfaisant pour le spectateur qui ne sait jamais où le personnage se dirige — et peut partager l’empathie inquiète de Pauline, joliment incarnée par une Sara Giraudeau contrepoint de douceur idéal à sa partenaire. Adèle soutient enfin cette gageure de donner, après Arletty, une nouvelle incarnation cinématographique au beau et rare prénom Garance. Rien que cela confine à l’exploit.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/garance_120x160_hd.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9428 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Garance</em></strong> <strong>de Jeanne Herry (Fr., 2h) avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud, Mathilde Roehrich, Brigitte Sy, Hélène Alexandridis… Sortie le 23 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?fit=300%2C197&#038;ssl=1" srcset=" https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?w=2560&amp;ssl=1 2560w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=1024%2C672&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=768%2C504&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=1536%2C1008&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=2048%2C1344&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?resize=860%2C564&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/08/lrdjphotogramme00151606site-scaled.jpeg?w=2340&amp;ssl=1 2340w " alt="Karim Leklou &#038; les frères Larrieu (“Le Roman de Jim”) : « On sait ce qu’on va tourner, mais on ne sait pas comment »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/08/13/karim-leklou-les-freres-larrieu-le-roman-de-jim-on-sait-ce-quon-va-tourner-mais-on-ne-sait-pas-comment/">Karim Leklou &#038; les frères Larrieu (“Le Roman de Jim”) : « On sait ce qu’on va tourner, mais on ne sait pas comment »</a></div></div></div><p></p>


<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-36"><strong><em>Les Éléphants dans la brume</em></strong> <strong>de Abinash Bikram Shah</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Népal, de nos jours. Vivant en bordure d’une forêt sous la menace permanente d’une charge d’éléphants sauvages, un village abrite une communauté de femmes transgenres : les kinnars. Tolérées et redoutées à cause des pouvoirs qu’on leur prête, leur présence est remise en question lorsque Pirati, l’une d’entre elles, rompt son vœu de chasteté et doit partir à la recherche d’une de ses “filles“ disparues…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME - Un film d&amp;apos;Abinash Bikram Shah" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/Iz_jpNFx2_w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce conte contemporain présente plusieurs vertus, notamment celle de nous offrir le deuxième film népalais de l’année après <a href="https://www.stimento.fr/2026/02/19/au-cinema-le-18-fevrier-2026/#audela-de-katmandou-de-alexander-murphy"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em><strong>Au-delà de Katmandou</strong></em></a>. Il revêt également un aspect documentaire en nous révélant l’existence des kinnars — et l’on ne peut que constater les similarités entre cette communauté et les drags queen occidentaux, ne serait-ce que dans le fonctionnement matriarcal et le lien mère-fille entre les anciennes et les nouvelles. Ce qui diffère ici, c’est une structure ultra-pyramidale du groupe, plus sectaire (ou mystique), puisqu’une “gourou” exerce une autorité spirituelle sur l’ensemble des “filles”, ainsi qu’un droit de mise au ban pour celle qui dérogerait aux règles internes.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-26 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" data-id="9423" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?resize=1024%2C614&#038;ssl=1" alt="Peu d'écoute du côté de la police / Photo : © Les Valseurs" class="wp-image-9423" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?resize=1024%2C614&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?resize=768%2C461&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?resize=860%2C516&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/004_pirati__joon_and_the_police__underground_talkies_nepal___les_valseurs___dgs.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Peu d&rsquo;écoute du côté de la police / Photo : © Les Valseurs</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Défense de haïr</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui ne change pas en revanche — et qui rend cette histoire terriblement universelle — c’est le revirement des villageois vis-à-vis de la communauté dès que ses membres sortent un peu trop du cadre qui leur est assigné. La tolérance ôte son masque bienveillant et dévoile son vrai visage hypocrite; les amabilités font place à une curée transphobe haineuse… Quand ça l’arrange, la foule oublie vite la crainte superstitieuse qui la retenait de s’attaquer aux kinnars. Mais, comme dans tout conte, la morale lui apprendra qu’une action médiocre l’expose à un violent retour de bâton. À méditer même dans les pays sans éléphants.