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	<title>Archives des Jonathan Cohen - Stimento</title>
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	<title>Archives des Jonathan Cohen - Stimento</title>
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		<title>“D’un monde à l&#8217;autre”, “Une année italienne”, “Le Vertige”, “Disclosure Day”, “Fils de personne” en salle le 10 juin 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 21:11:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine dans les salles, des deuils, des initiations, des retrouvailles et des découvertes fantastiques. Entre autres… D’un monde à l&#8217;autre de &#38; avec Jérémie Renier Jérémie Renier n’aurait jamais réalisé ce film s’il n’avait été au Grand Nord. Ce voyage n’aurait jamais eu lieu s’il n’avait croisé l’aventurier des extrêmes Loury Lag. Quant à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Cette semaine dans les salles, des deuils, des initiations, des retrouvailles et des découvertes fantastiques. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>D’un monde à l&rsquo;autre </em>de &amp; avec Jérémie Renier</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jérémie Renier n’aurait jamais réalisé ce film s’il n’avait été au Grand Nord. Ce voyage n’aurait jamais eu lieu s’il n’avait croisé l’aventurier des extrêmes Loury Lag. Quant à cette rencontre, elle ne se serait jamais produite si le comédien n’avait pas eu la douleur de perdre son meilleur ami. Si la cruauté de la vie peut paradoxalement donner naissance à de belles choses, les chemins de la consolation ne sont pas exempts de souffrances…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="D&amp;apos;UN MONDE À L&amp;apos;AUTRE - LE 10 JUIN AU CINÉMA" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/7s9BK0z_vxc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Un voyage au bout de lui-même et du monde, sans certitude d’avoir son billet-retour. Voilà ce que s’apprête à accomplir <a href="https://www.stimento.fr/2026/06/08/jeremie-renier-sur-d-un-monde-a-l-autre/" type="post" id="8617"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Jérémie Renier</a> lorsqu’il s’embarque pour suivre, caméra à la moufle, le raid arctique de Loury Lag. Certes, il s’est entraîné mais il est clair que cette aventure est davantage pour lui un dérivatif à la mélancolie qui le ronge depuis des mois — depuis l’accident qui a coûté la vie à son meilleur ami Gaspard Ulliel. Même si Jérémie s’adresse à lui en voix-off, jamais le nom de l’absent n’est prononcé durant <em><strong>D’un monde à l’autre</strong></em> ; seule une dédicace discrète à Gaspard apparaît dans les ultimes secondes du film. À se demander si la pudeur ne l’emmitoufle pas davantage que sa parka polaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ce qui ne nous tue pas…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vu de l’extérieur, il peut paraître étrange qu’on veuille soigner sa dépression dans un décor comparable à celui qui a causé le trépas de son meilleur pote. Mais certaines choses ne se commandent pas et ce voyage de ravaudage de l’âme obéit à une série de signes plus ou moins ésotériques que Renier accepte — la rencontre avec Loury Lag en fait partie. Ce que ce dernier va instiller confère à l’expédition (et donc, au film) une dimension d’imprévu stupéfiante. Car derrière son côté généreux et hâbleur, Loury a aussi sa part secrète qui se révèle au mitan du doucumentaire, créant un coup de théâtre impossible à prévoir.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="423" data-id="8613" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?resize=1024%2C423&#038;ssl=1" alt="Une fenêtre de beau temps / Photo : ©Chi-fou-mi - Vixens" class="wp-image-8613" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?resize=1024%2C423&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?resize=300%2C124&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?resize=768%2C318&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?resize=860%2C356&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/05-%C2%A9Chi-fou-mi-Vixens.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une fenêtre de beau temps / Photo : ©Chi-fou-mi &#8211; Vixens</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est alors plus question de se remettre d’un deuil dans la poésie éthérée des paysages verglacés, mais d’envisager, en sus de la viabilité du projet de cinéma, la survie immédiate. La décharge d’adrénaline causée par ce retournement de situation transforme radicalement <em><strong>D’un monde à l’autre</strong></em><strong><em> </em></strong>en épreuve de vie et de force. Concomitamment, l’empathie ressentie pour Jérémie augmente, comme l’intérêt et la beauté parfois abstraite du film. Et à l’instar des protagonistes, on ne sait pas ce qu’on est venus chercher, on ignore ce qu’on a trouvé durant ce voyage mais on s’avoue heureux de l’avoir partagé. On ne pouvait imaginer plus respectueux, digne, intime ni élégant hommage à Gaspard.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=724%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8619 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=724%2C1024&amp;ssl=1 724w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=212%2C300&amp;ssl=1 212w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=768%2C1087&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=1085%2C1536&amp;ssl=1 1085w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?resize=860%2C1217&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/DUMALA-Affiche-WEB-HD.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>D’un monde à l&rsquo;autre </em>de &amp; avec Jérémie Renier (Fr., 1h14) documentaire avec également Loury Lag… Sortie le 10 juin 2026.</strong></p>
</div></div>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-stimento wp-block-embed-stimento"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SIvkHwiIrj"><a href="https://www.stimento.fr/2026/06/08/jeremie-renier-sur-d-un-monde-a-l-autre/">Jérémie Renier &#038; Loury Lag (“D’un monde à l’autre”) : « Tout le film raconte comment tu pars de l&rsquo;ombre et tu vas vers la lumière »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jérémie Renier &amp; Loury Lag (“D’un monde à l’autre”) : « Tout le film raconte comment tu pars de l’ombre et tu vas vers la lumière » » — Stimento" src="https://www.stimento.fr/2026/06/08/jeremie-renier-sur-d-un-monde-a-l-autre/embed/#?secret=bpL2KowJxY#?secret=SIvkHwiIrj" data-secret="SIvkHwiIrj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Une année italienne</em>&nbsp;de Laura Samani</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Italie, à l’aube du XXI<sup>e</sup> siècle. Son père ayant été muté dans une entreprise de Trieste, Frederika, dite Fred, débarque de sa Suède natale dans un lycée professionnel où elle est la seule fille. D’abord chahutée, elle devient l’égérie d’un groupe de trois potes soudés — Antero, Pasini et Mitis — qui font d’elle leur alter ego. Entre sorties, canulars et discussions sans fin, la vie file agréablement. Jusqu’au moment où l’un des trois mousquetaires sent quelque chose se nouer entre Fred et lui qui dépasse l’amitié. Mais est-il vraiment le seul ?</em></p>



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<iframe loading="lazy" title="UNE ANNÉE ITALIENNE, un film de Laura Samani - Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/y3D9fpA8NYc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Révélée par <em><strong>Picolo Corpo</strong></em> (2021) un film rude se déroulant dans l’austérité du monde rural à l’aube du XX<sup>e </sup>siècle, Laura Samani n’abandonne pas franchement cette époque : elle adapte ici en effet un roman quasi-centenaire de Giani Stuparich en le transposant de nos jours. Une translation à bon escient puisque l’essentiel est respecté : propulser une jeune femme dans un groupe de jeunes gens et observer les réactions sociales et/ou anthropologiques en résultant. Quelle que soit l’époque, il y a des invariants : les premières approches entre fascination et bêtise de ces grands ados, avant que la maturité de Fred n’impose sa loi.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Tous les garçons et les filles de cet âge</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le décalage entre Fred et les garçons n’est pas juste lié à une question de genre, d’âge bête ni d’hormones : il repose aussi sur une sorte hiatus civilisationnel. Venue de Suède et élevée dans une mentalité nordique, Fred apparaît à la fois plus réfléchie et indépendante que ses condisciples ; plus adulte également — ce qui va ajouter à son “charme” exotique… et faciliter son intégration comme un bon copain. Elle diffère aussi des autres filles entourant les trois inséparables, qui soudain deviennent bien ordinaires avec leurs codes terriblement latins.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8649" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8649" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/UADS_Still_09.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Italie-Suède : l&rsquo;affiche qui manquait à la Coupe du Monde  / Photo : © Arizona distribution</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Roman d’apprentissage débutant (et se concluant) par un joli plan subjectif vers l’entrée (puis de sortie) du lycée, marquant de manière explicite la parenthèse signifiée par le titre, <em><strong>Une année italienne</strong></em> est certes nourri par les souvenirs personnels de la réalisatrice — la relocalisation temporelle en est la cause — mais cela n’en fait pas pour autant une autobiographie divergée. Davantage que sur l’anecdotique, Laura Samani s’attarde sur le fond social : ainsi, la présence de Fred est-elle liée la nomination de son père aux RH d’une entreprise locale pour procéder à des “ajustements de personnels“ suscitant plus d’inquiétude et d’animosité à son encontre que de sympathie.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Stella la star</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste le portrait de cette amitié à quatre — trangressifs et fêtards en groupe, mais aux individus plombés par la mélancolie et failles intimes — s’avère terriblement attachant. Chacun pourra s’y retrouver ou fantasmer d’avoir fait partie d’un quatuor aussi fusionnel… en regrettant que l’inéluctable compétition amoureuse en ait sonné le glas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut conclure sans pointer la cécité manifeste du jury Orizzonti ayant choisi de récompenser d’un prix d’interprétation Giacomo Covi, l’un des comédiens du trio — ce qui a de quoi surprendre tant le groupe fonctionne en osmose, de par (et grâce à) sa complémentarité. Surtout, il passe à côté de celle qui illumine le film : Stella Wendick. Si la jeune actrice aux faux-airs de Kate Winslett se distinguait naturellement par le rôle qu’elle campait, elle s’impose aussi par son talent. Il semble que certaines évidences échappent aux yeux les plus aguerris ; le temps et la future carrière de Stella Wendick se chargeront de les dessiller…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8646 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=768%2C1045&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/120x160-Une-Annee-Italienne-Partenaires-05_05-HD-scaled-1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Une année italienne</em>&nbsp;<em>(Un anno di scuola) </em>de Laura Samani&nbsp;(It.-Fr., 1h42) Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi… Sortie le 10 juin 2026.</strong></p>
</div></div>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?fit=300%2C225&#038;ssl=1" srcset=" https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?w=1440&amp;ssl=1 1440w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/06/3-rendez-vous-avec-pol-pot-c-dulac-distribution-6628d6bc9e25e.jpeg?resize=860%2C645&amp;ssl=1 860w " alt="Rithy Pahn (“Rendez-vous avec Pol Pot”) : « Il faut que la dimension artistique soit dans le film »" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2024/06/06/rithy-pahn-rendez-vous-avec-pol-pot-il-faut-que-la-dimension-artistique-soit-dans-le-film/">Rithy Pahn (“Rendez-vous avec Pol Pot”) : « Il faut que la dimension artistique soit dans le film »</a></div></div></div><p></p>


<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub><sup>*</sup><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Le Vertige </em>de Quentin Dupieux</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un matin comme un autre, Jacques débarque avant l’aurore chez son pote Bruno nanti d’une nouvelle ébouriffante : le monde dans lequel ils vivent n’est pas réel mais une simulation. Face à l’incrédulité de son hôte, Jacques lui présente des preuves irréfutables : une liste de bugs affectant le quotidien. Bruno se met alors à douter…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE VERTIGE - Bande-annonce" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/_LHZIviMEm4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Action/réaction. L’économie artisanale de Quentin Dupieux lui permet de produire à l&rsquo;envi des films “épidermiques”, c’est-à-dire exploitant artistiquement une idée en écho à une actualité ou un phénomène de société. Récemment, l’émergence de l’IA s’est ainsi retrouvée au centre du <em><strong>Deuxième acte</strong></em><strong><em> </em></strong>et les influenceurs dans <em><strong>L’Accident de piano</strong></em> ; c’est à présent la question de l’avenir du cinéma (et du monde !) à l’ère des IA génératives que le réalisateur interroge en recourant, histoire d’accentuer le hiatus,&nbsp;à une esthétique numérique explicitement rétro faite de personnages et de décors à la limite du polygonal.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Vice-versa</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même s’il s’agit ici de son premier *long* métrage d’animation, rien de nouveau sous le soleil : Dupieux convoque des fidèles (Chabat, Cohen, Demoustier, Flat Eric) et tourne autour de l’idée de l’existence d’un monde contigu à celui dans lequel évoluent les personnages de sa fiction, l’un subissant les effets de l’autre ; le second pouvant engendrer des phénomènes étranges dans le premier. Reste à comprendre les mécanismes d’équilibres ou de passage éventuel entre les deux : il s’agit ici du traditionnel miroir, déjà bien poli par Lewis Carroll ou Cocteau.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="8647" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?resize=1024%2C576&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8647" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?resize=860%2C484&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/gtu_01_09_19_07.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">En effet, le monde ne tourne pas rond / Photo : © Diaphana Distribution</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L’outil miroir est d’autant plus efficient qu’il renvoie par essence au concept de mise en abyme, auquel le film ne se prive pas de faire référence : l’esthétique visuelle rudimentaire hurle la simulation archaïque, les personnages évoquent <em><strong>Matrix</strong></em>, le générique s’achève sur de faux <em>bloopers</em> révélant des coulisses fictives du plateau de tournage et l’autre côté d’une caméra n’ayant jamais existé… Dupieux pousse à ses limites le fameux contrat tacite avec le public autour du faux et du vrai. Et sa farce légère, presque dilettante avec sa musique 8bits, crée pour qui veut bien s’y pencher, une petite sensation de vertige.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Ne pas toucher</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il y a cette très Intéressante mention au terme du générique, enfonçant le clou d’un propos bien sérieux puisqu’elle semble interdire explicitement toute collecte de matériel lié au film par des IA —&nbsp;à des fins d’entrainement, on le suppose. Le réalisateur rétablit le primat de la création humaine, tout en circonscrivant l’outil numérique à ses limites d’exécutant dépendant d’ordres et d’autorisations. Ce qui devrait être la règle devient l’exception. À méditer…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="772" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=772%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8650 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=772%2C1024&amp;ssl=1 772w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=768%2C1019&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=1158%2C1536&amp;ssl=1 1158w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?resize=860%2C1141&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Le-vertige-160x120-cm-CMJN.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 772px) 100vw, 772px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Le Vertige </em>de Quentin Dupieux (Fr., 1h08) animation avec les voix de Alain Chabat,&nbsp;Jonathan Cohen,&nbsp;Anaïs Demoustier,&nbsp;Jean-Marie Winling… Sortie le 10 juin 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Disclosure Day</em> de Steven Spielberg</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Spécialiste de cybersécurité chez Wardex une agence para-gouvernementale, Daniel Keller s’est enfui avec un lot de documents classées prouvant la présence de visiteurs extraterrestres sur notre planète. Traqué par les sbires de Scanlon, le patron de Wardex, Keller rencontre Margaret, une présentatrice météo ayant soudainement acquis un étrange pouvoir de divination. Sans le savoir, tous deux étaient voués à se rencontrer afin de révéler au monde un message venu de l’outre-espace…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DISCLOSURE DAY | Bande annonce officielle VOST [Au cinéma le 10.06.2026]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/ddtywDACltc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Tous les grands événements (…) de l&rsquo;histoire universelle se produisent pour ainsi dire deux fois (…) : la première fois comme grande tragédie, la seconde fois comme farce</em> » a jadis écrit Marx, qui à sa manière&nbsp;modernisait l’antique «&nbsp;<em>bis repetita non placent&nbsp;». </em>Notez que l’on prend des précautions scripturales pour énoncer une phrase désagréable : Spielberg radote. Ou plutôt, il se répète mais, en moins bien. <em><strong>Disclosure Day</strong></em> est en effet un avatar contemporain de <em><strong>Rencontres du troisième type</strong></em><strong><em> </em></strong>du genre honteux&nbsp; car non avoué. Déjà que les auto-remakes s’avèrent des projets un peu bizarres, ils tournent au suspect lorsqu’ils ne s’avancent masqués.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Déjà vu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, l’intérêt de Tonton Steven pour les aliens n’a rien d’une lubie passagère ; ceux-ci constitueraient plutôt une ligne structurante de son œuvre. Associés à des thématiques volontiers poétiques au parfum d’enfance (<em><strong>Rencontres du troisième type</strong></em>, <em><strong>E.T</strong></em><strong>.</strong>) ou divertissantes (<em><strong>Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal</strong></em><strong>),</strong> ils ne sont réellement hostiles que dans <em><strong>La Guerre des mondes</strong></em>… où l’écosystème terrestre finit de toute façon par les exterminer. Rebelotte dans ce nouvel opus : les visiteurs sont des incarnations de l’empathie un peu masochistes s’obstinants à crasher leurs astronefs hyper-sophistiqués sur notre planète, à se faire capturer et torturer par des scientifiques pervers sans jamais riposter. Avoir le goût du martyre à ce degré, ce n’est pas humain en effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme d’habitude, Spielberg désigne parmi les Terriens étasuniens des “élus” guidés par télépathie pour servir d’interprètes entre l’humanité et les visiteurs ; des <em>go-between</em> un peu paumés dans leur vie, histoire de rendre leur parcours encore plus fascinant… et messianique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="8644" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8644" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_FP_UPUA2650_00087079_L.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une auréole ? Soit c&rsquo;est Simon Templar, soit c&rsquo;est une élue ! / Photo : © UPI France </figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Que de sous-texte, sur-texte religieux en effet autour de cette <em>révélation</em> — qui aurait mérité de s’appeler “épiphanie” pour assumer totalement son côté biblique ! Entre la compagne de Daniel (tiens, comme le prophète de la Bible), ancienne novice ayant peur que la confirmation d’une vie extraterrestre bouleverse l’humanité dans sa croyance en Dieu ou les prêchi-prêchas de Scanlon, rarement Spielberg nous aura imposé un tel catéchisme. On est loin de l’universalisme décorrélé de la foi de <em><strong>Rencontres du troisième type</strong></em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Z files</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Situé dans un contexte de tensions internationales — l’aube d’une Troisième Guerre mondiale très grossièrement esquissée pour faire joli — et dans un pays recroquevillé sur lui-même, <em><strong>Disclosure Day</strong></em> ne se prive pas enfin de recycler les plus vieilles lunes du “mensonge d’État“ destiné à maintenir la population dans l’ignorance… pour préserver son p’tit esprit limité ou prolonger sa servilité. Il y a trente ans et des poussières, <em><strong>X Files</strong></em> le faisait mieux en ouvrant au passage de nouvelles voies.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" data-id="8645" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=1024%2C682&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8645" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?resize=860%2C573&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/2593_D039_00110.