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/affiches_ledlb_web_date.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9427 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Les Éléphants dans la brume</em></strong> (<em>तिनीहरू</em>, <em>Tinihāru</em>) <strong>de Abinash Bikram Shah (Nép.-Fr.-All.-Br.-Nor., 1h43) avec Pushpa Thing Lama, Deepika Yadav, Jasmin Bishwokarma… Sortie le 23 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-37"><strong><em>Her Private Hell</em></strong> <strong>de Nicolas Winding Refn</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est peut-être un tournage qui se prépare, ou alors un rêve virant au cauchemar. Celui d’une jeune actrice qui s’apprête à tutoyer les sommets et découvre, dans le décor hi-tech d’un gratte-ciel luxueux, que l’hostilité couve derrière la réussite…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="HER PRIVATE HELL I Le 23 septembre au cinéma" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/fR5LipOLHRg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi bon jeter la pierre à NWR ? Il a trouvé son écosystème pour produire ce qu’il veut et faire ce qu’il sait faire. Et donc livrer à ses adulateurs ce qu’ils espèrent de lui. <em><strong>Her Private Hell</strong></em> est ainsi une fable initiatique sans âge en forme de labyrinthe post-lynchien, aussi admirablement exécutée que ces grosses locomotives esthétisantes tournées par les cinéastes publicitaires des années 1980. On ne s’y préoccupe pas de sens mais plutôt de sensations. À expérimenter comme du fan service emballé dans du papier cellophane irisé orné d’un ruban rose-mauve.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="211" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/hph_poster_web.png?resize=211%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9424 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Her Private Hell</em></strong> <strong>de Nicolas Winding Refn (Dan.-E.-U., 1h50) avec Sophie Thatcher, Charles Melton, Kristine Frøseth… Sortie le 23 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-38"><strong><em>Les Roches rouges</em></strong> <strong>de Bruno Dumont</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’été, sur la Riviera. Livrés à eux-mêmes, Géo et ses copains sautent des Roches rouges — même si c’est interdit. Un jour, ils rencontrent un autre groupe du même âge se livrant à la même activité qu’eux. Une rivalité sourde s’installe lorsque Géo se rapproche d’Ève, que le “chef” de l’autre bande considère comme sa bien-aimée. Forcément, cela finira mal. Ah, un détail : tous les protagonistes ont entre 5 et 8 ans environ…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CUTDOWN - LES ROCHES ROUGES de Bruno Dumont" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/WvfCtYSVIoQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Jamais avare de concepts, Bruno Dumont effectue ici la transposition d’un drame façon <em><strong>Roméo et Juliette</strong></em> avec des gamins tout juste sortis de la maternelle. En mode décalé ? Pas du tout : au premier degré absolu. Avouons que l’on peine à comprendre l’intention — si ce n’est de montrer l’absence coupable de parents démissionnaires, laissant une si jeune marmaille risquer sa vie à chaque instant dans les calanques ou conduire des mini-quads sur des voies express ; ou l’indifférence d’adultes devant des mioches non accompagnés traversant la frontière en train pour gagner l’Italie.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-27 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="713" data-id="9429" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?resize=1024%2C713&#038;ssl=1" alt="Pas contents ! / Photo : © Rosa Filmes" class="wp-image-9429" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?resize=1024%2C713&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?resize=768%2C535&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?resize=860%2C599&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/les_roches_rouges_4_-_copyright_rosa_filmes.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pas contents ! / Photo : © Rosa Filmes</figcaption></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Plouf !