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les écouteurs, c&rsquo;est de préférence sur les oreilles / Photo : © UPI France</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Laissons le fond pour la forme ; force est de constater qu’elle apporte aussi son lot de déceptions. Bien sûr, le métier du réalisateur assure de jolies séquences spectaculaires… qui sont hélas gâchées par un usage global d&rsquo;une VFX pompier voire médiocre (au secours, les animaux numériques et les aliens moches !). Même la photo du chevronné Janusz Kamiński en prend un coup, avec des surexpositions capables de rivaliser avec les pires lumières fromage blanc télévisuelles. À se demander si Spielberg n’aurait pas mieux fait de garder sa révélation pour lui…&nbsp;</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="647" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=647%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8648 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=647%2C1024&amp;ssl=1 647w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=190%2C300&amp;ssl=1 190w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=768%2C1215&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=971%2C1536&amp;ssl=1 971w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=1294%2C2048&amp;ssl=1 1294w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?resize=860%2C1361&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/NVW_Intl_MAIN_Digital1Sht_RGB_FR-fr.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 647px) 100vw, 647px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Disclosure Day</em> de Steven Spielberg (É.-U.,&nbsp; 2h25) avec Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth, Colman Domingo, Jane Blankenship… Sortie le 10 juin 2026.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Fils de personne </em>de Safy Nebbou</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Peu de temps après avoir adopté le petit Mapring en Thaïlande avec son épouse, Thomas perd cette dernière dans un accident de la route. Déboussolé par le chagrin, le veuf s’embarque en compagnie du garçonnet mutique à la recherche de la mère biologique de Mapring. Dans quel espoir ? Lui-même ne le sait guère. Mais le voyage, chargé de rebondissements et d’angoisse, lui livrera une réponse…</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="FILS DE PERSONNE - Bande-annonce officielle (HD)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/pGeQhHr2f9A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On se souvient que dans <em><strong>Une part manquante</strong></em><strong><em> </em></strong>de Guillaume Senez (2024), Romain Duris campait un Français exilé au Japon à la recherche de sa fille binationale enlevée par sa mère nippone. Son personnage mène ici une quête voisine puisqu’il s’agit à nouveau d’un occidental sillonnant un pays d’Asie à la poursuite d’une “part manquante“ qu’il pare de vertus magiques sans pouvoir les formuler. Sauf que, comme souvent dans les récits initiatiques, c’est moins le but que le voyage qui compte. Partir loin pour se rapprocher ; permettre à Thomas d’accepter le deuil et à Mapring de l’accepter, lui, comme père.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pudeur et dépaysement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certes ténu, l’argument de ce road movie d’apprivoisement rappelant de manière très, très, lointaine <em><strong>Paris, Texas</strong></em> est viable — ce qui n’est pas le cas d’un rebondissement qui voit Thomas oublier son passeport dans un commissariat du fin fond de la Thaïlande. Quel que soit le contexte ou l’émotion, nul touriste n’aurait l’absence d’esprit de commettre une telle étourderie ! Mais quand cela arrange les scénaristes…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blague à part, on ne doute pas de la sincérité de Safy Nebbou désireux de parler, par procuration à travers ce film, de son rapport à la paternité. On s’étonne en revanche qu’il s’abrite sans doute un peu trop derrière l’enveloppe esthétique du film. Serait-ce par pudeur ? En tout cas,&nbsp; il renoue (à nouveau, après <em><strong>Dans les forêts de Sibérie</strong></em>, 2016) avec le dépaysement, les beaux paysages exotiques et la B.O mélancolique de son complice Ibrahim Maalouf. Le mélo est un registre complexe dont la manipulation n’a rien à envier à celle de la nitroglycérine : un débordement malencontreux peut risquer de tout atomiser en une fraction de seconde.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=724%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8640 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=724%2C1024&amp;ssl=1 724w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=212%2C300&amp;ssl=1 212w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=768%2C1086&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=1086%2C1536&amp;ssl=1 1086w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?resize=860%2C1216&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/06/Fils-de-personne-1.png?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Fils de personne </em>de Safy Nebbou (Fr., 1h37) avec Romain Duris, Master Sanpasiri Khosittachawanich, Vithaya Pansringarm, Cristiana Capotondi… Sortie le 10 juin 2026.</strong></p>
</div></div>


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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/04.-pitchipoi-productions-studio-tf1-scaled-1.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Mourir debout plutôt que vivre à genoux… / Photo : © Pitchipoi Productions - Studio TF1" loading="lazy" />        </a>
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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/Martin-Veryron-Pierre-Gagnaire-%C2%A9-Vincent-Raymond.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Deux maîtres passent à table / Photo : © Vincent Raymond" loading="lazy" />        </a>
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			        <a class="p-flink" href="https://www.stimento.fr/2026/10/12/au-cinema-le-7-octobre-2026/" title="“Ton animal maternel”, “Ni vue, ni connue” en salle le 7 octobre 2026">
			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/2.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="Tentative de domestication réciproque / Photo : © JHR Films" loading="lazy" />        </a>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2026/06/12/au-cinema-le-10-juin-2026/">“D’un monde à l&rsquo;autre”, “Une année italienne”, “Le Vertige”, “Disclosure Day”, “Fils de personne” en salle le 10 juin 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<title>“Aïcha”, “Lumière, l’aventure continue”, “Magma”, “Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan” en salle le 19 mars 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 08:01:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un affranchissement féminin, un anniversaire cinématographique, une éruption volcanique et un miracle maternel. Entre autres… Aïcha&#160;de Mehdi M. Barsaoui Sud de la Tunisie. Vivant dans un petit village sous la coupe d’une mère tyrannique, Aya travaille dans un hôtel où son supérieur lui promet depuis des années le mariage en échange de ses faveurs. Un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/03/17/au-cinema-le-19-mars-2025/">“Aïcha”, “Lumière, l’aventure continue”, “Magma”, “Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan” en salle le 19 mars 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong><strong>Un affranchissement féminin, un anniversaire cinématographique, une éruption volcanique et un miracle maternel. Entre autres…</strong></strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Aïcha</em>&nbsp;de Mehdi M. Barsaoui</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sud de la Tunisie. Vivant dans un petit village sous la coupe d’une mère tyrannique, Aya travaille dans un hôtel où son supérieur lui promet depuis des années le mariage en échange de ses faveurs. Un jour, le minibus la conduisant à l’hôtel est victime d’un accident dont Aya sort seule survivante. Portée au nombre des disparus, Aya part en secret pour Tunis et débute une nouvelle existence. Mais le destin la rattrape lorsqu’elle prend part malgré elle à un fait divers impliquant la police…</em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="6149" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6149" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-5-AICHA-Copyright-%40Cinetelefilms-Dolce-Vita-Films-Dorje-Film.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Comme si j&rsquo;n&rsquo;existais pas<br>Elle est passée à côté de moi » (Jean-Jacques Goldman)/ Photo : © @Cinétéléfilms, Dolce Vita Films, Dorje Film</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Irréductible à une entrée ou un genre, <em><strong>Aïcha</strong></em> est à la fois un jeu de piste, un polar à rebondissements, une photographie sociologique de la Tunisie de l’après Ben Ali et le portrait d’une femme effectuant sa métamorphose. Davantage qu’un fil conducteur, Aya incarne une sorte métaphore : spectatrice obéissante au début, elle va prendre par hasard l’initiative de sa vie et apprendre à lutter pour la conserver — la résilience étant un combat de chaque jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Domination&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Inspiré d’un côté par un fait divers tristement pathétique lié à une personne voulant sans doute se rassurer sur son&nbsp; ego ; de l’autre par les incohérences de l’état civil tunisien, Mehdi M. Barsaoui a composé un récit d’une grande subtilité, à plusieurs couches. Il y confronte non seulement les différentes générations (parents/enfant) mais aussi les oppositions village/capitale, sud/nord, pauvreté/richesse, vérité/mensonge…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne s’étonnera guère que la plupart de ces paires renvoient au rapport bourdieusien entre les dominants et les dominés, ni que celui-ci soit exacerbé par l’action des premiers, soucieux de conserver leur emprise sur les seconds. La corruption institutionnelle n’a pas disparu avec la chute du régime, pas plus que la prédation patriarcale. Loin d’être manichéen ou binaire, <em><strong>Aïcha</strong></em> montre toutefois que les alliés ne se situent pas où le croit… comme qu’il faut se défier de certaines “sœurs” davantage promptes à penser à leur personne qu’à la sororité !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Épopée policière en plusieurs chapitres dotée d’une réalisation au cordeau, <em><strong>Aïcha</strong></em> doit sa tension aux évolutions du personnage matérialisée par Fatma Sfar. Passant de l’ingénuité soumise à l’affirmation de soi, voire la dureté, la comédienne laisse entrevoir une étonnante palette de jeu, et espérer une suite de carrière prometteuse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande-annonce AÏCHA" src="https://player.vimeo.com/video/1011016078?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1170" height="658" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media"></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=754%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6144 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=754%2C1024&amp;ssl=1 754w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=768%2C1043&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=1131%2C1536&amp;ssl=1 1131w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?resize=860%2C1168&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Affiche-AICHA-.jpg?w=1417&amp;ssl=1 1417w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Aïcha</em>&nbsp;de Mehdi M. Barsaoui avec (Tu.-Fr.-It., 2h03) avec Fatma Sfar, Yasmine Dimassi, Nidhal Saadi, Hela Ayed, Mohamed Ali Ben Jemaa, Ala Benhamad, Sawssen Maalej… En salle le 19 mars 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Lumière, l’aventure continue</em>&nbsp;de &amp; avec la voix de Thierry Frémaux</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Que reste-t-il du cinématographe des frères Lumière 130 ans après leur invention ? Beaucoup plus que l’on imagine comme le révèle ce film de montage construit à partir d’un choix de 120 vues parmi les 300 récemment restaurées. Le cinéma des premiers temps, déjà taillé pour l’éternité…</em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" data-id="6150" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere.jpeg?resize=1024%2C767&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6150" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=1024%2C767&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=768%2C575&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=1536%2C1151&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=2048%2C1534&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=860%2C644&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B01-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un tramway nommé 109 / Photo : © Institut Lumière</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2016, peu après les précédentes célébrations décennales du cinéma, Thierry Frémaux avait déjà conçu un long métrage à partir de vues Lumière commentées par ses soins. Florilège des archives des inventeurs du Cinématographe, <em><strong>Lumière ! L’aventure commence</strong></em><strong><em> </em></strong>était comme son nom le laissait supposer une introduction, une “révision générale” de l’aube du 7<sup>e</sup> Art ; comment la photographie s’anima et partit à la vitesse des Lumière à la conquête du monde pour capter le mouvement et le restituer symétriquement.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Revue de vues renouvelées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on s’en tient au titre à nouveau, <em><strong>Lumière, l’aventure continue</strong></em>&nbsp;pourrait raconter ce qu’il advint au-delà des dix-quinze premières années d’existence de ce cinématographe ; après ce panorama pris d’une chaise à porteurs au village de Namo (Vietnam) par l’opérateur Gabriel Veyre. Pas exactement, en réalité, puisque Thierry Frémaux compose ce nouveau programme à partir de vues récemment restaurées. Il s’agit donc d’une “reformulation” de cette histoire du cinéma des tout premiers temps, ni strictement chronologique ni exhaustive. Si le précédent choix était historique, ce montage semble le fait d’un promeneur plus didactique et tout autant affectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, le propos général demeure identique : prouver que les Lumière (surtout Louis, l’artiste de la fratrie) étaient des auteurs, inventant plus qu’un outil : une écriture. Transposant à leur art naissant l’esthétique des formes plastiques préexistantes. C’est une chose d’avoir mis sur pied le Cinématographe, l’un des aboutissements techniques parmi les nombreuses inventions similaires émergeant au même moment ; c’en est une autre de lui avoir donné une âme. Ces vues signées Lumière et leurs opérateurs convainquent que <em>quelque chose</em> s’est produit dès lors que le temps a été capturé pour la première fois.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-8 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" data-id="6151" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere.jpeg?resize=1024%2C767&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6151" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=1024%2C767&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=768%2C575&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=1536%2C1151&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=2048%2C1534&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?resize=860%2C644&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-n%C2%B05-Lumiere-laventure-continue-%C2%A9-Institut-Lumiere-scaled.jpeg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Non, ce n&rsquo;est pas comme cela que l&rsquo;on restaure les films / Photo : © Institut Lumière</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Un bémol toutefois : le récit lyrique et enthousiaste, sentimental même, laisse à un moment une ambiguïté “fordienne” entre la légende et la vérité, à l’évocation de la trop fameuse anecdote mettant en scène Méliès et Antoine Lumière. Conquis par le Cinématographe et désireux d’acheter le brevet, l’illusionniste aurait été éconduit par une sentence du style : «<em>&nbsp;je vous volerais car le cinéma est une invention sans avenir</em>&nbsp;». <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://journals.openedition.org/1895/9072"><strong>Comme ne cessent de le rappeler historiens et chercheurs</strong></a> dont François Amy de la Bretèque cette citation est, à tout le moins apocryphe sinon controuvée. Licence poétique ou flou… artistique ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LUMIÈRE, L&#039;AVENTURE CONTINUE | Le 19 mars au cinéma" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/URLLXFBXyFY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6145 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/LUMIERE_120x160-SD.jpeg?w=1370&amp;ssl=1 1370w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Lumière, l’aventure continue</em>&nbsp;de &amp; avec la voix de Thierry Frémaux (Fr., 1h44)… En salle le 19 mars 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>


<div class="monsterinsights-inline-popular-posts monsterinsights-inline-popular-posts-beta monsterinsights-popular-posts-styled" ><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2023/07/Gratte-Ciel%C2%A9-Albert-%C2%A9Boucherat-%C2%A9-Musee-Gadagne-e1690709540480.jpg?fit=300%2C247&#038;ssl=1" srcset="  " alt="Ciel, mes buildings !" /></div><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-text"><span class="monsterinsights-inline-popular-posts-label" style="text:lire galement;">Trending</span><div class="monsterinsights-inline-popular-posts-post"><a class="monsterinsights-inline-popular-posts-title"  href="https://www.stimento.fr/2023/07/30/ciel-mes-buildings/">Ciel, mes buildings !</a></div></div></div><p></p>


<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Magma</em>&nbsp;de Cyprien Vial</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Guadeloupe, de nos jours. À la tête de l’Observatoire Volcanologique local, Katia Reiter s’apprête à quitter ce poste pour un autre territoire. Mais une activité suspecte de la Soufrière met en panique l’île, induisant des échanges houleux avec les autorités préfectorales : le principe de précaution commandant des évacuations se heurtant au pragmatisme de la scientifique moins alarmiste. Travaillant à ses côtés mais natif de l’île, Aimé est déboussolé par l’attitude de sa patronne et écartelé par un conflit de loyauté…</em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-9 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" data-id="6152" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite.jpeg?resize=1024%2C554&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6152" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?resize=860%2C465&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmapresseresizesite-scaled.jpeg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fumer tue / Photo : © Pyramide distribution</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Pendants aux films catastrophes (où des phénomènes adviennent à l’écran dans les conditions du grand spectacle), les thrillers scientifiques peuvent paraître visuellement timides. Il n&rsquo;en sont pas moins authentiques pour autant : leur sens du réalisme, leur souci du détail en font de très intéressantes œuvres de prospective, voire de mise en alerte du public.<strong><em> </em></strong><em><strong>Le Syndrome chinois</strong></em><strong><em> </em></strong>de James Bridges (1979) a ainsi fait davantage pour éveiller les populations aux risques du nucléaire civil que bien des discours érudits… tout en pointant dans cette situation la turbidité communicationnelle des entreprises en cause, du monde politique et des médias.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Savoir et Pouvoir&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Magma</strong></em> applique ce schéma à un risque géologique majeur, d’autant plus prégnant en Guadeloupe que les Antilles sont hantées par la tragédie de la montagne Pelée en 1902, dont l’épouvantable bilan humain (30 000 morts au bas mot, destruction totale de la ville de Saint-Pierre) est directement imputable à la décision du gouverneur de la Martinique de refuser l’évacuation — voire d’interdire aux habitants de fuir. Un souvenir qui avait déjà contaminé la gestion de l’éruption de la Soufrière de 1976, avec son évacuation massive par précaution vivement contestée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film de <a href="https://www.stimento.fr/2025/03/17/cyprien-vial-magma/"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Cyprien Vial</a> s’articule donc autour du hiatus quasi immédiat entre autorités scientifiques, dépositaires du savoir, et autorité politique incarnée par le Préfet, dépositaire du pouvoir. Leur entente de façade devant les caméras peine à masquer leurs différends : chacun obéit en effet à sa logique (ou à ses intérêts). Quand la scientifique évalue un risque, le politique redoute des conséquences et cherche à s’en prémunir en déployant largement non pas le parapluie mais le parasol du principe de précaution… Comme s’il tentait<em> </em>de conjurer un drame à venir et rattraper <em>a posteriori</em> des manquements passés — cela pourrait être la montagne Pelée, l’usage massif du chlordécone etc. Loin d’être considérées comme une prise en compte de la sécurité des locaux, les mesures de restrictions et d’évacuation ajoutent à la perception par la population d’une gestion coloniale de l’île par Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En associant une cheffe scientifique venue de Métropole et un doctorant natif de Guadeloupe, Cyprien Vial prolonge à l’intérieur du microscome des volcanologues les différences d’approche. Katia se réfugie dans son expérience et tend, malgré son attachement personnel à l’île, à se refermer dans une forme d’autorité autarcique ; Aimé se trouve de son côté pris dans un conflit de loyauté entre les siens et son métier, ses études. Plus que la couleur de peau, c’est la langue qui matérialise chez lui cette situation d’entre-deux, puisqu’il parle à la fois le créole et le français. Mais si elle semble accroître la fracturation sociétale, cette possibilité d’intermédiation se révélera ici décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut, pour finir, voir <em><strong>Magma</strong></em> sans faire de rapprochement avec l’épisode Covid. C’est à dessein de la part de Cyprien Vial et de son coscénariste Nicolas Pleskof : les mécaniques administratives et scientifiques à l’œuvre derrière une catastrophe d’envergure, potentielle ou avérée, sont les mêmes. Autant que les incertitudes, le querelles, les peurs, les dynamiques de groupes… Ici, rien n’est donc vrai mais rien n’est faux non plus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MAGMA de Cyprien Vial - Bande-annonce - au cinéma le 19 mars 2025" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/XOuvg8Ahnqg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd.jpeg?resize=754%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6146 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=754%2C1024&amp;ssl=1 754w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=768%2C1043&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=1131%2C1536&amp;ssl=1 1131w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=1508%2C2048&amp;ssl=1 1508w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=860%2C1168&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?resize=1536%2C2086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/magmadoc120marinahd-scaled.jpeg?w=1885&amp;ssl=1 1885w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Magma</em>&nbsp;de Cyprien Vial <strong>(Fr., 1h25)</strong></strong> <strong>avec Marina Foïs, Théo Christine, Mathieu Demy… En salle le 19 mars 2025.