</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quel est alors l’intérêt de cet improbable et absurde récit ? Prouver sa virtuosité de direction d’acteurs, “néo-modèles bressoniens” recrutés au berceau ? Créer un effet <em><strong>Jeux interdits</strong></em>/<em><strong>400 Coups</strong></em> ? Ce qui est sûr, c’est que l’on retrouve le soin obsessionnel du réalisateur pour l’image, une lumière splendide, crue, changeant de celle dont il a l’habitude dans sa Côte d’Opale. On doute toutefois que la motivation première du cinéaste était ici de faire des élégances optiques ou une carte postale de station balnéaire à hauteur d’enfant…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="206" height="280" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/09/affiche_les_roches_rouges.png?resize=206%2C280&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9421 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Les Roches rouges</em></strong> <strong>de Bruno Dumont (Port.-Fr.-It.-Esp.-Qat., 1h30) avec Kaylon Lancel, Kelsie Verdeilles, Louise Podolski… Sortie le 23 septembre 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="rb-gutenberg-related">        <div class="related-sec related-6">
            <div class="inner block-grid-small-1 rb-columns rb-col-3 is-gap-10">
				<div class="block-h heading-layout-10"><div class="heading-inner"><h4 class="heading-title"><span>À lire également</span></h4></div></div>                <div class="block-inner">
					        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9683">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" title="“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/11/whn-00364_v1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Au fond, un film, c&#039;est tout simple à faire… / Photo : © by Searchlight Pictures/Diego Araya Corvalán, Courtesy of Searchlight Pictures. © 2026 Searchlight Pictures. All Rights Reserved." loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/11/07/au-cinema-le-4-novembre-2026/" rel="bookmark">“Wild Horse Nine”, “L’Affaire Marie-Claire” en salle le 4 novembre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9662">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" title="“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/30/au-cinema-le-28-octobre-2026/" rel="bookmark">“Quelques mots d’amour”, “Irish Travellers”, “Moulin” en salle le 28 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9597">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" title="Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/cover-album-e1793020237660.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Zazie, nouvelle môme piafs ? / Visuel : © Laurent Seroussi" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/26/zazie-sur-volatil/" rel="bookmark">Zazie (“Volatil”) : « J&rsquo;aime définitivement provoquer l’émotion, quelle qu&rsquo;elle soit »</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9616">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" title="“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/ufa_photo_05___agat_films_bibi_film_arte_france_cinema.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Revenez demain / Photo : © Agat Films -Bibi film - Arte France Cinéma" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/25/au-cinema-le-21-octobre-2026/" rel="bookmark">“Une femme aujourd&rsquo;hui”, “Le Roi du game” en salle le 21 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9576">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" title="Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » ">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/23/pierre-gagnaire-et-martin-veyron-sur-le-cuisinier-malgre-lui/" rel="bookmark">Pierre Gagnaire &amp; Martin Veyron (“Pierre Gagnaire, le cuisinier malgré lui”) : « Je fais de la cuisine ; mon terrain d&rsquo;expression, c&rsquo;est de marier la carpe et le lapin » </a></h5>        </div>
		        </div>
	        <div class="p-wrap p-grid p-grid-small-1" data-pid="9544">
	            <div class="feat-holder overlay-text">
				        <div class="p-featured">
			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" title="“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/4___eddy_cinema__beside_productions__regular_production__france_3_cinema__auvergne_rho_ne-alpes_cinema__rtbf.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="&quot;La musique, oui la musique” (Nicoletta) / Photo : © Eddy Cinema, Beside Productions, Regular Production, France 3 Cinema, Auvergne Rhône-Alpes Cinema, RTBF" loading="lazy" />        </a>
		        </div>
	            </div>
		        <div class="p-content">
			<h5 class="entry-title">        <a class="p-url" href="https://www.stimento.fr/2026/10/20/au-cinema-le-14-octobre-2026/" rel="bookmark">“Minotaure”, “Le Corset”, “Qui vit encore” en salle le 14 octobre 2026</a></h5>        </div>
		        </div>
	                </div>
            </div>
        </div>
		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/09/26/au-cinema-le-23-septembre-2026/">“Garance”, “Les Éléphants dans la brume”, “Her Private Hell”, “Les Roches rouges” en salle le 23 septembre 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