</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><sub>*</sub></strong><strong><sup>*</sup></strong><strong><sub>*</sub></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan</em>&nbsp;de Ken Scott</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1963. Roland, le petit dernier des Perez voit le jour avec un pied-bot. Selon les médecins, il ne marchera jamais comme les autres. Mais sa mère Esther n’en démord pas : il ira à l’école tout seul comme les autres. À force d’obstination et de patience, Esther va trouver la bonne méthode qui, conjuguée à ses prières, va permettre à Roland de supporter un traitement de choc. Le secret ? Du Sylvie Vartan à haute dose matin, midi et soir…</em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-10 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" data-id="6153" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12.jpeg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6153" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_02_11_1739286190_0_MMDSV-12-scaled.jpeg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sérieusement, peut-on être nostalgique des années 1970 ?/ Photo : © Gaumont Distribution</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis (au moins) Plutarque, la vie des illustres est une inépuisable source d’intérêt et d’inspiration. Qu’ils soient faits par des tiers ou par les principaux concernés, les récits d’existences s’avèrent édifiants pour leurs destinataires pouvant y trouver qui, matière à satisfaire leur curiosité admirative, qui, une ligne de conduite pour leur propre destinée. Surtout lorsque l’histoire s’apparente à un conte de fées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle de Roland Perez, avocat médiatique à la trajectoire peu banale, appartient doublement ce corpus puisque son “avènement” personnel et professionnel est indissociables de sa fascination pour Sylvie Vartan. L’artiste constitua en effet pour lui une épiphanie, un repère, un modèle avant de devenir une amie et relation de travail. On touche ici au degré supérieur de la mise en abyme comme de la belle histoire — cela, même si le chemin de l’homme de loi n’est pas exempt drames intimes. Outre la perte précoce de son épouse, Roland doit également batailler pour se défaire d’Esther qui, en plus d’être une mère courage, correspond à l&rsquo;archétype de la mère juive envahissante. À la hauteur de la référence cinématographique Mouchy campée par Marthe Villalonga dans le diptyque<strong><em> </em></strong><em><strong>Un éléphant ça trompe énormément</strong></em>/<em><strong>Nous irons tous au paradis</strong></em><strong> </strong>ou de celles chantées par <a href="https://www.youtube.com/watch?v=LG5vq8N8R6M"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Georges Moustaki</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Si ce n’est pas vraiment sa vie ça y ressemble</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Adaptation de son autobiographie (devenant donc biopic), <em><strong>Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan</strong></em> de Ken Scott peut ainsi se percevoir comme l’ultime avatar miraculeux de la métamorphose perezienne. S’il s’avère loin d’être indigne, le film tient moins de l’œuvre cinématographique que du prétexte à la valorisation d’autres talents. La reconstitution appliquée des années 1960-1970 met ainsi en avant les artistes de la déco et des costumes, le vieillissement de Leïla Bekhti témoigne des talents des maquilleurs (qui finiront bien par avoir droit à une catégorie aux César) ; enfin — et surtout, outre la précitée incarnant la mère poule excessive —, Jonathan Cohen a l’occasion de sortir du registre d’autocentré pénible qu’on lui colle un peu trop depuis dix ans. Plus introverti et effacé, méchant parfois, avec de nombreuses facettes privées et publiques, son personnage est ici tout simplement complexe et humain. Là réside peut-être la vraie révélation du film…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MA MÈRE, DIEU ET SYLVIE VARTAN - Bande-annonce [Le 19 mars au cinéma]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/si34N_9aFuA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web.jpeg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-6143 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=1504%2C2048&amp;ssl=1 1504w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=860%2C1171&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?resize=1536%2C2092&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2025/03/25_01_23_1737624649_0_MMDSV_120x160_RVB_Web-scaled.jpeg?w=1880&amp;ssl=1 1880w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan</em>&nbsp;de Ken Scott (Fr., 1h38) avec Leïla Bekhti, Jonathan Cohen, Joséphine Japy, Sylvie Vartan, Jeanne Balibar, Milo Machado-Graner… En salle le 19 mars 2025.</strong></p>
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			<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="220" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2026/10/notre_salut_still_3__kidam___michigan_films.png?resize=330%2C220&amp;ssl=1" class="featured-img wp-post-image" alt="En route pour Vichy et sa cure d&#039;austérité / Photo : © Kidam - Michigan Films" loading="lazy" />        </a>
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		</div><p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2025/03/17/au-cinema-le-19-mars-2025/">“Aïcha”, “Lumière, l’aventure continue”, “Magma”, “Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan” en salle le 19 mars 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>“Daaaaaalí !”, “Creation of the Gods I: Kingdom of Storms” en salle les 7 &#038; 10 février 2024</title>
		<link>https://www.stimento.fr/2024/02/07/daaaaaali-creation-of-the-gods-i-kingdom-of-storms-en-salle-les-7-10-fevrier-2024/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=daaaaaali-creation-of-the-gods-i-kingdom-of-storms-en-salle-les-7-10-fevrier-2024</link>
					<comments>https://www.stimento.fr/2024/02/07/daaaaaali-creation-of-the-gods-i-kingdom-of-storms-en-salle-les-7-10-fevrier-2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 17:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Demoustier]]></category>
		<category><![CDATA[Creation of the Gods I : Kingdom of Storms de Wuershan]]></category>
		<category><![CDATA[Daaaaaalí !]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Baer]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Dupieux]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador Dalí]]></category>
		<category><![CDATA[Wuershan]]></category>
		<category><![CDATA[xianxia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un génie espagnol adepte de la méthode paranoïaque-critique et un empereur chinois atteint de paranoïa critique sont à l’affiche cette semaine. Entre autres… Daaaaaalí ! de Quentin Dupieux Une ancienne pharmacienne reconvertie dans le journalisme convainc un producteur de financer le tournage de l’interview que Salvador Dalí (qu’elle admire) a consenti à lui accorder. Hélas, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/02/07/daaaaaali-creation-of-the-gods-i-kingdom-of-storms-en-salle-les-7-10-fevrier-2024/">“Daaaaaalí !”, “Creation of the Gods I: Kingdom of Storms” en salle les 7 &amp; 10 février 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Un génie espagnol adepte de la méthode paranoïaque-critique et un empereur chinois atteint de paranoïa critique sont à l’affiche cette semaine. Entre autres…</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Daaaaaalí !</em> de Quentin Dupieux</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une ancienne pharmacienne reconvertie dans le journalisme convainc un producteur de financer le tournage de l’interview que Salvador Dalí (qu’elle admire) a consenti à lui accorder. Hélas, à chacune de leurs rencontres, le peintre se dérobe, rebuté par un détail ou les circonstances. Parallèlement — à moins que cela ne soit simultanément ? — Dalí doit honorer un dîner chez son jardinier. Dîner qui se transforme en une sorte de piège…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4028" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo2-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La fin est, visiblement, au milieu © ATELIER DE PRODUCTION FRANCE 3 CINEMA 2023</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cela faisait un moment que <a href="https://www.stimento.fr/2024/02/05/quentin-dupieux-daaaaaali-ca-mennuie-de-decrypter-mon-travail/">Dupieux</a> tournait autour l’univers cinématographico-surréaliste de Dalí et Buñuel, glissant même un joli hommage à la scène des fourmis du <em><strong>Chien andalou</strong></em><strong> </strong>(1928) dans <em><strong>Incroyable mais vrai</strong></em> (2022). Un sorte de de séquence préventive jetant, dans le continuum de son œuvre prolifique, un pont entre ses films en apparence indépendants les uns des autres… où cependant l’onirisme a son rond de serviette.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non-biopic mais variation plurielle sur le personnage public de Salvador Dalí — tout à la fois excentrique, excessif, extravagant, exécrable, exténuant, extraordinaire — ce film kaléidoscopique se construit donc sur son impossibilité de se construire, dans une forme jouissive de prétérition. À la fois échec et réussite de l’intervieweuse, il livre ainsi une manière de “portrait de Schrödinger“ de Dalí selon Dupieux. Un Dalí <em>potentiel,</em> tel qu’il aurait pu être sur pellicule si Buñuel, au lieu de l’avoir derrière sa caméra, l’avait incorporé dans les Buñuel tardifs des années 1970, dont il reprend des teintes et des thèmes. L’idée du rendez-vous sans cesse différé s’inspire de la trame du <em><strong>Charme discret de la bourgeoisie</strong></em><strong><em> </em></strong>(1972) ; le fait de faire interpréter un même personnage par plusieurs comédiens évoque <em><strong>Cet obscur objet du désir</strong></em><strong><em> </em></strong>(1977). Quant à Eric Naggar en ecclésiastique, il renvoie à la figure de Julien Bertheau.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Au poil (de moustache) !</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais loin de se laisser enfermer dans le piège du talentueux copiste ou du déférent émule, Dupieux affirme à chaque séquence son primat sur son film en poursuivant son objectif principal : s’amuser <em>avec</em> et <em>par</em> le cinéma en tentant d’en épuiser les possibilités stylistiques. Y compris grâce à certains clichés, qu’il sauve de leur mécanique figée en leur appliquant un traitement divergent. En témoignent les principes éculés du “rêve dans le récit“, de l’enchâssement des fins, de la mise en abyme… Multipliés ici de manière si exagérés, ils en redeviennent générateur de surprises et producteurs de sens.</p>



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<iframe loading="lazy" title="DAAAAAALÍ ! - Annonce de sortie" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/fuS5JN6tfj4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme Hazanavicius, avec le lequel il partage un goût pour l’artisanat et l’alchimie des mélanges, Quentin Dupieux aime les comédiens — la relation est réciproque. <em><strong>Daaaaaalí ! </strong></em>en scelle comme un manifeste puisqu’il porte jusque dans son titre la singularité de chacun des Dalí, fusionnant pour former le “Dalí idéal”. Chacun offrant sa propre lecture, les rendus sont différents : incarnation, imitation, évocation… Mais la différence ne fait pas entrave à composition d’ensemble ; elle rend compte de la personnalité changeante et multiple de l’artiste. Dupieux fait en somme et par la somme de ces avatars daliens ce que Halsman avait obtenu, en additionnant des clichés de l’ornement pileux totémique du peintre pour sa série <a href="https://www.magnumphotos.com/arts-culture/dalis-moustache-philippe-halsman/"><em><strong>Dali’s Mustache</strong></em></a> (1954).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièces d’un puzzle mouvant, les six Dalí ne doivent pas occulter la boulangère-pharmacienne-journaliste opiniâtre campée par Anaïs Demoustier, ni le producteur-séducteur se métamorphosant en Barbe-bleue, à qui Romain Duris prête ses traits. En arrière-plan visible de sa comédie décalée et mélancolique, Mr Oizo dépeint une situation d’emprise et d’hypocrisie dans l’univers du 7<sup>e</sup> Art. Son prochain film (à moins qu’un autre s’intercale d’ici là) étant en théorie consacré aux acteurs et au cinéma, on a hâte de voir le tableau qu’il en dressera.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC.jpg?resize=754%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4015 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=754%2C1024&amp;ssl=1 754w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=768%2C1043&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1131%2C1536&amp;ssl=1 1131w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1508%2C2048&amp;ssl=1 1508w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=860%2C1168&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1536%2C2087&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?w=1884&amp;ssl=1 1884w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Daaaaaalí !</em> de Quentin Dupieux avec Anaïs Demoustier, Édouard Baer, Jonathan Cohen, Didier Flamand, Pio Marmaï, Gilles Lellouche…&nbsp;En salle le 7 février 2024</strong></p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>*<sup>*</sup>*</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><em>Creation of the Gods I : Kingdom of Storms</em> de Wuershan&nbsp;</mark></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Chine, sous la dynastie Shang (au XI<sup>e</sup> avant Jésus-Christ). Après avoir maté les tentatives de fronde des vassaux de son père l’Empereur, le prince Yin Shou tombe dans les rets de la belle Su Daji, fille d’un de ses ennemis qui devient sa concubine. Possédée par un démon, celle-ci œuvre pour le pousser sur le trône et éliminer ceux qui ont percé à jouer sa nature maléfique. Afin de contrer ses agissements et tenter de sauver l’équilibre du monde menacé par un Yin Shou sous emprise (et devenu maladivement ambitieux et cruel), des immortels envoyés du Mont sacré Kunlun mettent leurs pouvoirs magiques au service d’un embryon de résistance…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une sortie décalée et limitée à deux jours qui attend donc<strong> </strong><em><strong>Creation of the Gods I : Kingdom of Storms</strong></em> : les 10 et 11 février, soit au moment du Nouvel An Chinois. L’engouement dont semble bénéficier actuellement ce principe de la “sortie événementielle et réduite“ en dit long sur la foi retrouvée dans les salles de cinéma. Sans être une nouveauté — avant <em><strong>Gozilla Minus One</strong></em> fin 2023 on se souvient que Terrence Malick avait sorti sur une journée “test“ <em><strong>Voyage of Time </strong></em>en 2016 —, ce système offre une visibilité à un film et crée de l’attente… là où une mise en ligne le condamne à se perdre dans le “tout-venant“ et la masse des séries ou films produits pour les plateformes. Reste une question : le public visé (d’expression ou de culture chinoise) sacrifiera-t-il une journée de fête pour aller au cinéma ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>L’Empereur est l’assassin</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Eu égard à l’importance de cette production, et au fait que la découvrir sur un petit écran tient du non-sens, ce serait comme demander aux expatriés indiens de visionner les films de Rajamouli exclusivement en DVD. Annoncé comme le premier volet d’une trilogie <em><strong>Creation of the Gods I : Kingdom of Storms</strong></em> a connu sur son territoire domestique un succès à la mesure de son investissement pharaonique — si l’on ose cet oxymore géographique — et du classique dont il s’inspire, <em><strong>L’Investiture des dieux.</strong></em> Vaste fresque historico-fantastique datant du XVI<sup>e</sup> siècle (époque Ming), ce roman appartenant aux socle culturel chinois n’est en définitive pas si éloigné des grands récits épiques ayant forgé les imaginaires occidentaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=1024%2C683&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4029" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=2048%2C1366&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=330%2C220&amp;ssl=1 330w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=420%2C280&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=615%2C410&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/CoG1%C2%A9Heylight-Pictures.jpg?resize=860%2C574&amp;ssl=1 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ça va mal finir pour lui (on conseille quand même de rester après le générique)©Heylight Pictures</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, ces divinités ou démons se mêlant aux humains pour interférer avec leurs destinées trouvent-elles des similitudes avec les mythologies grecques et romaines. Quant aux conflits de successions, impliquant des trahisons entre pères, frères et autres alliés, ne présentent-ils pas de furieux échos avec les arcs dramatiques du théâtre élisabéthain ? On notera, d’ailleurs, que Shakespeare est contemporain de l’écriture de <em><strong>L’Investiture des dieux</strong></em><strong><em> —</em></strong> Kurosawa situera sa transposition du <em>Roi Lear</em>, <em><strong>Ran</strong></em> (1985), à la même époque — et que <em><strong>Creation of the Gods I</strong></em><strong><em> </em></strong>n’est pas non plus exempt par moments d’un esprit picaresque lui aussi éclos en Europe au XVI<sup>e</sup> siècle avec Cervantès. Les passerelles sont donc nombreuses, renforcées sans doute par la présence au scénario comme conseiller de James Schamus — fidèle collaborateur de Ang Lee, notamment sur<strong><em> </em></strong><em><strong>Tigre et Dragon</strong></em><strong><em>.</em></strong>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BANDE ANNONCE - CREATION OF THE GODS VOST" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/4Kgk2QBfJmE?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Relevant du xianxia (pour l’aspect arts martiaux/fantasy), <em><strong>Kingdom of Storms</strong></em><strong> </strong>réclame sans doute quelques minutes pour s’adapter à un contexte inhabituel mais, en définitive, s’avère très proche d’un blockbuster hollywoodien dans ses enjeux comme sa forme. Il faudra en revanche s’armer de patience pour voir la suite : les deux suites de cet opéra colossal ne sont, semble-t-il, pas encore tournées…</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="764" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/poster-with-date.jpeg?resize=764%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4024 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/poster-with-date.jpeg?resize=764%2C1024&amp;ssl=1 764w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/poster-with-date.jpeg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/poster-with-date.jpeg?resize=768%2C1029&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/poster-with-date.jpeg?w=807&amp;ssl=1 807w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Creation of the Gods I : Kingdom of Storms</em> de Wuershan (Chi., 2h28) avec Bo Huang, Fei Hsiang, Li Xuejian…</strong></p>
</div></div>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/02/07/daaaaaali-creation-of-the-gods-i-kingdom-of-storms-en-salle-les-7-10-fevrier-2024/">“Daaaaaalí !”, “Creation of the Gods I: Kingdom of Storms” en salle les 7 &amp; 10 février 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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		<item>
		<title>Quentin Dupieux (“Daaaaaalí !“) : « Ça m’ennuie de décrypter mon travail »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent RAYMOND]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Demoustier]]></category>
		<category><![CDATA[Daaaaaalí !]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Baer]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Dupieux]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador Dalí]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Bangalter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Converser deux fois par an — à chaque nouveau film, donc — avec cet athlète cinématographique qu’est Quentin Dupieux tient déjà du plaisir. Mais quand Edouard Baer, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier sont aussi autour de la table pour évoquer “Daaaaaalí !”, l’échange devient un festin. Tentative de restitution de l’ambiance… Quentin Dupieux : Non, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/02/05/quentin-dupieux-daaaaaali-ca-mennuie-de-decrypter-mon-travail/">Quentin Dupieux (“Daaaaaalí !“) : « Ça m’ennuie de décrypter mon travail »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Converser deux fois par an — à chaque nouveau film, donc — avec cet athlète cinématographique qu’est Quentin Dupieux tient déjà du plaisir. Mais quand Edouard Baer, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier sont aussi autour de la table pour évoquer <em>“Daaaaaalí !”</em>, l’échange devient un festin. Tentative de restitution de l’ambiance…</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quentin Dupieux</strong> : Non, mais c&rsquo;est dans la même région, à quelques minutes, sur la côté espagnole. Dans une maison vide qu’on a réaménagée, sur le modèle de la maison de Dalí, qui est un musée maintenant. On a pensé tourner là-bas à un moment, mais c’était trop compliqué : c&rsquo;est devenu un musée, il y a des plexiglas, les objets se sont collés, c&rsquo;est hyper sensible et surtout, il y a la queue… Donc on a recréé la maison de Dalí…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous tourné Daaaaaalí ! à Portlligat ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Édouard Baer</strong> : Avec Joan Le Boru, la directrice artistique du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong>&nbsp; : euh oui, c’est ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Parfois c’est vrai ce que je dis (rires)</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4020" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo4-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pio Marmaï, en train de se faire une toile© ATELIER DE PRODUCTION – FRANCE 3 CINEMA-2023</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le nombre de “a” dans le titre correspond-il aux nombre de comédiens interprétant Dalí ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : C’est ça. Il y en a cinq qui sont très visibles, parce qu&rsquo;on les connaît [Edouard Baer, Jonathan Cohen, Didier Flamand, Pio Marmaï, Gilles Lellouche, NDR] mais il y en a un sixième, Boris Gillot, que personne ne voit. Les gens qui ont vu le film disent&nbsp; : «&nbsp;<em>mais c’est qui ?</em>&nbsp;». Personne ne se rappelle de ce mec qui est là quatre secondes, et qu’on oublie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce un film que vous avez rêvé, et si oui de manière différente des autres ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Non, non, non. D’abord, je fais toujours beaucoup appel à l&rsquo;inconscient. Les rêves, c’est pas intéressant. C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;adore ce qu’ont fait Dalí et Buñuel il y a très longtemps — <strong><em>Un chien andalou</em></strong> — parce que c&rsquo;est les seuls mecs qui ont réussi à tourner leurs rêves et à en faire un film captivant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Moi, si je racontais mes rêves, ça serait à chier.</p>
<cite>Quentin Dupieux</cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vouliez-vous parler de l’homme, de l’artiste ou du personnage ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Plus du personnage que de son œuvre, mais ça va ensemble. Son œuvre, elle existe, elle est là, il n&rsquo;y a rien de moins cinématographique que la peinture, d&rsquo;après moi. Et puis, il ne s&rsquo;agissait pas d’être juste au service de Dalí : Il fallait le respecter, faire un hommage correct. Et que le film soit une œuvre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>On a pu lire ici ou là que vous n’aimiez pas le mot “surréalisme”…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD </strong>: Parce que c’est un mot galvaudé, comme “absurde”, ça ne veut plus rien dire. Tout le monde dit : «&nbsp;<em>ah, c&rsquo;est absurde…</em>&nbsp;». “Surréaliste”, c’est devenu un mot à la con, comme ça. Un film de je-sais-pas-qui peut être surréaliste alors que non, c&rsquo;était des mecs qui avaient un courant de pensée. On ne peut pas s’en revendiquer ; même le mot, il a perdu son sens, en fait. C&rsquo;est poussiéreux — moi je respecte beaucoup — mais c&rsquo;est un truc d&rsquo;une autre époque. Le mot ne veut plus rien dire. Ce qui me gêne, c’est de mettre des mots-là dessus ; ça rend le procédé un peu prétentieux. Je parle de Buñuel et Dalí, donc je respecte ces deux mecs, que j&rsquo;admire beaucoup. Mais je n’ai pas envie de m&rsquo;approprier leur langage non plus. On fait un truc marrant qui s&rsquo;adresse aux gens d’aujourd’hui, avec les codes d’aujourd&rsquo;hui et les comédiens actuels ; ce n&rsquo;est pas un regard vers le passé — je n’en ai pas trop l&rsquo;impression.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous choisi vos Dalí ? Ne devait-il pas y en avoir encore d’autres ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> :&nbsp; J&rsquo;ai pris les meilleurs ! (rires)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : (improvisant) Il y a 40 Dalí en France ; à un moment, on était 25, on est passé au camp d’entraînement de Dalí à côté de Cergy-Pontoise ; il y en a dix qui avaient peur, il en restait huit. J’ai vu que mon camarade Cohen…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jonathan Cohen</strong> : (l’interrompant) Ah oui, j&rsquo;ai failli flancher, moi. J&rsquo;avais pas envie d&rsquo;y aller.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : C’est des trucs de planning. Gloire à Jonathan, qui ne devait pas faire Dalí, mais jouer le producteur dans le film. J’ai eu un désistement, une impossibilité de planning et Jonathan a eu 15 jours pour s&rsquo;approprier ce Dalí-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anaïs Demoustier</strong> : Il faisait Dalí aux essais costumes. Je l’entendais le faire très très bien. Et je disais : «&nbsp;<em>c’est dommage qu’il ne fasse pas un Dalí&nbsp;</em>». Il s’est incrusté d’une manière subtile (rires).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Il se baladait dans Paris avec des moustaches…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelle image aviez-vous de Dalí ? Celle de l’époque où il vantait le chocolat Lanvin à la télévision ? </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JC</strong> : Absolument. Moi je suis né dans les année 1980 donc on voyait les pubs et quelques interviewes où il faisait le fantasque. C’est le souvenir que j’en ai. Ses peintures, c’est bien plus tard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Oui, moi aussi qui suis beaucoup plus âgé. Et la mort de Dalí, ça a été toute une histoire, parce qu&rsquo;il y avait des scandales. À la fin de sa vie, on le voyait dans un lit d&rsquo;hôpital avec sa moustache et son secrétaire, le colonel Moore, qui devait lui faire signer des lithos à longueur de journée — il y avait des scandales incroyables ! On voyait de vieux morceaux d’interviewes et il y avait des belles heures de télévision : on a connu Dalí comme personnage de télé. Comme Gainsbourg, dont on a presque connu le personnage avant les chansons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : J’ai une image traumatisante qui vient de l’émission de Canal+ <strong><em>L’Œil du cyclone</em></strong>, dans laquelle ils faisaient des montages complètement délirants sur des personnalités. Et il y avait un épisode sur Dalí : Dalí à la télé, Dalí qui peint, qui jette des œufs, des trucs complètement foutraques… Et ça se terminait par une image de JT complètement surréaliste :&nbsp;«&nbsp;<em>Salvador Dalí est mort&nbsp;</em>» Juste avant, il y avait une image de Salvador Dalí en chaise roulante — je ne sais pas si c&rsquo;était une mise en scène — complètement en fin de vie, avec presque plus de cheveux, gigotant avec de la morve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Le film de Quentin est plus sur l’image des personnages, pas un film psychologique sur Dalí. Personne n’est humain dans le film…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : On n’allait pas le transformer : il est ce qu’il est. C&rsquo;est une autre époque. Ce même mec aujourd&rsquo;hui, il fait une demi-interview, il va en taule. (rires) Et c’est ça qui nous fait marrer : l’art de la provocation. Lui, ça lui va bien, il a le talent pour le faire. Il aimait l’argent — est-ce que c’était un problème ? Non, je ne crois pas. Il a une belle maison, on rêve d’avoir une vie comme ça, en fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : Tout est passé par le prisme de Quentin dans le film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : C’est des marionnettes, des petits personnages…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : On n’a pas envie de les voir chez eux se laver les mains ni aller aux toilettes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous choisi entre chaque “Dalí” celui qui peindrait, celui participerait à telle ou telle séquence ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Ça, c&rsquo;était un rythme très compliqué à créer, pour qu&rsquo;ils aient tous un rythme et qu&rsquo;on les retrouve, en fait. Pour éviter une apparition trop courte d&rsquo;un mec qui disparaîtrait, par exemple.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Jouer quelqu’un en représentation, c’est savoureux pour un acteur. </p>
<cite>Édouard Baer</cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les comédiens avaient-ils leur mot à dire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD </strong>: Ah oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : C’était merveilleux parce que, quand vous lisez un rôle, il y a parfois une ou deux scènes que vous aimez moins dans le personnage et d&rsquo;autres que vous préférez. Là, c&rsquo;est formidable, c’était : «&nbsp;<em>celle-là, donne-la plutôt à untel</em>&nbsp;». Ou plutôt dans l’autre sens : «&nbsp;<em>Celle-là, je rêve de la jouer.</em>&nbsp;» Et je crois que, à peu près, toutes celles que je rêvais de jouer, j&rsquo;ai réussi à force de persuasion et grâce à mes réseaux de franc-maçon. (rires) Jouer quelqu’un en représentation, c’est savoureux pour un acteur. Et j’ai beaucoup de scènes avec Anaïs Demoustier, ce qui était une grande joie. (citant Truffaut) «<em>&nbsp;hier vous disiez que c’était une souffrance…</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chacun devait-il faire “son” Dalí ou bien il y avait une feuille de route ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD </strong>: Non. L&rsquo;enjeu, c&rsquo;était : «&nbsp;<em>faites le meilleur Dalí possible.&nbsp;</em>» C&rsquo;est tellement compliqué comme exercice que je ne pouvais pas leur demander autre chose ; je n&rsquo;allais pas commencer à leur donner des variations. C&rsquo;est tellement difficile ! Et on s&rsquo;est plantés plein de fois. Il y a plein de moments où on arrêtait, on éclatait de rire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : Il y avait des accents qui partaient dans des mauvais pays… (rires)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Africains ou mexicains…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JC</strong> : Un moment, on était Chirac, hein.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Heureusement, on pouvait réécouter.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie.jpg?resize=1024%2C429&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4019" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?resize=860%2C360&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_-Photo7-%C2%A9-ATELIER-DE-PRODUCTION-%E2%80%93-FRANCE-3-CINEMA-2023-copie-scaled.jpg?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anaïs Demoustier n&rsquo;est pas en tenue de Gala pour interviewer Dalí © ATELIER DE PRODUCTION – FRANCE 3 CINEMA-2023</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Pour l’intervieweuse [que joue Anaïs Demoustier], c’était un régal : tous les jours, elle avait un Dalí différent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : Oui, et j&rsquo;avais beaucoup d&#8217;empathie. C’est hyper courageux de faire ça. Très difficile. Et en plus, ils ne restaient que quelques jours pour s’emparer du personnage. Le fait que plusieurs acteurs fassent Dalí fait jaillir la personnalité de Dalí. On n’est pas dans un truc premier degré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : (à Anais Demoustier) Il y a un truc qui me chagrine : la proposition des Dalí est tellement forte puisqu&rsquo;on s&rsquo;inspire du mec. Ça prend tellement de place qu&rsquo;on passe complètement à côté de TA performance. Alors que c’est hyper précis, hyper minutieux, super joli. Mais t&rsquo;es tellement bouffée, vu que ça prend de la place, Dalí.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Non mais il y a le monologue d’Anaïs face caméra ; pour moi c’est un moment de cinéma dingue !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : J&rsquo;adore le fait qu’elle n’est pas une journaliste, finalement, mais une admiratrice qui poursuit inlassablement cette homme…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Quand on croise des gens extravagants comme ça, on a envie de les suivre.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Je n&rsquo;ai jamais autant parlé de musique avant d&rsquo;entendre une note (…) [Thomas Bangalter] a synthétisé tout ce qu&rsquo;on s’était dit et [à] en faire un morceau de musique.</p>
<cite>Quentin Dupieux</cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Il y a une dimension cyclique dans le film, presque hélicoïdale, qui se retrouve aussi dans la musique. Avez-vous donné des instruction précises au compositeur, Thomas Bangalter ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Pas qu’un petit peu : Thomas est un mec très cérébral qui mentalise la musique. On en a beaucoup parlé avant qu&rsquo;il ne la réalise. Ce qui me paraissait vain au bout d’un moment : je n&rsquo;ai jamais autant parlé de musique avant d&rsquo;entendre une note. Je me disais qu&rsquo;on en parle trop, j’ai l’impression qu’on va nulle part. Et en fait, il a ce génie : il a synthétisé tout ce qu&rsquo;on s’était dit ; toutes les humeurs dont j&rsquo;avais besoin dans un seul morceau. Il a réussi à le faire. C&rsquo;est vraiment brillantissime. Au bout d&rsquo;un moment, on s’était dit trop de choses, c&rsquo;était trop complexe. Et en fait non, c’était très simple et il a réussi à le synthétiser et en faire un morceau de musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais besoin de sentir la folie de l&rsquo;artiste, l&rsquo;Espagne, la légèreté. J’avais besoin d’une musique cyclique qui vous emmène dans une espèce de tourbillon infernal pour emmener le montage ; de suspense et de la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : C’est dingue ! C’est incroyable, tout y est ! (rires)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Avec un peu de poivre et du bleu (rires)</p>



<p class="wp-block-paragraph">QD : Et le mec va en studio et il sort ce truc. Un morceau, qui est décliné 5 fois avec des arrangements différents, mais c&rsquo;est une composition. Avec une guitare des années 1940 — ça a un nom, il me l’a dit, mais je l’ai oublié.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : (inspiré) Une guitare qui a joué en 1943, à l’ambassade d’Allemagne…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Restons dans la musique, avec le plan d’ouverture et de (presque) clôture, qui se fait sur un piano et qui est la mise en mouvement du tableau </strong><a href="https://www.salvador-dali.org/fr/oeuvre/catalogue-raisonne-peinture/obra/311/fontaine-necrophilique-coulant-d-un-piano-a-queue"><strong><em>Fontaine nécrophilique coulant d&rsquo;un piano à queue</em></strong></a>…</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD </strong>: J&rsquo;adore ce tableau parce que c&rsquo;est une toute petite peinture mineure. On pourrait même penser que ce n&rsquo;est pas Dalí : il n&rsquo;y a pas tous les clichés de Dalí. Il n&rsquo;y a pas la folie, ce n’est pas baroque, c’est simple ; c’est une toute petite toile… C&rsquo;était pour donner la tonalité du film : on ne va pas s&rsquo;intéresser aux clichés de Dalí : les montres molles, les girafes en feu — qui sont super par ailleurs… Mais à une petite zone. J&rsquo;ai été piocher dans des tableaux que personne ne connaît vraiment, qu’on trouve dans des coins de bouquins. Celui-là me touche beaucoup.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : La lenteur de ce plan est démente. Il y a le moment où on trouve ça trop long, le moment où comprend que c’était trop long et on se met à rire… et encore un moment après. C’est un peu comme Laspalès quand il joue (rires). Dupieux nous prend au piège de son rythme à lui, au début.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AD</strong> : Et puis ce plan raconte que c’est un film de cinéma ; la différence entre la peinture et le cinéma, le plaisir de voir une image qui bouge…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Il est beaucoup plus fou qu&rsquo;on croit, Dupieux. Il fait des choses stupéfiantes. Un plan sans savoir pourquoi mais parce qu’il le sent sur le moment, un peu comme les peintre qui font un geste…&nbsp;et après, il trouve la raison, je crois. Il y a beaucoup de plans, il les explique mais il a dû être stupéfié aussi. C&rsquo;est ça qu&rsquo;on trouve artistique aussi. C&rsquo;est pour ça qu’on le suit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : C’est pour Dalí. Moi, ça m’ennuie de décrypter mon travail ; c’est pas moi de le faire. C&rsquo;est ennuyeux de dire : « <em>j’ai voulu dire ça ; mon message c’est ça</em> ». Y a rien de plus chiant ! Alors que là, comme j’implique Dalí chez moi, j&rsquo;ai envie d&rsquo;expliquer pourquoi.… Mais (à Edouard Baer), tu as raison, l’un des derniers plans où il ne se passe rien, je ne sais même plus pourquoi on l&rsquo;a tourné pas. Ni pourquoi  je vous ai demandé : « <em>Ne dites rien</em> » (rires)</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il est beaucoup plus fou qu&rsquo;on croit, Dupieux. Il fait des choses stupéfiantes (…) C&rsquo;est pour ça qu’on le suit.</p>
<cite>Édouard Baer</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : C&rsquo;est des films d&rsquo;artistes. C&rsquo;est comme les grands écrivains : après avoir écrit, ils savent ce qu&rsquo;ils voulaient dire… après. Parce que si on écrit, si on fait un film pour dire quelque chose, ce n&rsquo;est pas le meilleur endroit, le cinéma. Tandis qu&rsquo;ils le voient et disent : «<em>&nbsp;Ah, mais c&rsquo;est ça que j’avais en tête.&nbsp;</em>» C&rsquo;est merveilleux quand on a confiance&#8230;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;affiche a un côté rétro ; est-ce qu’elle fait écho aux affiches signées Ferracci notamment pour les films de Buñuel dans les années 1970 ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Non, mais par accident, ça y ressemble. Mais en vrai, j&rsquo;ai mixé deux affiches : <strong><em>Un éléphant ça trompe énormément </em></strong>et <strong><em>Y a-t-il un pilote dans l’avion ? </em></strong>Parce que pour moi, c’est la même chose : les Monty Python, les Frères Zucker, Salvador Dalí…&nbsp;C’est des trucs communs qui vont ensemble et qui se répondent bien. Donc, en fait, quand je fais une pluie de chiens morts, je pense plus aux Monty Python qu&rsquo;à Dalí — mais ça colle, c’est cohérent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : John Cleese, il aurait été dément en Dalí. Parce que sur le sérieux, on ne sait pas à quel niveau il est.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Sauf qu&rsquo;on a remarqué que Dalí était moins habile avec l’anglais, il est moins inspiré. Quand il déconne en anglais, c&rsquo;est moins balèze.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : (à Quentin Dupieux) : Tu as vu des jeux dans les émissions américaines ? Il y en a beaucoup de Groucho Marx. Il y en a où Dalí, est invité dans les années 1950 ou 1960, <em>Devinez qu&rsquo;elle est ma manie</em>. C&rsquo;est inouï.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans chaque film, vous vous imposez une contrainte. Ici, c’était de pouvoir tourner des séquences à l’envers ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD </strong>: Ça c’est venu sur le plateau parce que je m&rsquo;ennuyais moi-même. Quand j&rsquo;étais confronté à une scène où il ne passait rien, et en l&rsquo;occurrence, l&rsquo;idée est venue quand j&rsquo;ai vu sur mon scénario : « <em>Dalí sort de chez le jardinier et il marche jusqu&rsquo;à sa voiture</em>&nbsp;». Et en fait, on est en train de faire un film sur Dalí. Et ce n&rsquo;est pas suffisant. Le jour-même je me dit, que je ne peux pas tourner ça, ça n&rsquo;a aucun intérêt. C&rsquo;est comme si tout d’un coup, on faisait un téléfilm : il ouvre la porte, ils rentrent dans une voiture… Donc je me suis dit : « <em>viens, on le fait à l’envers&nbsp;</em>». Après, c&rsquo;est un truc que j&rsquo;ai répliqué avec des scènes dans le couloir à l’envers. Tout ça est très cohérent avec le mec et avec ce monde parallèle. Et puis c’est ludique à tourner, c’est ludique à regarder. C’est déjà beaucoup : ça m’a rempli une case de cinéma qui est déjà énorme !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous avoir créé un ton ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QD</strong> : Un thon, le poisson ? (éclat de rire collectif)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EB</strong> : Plutôt que “<em>rires</em>”, mettez&nbsp; : “<em>consternation générale”</em></p>



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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1024" src="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC.jpg?resize=754%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4015 size-full" srcset="https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=754%2C1024&amp;ssl=1 754w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=768%2C1043&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1131%2C1536&amp;ssl=1 1131w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1508%2C2048&amp;ssl=1 1508w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=860%2C1168&amp;ssl=1 860w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?resize=1536%2C2087&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.stimento.fr/wp-content/uploads/2024/02/DAAAAAALI_doc120_HDSTDC-scaled.jpg?w=1884&amp;ssl=1 1884w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Daaaaaalí !</em> de Quentin Dupieux avec Anaïs Demoustier, Édouard Baer, Jonathan Cohen, Didier Flamand, Pio Marmaï, Gilles Lellouche… En salle le 7 février</strong> <strong>2024</strong></p>
</div></div>
<p>L’article <a href="https://www.stimento.fr/2024/02/05/quentin-dupieux-daaaaaali-ca-mennuie-de-decrypter-mon-travail/">Quentin Dupieux (“Daaaaaalí !“) : « Ça m’ennuie de décrypter mon travail »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.stimento.fr">Stimento</a>.</p>
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